mercredi , 30 novembre 2022
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Moncef Marzouki, élu président de la république

 

L’Assemblée nationale constituante, réunie lundi après-midi en séance plénière a élu Moncef Marzouki, président de la république par 153 voix contre 44 votes blancs, 2 abstentions et deux voix contre pour un total de 202 votants. Conformément à l’article 10 de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics, le vote s’est fait à bulletin secret. Sur les dix candidats qui s’étaient présentés, seul le Dr Marzouki, candidat de la troika, répondait  aux conditions requises alors que les autres n'avaient pas recueilli les 15 signatures nécessaires (pour 8 candidats) ni atteint l'âge minimum, 35 ans, pour le neuvième. L'opposition n'avait pas présenté de candidat et avait appelé à voter blanc qui consiste à déposer dans l'urne des bulletins blancs.

 

 

 Aussitôt les résultats du vote annoncés, il est félicité par les membres de son parti puis par ses partenaires de la coalition. On entonne en chœur l’hymne national puis le silence s’installe dans la salle. Emu, le nouveau président monte à la tribune et  fait une courte déclaration : « je perçois à travers ce vote, un message de soutien, mais un autre de mise en garde. Le premier émane de tous ceux qui m’ont accordé leurs voix et le second de ceux qui se sont abstenus, comme pour me signaler qu’ils seront vigilants, qu’ils vont me superviser en permanence lors de l’accomplissement de mon mandat, jugeant chacun de mes actes. Je tiens à les remercier et à leur dire que c’est cela la véritable démocratie et que leur message m’est bien parvenu». 

 

 

Il rejoint son bureau pour en ressortir quelques minutes plus tard, toujours sans cravate. il est assailli par les journalistes. C’est la grande  cohue. Le service  d’ordre essaie de lui frayer la voie. Devant une forêt de micros, il fait une courte déclaration : «Deux grands moments m’ont marqué au cours de ma vie, la naissance de mes deux filles, Nadia et Mariam et mon élection à la présidence de la république». A sa sortie, des you you fusent, couverts par un concert de Klaxons. Son escorte l’attend. Direction : Sousse où il réside toujours.     

 



Le nouveau président prêtera serment mardi dans la matinée au cours d'une séance plénière de l'ANC et prononcera un discours avant de se rendre en compagnie du président de l'Assemblée au palais de Carthage où aura lieu la cérémonie de passation de pouvoir. Auparavant, il devra présenter sa démission du CPR conformement à l'article 9 de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics.

La loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, finalement, adoptée

 

Après cinq jours d’intenses débats, l'Assemblée constituante a adopté samedi soir vers minuit le projet de loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics dans sa version finale à la majorité de 141 voix contre 37 oppositions. 
 
Deux articles ont été ajoutés au texte de loi relative à l'immunité des élus de la Constituante et à la Banque centrale de Tunisie alors que la proposition de limiter le mandat de la Constituante a été rejetée.
 
La commission de l'organisation provisoire des pouvoirs publics a décidé de reporter l'examen de la question de l'autonomie administrative et financière de la Constituante compte tenu de son "aspect technique complexe", a indiqué le président de la commission ad-hoc Habib Kheder.
 
M. Ben Jaafar a souligné le caractère historique du texte de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics adopté qui sera "un véritable point de départ pour amorcer l'édification d'une nouvelle Tunisie".

L’ANC met fin aux pouvoirs élargis du président de la République

L’Assemblée Constituante adopte le projet de loi constitutive portant sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics. Le Chef du gouvernement hérite des pouvoirs publics attribués jusque là au Président de la République qui, par contre, conserve ses pouvoirs de commandant des forces armées, de nomination des hautes fonctions publiques et en …

Le cadre juridique de la transition : entre légalité constitutionnelle et légitimité révolutionnaire

Depuis la révolution du 14 janvier 2011, la Tunisie vit sous le signe de la transition. Comment s’y prendra le pays ? Quelle articulation réussira-t-il entre légitimité révolutionnaire et légalité constitutionnelle sachant d’une part que le dispositif constitutionnel légué depuis 1959 aété  inapte en l’état à encadrer le changement et que d’autre part la révolution populaire s’est faite sans  leadership politique capable de mener à terme le processus de transition démocratique. 

Les grandes ambitions de Lazhar Akrémi pour la sécurité intérieure

La police de papa n’en a plus pour longtemps. En tout cas, le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé des réformes, M. Mohamed Lazhar Akrémi  y croit mordicus. Au cours d’un point de presse, tenu jeudi à la Kasbah, il a dévoilé  sa stratégie pour la mise à niveau des forces de sécurité intérieures, une stratégie tous azimuts à la mise au point de laquelle s'est attelée une commission composée d'experts en la matière et  dont ce secteur devrait sortir complètement transfiguré : 

Ben Jaafar élu président de l’Assemblée constituante tunisienne

 


Le dirigeant du parti de gauche Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, a été élu mardi 22 novembre président de l'Assemblée constituante tunisienne issue du scrutin du 23 octobre et qui se réunissait pour la première fois à Tunis.

 


M. Ben Jaafar a été élu lors d'un vote à bulletins secrets par 145 voix contre 68 voix à l'autre candidate, Maya Jribi, dirigeante du Parti démocrate progressiste (PDP), de centre gauche. Il y a eu deux bulletins nuls et deux députés absents.

 


La première réunion de la Constituante, qualifiée de "journée historique" par de nombreux participants, a donné lieu à des épisodes solennels. Outre cette élection, les députés se sont mis d'accord sur le projet de règlement intérieur qui définira le fonctionnement de l'Assemblée, chargée de rédiger une nouvelle constitution et de légiférer jusqu'aux prochaines élections générales, en principe dans un an.

 


"ACCORD DE PRINCIPE"

 


Son élection à la tête du perchoir était attendue, après qu'un "accord de principe" eut été trouvé vendredi, et formalisé lundi, entre les représentants des trois partis vainqueurs des élections : le parti islamiste Ennahda, mené par Hamad Jebali, et les deux formations de gauche, le Congrès pour la république de Moncef Marzouki et Ettakatol formé en 1994 par Mustapha Ben Jaafar.

 


Selon les termes de cet accord, dont l'AFP a obtenu une copie, les représentants de la coalition tripartite "proposent les candidatures de MM. Mustapha Ben Jaafar à la présidence de l'Assemblée nationale constituante, Moncef Marzouki à la présidence de la République et Hamadi Jebali en tant que chef du gouvernement". L'Assemblée devrait valider dans les prochains jours la suite de l'accord de partage du pouvoir.

 


M. Ben Jaafar s'est dit "fier" de diriger l'institution qui rédigera la Constitution d'une "nouvelle Tunisie démocratique" et reconnaissant envers "ce peuple qui a fait cette révolution qui ne fut pas vaine". "J'ai aussi le sentiment d'une très lourde responsabilité pour être à la hauteur des sacrifices de notre peuple et particulièrement de ses jeunes", a ajouté le chef du parti Ettakatol. Le président de la Constituante a par ailleurs fait état de son sentiment d'"optimisme constant, fondé sur la maturité de la classe politique tunisienne pour conduire la Tunisie à bon port et lui éviter tout dérapage".

 


MAIN DE FER DANS UN GANT DE VELOURS

 


Mustapha Ben Jaafar est un militant de gauche intransigeant sur les principes, mais pragmatique, au point de s'allier à un partenaire islamiste. "Le cliché 'main d'acier, gant de velours' lui colle parfaitement", dit de lui l'un de ses proches, le dépeignant comme "un démocrate et opposant résolu, qui à 71 ans n'a jamais cédé d'un pouce" durant le règne de l'ancien président Ben Ali.

 


Médecin et syndicaliste, Tunisois d'origine, M. Ben Jaafar se défend d'être "élitiste" et s'insurge contre les critiques qui l'accusent d'être "loin du peuple", rappelant qu'il est né dans un quartier populaire du vieux Tunis, dans une famille militante et modeste. Il assurait récemment dans un entretien à l'AFP que son parti recrutait dans toutes les couches de la société, y compris les plus populaires.

 


Ses détracteurs lui reprochent cependant un "manque de punch" et certains taxent son parti de "hizb França" (parti de la France) pour ses relations privilégiées avec le PS au sein de l'Internationale socialiste. Mustapha Ben Jaafar a étudié en France avant de regagner son pays en 1975. Marié depuis à une Française, il a quatre enfants.




Publication du rapport de la Commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation

Après la présentation du rapport de la Commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation, cette dernière a organisé une conférence de presse où elle a présenté les fruits de son travail d’investigation. Ce rapport démontre l’étendue de la corruption caractérisant l’ancien régime et son impact sur l’économie tunisienne.