Jeudi , 15 avril 2021
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Fusillade entre policiers et terroristes armés à Douar Hicher

 

Une fusillade entre les agents de l'ordre et un groupe de terroristes armés à Douar Hicher a occasionné la mort d'un  terroriste, la blessure d'un autre et l'arrestation de quatre individus. Lors de ces affrontements armés, la police est parvenue à saisir deux kalachnikovs et une quantité de munitions.

 

 

La descente policière a été effectuée à Douar Hicher suite à des informations selon lesquelles des extrémistes disposant d’armes et de munitions, ont été localisés dans une maison de la région. Un communiqué du ministère de l’Intérieur cité par Shems FM, signale que les forces d'intervention ont été accueillies par des coups de feu et ont directement riposté blessant le tireur et tuant son épouse.

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Tunisie – Affrontement de l’UGTT : Que s’est-il passé ?

 

« Nous aurions aimé que la commémoration du 60ème anniversaire de la mort de Farhat Hached soit une fête »… Le vœu de Houcine Abassi, secrétaire général de la principale Centrale syndicale tunisienne, l’UGTT, ne sera pas exaucé, loin s’en faut. Aujourd’hui 4 décembre 2012, à la veille de l’anniversaire de la mort du leader syndicaliste historique, Farhat Hached, assassiné le 5 décembre 1952, les festivités auront un autre goût, celui de la violence et du sang. L’UGTT, provoquée chez elle, par des manifestants appartenant aux Ligues de protection de la révolution (LPR), en ce jour symbolique, ne compte pas laisser passer l’affront et déclare « la porte des affrontements ouverte», selon les propos de M. Abassi. Comment en est-on arrivé là ? 

 

La tension était palpable dès la fin de matinée, aussi bien au Bardo, au siège de l’Assemblée nationale constituante (ANC), que dans le centre-ville de Tunis. Les Ligues de protection de la révolution ont décidé de sévir. Au Bardo, des membres de ces Ligues s’infiltrent au sein de l’Assemblée pour agresser les élus qui s’y trouvent. Intervenant sur les ondes de Mosaïque Fm, Jalel Bouzid, élu d’Ettakatol, s’indigne du fait qu’on laisse entrer ces individus à l’intérieur de l’Assemblée et fait porter la responsabilité à la présidence de l’ANC. D’autres députés accuseront Ennahdha de leur avoir ouvert les portes, ce que niera le président du bloc parlementaire du parti islamiste, lors d’une séance plénière des plus tendues. En début d’après-midi, plusieurs militants de ces Ligues, pour la plupart se présentant comme des militants ou sympathisants d’Ennahdha, selon les témoignages concordants de plusieurs journalistes sur place, sont rassemblés place Mohamed-Ali, devant le siège de l’UGTT. Les slogans scandés appellent à l’assainissement (ou à l’épuration) de la Centrale syndicale, considérée par le pouvoir comme partiale dans ses prises de position, voire « contre-révolutionnaire ». 

 

Les syndicalistes se rassemblent à leur tour devant leur local, faisant face aux manifestants. Selon les vidéos et différents témoignages, des objets, chaises ou bâtons, sont jetés de part et d’autre, y compris par des personnes non identifiées, parfois cagoulées, se trouvant sur les toits. Là l’atmosphère déjà électrique, se détériore et les deux camps s’affrontent. Alors que le service d’ordre de l’UGTT a sorti les bâtons pour faire reculer les manifestants, ces derniers répliquent à coup de banderoles, bâtons ou barrières en métal utilisées généralement pour couper la circulation. Dans une cacophonie ambiante, les affrontements dégénèrent. Les syndicalistes sont contraints de se replier à l’intérieur de leurs locaux, tandis que d’autres, moins chanceux, resteront dehors, livrés à la colère de la foule… certains d’entre eux se feront littéralement lyncher à coups de bâtons. Plus de 20 blessés seront ainsi dénombrés lors de ces affrontements sanglants, parmi lesquels deux membres du bureau exécutif de l’UGTT, Hfaïedh Hfaïedh et Samir Cheffi, d’autres syndicalistes, dont certains sortiront avec des contusions diverses ou des blessures ouvertes, à la tête notamment. Des blessés sont également répertoriés côté manifestants.

 

« Nous avons prévenu le ministère de l’Intérieur de ce qui se passait, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’après une heure ! Nous faisons porter l’entière responsabilité au gouvernement et particulièrement au ministre de l’Intérieur. Ces Ligues bénéficient de la protection du gouvernement qui couvre leur méfaits », a déclaré M. Hfaïedh sur Mosaïque Fm. 

 

Les forces de l’ordre ne sont, en effet, intervenues qu’après les premières violences et le siège des locaux de l’UGTT par les manifestants, selon des vidéos diffusées lors du Journal télévisé de Nessma Tv. Un cordon de police s’est alors formé, ce qui n’a pas empêché les provocations de se poursuivre et les bâtons ou objets divers d’être projetés de part et d’autre.

 

A l’Assemblée constituante, la séance plénière consacrée à la poursuite des débats sur le projet de loi relatif à la nouvelle Instance des élections (ISIE) est suspendue pour évoquer ces récents évènements. Du côté d’Ennahdha, Sahbi Atig et Ahmed Mechergui, tout en affirmant leur soutien à l’UGTT, font porter le chapeau aux syndicalistes, les accusant de stocker des armes dans leurs locaux, notamment des cocktails molotov, des bâtons ou encore des armes blanches. Les élus de l’opposition s’indignent. Ahmed Néjib Chebbi qualifiera ces violences comme étant plus graves que celles survenues ces derniers jours à Siliana, quant à Issam Chebbi, revenu de la place Mohamed Ali, il témoignera des violences provoquées par les manifestants des LPR, s’indignant que ces derniers aient usé d’armes blanches et de bombes à gaz lacrymogène pour s’attaquer aux membres de l’UGTT. Le gouvernement a été appelé, par les différentes parties, à se justifier. 

 

Alors que le calme était revenu sur la place Mohamed-Ali, l’UGTT parvient à effectuer sa marche vers la Kasbah, où se trouve le tombeau de Farhat Hached. Mais là encore, les manifestants des LPR sont au rendez-vous et, malgré un dispositif sécuritaire renforcé, les provocations se sont poursuivies et se sont soldées par de multiples agressions physiques, notamment celle de Saïd Aïdi, ancien ministre au sein du gouvernement transitoire de Béji Caïed Essebsi et actuel membre d’Al Joumhouri, frappé à la tête notamment. Vers 18h30, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué où il déclare que les violences sont survenues suite à la présence de militants affiliés à la Ligue de protection de la révolution, devant le siège de l’UGTT, ce qui a donné lieu à des violences des deux côtés. Dans ce communiqué, le ministère de l’Intérieur affirme également son attachement et soutien à la Centrale syndicale et à son histoire, tout en déclarant que la marche de l’UGTT était prévue et que les forces de l’ordre étaient présentes pour séparer les syndicalistes et les manifestants qui leur sont hostiles. 

 

A la cantine de l’Assemblée constituante, la tension est perceptible. Une anecdote rapportée par Karima Souid est à relever : La télévision allumée sur Nessma Tv, lors de son JT, ne sera pas du goût d’Ameur Laârayedh, qui s’empressera de zapper sur la première chaîne nationale. Là, Slaheddine Jourchi analyse l’actualité tunisienne, ce qui lui vaudra les huées de certains députés du parti islamiste. « Mettez une chaîne qatarie ! », lancera finalement Selim Ben Abdessalem… 

 

Toujours sur la Wataniya 1, Mohamed Ben Salem, officiellement ministre de l’Agriculture et officieusement nouvelle recrue d’Ennahdha en charge des médias, n’aura de cesse de répéter que les manifestants étaient pacifiques et que les syndicalistes étaient les premiers à ouvrir les hostilités. Il déclarera en outre que ces manifestants venaient également commémorer la mort de Farhat Hached, ce à quoi Samir Ben Amor répondra : « On ne vient pas à un mariage pour insulter ceux qui sont présents », s’écartant, une fois n’est pas coutume, de la position d’Ennahdha.

 

 Le bureau exécutif de l’UGTT, quant à lui, s’est réuni dans la soirée. Une grève générale est à prévoir et il a été d’ores et déjà décidé de boycotter la Troïka (particulièrement Ennahdha) au pouvoir, que ce soit dans les médias ou pour la cérémonie officielle en l’honneur de Farhat Hached, prévue demain 5 décembre 2012. Les responsables de la Centrale syndicale, parmi lesquels le secrétaire général, Houcine Abassi, promettent de réagir à l’affront que le Syndicat a subi en cette date historique : « C’est un deuxième assassinat de Farhat Hached qui s’est produit aujourd’hui… Ceux qui pensent pouvoir affaiblir l’UGTT et sa lutte pour la démocratie et la justice sociale se trompent ! A présent, la porte des affrontements est ouverte, et c’est eux qui l’ont voulu ! », menace le leader de l’UGTT. 

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Emeutes à Siliana, le chaudron social tunisien explose

 


La ville de Siliana (à l’ouest de la Tunisie, à 127 kilomètres de Tunis) a vécu mardi et mercredi deux journées de manifestations violemment réprimées par la police, qui a blessé des dizaines de personnes à l’aide de chevrotines.
 
 
Une manifestation pacifique avait été organisée mardi par la centrale syndicale tunisienne UGTT (Union générale tunisienne du travail), réunissant des milliers de citoyens. Les revendications étaient le départ du gouverneur Ahmed Ezzedine Mahjoub (Ennahdha) jugé incompétent et la mise en place de projets de développement dans la région.
 
 
Ahmed Chafii, le secrétaire général adjoint de l’UGTT à Siliana, explique les motivations de sa centrale au site indépendant tunisienNawaat.org :
 
 
« On n’arrive plus à dialoguer avec le gouverneur, on veut son départ. On veut surtout la création de l’emploi et la mise en place de projets de développement dont la priorité serait la construction d’infrastructures. A Siliana, on a 6 600 chômeurs (enregistrés) dont 4 000 ont des diplômes de l’enseignement supérieur. Nous voulons aussi la libération des manifestants détenus depuis le 26 avril dernier et qu’il y ait justice. »
 
 
Sur Nawaat.org, la journaliste Lilia Weslaty donne la toile de fond économique et sociale de ces événements.
 
 
Le site Nawaat.org poursuit le récit des événements :
 
 
« Devant le gouvernorat, la situation a dégénéré à la suite de jets de pierres. Les forces de l’ordre ont réagi contre les manifestants en utilisant des bombes de gaz lacrymogène, mais aussi des balles de plomb – utilisées pour la première fois en Tunisie – de la société italienne NobelSport. »
 
 
INCIDENTS DE TUNISIE MARDI, SOURCE : NAWAAT.ORG
 
 
David Thomson, correspondant de France 24, et Hamdi Tlili, son fixeur tunisien, ont été blessés par un tir de chevrotine, dans les jambes pour l’un, dans le dos pour l’autre. Le journaliste explique surTwitter :
 
 
« Ça va, il y a des blessés graves. »
 
 
David Thomson a déclaré à Radio Kalima, une radio indépendante en Tunisie :
 
 
« Ça fait deux ans que je couvre des manifestations en Tunisie et je n’ai jamais vu un usage de la force aussi disproportionné. Il n’y avait aucune retenue. La ville de Siliana est en feu ! »
 
 
Selon des sources hospitalières, 265 manifestants ont été blessés suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants.
 
 
Ils souffraient d’impacts de chevrotine de petit calibre, de contusions, de fractures et de coupures. Dix-neuf personnes ont été éborgnées ou aveuglées par les tirs et ont été transférées à la clinique ophtalmologique de Tunis.
 
 
Selon le quotidien gouvernemental La Presse, à l’hôpital de Siliana‪, « en manque total de médicaments contre la douleur type Doliprane, Adol, Dialgesic ».
 
 
Accusations réciproques
 
 
Dans l’ensemble Ennahdha met en cause une provocation organisée par l’UGTT et les partis de gauche, notamment Chokri Belaid (Front populaire).
 
 
Selon le site tunisien DirectInfo, Ennahdha a affirmé, mercredi, que les habitants de Siliana ont été contraints, sous la menace et la peur, à observer une grève générale.
 
 
Dans un communiqué publié en réaction à l’escalade des tensions à Siliana durant les trois derniers jours, le Mouvement Ennahdha appelle «  au calme, à déterminer la responsabilité de chacun et à donner à l’administration et aux autorités régionales et centrales la possibilité de stopper les affrontements et de réaliser les revendications légitimes du gouvernorat  ».
 
 
Le mouvement met en cause «  des parties étrangères au gouvernorat qui ont dévié les revendications légitimes au développement et à l’emploi pour attaquer l’Etat et ses symboles, rejeter le dialogue avec les responsables régionaux et conduire les événements vers des affrontements sanglants avec les forces de l’ordre  ».
 
 
Le site d’info tunisien Mag14 se fait l’écho de cette théorie du complot, avec des détails comme le fait que les pierres jetées sur les policiers auraient été « importées » de l’extérieur... Selon le gouverneur de Silana :
 
 
« La municipalité est en train de travailler dur à nettoyer les rues des pierres importées, oui je dis bien importées et non pas des pierres de Siliana. »
 
 
A l’opposé, le leader Le local de la centrale UGTT dit avoir été agressé par des personnes appartenant à Ennahdha.
 
 
Pour sa part, Iyedh Dahmani, député d’opposition, élu de Siliana a entamé mercredi unegrève de la faim.
 

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Tunisie: un opposant laïc battu à mort par des islamistes

 

Lotfi Naguedh, le coordinateur du mouvement d'opposition laïque tunisien Nidaa Tounès (l'Appel de la Tunisie), à Tataouine (sud de la Tunisie) est mort en marge d'affrontements jeudi 19 octobre entre ses partisans et des manifestants proches d'Ennahda, le parti au pouvoir. Par ailleurs, neuf autres personnes ont été blessées. 

 

Une marche avait été organisée par les islamistes de la Ligue de protection de la révolution de la ville appelant à « l'assainissement de l'administration des symboles de la corruption ». Devant le siège de l'Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP), les manifestants au nombre de 150, selon le ministère de l'intérieur, et des membres de Nidaa Tounès ont échangé des jets de pierres, certains allant jusqu'à l'usage de cocktails Molotov. 

 Le porte-parole du ministère de l'intérieur, Khaled Tarrouche, a confirmé les violences au cours de cette manifestation pour l'épuration des cadres de l'ancien régime mais a assuré que Lotfi Naguedh avait été terrassé par une crise cardiaque. 

 

Nidaa Tounès assure pour sa part que les violences provenaient uniquement du camp des manifestants composés notamment d'éléments d'Ennahda et de « criminels notoires de la région » qui ont investi le siège de l'URAP, frappant des occupants avec des bâtons. L'ex-premier ministre tunisien et chef de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, 84 ans, a dénoncé le« premier assassinat politique depuis la révolution », accusant les islamistes au pouvoir, Ennahda, et son allié de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) de Moncef Marzouki, d'être responsables de la manifestation. Il a aussi évoqué, lors d'une conférence de presse à Tunis, « un lynchage », montrant une vidéo où l'on voit une personne présentée comme la victime traînée au sol et frappée par une foule.

 

Le corps a été transporté à Tunis vendredi 19 octobre où une autopsie devait avoir lieu. Ennahda a de son côté accusé dans un communiqué diffusé la veille au soir les partisans de Nidaa Tounès d'avoir provoqué les violences.

 

Au sujet de la mort de Lotfi Naguedh, le président tunisien Moncef Marzouki a dénoncé à son tour un « lynchage ». Il est le premier responsable à avoir reconnu que le coordinateur de Nidaa Tounès à Tataouine avait bien été tué dans des affrontements après une manifestation qui a dégénéré et non d'une crise cardiaque comme l'affirmait le ministère de l'intérieur. « C'est un Tunisien qui a été piétiné, comment une telle opération de lynchage est-elle possible en Tunisie ? », a déclaré M. Marzouki dans un entretien à la télévision tunisienne, évoquant une « atrocité absolue, inacceptable » qui met à mal « la cohésion nationale ». Le président tunisien a promis, dans une communication téléphonique avec l'un des membres de la famille de Lotfi Naguedh, l'ouverture d'une enquête sur les incidents survenus dans la ville de Tataouine.

 

La Ligue tunisienne des droits de l'Homme a pour sa part condamné ces « violences politiques » et appelé à la « dissolution de ce qu'on appelle Ligue ou comité de protection de la révolution, qui appelle à la violence ». Cette organisation est accusée d'être derrière plusieurs actes de violences. La semaine dernière, elle avait promis aux « ennemis de la révolution et aux caciques de l'ancien régime » de leur faire « regretter de ne pas s'être suicidés », affirmant préparer « des surprises de gros calibre pour les exterminer tous ».

 

Les partisans du gouvernement accuse Nidaa Tounès de rassembler des tenants du président déchu, Zine El Abidine Ben Ali. Béji Caïd Essebsi, deuxième premier ministre de transition après la révolution de 2011, qui a fondé le parti Nidaa Tounès cet été, connaît, selon des sondages, une popularité croissante. Il cherche à rassembler la société civile. Nidaa Tounès entend présenter une alternative aux islamistes d'Ennahda. Beji Caïd Essebsi instruit le procès en incompétence du gouvernement, fustigeant « ces gens qui ne croient pas en l'État tunisien » et qui « n 'ont pas digéré la modernité tunisienne de ces cinquante dernières années ».

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Incendie criminel du mausolée de Saïda Manoubia

À l’aube de 15 janvier 2012, cinq individus cagoulés attaquent et incendient le mausolée de Saida Manoubia, dans le gouvernorat de Manouba. Les enquêtes aboutissent à l’arrestation des suspects proches de la mouvance salafiste. Le tribunal de première instance condamne le lundi 17 juin 2013 six inculpés à 5 ans …

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