Jeudi , 30 juin 2022

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Séminaire sur le syndicalisme policier en Tunisie : les défis de l’avenir-Pas de République sans police républicaine

L’Observatoire tunisien de la sécurité globale (Otsg) organise, hier et aujourd’hui à Tunis, un séminaire sur le syndicalisme policier en Tunisie, et ce, en partenariat avec la fondation allemande Hanns Seidel. Un séminaire auquel ont été invités à participer les deux syndicats policiers, à savoir le Syndicat national des forces de sécurité intérieure (Snfsi) et l’Union nationale des syndicats des forces de sûreté tunisienne (Unsfs). Mais en raison de leur rivalité actuelle que plusieurs intervenants disent en coulisse vouloir dépasser afin d’aboutir à un corps véritablement solide, les deux syndicats ont été invités, séparément, à une journée d’intervalle. D’ailleurs, Nabil Ayari, secrétaire général du Snfsi, déplore la scission qui a été faite au sein du premier syndicat de police créé au lendemain du 14 janvier 2011, qui intervient après, dit-il, « que tous les corps se sont soudés comme les doigts d’une seule main ». Il explique néanmoins que certains syndicalistes ont refusé les résultats des élections ayant porté un bureau exécutif à la tête du syndicat et ont tenté de jouer le « jeu des arrangements au lieu de celui des urnes », tout en estimant que l’éventuelle réunification devra se faire autour du syndicat original représenté, selon lui, par le Snfsi. Dans une volonté de dépasser ces clivages qui, pour lui, ne sont que temporaires, Jamil Sayah, président de l’Otsg, préfère parler du corps sécuritaire dans son ensemble et estime que la nouvelle République ne peut être pensée sans une véritable police républicaine, débarrassée des démons du passé et qui, désormais, doit rassurer les citoyens au lieu de leur faire peur. «Cette police républicaine dont je parle doit être construite avec les policiers et les syndicats», dit-il. Les démons du passé, et même du présent, Nabil Ayari y revient avec beaucoup d’amertume lors de son intervention, estimant que le premier corps qui a été maté par la dictature est celui de la police dont les membres, dit-il, «ont été privés de leurs droits élémentaires avec en prime un verrouillage juridique qui leur refusait tout recours en cas d’injustice subie». « Aujourd’hui encore, nous continuons à subir l’autisme du gouvernement quant à nos revendications. Pire, on nous accable de la fameuse circulaire n°9 du 4 juin 2012 qui vise à limiter l’indépendance du syndicat», explique-t-il. Il poursuit en pointant du doigt le fait qu’il subsiste derrière les murs du ministère de l’Intérieur des symboles de la corruption qui sévissaient avant la révolution. S’inspirer des expériences internationales Adoptant une approche constructive, l’Otsg fait participer à ce séminaire un représentant d’un des syndicats portugais de la police, dont l’évolution et l’expérience sont peut-être semblables au cas tunisien. En effet, Paul Rodrigues évoque le passé du Portugal, sorti en 1974 de la dictature suite à une révolution et rappelle que son pays avait maintenu après cette date la notion de «police de régime». Ce n’est que 14 ans après, en 1989, suite à une grande manifestation organisée par la police pour exprimer leur ras-le-bol de la mainmise du pouvoir sur le ministère de l’Intérieur, que les policiers ont été finalement autorisés à s’organiser en associations, puis, plusieurs années plus tard, en 2002, à créer des syndicats de police. Le Portugal compte aujourd’hui 11 syndicats. Avec beaucoup d’enthousiasme et d’humilité, Gérard Greneron, secrétaire général du Conseil européen des syndicats de police, partage l’expérience française en matière de syndicalisme. «Je suis très engagé dans ce type de dialogue et de débats, surtout dans les pays méditerranéens, car j’estime que ceux qui n’ont pas encore une vision méditerranéenne des enjeux n’ont rien compris», confie-t-il. Un sentiment également partagé par Jürgen Theres, délégué régional Maghreb de la fondation Hanns Seidel. Au terme de son exposé, Gérard Greneron n’a pas manqué de recommander aux syndicats de la police tunisienne de ne recourir aux manifestations qu’en dernier lieu et surtout de rester dans l’optique d’une force de proposition.

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Forces de l’ordre — Conférence Caïd Essebsi mis en cause dans «l’éclatement syndical»

« L’éclatement syndical des forces de l’ordre ne sert ni leurs revendications, ni les efforts de lutte contre le terrorisme », ont constaté, hier, les participants à une conférence sur le thème « Les forces de l’ordre entre menace terroriste et éclatement syndical ». Selon le secrétaire général du syndicat des unités d’intervention de la garde nationale, Wahid Mabrouk, « le discours prononcé, le 5 décembre 2011, par l’ancien chef du gouvernement Béji Caid Essebsi était un tournant dangereux qui a donné lieu à la fragmentation de l’action syndicale des forces de l’ordre ». « Le pluralisme syndical au sein de ce corps était, à la fois, intentionnel et politique », a-t-il indiqué, appelant, à cet égard, les syndicats des forces de sécurité à resserrer les rangs et à bannir la division. Pour le secrétaire général du syndicat de base des agents des prisons et de la rééducation, « l’éclatement syndical risque de saper les efforts des forces de l’ordre en matière de lutte contre le crime et le terrorisme ». Cette conférence a été organisée par le Front du salut du processus syndical des forces de l’ordre qui, selon le secrétaire général du syndicat des fonctionnaires de la direction générale des services communs, Chawki Ben Slimane, se veut un instrument pour défendre les différents corps des forces de sécurité, notamment ceux ayant subi des intimidations et des injustices. Plusieurs agents et cadres des forces de sécurité révoqués après la révolution ont saisi l’occasion pour faire état de leur « souffrance », à cause des procédures administratives arbitraires et des règlements de comptes.

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Manifestation des forces de l’Ordre : policiers et citoyens côte à côte devant l’ANC

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies, aujourd’hui 10 mai, devant le siège de l’Assemblée nationale constituante, dans le cadre de la manifestation organisée par les forces de l’ordre, une occasion pour les policiers tunisiens d’exprimer leur mécontentement. Un grand nombre de citoyens sont venus apporter leur soutien quant aux forces de l’ordre et à leurs revendications qui portent principalement sur l’amélioration de la situation économique et sociale des policiers et sur la refonte de la loi fondamentale régissant leur métier. Les manifestants ont scandé des slogans contre le terrorisme en assurant que la police tunisienne était en mesure de combattre ce fléau et de le bouter hors du pays. Ils ont également insisté sur la nécessité d’instituer une police républicaine au sein de laquelle tous les fonctionnaires seraient légalement protégés dans l’exercice de leurs fonctions. Les revendications de la police semblent faire l’unanimité au sein de la classe politique tunisienne. Plusieurs personnalités politiques sont venues se joindre aux policiers dans leur manifestation. C’est le parti Nidaa Tounes qui était le plus représenté avec la présence de Mohsen Marzouk, Khemais Ksila, Abdelaziz Mzoughi, Noureddine Ben Ticha, Brahim Kassas et Tahar Ben Hassine. Etaient également présents des élus de l’Assemblée constituante à l’instar de Yamina Zoghlami du parti Ennahdha, Hichem Hosni, Chokri Yaiche, Samir Taieb, Salma Bakkar et Iyed Dahmani entre autres. La présence de Hamma Hammemi a été remarquée également. Tous les politiques se sont accordés pour dire que les revendications des policiers étaient parfaitement justifiées et qu’il fallait tout mettre en œuvre pour leur donner satisfaction afin de garantir la sécurité de tous. Chokri Yaïche a assuré que la grande majorité des élus étaient d’accord pour prendre des mesures concernant la situation des policiers tunisiens. Il a également précisé qu’une fois la loi proposée en séance plénière à l’assemblée, elle n’aurait aucune difficulté à passer.

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ANC-Les forces de l’ordre revendiquent une législation les protégeant

Un certain nombre d'agents des forces de l'ordre de divers corps de l'institution sécuritaire et de simples citoyens ont observé ce vendredi 10 mai un sit-in de protestation devant le siège de l'Assemblée nationale constituante, et revendiqué une législation protégeant les agents de police. Les protestataires expliquent cette demande par les risques encourus dans l'exercice de leurs fonctions, notamment après les explosions de mines dans le Jebel Chaambi. Les forces de l'ordre appellent l'Assemblée nationale constituante à adopter rapidement plusieurs projets de lois concernant l'institution sécuritaire, qui doit selon eux rester à l'écart des tiraillemens politiques.

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Imed Belhaj Khelifa : « Qu’êtes-vous prêts à donner pour la Tunisie ? »

Imed Belhaj Khelifa, porte-parole de l'Union nationale des syndicats des forces de sûreté, était l’invité de l’émission "Ness Nessma" dans la soirée du 6 mai. Il a profité de sa présence sur le plateau pour adresser un vibrant message au peuple tunisien de la part des forces de l’ordre tunisiennes. Imed Belhaj Khelifa a réaffirmé la volonté intacte des forces de l’ordre de parer le danger du terrorisme qui menace la Tunisie. Il a également précisé que les forces de sûreté sont allées chercher les terroristes dans la montagne dans le but de protéger la population formant ainsi un premier rideau. Imed Belhaj Khelifa a repris la déclaration de l’officier qui avait perdu sa jambe. Une déclaration dans laquelle l’officier assure qu’il est prêt à donner sa deuxième jambe et même sa vie pour la Tunisie et demande aux Tunisiens ce qu’ils sont prêts à donner à leur pays. Le porte-parole du syndicat a demandé à la classe politique de prendre des mesures pratiques pour améliorer les conditions des membres des forces de l’ordre en précisant que les beaux discours ne suffisent plus aujourd’hui.

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Mardi 26 mars, rassemblement de protestation des forces de l’ordre

Le syndicat national des forces de l’ordre a appelé ses adhérents à un rassemblement de protestation d’une heure devant les districts de la sûreté à Tunis et dans les régions, demain mardi 26 mars 2013, et ce en signe de protestation envers les mauvaises conditions de travail des agents de sécurité et l’absence d’une protection juridique lors de l’exercice de leurs fonctions. Lors du rassemblement, les manifestants porteront, un brassard noir pendant trois jours et observeront une minute de silence en hommage à leur collègue, Maroua Brini, décédée vendredi dernier, suite à un accident causé par un chauffard, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions.

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Les forces civiles armées se dotent d’une association

Des agents appartenant aux cinq corps des forces sécuritaires (police, garde nationale, protection civile, douane et établissements pénitentiaires) ont créé l’association Afek pour les forces civiles armées, qui a obtenu un visa légal en février dernier. L’association œuvrera à réformer et développer les institutions des forces civiles armées et à élaborer des projets et des études dans le but de mettre à niveau le secteur aux plans scientifique, social et culturel, a indiqué un communiqué publié mardi. Aussi, l’association travaillera-t-elle de concert avec les syndicats des forces de sécurité afin de résoudre les divers litiges, divergences ou problèmes liés au métier. Dans une déclaration à l’Agence TAP, Seifallah Hichri, président de l’association, a indiqué que «Afek» négociera avec les autorités de tutelle (ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Finances) un nombre de revendications à l’instar de la révision du statut des forces de sécurité intérieure ainsi que les lois régissant les cinq corps. M. Hichri a, en outre, expliqué que le nom de l’association est inspiré de la loi n°70 de l’année 1982 relative au statut général des forces de sécurité intérieure, dont l’article premier énonce que les forces de sécurité intérieure sont des «forces armées civiles».

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Les syndicats de base rejettent le rattachement de la direction des prisons au ministère de la Justice

Les syndicats de base et les délégations syndicales des prisons et de la rééducation ont appelé l'assemblée nationale constituante et le chef du gouvernement Ali Laârayedh à annuler l'arrêté présidentiel ordonnant le rattachement de la direction des prisons et de la rééducation au ministère de la Justice. Les syndicats ont exprimé leur attachement au syndicat national des forces de la sûreté intérieure en tant qu’unique représentant légitime de la profession.

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Grève ouverte de 27 agents de police isolés

Près de 27 agents de police isolés ont entamé une grève ouverte, ce mercedi 6 mars 2013 au siège du syndicat national des forces de sécurité intérieure. Les agents revendiquent leur réinsertion et ce suivant la circulaire 151. Le porte-parole du ministère de l'intérieur avait déclaré, mardi à l'agence TAP que ces agents ont été révoqués pour fautes graves.

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Report du passage de Fayçal Sdiri (syndicaliste, sûreté intérieure) devant le Conseil d’honneur

Le secrétaire général du syndicat régional des services sanitaires des forces de sûreté intérieure, Fayçal Sdiri, a indiqué ce jeudi 28 février que son passage devant le Conseil d'honneur de la police a été reporté à une date ultérieure qui n'a pas encore été arrêtée, à la demande des avocats membres de son comité de soutien. Fayçal Sdiri a souligné avoir trouvé un large soutien de la part des agents de police, des syndicalistes et d'autres corps, et estimé que le soutien qui lui a été apporté est un "grand acquis historique". Le syndicaliste se dit visé à cause du fait qu'il n'a pas obéi à une décision administrative, qu'il a remis un document médical après les délais légaux et tenu des déclarations sans autorisation dans certains médias.

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