Mercredi , 5 août 2020

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Arrestation de 2 Libyens espionnant le domicile de Hamma Hammami

 

La police a arrêté 2 Libyens en possession de photos et plans du domicile de Hamma Hammami, leader du Front populaire: ils louaient un appartement en face.

 

Les suspects, interpelés la semaine dernière, étaient donc des voisins de Hamma Hammami, au quartier résidentiel d’El-Manar, à l’ouest de Tunis. La police a saisi chez eux des appareils d’écoute, des plans et des photos des cliniques avoisinantes.

 

Selon Walid Zarrouk, membre du Syndicat de la sécurité républicaine, le propriétaire de l’appartement loué aux Libyens, D. K., homme d’affaire de son état, a été convoqué par la justice, mais il ne s’est pas présenté au juge d’instruction.

 

Selon nos sources, quelques jours avant l’Aïd El-Fitr (28 juillet 2014), les gardes assurant la protection rapprochée de Hamma Hammami ont livré au ministère de l’Intérieur un Libyen qui prenait, avec son iPad, des photos des escaliers menant au domicile du leader du Front populaire. «Je pense que ce dernier a balancé ses 2 complices», a indiqué notre source.

 

On rappelle aussi que, le 4 juin dernier, une voiture de la marque Kia, portant une plaque d’immatriculation libyenne, a été repérée près du domicile de Hamma Hammami. Son conducteur, qui était en train de prendre des photos, a pu prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

 

Plus tôt, en mars 2014, des inconnus ont marquées des croix à l’encre noire sur les marches de l’escalier menant au domicile de Hamma Hammami.

 

Le ministère de l’Intérieur prend au sérieux tous ces éléments qui prouvent l’existence de réelles menaces d’assassinat dont ce dernier n’a jamais cessé d’être la cible.

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La Tunisie entrouvre sa frontière avec la Libye au lendemain de heurts

La Tunisie a rouvert samedi pendant quelques heures le principal point de passage avec la Libye, laissant entrer quelque 200 personnes fuyant les combats dans ce pays, au lendemain de violents heurts du côté libyen de la frontière, selon une journaliste de l'AFP.

 

Une cinquantaine de véhicules immatriculés en Libye ont pu passer en Tunisie par le poste de Ras Jedir. Moins nombreuses, des personnes à pied avec leurs bagages ont aussi pu traverser la frontière avant que la Tunisie ne la referme en fin de matinée.

 

Un responsable de la sécurité à Ras Jedir a indiqué sous couvert de l'anonymat à l'AFP que la Tunisie allait alterner samedi les périodes d'ouverture et de fermeture du poste-frontière, sans plus d'explications.

 

La Tunisie avait fermé à la mi-journée vendredi ce point de passage après des heurts accompagnés de tirs des forces libyennes du côté libyen. Selon les autorités tunisiennes, qui ont aussi procédé à des tirs de gaz lacrymogènes, il s'agissait de repousser des centaines de réfugiés, égyptiens en majorité, qui tentaient de forcer le passage vers la Tunisie.

 

Tunis se refuse à accueillir les non-Libyens si ceux-ci ne peuvent pas prouver qu'ils quitteront immédiatement le territoire tunisien. Le gouvernement tunisien a prévenu qu'il n'était pas en mesure d'accueillir en masse des réfugiés étrangers, de nombreux ressortissants arabes et asiatiques travaillant en Libye, comme cela avait été le cas en 2011, lors de la guerre civile qui a conduit à la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

 

 

Quelque 6.000 personnes ayant fui les combats entre milices libyennes sont ainsi bloquées du côté libyen de la frontière, certaines depuis plusieurs jours. La Tunisie craint aussi l'infiltration de combattants et la contrebande d'armes.

 

La Libye est le théâtre depuis la mi-juillet d'affrontements meurtriers entre diverses milices à Tripoli, la capitale, et à Benghazi, ville de l'est dont la principale base militaire est tombée aux mains de groupes jihadistes.

 

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés
qui font la loi dans le pays, en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées.

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Tunisie-Libye : à la frontière, des tirs, des réfugiés bloqués et la confusion

 

Bagages abandonnés, tirs sporadiques retentissant dans le ciel et tension extrême chez les forces tunisiennes: la confusion régnait vendredi à Ras Jedir, le point de passage obligé pour des milliers de personnes cherchant à fuir la Libye et ses combats.

 

 

Depuis une semaine, entre 5.000 et 6.000 individus passent chaque jour en Tunisie, tandis que des centaines d'autres, des travailleurs étrangers notamment Egyptiens, restent échoués de l'autre côté de la frontière, les autorités tunisiennes réclamant la preuve qu'ils quitteront le pays immédiatement. Si une cinquantaine d'Indonésiens ont pu ainsi passer vendredi, c'est parce que des diplomates sont venus les chercher en vue d'une future évacuation.

 

 

Tunis craint en effet de se retrouver avec des dizaines voire des centaines de milliers de réfugiés comme cela avait été le cas en 2011, pendant la révolte ayant renversé le régime du colonel Kadhafi avec l'appui des Occidentaux. Dans la foule, bloquée parfois depuis des jours, la colère gagne, si bien que des candidats au départ ont tenté, à la mi-journée, de forcer le passage. Les gardes frontières libyens ont ouvert le feu, assure un commandant de l'armée tunisienne.

 

 

Ont-ils tiré en l'air? Sur la foule? Les rumeurs fusent, mais aucune information concrète ne filtre. Douze morts, six morts... toutes les rumeurs circulent: "Ils transportent des corps sur leurs épaules", affirme un homme, refusant d'être identifié. Le ministère tunisien de l'Intérieur ne fait état que d'un policier blessé à la jambe par une balle perdue provenant de Libye. Les forces de l'ordre tunisiennes, elles, ont pour l'instant seulement tiré des gaz lacrymogènes vers la Libye et ont procédé à quelques tirs de sommation, selon des journalistes de l'AFP.

 

 

"Chaque jour, ça devient pire

 

 

"Des Egyptiens ont voulu forcer le passage, (Les Libyens) ont tiré. Mais s'ils passent, on tirera aussi", explique droit dans ses bottes un commandant de l'armée tunisienne, dont les hommes sont "en alerte".

 

 

Déterminés à ce que les affrontements et les réfugiés restent en Libye, dès les premiers heurts, les soldats et policiers tunisiens ont fermé la frontière et repoussé la petite foule des badauds, de journalistes et de trafiquants de devises présents pour offrir leurs services aux réfugiés. Dans la panique, des dizaines de bagages gisent abandonnés au bord de la route.

 

 

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mohamed Ali Aroui a assuré plus tard que la fermeture du poste frontière était "temporaire". Pour les rares Libyens qui ont réussi à passer vendredi, c'est le soulagement d'avoir quitté un pays en proie à de violents combats depuis la mi-juillet, en particulier à Benghazi (est) et à Tripoli la capitale, et déjà mis à genou par la guerre civile de 2011.

 

 

"Ce qu'on voit au poste frontière de Ras Jedir, ce n'est rien par rapport à ce qui se passe là-bas", assure une Libyenne ayant fui Tripoli et ne voulant donner son nom. "Chaque jour, cela devient pire, c'en est fini pour la Libye", dit-elle, les trais tirés et les yeux effrayés. Moins chanceux, des Tunisiens, coincés au contrôle de passeport faute de pièces d'identité, ne peuvent entrer dans leur pays.

 

 

"On m'a volé mon sac à main, j'ai donné le numéro de ma carte d'identité mais on ne me laisse pas passer. On n'a rien mangé depuis hier, je suis vraiment étonnée et déçue d'être traitée comme ça par les autorités de mon pays", s'emporte Amina Bouraoui, 31 ans.

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Tunisie – Libye: L’Egypte promet un pont aérien pour ses ressortissants bloqués en Libye

 

L'Egypte va mettre en place un pont aérien depuis la Tunisie pour sortir de Libye des milliers d'Egyptiens bloqués à la frontière tuniso-libyenne, a promis samedi son ambassadeur à Tunis Ayman Mousharafa.

 

"Ils sont environ 6.000 Egyptiens à attendre d'être évacués. Le gouvernement s'engage à effectuer un pont aérien pour évacuer en moyenne 2.000 à 2.500 personnes par jour", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une réunion avec des responsables libyens et tunisiens à Tunis.

 

Selon lui, l'Egypte étudie aussi la possibilité d'une liaison maritime depuis le port tunisien deZarzis (sud), sans pour autant préciser le calendrier d'évacuation des réfugiés coincés depuis plusieurs jours en Libye, près du poste-frontière tuniso-libyen de Ras Jedir.

 

Peu après, en milieu d'après-midi samedi, un premier car a évacué quelques dizaines d'Egyptiens depuis Ras Jedir, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les autorités sur place n'étaient cependant pas en mesure de dire si le nombre de convois allait se multiplier dans les heures à venir.

 

Le gouvernement tunisien, qui a exhorté vendredi ses 50.000 à 80.000 ressortissants à rentrer au plus vite au pays, a prévenu qu'il n'était pas en mesure d'accueillir en masse des réfugiés étrangers -- de nombreux ressortissants arabes et asiatiques travaillant en Libye -- comme cela avait été le cas lors de la guerre de 2011.

 

Désormais, Tunis n'autorise à passer que ceux dont les gouvernements assurent un rapatriement immédiat. Les aéroports tunisiens de Djerba et Gabès sont mis à disposition à cette fin, selon le gouvernement.

 

Vendredi, des heurts ont éclaté quand des centaines de réfugiés qui ont tenté de passer en force en Tunisie. Les forces libyennes ont ouvert le feu tandis que les Tunisiens ont tiré des lacrymogènes sur la foule. "Nous espérons ne pas voir se répéter des événements comme ceux d'hier", a souligné le secrétaire général du ministère tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Chihi.

 

Le poste de Ras Jedir n'a ouvert que quelques heures samedi matin pour laisser passer des Libyens et des Tunisiens ayant passé la nuit à la frontière.

 

La Libye est en proie depuis la mi-juillet à des affrontements meurtriers entre milices rivales à Tripoli et à Benghazi (est). Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices d'ex-rebelles qui font la loi dans le pays.

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Ras Jedir – Troubles au poste frontalier et le chef de district de la sûreté blessé par balle

 

Le chef de district de la sûreté de Ben Guerdane a été blessé par balle, ce vendredi 1er août 2014, lors de perturbation enregistrées au poste frontalier de Ras Jedir, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur daté du même jour.

 

En effet, quelques membres des communautés étrangères en Libye (qui s’élève à plus 6.000 personnes) ont pris d’assaut le poste frontière tentant de passer par la force en Tunisie. Les forces de sécurité et de l’armée présentes sur place les ont repoussés, mais au cours de cette opération le chef de district de sureté de Ben Guerdane a été blessé par une balle perdue au niveau de la jambe venant du côté libyen. Le ministère de l'Intérieur précise que le calme est revenu et que la situation du côté tunisien est sous le contrôle, notant que personne n’a pu passer sans se soumettre aux procédures juridiques en vigueur.

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Mokhtar Ben Nasr: Des armes ont été saisies et des tunisiens recherchés arrêtés à Ras Jedir

 

L'ancien colonel de l'armée tunisienne Mokhtar Ben Nasr a affirmé qu'il existe une guerre entre des clans en Libye, afin de faire mainmise sur plusieurs zones du territoire libyen.

Invité de Midi Show de ce vendredi 1er août 2014, Mokhtar Ben Nasr a souligné que plusieurs groupes et citoyens sont en possession d'armes et que certains extrémistes ont des chars.

En ce qui concerne l'information qui circule sur la prise de contrôle d'avions à Tripoli pour effectuer des attaques terroristes, Mokhtar Ben Nasr a indiqué que cette supposition est quasi-inexistante car il faut des pilotes et des équipages pour pouvoir semer les radars.

Par ailleurs, Mokhtar Ben Nasr a indiqué qu'il est difficile d'installer des campements sur les frontières tunisiennes, en raison du grand nombre de réfugiés libyens qui affluent en Tunisie et pour le maintien de l'économie et de la sécurité.

Il a ajouté que la fermeture des frontières avec la Libye pourra s'effectuer temporairement avec l'intensification du contrôle sécuritaire dans les points de passages sahariens et les routes.

"Toutes les issues entre l'Égypte et l'Algérie ont été fermées, la Tunisie est le seul moyen pour fuir la Libye, fermer les frontières est une décision difficile" a-t-il ajouté.

D'autre part, Mokhtar Ben Nasr a déclaré que des armes ont été saisies au point de passage frontalier de Ras Jedir (gouvernorat de Médenine) ces derniers jours et que des tunisiens recherchés en fuite en Libye ont été arrêtés en essayant d'entrer sur le territoire tunisien.  "Les renforts sécuritaires ne sont pas les mêmes qu'en 2011".

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Chaos à Ras Jedir : Un agent tunisien blessé par les forces de l’ordre libyennes

 

La situation au passage frontalier de Ras Jedir est des plus alarmantes avec les milliers de personnes qui affluent tous les jours.

Aujourd’hui, les ressortissants égyptiens, fuyant la situation catastrophique en Libye, ont essayé de traverser les frontières dans le désordre et en usant de la force.

 

Les forces de l’ordre tunisiennes ont fait usage de gaz lacrymogène mais leurs homologues libyens ont utilisé des balles réelles blessant à la jambe un agent tunisien et des citoyens égyptiens.

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Crise en Libye: La situation reste tendue à Ras Jédir

 

Deux Egyptiens morts à la suite d’affrontements avec des parties sécuritaires libyennes

Le nombre d’entrées sur le territoire tunisien continue d’augmenter à la frontière libyenne, dans le sud-est du pays. Au poste de Ras Jédir, plus de 10.000 personnes auraient passé la frontière dans la seule journée d’hier, craignant une fermeture de celle-ci selon des sources sécuritaires interrogées par l’agence de presse TAP. Au total, plus de 30.000 personnes seraient entrées en Tunisie depuis l’Aïd, selon Mongi Slim, le responsable du Croissant rouge tunisien dans la région.

 

Une sécurité renforcée

Les récentes violences en Libye ont entraîné le départ de nombreux diplomates et un flux de réfugiés au poste de Ras Jédir, désormais en état d’alerte. Les forces de sécurité tunisiennes y ont ainsi renforcé les mesures de sécurité et procèdent à des fouilles minutieuses pour éviter l’infiltration d’armes ou de personnes constituant un danger pour la sécurité nationale. Si les Tunisiens, les Libyens et les Occidentaux peuvent passer la douane avec leur passeport, les ressortissants d’autres pays doivent obtenir un laisser-passer ou de séjour. C’est notamment le cas des Egyptiens qui étaient  retenus en masse hier au poste frontalier dans l’attente d’une autorisation (environ 2.000 personnes), selon les correspondants présents sur place. Des coups de feu ont même été tirés en l’air du côté libyen pour empêcher certains de passer en force en fin d’après-midi. Au total, près d’un millier d’Egyptiens et de Jordaniens ont finalement reçu un un laisser-passer et ont été emmenés en bus jusqu’à l’aéroport de Djerba pour rejoindre leur pays hier.

Malheureusement, l’on apprend que deux citoyens égyptiens ont trouvé la mort à la suite d’affrontements avec des parties sécuritaires militaires libyennes.

 

Absence de camps de réfugiés

«L’incident est survenu à la suite de l’intervention des forces de sécurité libyennes qui ont fait usage de leurs armes en voulant disperser les Egyptiens, au nombre de près de 15 mille, qui cherchaient à passer la frontière», précise une source au poste frontalier de Ras Jedir.

A ce jour, aucun camp de réfugiés n’a toutefois été installé à proximité de la frontière, selon Mongi Slim. «Nous ne voulons pas revivre la situation de 2011», a affirmé le responsable, en faisant référence au camp de Choucha de Médenine. Les organisations humanitaires sont toutefois peu sollicitées : «Nous sommes installés près de la frontière mais personne ne nous demande de l’aide», a affirmé Mongi Slim. «Les Libyens passant les contrôles sont motorisés pour la plupart et ils rentrent directement dans le pays» a-t-il constaté.

Pour l’heure,  le Croissant rouge, et le Haut-commissariat au réfugiés de l’ONU ont donc installé des cellules de contrôle mobiles pour venir en aide aux Libyens, leur apporter des soins et les aider à trouver un logement le cas échéant. «Nous avons installé des équipes à Zarzis, Médenine et Djerba» a précisé Mongi Slim. Le Croissant rouge collabore avec le gouvernement et d’autres organisations internationales pour assurer un soutien aux personnes déplacées et se préparer à la possibilité d’un afflux massif de réfugiés.

 

Une éventuelle fermeture de la frontière

Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, n’a pas exclu une fermeture des frontières en cas de dégradation de la situation «afin de préserver l’intérêt national». Si les Libyens arrivaient en masse dans le pays, la Tunisie n’aurait pas les capacités économiques d’accueillir tout le monde, selon le ministre.

Mais si certaines sources sécuritaires ont affirmé à l’agence de presse TAP que les frontières vivaient une crise semblable à celle de 2011, Mongi Slim a plutôt constaté une amélioration de l’organisation des forces de sécurité : «Au vu du nombre de déplacés, la situation semble similaire à celle de 2011 , mais l’Etat a pris ses responsabilités et je note une nette amélioration du fonctionnement du poste frontalier», a-t-il dit.

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Ras Jedir: Un policier tunisien blessé par une balle tirée de Libye

 

Les forces libyennes ont tiré pour repousser une foule de réfugiés tentant de passer en Tunisie pour fuir les combats en Libye, blessant au moins un policier tunisien, tandis que Tunis a exhorté ses ressortissants à rentrer au plus vite au pays.



Le poste frontière de Ras Jedir, où l'incident a eu lieu, a été fermé en raison de ces heurts, selon des journalistes de l'AFP.

 

"A la suite de la tentative de centaines de ressortissants étrangers de forcer le poste-frontière de Ras Jedir pour entrer en Tunisie, le chef de la sécurité nationale à Ben Guerdane a été atteint à la jambe par une balle perdue provenant du côté libyen de la frontière", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

 

Selon une journaliste de l'AFP du côté tunisien du poste-frontière, des tirs réguliers ont été entendus provenant du côté libyen en fin de matinée. Dans la cohue, les forces tunisiennes ont pour leur part procédé à des tirs de sommation et de lacrymogènes en direction d'une foule bloquée entre les deux pays.

 

"La fermeture du poste frontière est temporaire", a cependant assuré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mohamed Ali Aroui, ajoutant que des renforts ont été déployés pour parer à d'éventuels nouveaux débordements et éviter l'entrée d'armes ou de combattants depuis la Libye.

 

Il n'était par ailleurs pas en mesure d'indiquer si les heurts en début de journée avaient fait des victime. Un incident similaire a eu lieu jeudi. Les autorités libyennes n'ont fait état ni de morts ni de blessés.

 

Selon une journaliste de l'AFP, des tirs réguliers ont été entendus, en fin de matinée, provenant du côté libyen conduisant à la fermeture du point de passage entre les deux pays.

 

Le ministère de l'Intérieur estime que quelque 6.000 personnes sont bloquées du côté libyen de Ras Jedir. Jusqu'à vendredi, la Tunisie a laissé entrer les Tunisiens et les Libyens en règle sur son territoire, mais n'autorise le passage des étrangers arabes et asiatiques vivant en Libye que si eux-mêmes ou leur gouvernement organisent un rapatriement immédiat.

 

La Tunisie a par ailleurs "exhorté" vendredi ses quelque 50.000 à 80.000 ressortissants présents en Libye à rentrer au pays "le plus vite possible", invoquant "la détérioration des conditions sécuritaires dans plusieurs villes libyennes".

 

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, quelque 26.000 personnes, toutes nationalités confondues, ont pu passer la frontière entre les deux pays depuis le 29 juillet, dont 675 ont été rapatriées par l'Egypte en avion. Les autres seront autorisés à entrer en Tunisie à mesure que leurs compatriotes seront évacués.

 

La Tunisie craint d'être submergée par les réfugiés, comme cela avait été le cas en 2011, lors de la guerre qui a abouti à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

 

"La situation économique dans notre pays est précaire et on ne peut pas supporter (l'arrivée) de centaines de milliers de réfugiés", a souligné cette semaine le ministre des Affaires étrangères Mongi Hamdi.

 

La Libye est le théâtre depuis la mi-juillet de combats meurtriers entre diverses milices à Tripoli, la capitale, et à Benghazi, ville de l'est dont la principale base militaire est tombée aux mains de groupes jihadistes.

 

Depuis la chute en octobre 2011 de Mouammar Kadhafi après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi en Libye, en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées.

 

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