Dimanche , 3 juillet 2022
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Archives du blog

Des salafistes prennent le contrôle de deux mosquées à Siliana

Des salafistes ont investi mardi soir les mosquées des cités Ennour et Essalah, dans la région de Siliana (centre) et ont obligé leurs imams respectifs à quitter les lieux. A la mosquée de la cité Ennour, les salafistes ne se sont pas contenté de renvoyer l’imam en poste, ils ont aussi imposé par la force un imam prêcheur de leur courant politique. Après plusieurs tentatives de négociation pour les dissuader, les fidèles présents ont décidé de quitter la mosquée, Le prédicateur régional Slaheddine El Haj Taïeb, cité par l’agence officielle Tap, a indiqué que son rôle est d’informer les autorités régionales ainsi que le ministère des Affaires religieuses et de mettre en garde contre les conséquences de ces agissements. D’autre part, un autre groupe de barbus a investi, au cours de la même soirée, la mosquée Abdelmalak à la Cité Essalah, à Siliana, et ont obligé l’imam à quitter les lieux. Les habitants de la région se sont indignés et ont fait part de leur rejet de ce phénomène et de leur attachement à la tolérance. Ils ont estimé qu’«il s'agit là d’une stratégie visant à investir et contrôler les mosquées de la région».

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Explosion dans une mosquée à Sfax

Une partie de la mosquée Sidi Elyes à Sfax et tous les équipements qui s’y trouvent ont été ravagés par le feu hier soir vers 20h30. Selon des habitants des rues avoisinantes une explosion a été entendue puis un feu s’est vite propagé dans la mosquée et heureusement qu’aucune personne n’était présente lors de l’accident. Les pompiers dépêchés sur place ont pu maitriser le feu qui a ravagé une bonne partie des équipements de la mosquée. Une enquête policière est ouverte pour déterminer les causes de l’explosion. Pour des voisins, un court circuit dans l’un des climatiseurs serait la cause de l’’explosion. Le matin les pompiers ont du intervenir pour éteindre un feu qui a touché des voitures garées dans un parking d’une clinique à Bab Jebli. Pour des témoins sur place une ambulance libyenne a pris feu ce qui causé l’explosion des bouteilles d’oxygène à bord causant de grands dommages à des voitures stationnées dans le parking.

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Un week-end de petites violences en prélude à des semaines de grandes tensions

Triste week-end pour la Tunisie avec une série de violences physiques et morales qui ont touché des militants, des hommes politiques, des journalistes et des prédicateurs. Descente spectaculaire sur la chaîne Ettounsia et ses clients, arrestation musclée du prédicateur octogénaire Houcine Laâbidi, agression physique sanglante de l’homme politique septuagénaire Abdelfattah Mourou, agression verbale du penseur Youssef Seddik, insultes sur un plateau TV entre le leader d’Al Watad Chokri Belaïd et le ministre Mohamed Ben Salem, arrestation pour des motifs fallacieux des deux journalistes Sofiane Chourabi et Yassine Mehdi Jelassi, agression physique par une dizaine de policiers de la militante et enseignante universitaire, Leena Ben Mhenni. Tout cela s’est déroulé en l’espace de 3 jours, en un mois censé être celui de la paix, de la tolérance et de la conciliation. Sans aucun doute, la tension est palpable dans le pays et tout cela ne présage rien de bon pour les semaines à venir. En apparence, les différents incidents survenus ce week-end n’ont aucun lien entre eux. Il est en effet impossible d’imaginer une quelconque relation entre l’agression physique barbare dont a été victime Abdelfattah Mourou et l’arrestation de Sofiane Chourabi. Seulement voilà, la règle est qu’il y a rarement de coïncidences en politique. Et dans le cas du dernier week-end en Tunisie, il y a un peu trop de coïncidences. Il y a un peu trop de faits obscurs, il y a un peu trop de mensonges. Les cas des deux journalistes, de Houcine Laâbidi et d’Ettounsia en sont un exemple. Le premier a été accusé d’atteinte aux bonnes mœurs et d’ivresse sur la voie publique et ce en flagrant délit. L’accusation provient du porte-parole officiel du ministère de l’Intérieur. Une fois libéré, les journalistes ont affirmé qu’ils dormaient tranquillement sous la tente au moment de la descente policière. La consommation d’alcool sur la voie publique reste à prouver, tout comme cette atteinte aux bonnes mœurs dont on ignore totalement sur quoi elle est basée. A moins qu’on nous dise qu’une fille et deux garçons, seuls sur une plage déserte, doivent nécessairement et obligatoirement porter atteinte aux bonnes mœurs ! Absurdité que n’a pas observée le procureur de la République et qui soulève un point d’interrogation : sur quoi le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’est basé pour lancer des accusations diffamatoires censées troubler l’ordre public, en l’absence flagrante de preuves ? Le prédicateur Houcine Laâbidi a déclaré devant caméras qu’il a été fortement agressé par des agents de la Brigade criminelle. Accusation rejetée en bloc par le ministère de l’Intérieur. Si le prédicateur a menti, pourquoi le ministère de l’Intérieur n’a réagi qu’avec un communiqué de démenti et non avec une action en justice en bonne et due forme, puisque l’accusation de Laâbidi porte préjudice à un corps souverain représentant l’autorité de l’Etat ? Quant à Ettounsia, un communiqué de la Douane essaie de justifier la descente sur les studios de la chaîne et affirme que cette descente n’a pas touché les clients de la chaîne. Ceci est faux, puisqu’on a des témoignages prouvant le contraire. Enfin, à propos de la manifestation de dimanche dernier, violemment réprimée par les agents de l’ordre, il y a lieu de s’interroger sur les raisons de l’usage de tant de violence contre des manifestants qui ne font que crier et ne ressemblent nullement à des casseurs ? Pourquoi une jeune fille frêle, comme Leena Ben Mhenni, un des symboles de la révolution, est sauvagement tabassée ? Le ministère de l’Intérieur peut toujours dire qu’il ne fait qu’appliquer la loi et que la manifestation était illégale. Il a tout à fait raison en cela, mais pourquoi n’a-t-il pas autorisé cette manifestation afin de permettre cette bouffée d’oxygène et laisser les gens crier en manifestant leur colère et, par là, leur citoyenneté ? Si ces éléments prouvent une chose, c’est qu’il y a un véritable climat de tension et de stress qui règne sur le pays. Conscient de cela, Ennahdha a publié dimanche après-midi un communiqué appelant au calme et rappelant que les guerres commencent d’abord par les paroles. Le communiqué signé par Rached Ghannouchi revient sur les événements des derniers jours, notamment la question d’indemnisation des anciens prisonniers (qui a déclenché une grosse vague d’insultes contre Ennahdha et ses dirigeants), l’égalité des sexes, les coupures d’eau… e hic, c’est que le communiqué qui se voulait conciliant contenait, lui-même, les ingrédients nécessaires pour ajouter de l’huile sur le feu. En effet, Ennahdha se lave de toute accusation et de toute responsabilité du climat tendu régnant sur le pays et accuse les médias et l’opposition d’exagérer la situation. « Ce n’est pas moi, c’est l’autre ». Or, dans le cas d’espèce, les médias n’ont fait que relayer des informations obtenues au hasard de la démission du ministre des Finances ou des fuites des réunions des commissions de l’ANC. A aucun moment, la question des indemnisations n’a fait l’objet d’un débat public lancé par le gouvernement ou le parti au pouvoir. A aucun moment, la question de l’égalité des sexes n’a été préalablement abordée par la troïka. C’est même tout le contraire, on démentait farouchement. Il est donc tout à fait normal que les médias fassent découvrir à l’opinion publique ce qu’ils considèrent comme étant une supercherie. Et il est tout à fait normal que de telles supercheries, quand elles sont découvertes, provoquent des crises de confiance et un climat de tension. Les semaines à venir, une fois l’aïd célébré, vont voir les sujets les plus polémiques débattus à l’Assemblée nationale constituante. On va parler du régime politique que l’on va adopter (parlementaire, présidentiel ou mixte), du mode de scrutin, de l’ISIE et de sa composition, de quelques textes objets de différends dans la constitution, de l’indépendance des médias et de leur instance, de l’indépendance de la magistrature et de leur instance, du budget 2013… Autant de sujets brûlants qui ne laissent personne insensible et qui devraient être précédés par un climat serein et une ambiance saine entre les différents acteurs politiques. Or, c’est tout l’inverse que l’on voit. Comme si l’on avait intérêt à préserver un climat tendu en permanence de telle sorte que ces débats qui vont engager la Tunisie pour des décennies soient bâclés ou n’aient pas lieu. Après les agressions verbales et physiques de ces derniers jours, il y a lieu de s’inquiéter sur le climat qu’on aura après l’Aïd lorsqu’on aura attaqué les véritables problèmes polémiques.

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Les forces de l’ordre rétablissent le trafic sur l’autoroute Tunis-Hammamet.

Les forces de l’ordre sont intervenues, jeudi 2 août dans l’après-midi, pour rétablir le trafic routier sur l’autoroute Tunis-Hammamet, au niveau de l’entrée sud de Tunis, bloqué par des manifestants depuis ce matin. Selon M.Sami Saadaoui, chef du district de la sécurité de Tunis, quelque 200 habitants de la région de Jebel Jeloud, avaient bloqué l’autoroute par des jets de pierres et de pneus, en signe de protestation contre la mise en exécution par les autorités municipales de 20 décisions de destruction de bâtiments construits sur le domaine public. Les opérations se sont déroulées “dans le calme et sans violence”, a indiqué M.Saadaoui.

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L’état d’urgence prolongé d’un mois.

Les autorités tunisiennes ont annoncé, mardi 31 juillet, que l’état d’urgence serait "prolongé d’un mois, jusqu'à fin août". Les troubles qui ont secoué jeudi Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution, n’ont pas altéré le constat des autorités tunisiennes : la situation sécuritaire du pays s’est améliorée. La présidence a ainsi annoncé mardi 31 juillet que l’État d’urgence, instauré depuis le départ de Zine el Abidine Ben Ali, allait être « prolongé d'un mois, jusqu'à fin août », contre les trois mois prévus jusque là. Jeudi à Sidi Bouzid, des ouvriers, soutenus par les habitants ont mis à sac le local du parti islamiste Ennahdha et tenté d'incendier le gouvernorat, après des heurts avec les forces de l’ordre. Ils réclamaient leurs salaires, dont le versement a fait baiser la tension. En juin, le gouvernement dirigé par l'islamiste modéré Hamadi Jebali (Ennahdha) avait, après de violentes émeutes provoquées par des délinquants et des salafistes, été contraint d'imposer un couvre-feu nocturne (de 21 heures à 5 heures du matin) pendant trois jours sur le grand Tunis, qui comporte quatre gouvernorats, et dans quatre régions du pays : Sousse (est), Monastir (est), Jendouba (nord-ouest), et Medenine (sud).

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Ali Laâraïedh opère une purge

Une vague de remaniements sans précédent dans l’appareil sécuritaire, qui a particulièrement touché la police de l’aéroport de Tunis-Carthage Le ministre de l’Intérieur Ali, Laâraïedh passe enfin à l’offensive. Pressé, tant par la population que par l’opposition, de restructurer un appareil sécuritaire, longtemps englouti dans la corruption et les agissements mafieux vieux de plusieurs décennies, le nouveau locataire du ministère de l’Intérieur vient de sévir, en lançant une purge d’une ampleur sans précédent. En effet, outre de hauts cadres de la sécurité sommés de prendre une retraite anticipée, «l’opération coup de poing» a particulièrement touché la police de l’aéroport Tunis-Carthage dont pas moins de huit chefs de renom ont été appelés à d’autres fonctions. Le département non moins sensible de la sécurité aérienne n’a pas, non plus, échappé à «la lessive», avec l’avènement de nouveaux «agents secrets» devant être mis à la disposition des appareils de Tunisair. En parallèle, ce département s’est considérablement renforcé, le nombre de ses effectifs étant passé, sans coup férir, de 30 à 80 agents ! Au suivant… Cette purge, longtemps attendue, pourrait très vraisemblablement être suivie d’une… seconde mi-temps, quand on sait que ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, les services compétents sont actuellement sur d’autres dossiers qu’on dit brûlants, et qui devraient coûter leurs places à d’autres cadres et agents des forces de sécurité intérieure accusés de pratiques louches et d’enrichissement illicite et connus pour être à la solde de Zaba et des Trabelsi. Les présumés accusés dont la culpabilité sera établie, seront, bien évidemment, déférés devant les tribinaux, conformément aux lois en vigueur. 13 Entre-temps, le ministre continue son bonhomme de chemin, par des contacts directs et des visites de travail dont celle entamée, hier, dans le gouvernorat de Gabès où il devait inspecter pas moins de 13 postes de police et de la Garde nationale pour à la fois s’enquérir de leurs conditions de travail et les exhorter à redoubler d’effort et de vigilance, en vue d’un rendement meilleur.

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Réformes du secteur de la sécurité, comment s’y prendre ? Un expert répond

…«Un service de renseignement ne peut pas faire la police judiciaire, enquêter et procéder à des arrestations» Le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées, Dcaf, dont le siège est basé à Genève, est un organisme d’expertise créé en 2000 à l’initiative de la Confédération suisse. Il comprend 60 États membres dont, depuis juillet 2011, la Tunisie. Ses objectifs : promouvoir la bonne gouvernance et la réforme du secteur de la sécurité. Dans notre pays, deux ministères ont fait appel à son expertise pour entamer des réformes, le ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle d’une part et le ministère de l’Intérieur d’autre part. M.Haykel Ben Mahfoudh, conseiller principal du Dcaf Tunisie, nous annonce d’emblée : «Le ministère de l’Intérieur a entamé des réformes avec une volonté de réorganiser les structures ainsi que les mécanismes de son fonctionnement, et la mise en œuvre d’un plan d’action relatif à l’amélioration de la relation police-citoyen qui est en bonne voie. Nous travaillons sur deux dimensions, la communication et l’amélioration de la relation de la police avec le citoyen. Nous travaillons également sur les réformes institutionnelles et législatives, et sur les concepts transparence, confiance et légitimité». Dans le domaine des réformes sécuritaires, les Tunisiens trouvent que les choses n’avancent pas… Comme toute intervention de ce type, explique posément notre interlocuteur, il y a une volonté politique d’aller de l’avant. Mais si on croit que la réforme est juste une question de temps et d’ajustements, on se trompe. C’est un travail douloureux et complexe, qui nécessite prudence, patience et vigilance. Mais l’élément clef d’une réforme, juge-t-il, c’est que l’administration concernée s’approprie les réformes, d’une part, mais aussi que le citoyen, la société civile et les médias prennent conscience qu’ils sont partie prenante dans le processus de réforme. Il ne suffit pas de consommer la sécurité, il faut apprendre à la produire. Pour la gestion des archives de la police politique, quelles sont les expériences des pays qui ont déjà fait leur révolution? Chaque expérience a ses enseignements et son contexte. Nous pouvons nous inspirer de l’expérience de l’Allemagne de l’Est et de sa défunte Stasi. Il y a eu dans ce pays un accès direct et immédiat à tous les dossiers. La Serbie a préféré, elle, procéder par réformes ponctuelles. Elle a fini par réaliser qu’il faudrait peut-être se doter d’une stratégie et d’un plan de réformes globales. Il faut faire des choix, en termes de temps et de mécanismes d’accès aux données et en évaluer les risques. Nous avons mis à disposition de nos interlocuteurs au ministère de l’Intérieur, par exemple, l’expérience de l’Afrique du Sud qui est intéressante, il faut voir de plus près la législation adoptée. Avez-vous des informations sur la gestion des archives de la police politique actuellement ? Les représentants du ministère de l’Intérieur affirment que les archives sont sécurisées et intactes, existant en plusieurs exemplaires. Mais nous recommandons de faire toute la lumière sur ce dossier et d’être transparents, nous avons attiré l’attention du ministère de l’Intérieur sur ce point. Comment envisager l’avenir et appliquer les réformes en matière de renseignement ? Dans les démocraties, les services de renseignement sont soumis à des règles et à des organes de contrôle, notamment par le Parlement. Il va falloir établir une commission de contrôle au sein de l’Assemblée. D’un autre côté, les renseignements sont tenus par le secret lorsque la question touche à l’intérêt vital de l’Etat. Ce dosage, il va falloir le trouver en Tunisie. Aux Etats-Unis, il existe 16 agences de renseignement. En Afrique du Sud, il y a deux agences qui sont clairement définies dans la Constitution : armée, police. Le renseignement est une nécessité qui doit être placée au service de la nation et non pas au service d’un régime ou d’un parti politique. D’un autre côté, un service de renseignement ne peut faire en même temps la police judiciaire, enquêter et procéder à des arrestations. Il y a mélange des genres. Il faut séparer les fonctions et définir clairement les attributions. Sinon, nous ouvrons encore une fois la voie à tous les dépassements.

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Les grandes ambitions de Lazhar Akrémi pour la sécurité intérieure

La police de papa n’en a plus pour longtemps. En tout cas, le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé des réformes, M. Mohamed Lazhar Akrémi  y croit mordicus. Au cours d’un point de presse, tenu jeudi à la Kasbah, il a dévoilé  sa stratégie pour la mise à niveau des forces de sécurité intérieures, une stratégie tous azimuts à la mise au point de laquelle s'est attelée une commission composée d'experts en la matière et  dont ce secteur devrait sortir complètement transfiguré : 

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Publication du livre blanc sur la réforme du secteur de sécurité

Mohamed Lazhar Akermi, Ministre chargé des réformes auprès du Ministre de l’Intérieur, propose une stratégie de réforme dans une publication intitulée « livre blanc pour la réforme su secteur de sécurité » publiée par le Ministère de l’Intérieur. La réforme proposée dans la publication est basée sur la mise en …

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Rattachement de la Direction des Transmissions relevant du Secrétariat Général du Ministère de l’Intérieur aux forces de sécurité intérieure

Le gouvernement tunisien adopte un décret-loi intégrant la Direction des Transmissions relevant du Secrétariat Général du Ministère de l’Intérieur est rattachée aux structures des forces de sûreté intérieure. En adoptant ce texte le gouvernement procède à un élargissement du corps des forces de sécurité intérieure.

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