Lundi , 15 août 2022

Archives du blog

Le juge d’instruction convoque Montassar Materi et Nébil Ayari

Montassar Materi, secrétaire général de l'Union nationale des syndicats des forces de sûreté tunisienne, et Nabil Ayari, secrétaire général du Syndicat national des forces de sécurité intérieure, ont été convoqués, ce mardi, 5 février, par le juge d’instruction du 16ème bureau du tribunal de première instance de Tunis. Une convocation étrange qui serait contraire à la réglementation, selon M. Materi. « J’ignore totalement les raisons de cette convocation et j’ignore si je suis convoqué en qualité de témoin ou d’accusé », a indiqué Montassar Materi à Business News. MM. Materi et Ayari figurent parmi les syndicalistes connus pour leur franc-parler et leur volonté farouche d’imposer la neutralité des forces de sécurité et pour leur défense de leur indépendance de toute pression politique. Leurs collègues leur doivent notamment l’organisation réussie du rassemblement des forces de sécurité la semaine dernière au palais des congrès à Tunis.

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Les syndicats des forces de l’ordre appellent Ali Laârayedh à étayer ses accusations par des preuves

Répondant aux déclarations du ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, qui a accusé les syndicats des forces de l’ordre de vouloir « politiser l’institution policière » et d’être « motivés par des considérations politiques et des agendas dictés par des parties étrangères », ces derniers ont sommé Laârayedh d’étayer ses accusations par des preuves et de les présenter devant le juge. Selon les déclarations de Khaled Jelassi, secrétaire général chargé des affaires financières du syndicat des forces de l’ordre, sur les ondes de Shems Fm, aujourd’hui, dimanche 3 février 2013, les syndicats des forces de l’ordre donneront suite aux accusations, qualifiées de « très dangereuses », de Ali Laârayedh, au courant de cette semaine. M. Jelassi affirme également que Mohamed Ridha Zitouni, membre du Bureau exécutif, devra comparaitre devant le conseil d’honneur pour avoir exprimé sa position personnelle sur les réseaux sociaux, dans une tentative de « nuire à l’institution syndicale », selon M. Jelassi. Concernant les deux syndicalistes, Montassar Materi et Nébil Ayari, Khaled Jelassi affirme n’avoir aucune information pour l’instant sur les motifs de leur convocation, aujourd’hui, devant le juge d’instruction.

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Accord de principe entre le MI et plusieurs syndicats pour une somme de revendications

Le syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d'intervention, le syndicat général de la garde nationale et la coordination générale de la sûreté publique sont parvenus à un accord de principe avec le ministère de l'Intérieur au sujet d'une somme de revendications. D'après un communiqué rendu public ce samedi 2 février par les trois syndicats, il a été convenu de reconsidérer la question du salaire des agents et de réformer le cadre juridique des divers corps sécuritaires. Les syndicats sont également parvenus à un accord concernant la transmission à l'Assemblée nationale constituante de deux projets de lois (criminalisation de l'agression contre les agents et les locaux sécuritaires d'une part, indemnisation suite aux accidents de travail d'autre part), et la révision de la couverture sociale des agents. L'accord de principe a été passé entre les syndicats et l'autorité de tutelle en présence de deux conseillers de la présidence du gouvernement, précise le communiqué.

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Qu’est ce qui brûle entre Ali Laârayedh et ses agents ?

Le tunisien a assisté hier, le jeudi 31 janvier, à un match en deux sets. Un match qui a opposé les agents de la sécurité intérieure, représentés par leurs syndicats unifiés d’un côté, et leur patron, le ministre de l’intérieur, de l’autre. Lors du premier set, les agents ont pris l’avantage au score, en se rassemblant en matinée sur l’esplanade de la place du gouvernement, pour crier leurs revendications, et leur haine pour leur ministre et, pendant qu’ils y étaient, pour d’autres responsables sécuritaires et du même coup, le chef d’état major inter armées, R’chid Ammar. Le deuxième set, a connu le retour au score du ministre, qui a choisi le luxe de jouer en solo, bien calé dans son bureau, face à une caméra intime (Ce n’était même pas une caméra des services officiels de la presse) et qui a bien préparé son speech, pour mettre en charpie les syndicalistes des agents de l’ordre, dépeints pour l’occasion comme les pires traitres à la solde de parties étrangères. Le ministre n’a pas parlé aux agents, autant qu’il s’est adressé aux tunisiens, pour les prendre à témoin de la « traîtrise » des syndicalistes, et les inviter à les contrecarrer. Lors de cette deuxième manche, le ministre s’est même fait aider par un certain Cheikh Bechir Ben Hassine qui s’est attaqué, via sa page facebook, ouvertement aux syndicats des forces de l’ordre en leur rappelant que ce qu’ils entreprenaient était pêché. Encore une manière de remonter le citoyen contre ces renégats. Le tunisien a suivi ce match avec engouement, il a apprécié les performances des deux belligérants, mais il ne saisissait pas tout à fait l’enjeu de cette « bataille ». Qu’est ce qui opposait, au fait les agents à leur ministre ? Il faudrait d’abord faire remarquer au ministre que les agents amassés place de La Kasbah, étaient environ 8000 bonhommes, c’est-à-dire plus de 13% de l’effectif des forces de la sécurité intérieure. Chiffre qui est loin d’être aussi négligeable qu’il voulait le laisser entendre lors de son speech. Et c’est cette mobilisation qui a donné des sueurs froides au ministre et qui l’a poussé à riposter. C’est vrai que les agents ont réussi à mobiliser les masses de leurs équipes de terrain, en l’occurrence, les unités d’intervention. Les syndicalistes ont tout fait pour avoir cette mobilisation en réussissant l’unification des différents syndicats, et pour cause, ils se sentaient visés par la direction, du fait de leurs activités syndicales. C’est ainsi que se sont multipliées ces dernières semaines les actions de type mutation à caractère abusif, et traduction devant le conseil de discipline, pour un oui ou pour un non. Et c’est pour contrer cette mobilisation, que le ministre n’a eu d’autre choix que de mobiliser la masse dont il pouvait disposer, et qui n’est autre que la rue, et le citoyen. C’est pour ça que le ministre s’est évertué à convaincre le citoyen que les syndicalistes voulaient se retourner contre le peuple et revenir aux dépassements d’antan. Et pour revenir au point de discorde entre le ministre et ses agents, il pourrait s’agir de la principale revendication de ces derniers, relative à la mise à jour des textes de loi assurant leur protection au cours de l’exercice de leurs fonctions. Chose que le ministre aurait préféré laisser pour après les élections. Entre temps, les agents ne peuvent plus supporter de travailler sans garanties aucunes.

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Ali Laârayedh accuse les syndicats des forces de l’ordre…

Répondant longuement aux syndicats des forces de l’ordre qui ont appelé à sa démission lors d’une manifestation organisée samedi 26 janvier 2013 et l’ont accusé de vouloir « politiser l’institution policière », Ali Laârayedh affirme qu’ils sont « motivés par des considérations politiques et des agendas dictés par des parties étrangères ». Selon ses dires, ces syndicats « veulent aujourd’hui constituer un Etat à part entière et saboter le travail des forces de l’ordre, à chaque fois que ces dernières font face à un événement sécuritaire important ». Ali Laârayedh a appelé les syndicats à s’unir en formant un interlocuteur unique et fiable et à s’inspirer d’expériences internationales afin de gagner en maturité, et ce, dans le but de servir les intérêts des agents des forces de l’ordre et non de nuire à leur image. Encore un retour à la théorie du complot et des accusations sans preuves ni citation des parties incriminées. Il fallait, au moins dire, qu’une enquête est en cours afin d'éclairer l’opinion ultérieurement. S’exprimant dans une vidéo publiée sur la page officielle du ministère de l’Intérieur, aujourd’hui, jeudi 31 janvier 2013, le ministre de l’Intérieur revient également sur les revendications des agents et forces de l’ordre et affirme que de nombreuses améliorations et réformes ont été entreprises au sein de l’institution policière, notamment, au niveau des équipements, des formations et de la protection des agents à différents niveaux. Le ministre de l’Intérieur a aussi tenu à souligner que « la majorité écrasante des membres de l’institution sécuritaire est aujourd’hui au service du citoyen et ne se laissera pas manipuler… ».

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Les forces de l’ordre protestent

A partir de 10H, les agents de sécurité observeront un sit-in à la kasabah pour protester contre leur situation « critique » . Ils appellent par ce geste le ministère de l’intérieur à réviser le règlement interne et présenter une loi criminalisant les agressions à l’encontre des agents de sécurité devant l’assemblée nationale constituante. Ce mouvement de protestation vient suite à l’échec des négociations entamées entre le syndicat des forces de l'ordre et le ministère de l’intérieur.

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Les syndicats de police manifestent jeudi devant le siège du gouvernement

Les syndicats des forces de police (à l'exception de celui de la douane, qui a négocié séparément avec le ministre de tutelle) se sont rassemblés, jeudi matin, devant le siège du gouvernement à la Kasbah. Les agents de la police sont venus, aujourd'hui, en très grand nombre à la Place de la Kasbah, pour réitérer des revendications sociales dans le secteur (statut précaire de l'agent, recrutement, rémunération...), mais surtout pour protester contre certaines pratiques de leur ministère qui poursuivent, selon eux, celles de l'ancien régime. Après avoir chanté l'hymne national, les policiers protestataires ont appelé pour une police républicaine loin de toutes les appartenances de n'importe quel parti. Vendredi dernier, au Palais des Congrès de Tunis, les syndicats de la police, réunis en assemblée générale, ont lancé le fameux cri «Dégage» contre Ali Lârayedh, ministre de l'Intérieur, qui n'était pas présent. Certains dirigeants syndicalistes exigent désormais ouvertement la démission de leur ministre, qu'ils traitement de «menteur», pour n'avoir pas respecté certains de ses engagements.

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Secteur sécuritaire, négociations ministère-syndicats: Les syndicalistes haussent le ton

Dans un communiqué commun, publié lundi soir, les deux syndicats relevant du secteur sécuritaire constatent un blocage dans les négociations avec le ministère de l’Intérieur auquel ils donnent un moratoire de sept jours pour répondre à leurs doléances, sinon ils engageront «des formes de protestation sans précédent»… Les comités syndicaux élargis de l’Union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisiennes et le syndicat national des forces de sécurité intérieure tiendront deux réunions, chacun de son côté, le samedi 2 février, pour décider des prochaines formes de protestation à engager après la marche de protestation organisée le 26 janvier devant le Palais des congrès et qui a rassemblé quelque trois mille agents et cadres des différents corps de la sécurité nationale. C’est ce que nous a confirmé le porte-parole et secrétaire général chargé des affaires juridiques de l’Union syndicale des forces de sécurité tunisiennes, Chokri Hamada. Dans ce sens, un communiqué commun a été publié par les deux corps syndicaux dans lequel ils affirment que les négociations avec le ministère sont bloquées et appellent à ce qu’on attribue au comité ministériel chargé des négociations un pouvoir décisionnel. Une révolution législative recommandée «Pour nous, la voie du dialogue est ouverte. Aussi, nous estimons que le le principe d’ouverture sur l’environnement, notamment la société civile, est une nécessité afin d’élaborer une stratégie de réforme du secteur sécuritaire qui soit au diapason des défis de la conjoncture et des principes d’une institution sécuritaire républicaine, ce qui est le souhait de tout Tunisien», a ajouté Chokri Hamada. D’après lui, il faudra une révolution législative pour réformer le secteur, notamment à travers la constitutionnalisation de la sécurité républicaine. «Depuis la révolution, rien n’a été réalisé quant à la neutralité du système sécuritaire et les lois qui régissent encore le secteur servent l’intérêt du système autoritaire et non pas celui du peuple. Les lois sont formulées d’une manière à asservir ce corps au profit du pouvoir politique. De même, elle favorise la pression et la persécution de l’agent de sécurité, qui est privé de ses libertés et ses droits de façon à ce qu’il soit asservi. Nos doléances, outre l’instauration d’un nouveau statut pour le système sécuritaire, sont d’ordre socioprofessionnel. Aussi, nous voulons que le travail syndical soit reconnu comme un facteur de construction dans une étape de réforme. La neutralité et l’impartialité de l’institution sécuritaire sont un principe qui doit être constitutionnalisé», a-t-il enchaîné. D’après le porte-parole de l’Union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisiennes, les négociations n’ont abouti à aucun résultat, alors que certains syndicalistes, faute de lois protectrices, sont soumis à des pressions allant jusqu’à l’arrestation et la révocation. La protection des agents, une priorité Selon le communiqué des deux corps syndicaux, englobant douze points relatifs aux volets social, professionnel et juridique concernant les différents corps sécuritaires, un moratoire de sept jours est donné au ministère de l’Intérieur pour répondre aux différentes doléances. Après ce délai, les syndicalistes se réservent le droit d’engager des formes de protestation sans précédent selon les prérogatives de l’étape et n’hésiteront pas à le faire. D’autre part, les syndicalistes ont refusé de continuer les négociations avec le chargé de mission auprès du ministre de l’Intérieur, Oussema Bouthelja. Parmi les points sur lesquels le communiqué des deux corps syndicaux a insisté, la protection juridique des agents lors de l’exercice de leurs fonctions, et ce, en promulguant un code juridique criminalisant toute agression portant atteinte aux agents de la sécurité, à leurs familles et à leurs propriétés, l’amendement de la loi n° 4 de l’année 1969 pour mieux délimiter les responsabilités pénales, la création d’un fonds de compensation en cas d’accident du travail pour garantir la dignité des agents et de leurs familles. Par ailleurs, après les réunions des deux comités syndicaux élargis des deux corps syndicaux, une réunion commune des bureaux nationaux de ces deux derniers est prévue pour décider des actions de protestation à engager. D’autre part, un communiqué du ministère de l’Intérieur, en réponse à ce communiqué des syndicalistes, est attendu comme nous l’a confirmé le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche, et qui servira à clarifier la position du ministère de tutelle sur cette question.

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Les syndicats de police protestent jeudi prochain à la Kasbah

Les syndicats des forces de police, réunies vendredi à Tunis, ont convoqué un rassemblement de protestation, le jeudi 31 janvier, devant le siège du gouvernement, à la Kasbah. Ce rassemblement sera l'occasion de réitérer les revendications sociales des corps de police : amendement du statut des forces de l'ordre, notamment en ce qui concerne les articles relatifs aux prérogatives, au recrutement et à la rémunération, et la réglementation des mesures d'intervention des forces de l'ordre lors de l'accomplissement de leurs missions, précise des communiqués rendus publics par le Syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d'intervention, le Syndicat de la garde nationale et la Coordination générale du syndicat des forces de sécurité publique. Ces syndicats appellent également à réviser le régime des mutuelles et les critères d'octroi des logements, ainsi que la création de services d'urgence médicale dans les casernes de Bouchoucha et de Lâouina.

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Les membres du syndicat des forces de l’ordre demandent la démission d’Ali Laârayedh

Un rassemblement de protestation a été organisé par des représentants des syndicats de sécurité, aujourd’hui, samedi 26 janvier 2013, au Palais des Congrès à Tunis afin de protester contre leur « situation abusive » et pour revendiquer « l’indépendance de l’institution policière ». Plus de 8 mille membres de forces de l’ordre étaient présents à ce rassemblement et ont appelé à la démission d’Ali Laârayedh qualifiant son travail en tant que ministre de l’Intérieur d’« insuffisant » et l’accusant de vouloir politiser l’institution policière et de servir des intérêts partisans. Les protestataires ont, également, regretté que la loi d’amnistie générale ait été appliquée sur certains membres et non d’autres qui ont souffert d’abus du temps de l’ancien régime.

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