Lundi , 27 juin 2022

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Le retour de Moncef Marzouki, figure de l’opposition à Ben Ali, en Tunisie

 

 

 

Moncef Marzouki, l’un des opposants historique du président déchu Ben Ali est arrivé ce mardi 18 janvier 2011 à Tunis. Il a appelé les autorités à reconnaître tous les partis politiques et a la formation d’un véritable gouvernement d’union nationale. Le président du Congrès pour la République a été accueilli par une foule de sympathisants en liesse. 

 

Moncef Marzouki a demandé la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale et le départ du ministre de l'Intérieur. Il a également invité l'Arabie saoudite à livrer le président déchu Zine el-Abidine Ben Ali afin qu'il soit jugé. Le leader du CPR a aussi annoncé son intention de se rendre à Sidi Bouzid, dans le centre du pays, d'où est partie la révolte après le suicide du jeune Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant.Moncef Marzouki est arrivé de France où il vivait en exil. Ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, co-fondateur du Conseil national des libertés (CNLT, non reconnu), Il avait été condamné à une année de prison en 2000. Moncef Marzouki a fondé le Congrès pour la République en 2001.

 

Ils étaient quelques dizaines à chanter l'hymne national dans le hall de l'aéroport du Tunis sous les yeux curieux du personnel et des policiers présents... des militants pour qui Moncef Marzouki représente l'espoir...

 

 

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Tunisie : le Premier ministre sortant Ghannouchi est reconduit

 

Le nouveau Premier ministre a évoqué des élections dans six mois au plus tard, mais malgré des signes d'ouverture, des membres de l'opposition restent prudents sur la volonté du nouveau gouvernement.

 

Un gouvernement d'union nationale a été annoncé en milieu d'après-midi, lundi 17 janvier, en Tunisie. Le Premier ministre sortant Mohammed Ghannouchi est reconduit à la tête du gouvernement. Il était le dernier Premier ministre de Ben Ali. L'équipe chargée de gérer la transition jusqu'aux prochaines élections comporte 19 ministres, dont trois chefs de l'opposition mais aussi six anciens ministres.

 


L'opposant Moncef Marzouki, candidat à la présidentielle, a aussitôt dénoncé le nouveau gouvernement comme étant une "mascarade".

 


Le Premier ministre, qui s'exprimait devant des journalistes au palais du gouvernement, a donné la liste des 19 ministres de ce "gouvernement d'union nationale". "C'est un gouvernement qui intègre les différents partis et les composantes de la société civile", a souligné Mohammed Ghannouchi.

 


Trois chefs de partis politiques de l'ancienne opposition au régime du président Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui vers l'Arabie saoudite après 23 ans de règne sans partage, font partie de ce gouvernement. Deux de ces partis n'avaient pas de représentants au parlement.

 


Ces trois personnalités sont Nejb Chedid, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP, formation d'opposition légale la plus radicale) au ministère du développement régional, Ahmed Ibrahim, chef du mouvement Ettajdid (Renaissance, ex-communiste), à l'Enseignement supérieur et à la recherche scientifique, et Mustapha Ben Jafar qui dirige le Front démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), à la Santé.

 


Six membres de l'ancien gouvernement Ben Ali ont aussi été reconduits, dont le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane et celui de l'Intérieur, Ahmed Kriaâ.
Des représentants de la société civile figurent dans ce gouvernement.

 


 
Des gestes forts

 


Le nouveau gouvernement ne comporte pas de ministère de l'Information, un symbole qui laisse espérer une plus grande liberté des médias. Mohammed Ghannouchi a d'ailleurs promis "la liberté totale de l'information".

 


L'une des toutes premières décision du Premier ministre a été d'annoncer la libération de tous les prisonniers d'opinion, ainsi que la levée de l'interdiction de toutes les organisations non-gouvernementales, dont la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH).

 


Tous les partis politiques qui le demandent seront légalisés, a ajouté Mohammed Ghannouchi.

 


 
Toujours des manifestations

 


Mohammed Ghannouchi a précisé avoir soumis la liste du nouveau gouvernement au président par intérim, Foued Mebazaa.La composition du gouvernement de transition va être scrutée à la loupe par les Tunisiens, qui n'entendent pas se faire confisquer leur révolution dite "du jasmin", qui a fait tomber le régime après un mois d'une révolte populaire sans précédent réprimée dans le sang par le pouvoir déchu et qui s'est soldée par au moins 66 morts.Des centaines de personnes ont manifesté lundi à Tunis et en province, pour demander l'exclusion des hommes politiques liés à l'ancien régime, dont Mohammed Ghannouchi lui-même.

 


 
Des élections dans "six mois au plus tard"

 


Mohammed Ghannouchi a par ailleurs annoncé l'organisation d'élections générales en Tunisie dans "six mois au plus tard", dans une déclaration à la chaîne de télévision Al-Arabiya. "Des élections seront organisées dans six mois au plus tard", a déclaré Mohammed Ghannouchi, peu après avoir annoncé la formation d'un cabinet d'union nationale chargé de gérer la transition jusqu'aux prochaines élections.

 

 

"La Constitution prévoit la tenue d'élections dans 45 à 60 jours (...), un délai qui n'est pas suffisant" pour mener les réformes nécessaires à l'organisation d'élections démocratiques, a-t-il ajouté. Un délai de six mois, convenu lors des consultations avec les partis d'opposition ayant précédé la formation du gouvernement d'union nationale, "est raisonnable", a-t-il estimé. Ce délai permettra au gouvernement de "réformer la législation" et donnera "aux partis le temps de s'organiser et de se préparer aux élections pour que le scrutin ne soit pas de pure forme", a-t-il expliqué.
 

 


Marzouki dénonce "une mascarade"

 


L'opposant historique tunisien Moncef Marzouki, qui a annoncé sa candidature à la future présidentielle en Tunisie, a dénoncé une "mascarade" après la formation d'un nouveau gouvernement en Tunisie, fustigeant le maintien de ministres du président déchu Ben Ali.

 


"La Tunisie méritait beaucoup mieux: 90 morts, quatre semaines de révolution réelle, pour aboutir à quoi ? Un gouvernement qui n'a d'union nationale que le nom, parce qu'en réalité, il est composé (de membres du) parti de la dictature, le RCD (parti de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali)", a déclaré l'opposant à la télévision française I-Télé. "Je pense que le peuple tunisien ne va pas se laisser faire par cette espèce de mascarade", a-t-il dit.

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Formation d’un gouvernement d’union nationale

Mohamed Ghannouchi forme « un gouvernement d’union nationale » mêlant des anciens opposants et des partisans du Président Ben Ali. Ce premier gouvernement de l’après-Ben Ali ne survivra que quelques heures, face à l’opinion publique qui refuse la présence de ces figures de l’ancien régime. Le parti Ettajdid (ex-communiste) menace …

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70000 manifestants dans l’avenue Habib Bourguiba

Le 14 janvier 2011 plus de 70000 Tunisiens se rassemblent et manifestent sur à l’avenue Habib Bourguiba au centre-ville de Tunis face au siège du Ministère de l’Intérieur pour exiger la démission du président Ben Ali. Cette manifestation survient après le troisième et dernier discours de Ben Ali, prononcé le …

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