mardi , 30 mai 2023
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Création de l’agence nationale des renseignements-«FBI» à la tunisienne…

 

Le ministère de l’Intérieur a enfin entériné le projet de création de ladite agence. Pourvu que ce soit fait dans les plus brefs délais…

 

Il était temps ! Et le «rêve» de devenir réalité, depuis que le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a annoncé, ces jours-ci, officiellement l’existence d’un projet de création d’une Agence nationale des renseignements. En attendant l’achèvement des travaux entrepris par des équipes de spécialistes et d’experts mobilisées déjà pour les besoins de la cause, il est bon de rappeler qu’en matière de sûreté nationale et de sécurité globale, toute nation a aussi besoin de police et d’armée que de renseignements. Soit trois forces qui se complètent pour représenter ensemble la condition sine qua non de la défense du territoire, de l’inviolabilité des frontières et, par conséquent, de la stabilité d’un pays. En Occident (on ne peut trouver meilleure référence), le renseignement est sacré. Qu’il soit civil ou militaire, il occupe une place essentielle, tant en amont de l’action terroriste pour la prévenir qu’en aval, en soutien actif des services chargés de la répression.

 

Que seraient la police et  l’Etat sans renseignement ? Question récurrente à laquelle l’éminent amiral français Pierre Lacoste répond à sa manière: «Pas de police sans renseignement». L’expert français Michel Foucault, lui, en est tellement convaincu qu’il considérait la police comme une «instance du soupçon» qui s’intéresse à l’infime et à l’infâme. Pour d’autres experts américains, la police compte en son sein ce qui est traditionnellement connu de «haute police» dont la surveillance est  au centre de sa mission et  qui conduit les services idoines à collecter, accumuler, classer, traiter, conserver une masse de renseignements. C’est là en tout cas le menu quotidien des célèbres agences de renseignement occidentales dont la CIA, le FBI  et le NSA (USA), la Dgse, la DST et l’Ulcat (France) MI 15 (Grande-Bretagne), FSB (ex-KGB - Russe), DS  (Bulgarie) et la défunte Stasi (ex-Allemagne de l’Est). Bien évidemment, notre future Agence nationale des renseignements n’aura ni le poids, ni l’efficacité, ni l’aura de ces  illustres «machines de guerre  secrètes».

 

Certes, aussi, elle n’aura pas le même QG que le FBI qui occupe tout un building sur la  prestigieuse Pennsylvania Avenue à Washington.

 

Certes, enfin, elle ne bénéficiera pas du même budget colossal et ne disposera pas non plus du même parc roulant. Toujours est-il que notre… «FBI» pourra, avec les moyens du bord, jouer un rôle important dans cette âpre lutte contre le terrorisme. «Par le travail de collecte d’informations qu’elle abattra, elle favorisera le désengagement d’autres unités de sécurité qui pâtissent du cumul des fonctions», soutient un ex-haut cadre de la police, aujourd’hui à la retraite, qui met l’accent sur «la double nécessité de la doter des outils de travail appropriés et de lui accorder une large marge de manœuvre, en vue d’une meilleure efficience». Techniquement aussi, la création de ladite agence devra entraîner soit la dissolution de l’actuel département des renseignements (Al-Istaâlamet) qui relève de la direction des services spéciaux, soit son affectation à l’agence en question, même si nous sommes persuadés, et nos experts policiers le sont aussi, que la seconde option sera la meilleure, étant donné les acquis inestimables réalisés par ledit département, particulièrement dans le  domaine de la lutte contre l’intégrisme et le crime organisé.

 

Ce département, faut-il le préciser, est aussi à créditer d’une gestion sécuritaire sans faute, face aux menaces qui planaient sur le pays durant la sanglante guerre civile (200.000 tués) qui a embrasé l’Algérie.

 

Deux renforts de taille

 

Par ailleurs, il est communément admis qu’une agence de renseignements qui se respecte n’a pas seulement besoin de structures, d’experts, de moyens financiers et de soutien politique, mais aussi de troupes.

 

L’inoubliable ex-patron de la CIA, George Tennet, n’a-t-il pas dit un jour: «Sans espionnage, le renseignement piétine». Tout en recrutant dans les rangs des futurs responsables, notre agence de renseignements pourra tirer profit d’un autre renfort de taille, à savoir «le conseil des sages» pour la  création duquel bataillent aujourd’hui d’éminents experts et la société civile qui plaident en faveur de la mise en place de ce conseil. Celui-ci, suggère-t-on ici et là, devra être composé d’anciens poids lourds de la sécurité à la retraite qui, par leur longue expérience, leur patriotisme et leur réputation internationale, sont en mesure d’apporter le plus au fonctionnement de la future agence de renseignements.

Khémaïes Chammari victime d’une scandaleuse injustice

 

La commission de tri des candidatures à la commission Vérité et Dignité, relative à la justice transitionnelle, a décidé de geler la candidature de Khémaïes Chammari. Scandaleux à plus d’un titre.

 

Cette décision pour le moins regrettable a été prise à la suite de l’opposition à la candidature de Khémaies Chammari bruyamment exprimée par des députés du Congrès pour la république (CpR), parti du président provisoire de la république Moncef Marzouki, et de leurs collègues du parti Wafa, une excroissance du CpR.

 

Ces derniers, dont la plupart n’ont pas brillé par leur opposition à l’ancien régime, ont invoqué, à l’appui de leur position, le fait que Khémaïes Chammari était membre de la Chambre des députés en 1994 et 1995, alors que le décret-loi portant création de l’instance Vérité et Dignité exige de ses membres qu’ils n’aient pas occupé de poste de représentation ou au sein du gouvernement à partir du 1er juillet 1955.

 

Cette exigence, on l’a compris, vise à barrer la route aux caciques de l’ancien régime. Ce qui n’est pas le cas de M. Chammari. La preuve: ce dernier a été élu, en 1994, sur une liste du Mouvement des démocrates socialistes (MDS), qui était à l’époque le principal parti de l’opposition dans le pays. Il n’est resté député que quelques mois et ses interventions brillaient par leur ton critique et ne ménageaient aucunement le régime de Ben Ali.

 

Plus encore : en 1995, Khémaïes Chammari a été arrêté et condamné à 5 ans de prison ferme et il n’a pu être relâché qu’après une campagne en sa faveur menée par des organisations internationales.

 

Après sa sortie de prison, M. Chammari a dû s’exiler en France de longues années et il est resté l’un des opposants les plus farouches au régime de Ben Ali jusqu’à la chute de ce dernier en janvier 2011.

 

Pendant toutes ces années, M. Chammari s’est aussi distingué par ses activités débordantes au sein du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) et a mené des missions dans le cadre de la justice transitionnelle au Maroc et en Afrique du Sud.

 

Il a également reçu plusieurs prix internationaux pour son apport à la défense des droits humains dans le monde.

 

Autant dire que le gel de la candidature de M. Chammari à l’instance Vérité et Dignité est pour le moins scandaleux et nuit à la crédibilité même de la commission chargée de trier les candidatures à cette instance, qui est composée, comme on le sait, de membres de l’Assemblée nationale constituante (ANC).

Le choix des membres de la commission vérité et dignité serait sur la base de quotas partisans

 

Contrairement aux informations qui ont circulé Radhia Nasraoui et Omor Safraoui n’ont pas déposé leurs candidatures pour être membre à la commission de  la vérité et dignité a souligné notre correspondant Khali Laameri dans la journée du mercredi  19 février 2014.

 

 Par ailleurs des indicateurs sur la présence de quotas partisans ont été remarqués dans le choix des 15 membres de ladite commission notamment dans le choix de la candidate Sihem Ben Sedrine soutenue par le mouvement Ennahdha  contrairement aux  députés de l’opposition. Cette dernière n’a selon notre correspondant pas déposé de candidature à cette commission.

 

Certains ont donc souligné la nécessité de revoir le tri administratif et certains dossiers ont été écartés  dans leur forme notamment celui de Khemais Chammari et  les candidatures de Khaled Krichi et Zouheir Makhlouf ont été acceptées dans leurs formes.

Amor Safraoui : Il existe des lacunes dans la loi de Justice Transitionnelle

 

Invité de Midi Show de ce vendredi 14 février, le président de la coordination nationale indépendante de la Justice Transitionnelle Amor Safraoui, est revenu sur le collectif des 25 avocats indiquant que ce groupe oeuvre à mettre la lumière sur les affaires de corruption et de torture dans le régime du président déchu Ben Ali.

 

En ce qui concerne la loi de justice transitionnelle, Amor Safraoui a indiqué que cette loi intervient une seule fois et qu'il est nécessaire de l'amender et de rectifier les lacunes.

 

Il a ajouté que l'article 8 de la loi de justice transitionnelle portant sur la détermination des violations qui ont touché les victimes durant le règne des deux anciens régimes, devra être revu.

 

Amor Safraoui a passé en revue plusieurs erreurs de droit et à contexte politique de la loi de justice transitionnelle.

Commission de la législation générale:la loi électorale doit être conforme à la constitution

 

 

Les membres de la commission de législation  générale au sein de l’assemblée nationale constituante se sont mis d’accord sur la nécessité  de la conformité de la loi électorale avec le contenu de la constitution, la question  controversée de l’inscription des électeurs a aussi  été soulevée dans la journée du jeudi 13 février 2014.

 

De son côté le rapporteur général de la constitution Hbib Khedher   a affirmé  que la stipulation des cas privés de candidatures aux élections législatives  dans la loi électorale est un principe constitutionnel  et cela conformément à l’article 15 organisant les élections de l’assemblée nationale constituante.

Instance de la “vérité et Dignité” ne prolongera pas le dépôt des candidatures

  “La commission de tri des candidatures  à l’instance de la vérité et de la dignité a refusé de prolonger les délais de dépôt” a précisé dans la journée du mercredi 12 février 2014  Rabeh Khrayfi.   Le membre de ladite commission a précisé que les candidatures seront donc examinées …

Place à la loi électorale

 

Le membre du bureau de l’ANC, Badreddine Abd El Kefi a déclaré, aujourd’hui, mardi 11 février 2014, sur les ondes de Shems Fm, que la loi électorale sera examinée à partir de jeudi prochain. Badreddine Abd El Kefi a indiqué que c’est la commission de législation générale qui se chargera de l’examen de ladite loi et qui comporte plus de 150 articles, ainsi que la commission des droits et des libertés qui se penchera sur ce projet de loi.

Hafedh Ben Salah s’engage à achever le processus de la justice transitionnelle

 

 

Le ministère de la justice travaille à activer la loi de la justice transitionnelle et à son développement a souligné le ministre de la Justice, des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle, Hafedh Ben Salah dans la journée du mardi 11 février 2014.

 

Il a par ailleurs ajouté que  les différentes composantes de la société civile travailleront elles aussi dans ce même cadre  indiquant que son  ministère   se penchera sur les dossiers relevant de l’achèvement de la justice transitionnelle.

François Hollande :La nouvelle constitution tunisienne a des dimensions internationales

 

Lors de son intervention, le président Français François Hollande a déclaré que la France est prête à contribuer à la relance économique en Tunisie. « Après l’adoption de la constitution, il est temps de travailler pour redémarrer la chaine économique » a dit le président français avant d’ajouter « notre pays est dans ce cadre prêt à contribuer davantage dans ce processus ».

 

Il a signalé que la France a commencé par la question de la restitution des biens mal acquis du président déchu. Pour le développement économique, il a noté que des financements de l’ordre de 500millions d’euros sont prêts à être alloués .

 

Sur un autre plan, il a reconnu la multiplicité des défis que doit confronter la Tunisie et mis les différents acteurs devant leurs responsabilités pour réussir l’étape transitionnelle. « Vous êtes en train de passer une période difficile , ce quii nécessite l’implication de tous les intervenants pour y faire faire ».

 

Evoquant la Constitution, François Hollande a affirmé qu’elle sera une référence pour d’autres pays, parce qu'elle a des dimensions internationales et qu'elle est le fruit d’un travail consensuel

parité homme-femme dans la nouvelle constitution: Un acquis à préserver

 

 

La parité homme-femme garantie par la nouvelle Constitution est un acquis majeur dont la concrétisation dépend de l’application et du respect des lois ainsi que du changement des mentalités, selon des experts contactés par l’Agence TAP.

 

L’article 46 de la nouvelle Loi fondamentale stipule, en effet, l’engagement de l’Etat à protéger les droits acquis de la femme et à les consolider. Il dispose, aussi, que l’Etat garantit l’égalité des chances entre les hommes et les femmes pour les postes de responsabilité et consacre la parité homme-femme aux conseils élus.

 

Pour la constitutionnaliste Salsabil Klibi, cet article asseoit la discrimination positive au profit de la femme. Elle a relevé, dans ce sens, les limites du principe d’égalité tel que garanti dans la Constitution de 1959.

 

Pour l’experte, il est du devoir de l’Etat, en vertu du même article d’œuvrer, dans le long terme, en vue de consolider la présence de la femme aux conseils élus sans se contenter d’avoir des résultats instantanés.

Le principe de parité se limite aux conseils élus et ne concerne pas la vie politique, a-t-elle cependant noté.

Salsabil Klibi a regretté la faible représentation de la femme dans le nouveau gouvernement « qui aurait dû s’inspirer de la philosophie de l’article 46, même s’il n’est pas un conseil élu ».

 

Elle s’est toutefois réjouie de la nomination de femmes à la tête des ministères de l’Industrie et du Tourisme dans le cabinet de Mehdi Jomaa, ce qui rompt avec les responsabilités qui leur sont souvent réservées ( femme, famille, enfance).

 

Selon la constitutionnaliste, à l’avenir, la présence de la femme dans la vie politique est appelée à se consolider.

 

De son côté, Belaïd Ouled Abdallah, professeur en sociologue et développement humain considère que la parité homme-femmme est garantie, théoriquement, depuis l’indépendance et qu’elle est même consacrée dans la Constitution de 1959. Seulement, le décalage entre la loi et la pratique sociale avait défavorisé la concrétisation de ce principe, a-t-il estimé.

 

Certaines théories du développement humain ne soutiennent pas le principe de parité homme-femme dans la mesure où les capacités de la femme et ses compétences pourraient dépasser celles de l’homme, a-t-il noté.

 

La parité c’est d’abord une mentalité et une culture qu’il convient d’instaurer et non une règle imposée par la loi.

 

Belaïd Ouled Abdallah  a soutenu que les partis politiques qui doivent prendre conscience de la capacité des femmes de donner un nouvel élan à la vie politique, ont un rôle à jouer en termes de polarisation de compétences féminines.