Mercredi , 3 mars 2021
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Archives du blog

Tunisie: la police disperse une manifestation de diplômés chômeurs

 

La police tunisienne a fait usage de grenades lacrymogènes et de matraques pour disperser samedi quelques centaines de diplômés chômeurs qui tentaient de manifester sur l'avenue Habib-Bourguiba à Tunis en dépit d'une interdiction, a-t-on constaté sur place.

 

 

Venus des différentes régions de l'intérieur du pays à l'appel de l'Union des diplômés chômeurs, les jeunes s'étaient rassemblés devant le siège de la centrale syndicale UGTT, sur la place Mohamed-Ali, en scandant notamment "le droit au travail et à la dignité".

 

 

Le chômage des jeunes diplômés avait été l'un des moteurs de la "Révolution de jasmin" qui avait fait chuter le régime Ben Ali l'an passé. Fin 2011, le taux de chômage officiel était de près de 19%, avec celui des diplômés autour des 30,5%.

 

 

En dépit d'un cordon sécuritaire qui cernait les lieux, ils sont parvenus à s'introduire sur la grande artère de la capitale. A mi-chemin, ils se sont heurtés à la police anti-émeute qui a usé de grenades lacrymogènes et de matraques pour les repousser. L'affrontement a causé plusieurs blessés des deux côtés, dont certains ont été conduits à l'hôpital.

 

 

"Nous voulions manifester pacifiquement pour revendiquer notre droit légitime au travail, mais nous avons été violemment réprimés, des pratiques similaires à celles qui prévalaient du temps de (l'ancien président) Ben Ali", a dénoncé Hassène Talbi, l'un des manifestants, qui s'est dit "perplexe" de voir en revanche les autorités "laisser faire et ne pas réagir quand il s'agit de manifestations salafistes".

 

 

Assis à l'intérieur du siège de l'UGTT aux côtés d'autres blessés, ce professeur d'arabe âgé de 30 ans, venu de Kairouan (centre), a accusé des policiers de lui avoir asséné des coups sur les jambes et le dos à coup de bottes et de matraques. Plusieurs manifestants ont appelé à la démission du gouvernement, affichant leur volonté d'observer un sit-in continu jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. 

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Meurtre du Cheikh Lotfi Kallel : Assassinat politique ou fait divers ?

 


Le meurtre du quinquagénaire Lotfi Kallel, poignardé à mort dans un quartier de la capitale, dimanche à l’aube, par des individus qui ont pris la fuite, suscite un tas d’interrogations dans la presse nationale.

 


Le ministère public a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue de faire la lumière sur ce meurtre et identifier les auteurs du crime, indique une source judiciaire contactée lundi par la TAP.

 


La sous-direction de la brigade criminelle s’est saisie de l’affaire, précise le porte-parole duministère de l’Intérieur Khaled Tarrouche pour dévoiler les circonstances du crime, sans donner plus de précisions sur l’agression et le meurtre.

 

 

Evoquant l’affaire, des quotidiens et des hebdomadaires tunisiens parus ce lundi relatent les faits du crime sous des titres évocateurs: « Des inconnus assassinent un prédicateur à Montplaisir », « Crime odieux à la capitale », « Un fidèle poignardé succombe devant une mosquée ». « Assassinat politique ou fait divers? » s’interroge, pour sa part, Tunis-Hebdo qui, relatant les circonstances du meurtre, évoque un « mystère qui plane sur ce crime odieux ».

 


« En l’absence de mobile pouvant corroborer la thèse d’un fait divers lié à un règlement de comptes personnel ou un braquage, le mystère plane toujours sur ce crime odieux », écrit le journal en substance.
En rapportant les premiers éléments de l’affaire, les journaux relèvent que le quinquagénaire serait un prédicateur islamiste membre du groupe « Ettabligh ».

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Assassinat du prédicateur Cheikh Lotfi Kallel

Le prédicateur tunisien Lotfi Kallel meurt assassiné le 11 mars 2012, à l’aube, par des tueurs non identifiés, dans des circonstances assez troubles. Ce Cheikh appartient au mouvement « Daawa wa Tabligh », un mouvement de prédication islamiste piétiste et pacifique. Les prédicateurs du mouvement invoquent un mobile politique.

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Université de la Manouba – Retrait du drapeau national : Marzouki réagit

 

La présidence de la République a dénoncé l’acte perpétré, mercredi matin, à la faculté des Lettres de La Manouba, par des étudiants salafistes et consistant à « retirer le drapeau national du haut de l’édifice qui se trouve à l’entrée de l’établissement universitaire », le qualifiant d’atteinte à l’un des principaux symboles de la nation, à savoir l’Université », de même qu’il représente « un acte lâche et condamnable, et un crime à l’encontre de la patrie et des martyrs. »

 

 

Le communiqué rendu public par le porte-parole officiel de la présidence de la République considère, également, « la profanation du drapeau national, comme étant une agression contre l’un des symboles de la conscience nationale collective pour lequel tant de Tunisiens ont sacrifié leur vie, au fil de la lutte commune contre la colonisation et la tyrannie. »

 

 

Le président de la République exhorte, dans ce même communiqué, les autorités sécuritaires et judiciaires à traiter cet incident et les actes similaires « avec le maximum de rigueur et de force afin que nul ne s’aventure dorénavant à porter atteinte au drapeau national. »

 

 

Il convient de rappeler qu’un grand nombre d’étudiants de la faculté des Lettres de La Manouba ainsi que des éléments extérieurs de l’établissement universitaire appartenant au courant salafiste se sont rassemblés devant l’entrée principale de la faculté, brandissant des drapeaux noirs sur lesquels étaient inscrits « Il n’est point d’autre Dieu que Dieu ».

 

 

Ces individus ont, d’autre part, scandé différents slogans exigeant l’autorisation aux étudiantes portant le niqab d’assister aux cours. Certains parmi ces étudiants ont retiré le drapeau de la Tunisie de l’entrée principale de la faculté pour lui substituer un drapeau noir, et ce durant presque une heure.

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Affrontements armés à Bir Ali Ben Khlifa

Les affrontements armés de Bir Ali Ben Khlifa dans le gouvernorat de Sfax (Centre-Est) mettant aux prises les forces de sécurités à des djihadistes démontrent la recrudescence des activités en Tunisie d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Les forces de sécurité procèdent à l’arrestation de plusieurs individus et saisissent une …

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Tunisie: Les événements de Bir Ali Ben Khalifa sonnent l’alarme pour un sursaut sécuritaire

 

Les événements de Bir Ali Ben Khalifa dans le gouvernorat de Sfax relatifs aux affrontements armés entre les forces de sécurité et une bande armée a interpellé toute l’opinion publique ainsi que les plus hautes autorités du pays sur la nécessité d’œuvrer pour sécuriser les frontières du pays et contrer la circulation des armes.Une dénonciation unanime de la classe politique.

 

 

Le porte-parole de la présidence de la République Adnane Mansar a indiqué, vendredi 3 février 2012 au soir, lors d’une conférence de presse, que les incidents de Bir Ali Ben Khalifa étaient prévisibles en raison notamment de la présence de grandes quantités d’armes en Libye.

 

 

Auparavant le président Moncef Marzouki a appelé lors de la réunion sécuritaire avec les responsables du secteur de renforcer le contrôle aux frontières, plaidant pour la poursuite de la coordination entre forces de sécurité et l’armée.En effet, des renforts ont été dépêchés au poste frontalier de Ras Jedir entre la Tunisie et la Libye qui a rouvert  après une fermeture temporaire pour raisons d’insécurité.

 

 

Un communiqué de la présidence de la République, à l’issue de la réunion sécuritaire du jeudi 2 février, a souligné que M. Marzouki mettra en avant lors de sa tournée maghrébine le renforcement de la coordination avec les pays du voisinage afin de mieux circonscrire ce phénomène de circulation des armes dans la région.

 

 

Pour sa part, le Premier ministre Hamadi Jebali  a, en réaction aux incidents de Bir Ali Ben Khalifa, minimisé ces événements les qualifiants de sans gravité étant donné que le groupe armé a été neutralisé.

 

 

Il a toutefois, reconnu que  » de tels débordements peuvent survenir dans le Sud tunisien et aux frontières où sévit l’insécurité ».

 

 

Pour les membres de l’Assemblée constituante les événements de Bir Ben Ali Khalifa représentent « une violation flagrante de l’intégrité et de la souveraineté de la patrie ».

 

 

Les partis politiques n’ont pas été en reste et ont condamné, sans vergogne, l’acte perpétrée par cette bande armée , appelant à une plus grande vigilance ainsi qu’au déploiement davantage d’efforts pour lutter contre l’insécurité et la circulation des armes.

 

 

Il est indéniable que ces Kalachinikovs ont pour origine la Libye qui est devenue après le conflit armée la principale source d’armements qui circulent dans la région.

 

 

Une récurrence des incidents armés

 

 

L’incident de Bir Ali Ben Khalifa n’est pas le premier du genre depuis la crise libyenne mais intervient après plusieurs autres qui ont eu pour théâtre certaines régions du territoire national.

 

 

S’ils confirment les graves risquent que font encourir ces armes qui se sont évanouies dans la nature sur la sécurité du pays, ils exigent une plus grande vigilance de la part des autorités du pays.

 

 

Dans le contexte des lacunes sécuritaires qui affectent actuellement le pays,  le phénomène de la circulation des armes légère aux frontières du pays font peser une grande menace sur la paix sociale.

 

 

C’est pourquoi , il est urgent d’accorder une grande importance à ce problème et d’élaborer toute une stratégie intégrée afin de le juguler.

 

 

En effet, si ces armes tombent entre de mauvaises mains où des cellules dormantes de groupuscules terroristes, elles peuvent causer d’énormes dégâts et compromettre durablement le processus démocratique entamé dans le pays.

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Tunisie : actes de violence à Sidi Bouzid

Après l'annonce de l'annulation des listes d'Al Aridha Al Chaabia dans 6 circonscriptions par l'ISIE, des habitants de Sidi Bouzid sont sortis, jeudi soir dans la rue afin d'exprimer leur refus de cette décision.

La situation a dégénéré quand des individus ont mis le feu au local d'Ennahdha. Des actes de destruction et de pillage ont également ciblé le siège de la municipalité dont les équipements ont été détruits.

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Ouverture d’une enquête préliminaire sur la diffusion du film “Persépolis”

 

Le bureau du procureur de la République de Tunis a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur la diffusion, par la chaîne Nessma, du film d'animation franco-iranien "Persépolis". 

 

 

Cette décision fait suite à plusieurs plaintes déposées par des avocats et des citoyens, apprend-on de source judiciaire.

 



Nessma a diffusé, vendredi dernier, le film d'animation Persépolis doublé en dialecte tunisien, suivi d'un débat d'une heure trente sur l'intégrisme religieux.

 



Des extrémistes ont tenté, dimanche, d'attaquer les bureaux de la chaîne dans le quartier de Montplaisir et à l'avenue Mohamed V à Tunis en signe de protestation contre la diffusion du film.
Plusieurs partis politiques ont condamné l'attaque alors que d'autres ont critiqué la décision de la chaîne  "survenue en cette phase pré-électorale sensible".

 


Persépolis, film d'animation de la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi, est sorti en 2007. Il raconte le quotidien d'une fillette rêveuse dans le Téhéran de 1978, élevée dans une famille moderne et éduquée. En toile de fond, les événements violents qui ont mené à la chute du régime du Shah et à l'instauration de la république islamique.

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