Lundi , 26 février 2024

Archives du blog

Les policiers réquisitionnés pour fermer les restaurants à Carrefour

Après la descente de policiers à Ennasr, pour fermer les lieux de restauration (dont certains ont rouvert entretemps, suite à la pression médiatique qui a suivi), les forces de l'ordre ont été réquisitionnées, cette fois-ci, pour fermer les enseignes de restauration rapide qui se trouvent à l’intérieur du centre commercial, Carrefour. Selon les témoignages concordants des personnes présentes sur place, les policiers sont venus fermer le fast-food appartenant à la chaine « Baguette & Baguette » et « Piazza Navona », situé en face, affirmant qu’ils sont là pour exécuter les ordres qui leur ont été adressés, en application à une circulaire en vigueur. Les policiers auraient de plus affirmé que cette fermeture est également préventive, afin d’éviter que les salafistes ne viennent « tout casser ». Il a ensuite été demandé aux managers des deux enseignes de se rendre au poste police. Vers 15 heures, le rideau à moitié fermé, la première enseigne a, effectivement, cessé toute activité. Les employés sur place préviennent les clients potentiels qu’ils ne seront pas servis (précisons que pendant ramadan, il s'agissait seulement de vente à emporter). L’un d'eux affirmera à Business News, qu’il ne s’était rien passé, pour consentir par la suite à avouer que les policiers étaient effectivement venus. « On obéit aux ordres, nous savons qu’il n’y a aucune loi qui justifie la fermeture des restaurants, mais si les policiers nous demandent de fermer, nous fermons », affirme-t-il. « Ils représentent le pouvoir, renchérit son collègue, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent ». En face, à Piazza Navona, les forces de l'ordre s’étaient, d’après les employés, trompées de cible. « Ils ont dû remarquer qu’on avait l’air ouvert et ils sont venus nous demander de fermer, alors que nous sommes ici pour préparer le menu de la rupture du jeûne, nous ne servons pas en journée », ont-ils affirmé à Business News. Selon plusieurs avocats interrogés, si une telle circulaire existe, ordonnant la fermeture des restaurants, en journée, pendant ramadan, celle-ci n’a aucune valeur légale. Rappelons également que Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l’Intérieur, avait affirmé que les restaurants avaient la possibilité d’ouvrir dans les zones touristiques et les quartiers commerciaux modernes. Si Carrefour, selon un des policiers sur place, ne constitue pas une zone touristique, qu’en est-il de la définition de « zone commerciale moderne » ? Une législation, ou une absence de législation qui reste floue et qui prête à un ensemble d’interprétations. Enfin, si ces fermetures sont préventives et dues à une « menace salafiste », cela jette le discrédit sur la capacité de la police à protéger les citoyens contre ceux qui menacent leur sécurité.

Tunisie – Un cadre du ministère de l’Intérieur agresse «son collègue» syndicaliste

Le secrétaire général du syndicat national des forces de sûreté nationale, Abdelhamid Jarraya a témoigné sur les ondes de Shems Fm, avoir été victime d’agression verbale et physique par un cadre du ministère de l’Intérieur. M. Jarraya a expliqué qu’il s’était déplacé hier 18 juillet, en compagnie d’autres syndicalistes, au siège du ministère afin de s’enquérir sur les conditions de l’arrestation de leur confrère Issam Dardouri. Il a ajouté qu’ils avaient juste l’intention de discuter de la question et d’en savoir plus sur cette arrestation faite dans des conditions atypiques. M. Jarraya a affirmé qu’un cadre a commencé par prononcer des insultes et mots déplacés à leur encontre ensuite il l’a poussé par terre et l’a frappé au niveau de sa tête et de son bras. Cette agression lui a valu un transport immédiat à l’hôpital, où on a voulu le garder, sauf qu’il a préféré rentrer. «Si ce ‘’responsable’’ agit de la sorte avec moi, qui suis son collègue, alors comment agirait-il avec les citoyens lambdas? Pourquoi tant de haine et d’agressivité? Le ministère devrait sérieusement remettre en question sa structure et ses employés!» a-t-il ajouté.

La loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, finalement, adoptée

 

Après cinq jours d’intenses débats, l'Assemblée constituante a adopté samedi soir vers minuit le projet de loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics dans sa version finale à la majorité de 141 voix contre 37 oppositions. 
 
Deux articles ont été ajoutés au texte de loi relative à l'immunité des élus de la Constituante et à la Banque centrale de Tunisie alors que la proposition de limiter le mandat de la Constituante a été rejetée.
 
La commission de l'organisation provisoire des pouvoirs publics a décidé de reporter l'examen de la question de l'autonomie administrative et financière de la Constituante compte tenu de son "aspect technique complexe", a indiqué le président de la commission ad-hoc Habib Kheder.
 
M. Ben Jaafar a souligné le caractère historique du texte de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics adopté qui sera "un véritable point de départ pour amorcer l'édification d'une nouvelle Tunisie".

L’ANC met fin aux pouvoirs élargis du président de la République

L’Assemblée Constituante adopte le projet de loi constitutive portant sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics. Le Chef du gouvernement hérite des pouvoirs publics attribués jusque là au Président de la République qui, par contre, conserve ses pouvoirs de commandant des forces armées, de nomination des hautes fonctions publiques et en …

Stratégie nationale de lutte contre la corruption

Publication du décret-loi cadre n° 2011-120 du 14 novembre 2011 relatif à la lutte contre la corruption. Mise en place d’une nouvelle instance qui remplace la Commission Nationale d’Investigation sur la Corruption et la Malversation. L’instance Nationale de Lutte contre la Corruption peut recevoir les requêtes et les informations sur …

Nouvelle loi sur les partis politiques

Le gouvernement adopte un nouveau texte juridique règlementant les partis politiques. Le texte préparé par l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique remplace la loi organique n° 88-32 du 3 mai 1988, organisant les partis politiques en Tunisie.

Nouvelle loi des associations

Le gouvernement adopte un nouveau texte juridique réglementant les associations. Ce texte est préparé par l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique remplace la Loi n° 59-154 du 7 Novembre 1959 relative aux associations. Une simple déclaration suffit …