Jeudi , 15 avril 2021
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Prise d’otages d’In Amenas : récit d’une opération kamikaze

 

Le 16 janvier, la plus grande prise d'otages qu'ait jamais connue l'Algérie commençait. Trois jours après, elle s'achevait dans le sang. Détail des événements jour par jour.

 

 

Territoire libyen, mercredi 16 janvier, 2 heures du matin. L'Algérien Mohamed Lamine Bencheneb, l'un des sous-lieutenants de Mokhtar Belmokhtar, émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), donne les dernières consignes à ses hommes qui doivent sous peu franchir la frontière avec l'Algérie pour rejoindre la ville d'In Amenas. Dans le groupe, une quarantaine de personnes, Algériens, Tunisiens, Égyptiens, Mauritaniens, Nigériens... et même deux Canadiens. Une multi­nationale terroriste aguerrie, prête à tout, même à mourir.

 

 

Pour réussir leur coup, les hommes de Bencheneb sont équipés comme le bataillon d'une armée professionnelle. Neuf 4x4 et pick-up de couleur blanche munis de papiers officiels libyens (un véhicule appartient à la douane libyenne, un autre à la garde présidentielle et deux autres à l'administration), des munitions, des lance-roquettes, des fusils d'assaut, des uniformes et des gilets pare-balles récupérés auprès des rebelles du Conseil national de transition (CNT) libyen, des talkies-walkies et des téléphones satellitaires Thuraya, ainsi que des vivres. Et, surtout, un plan détaillé du complexe gazier dans lequel travaillent et vivent des centaines d'Algériens et d'expatriés britanniques, américains, japonais, roumains, philippins, français, malaisiens...

 

 

Casting jihadiste

 

 

Abderrahman el-Nigiri 

 

 

Ce Nigérien était un séide de longue date de Mokhtar Belmokhtar, et il aurait pris part à l'attaque du poste mauritanien de Lemgheity, le 4 juin 2005, au cours de laquelle une quinzaine de soldats ont été tués. Il a été tout d'abord considéré comme le chef de l'opération, avant que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, ne désigne Mohamed Lamine Bencheneb. Nigiri aurait dirigé les terroristes chargés de la destruction de l'unité de production gazière. Il a été tué lors de la seconde phase de l'intervention algérienne.

 

 

Mohamed Lamine Bencheneb

 

 

 Appelé Taher, il est originaire de la wilaya d'Illizi, zone frontalière de la Libye, dans laquelle s'est déroulée la prise d'otages. Il a intégré les Fils du Sahara pour la justice islamique (FSJI) en octobre 2007, groupe au sein duquel il a participé au raid contre l'aéroport de Djanet, le 10 novembre de la même année. Progressivement, Bencheneb a ensuite rejoint Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon certaines sources sécuritaires algériennes, Bencheneb était également l'un des « hommes d'affaires » de Mokhtar Belmokhtar. Il gérait ses réseaux « commerciaux », en particulier le trafic de drogue avec la Libye. Une de ses récentes transactions a consisté à échanger treize 4x4 des forces libyennes contre des moutons, deux camions-citernes et des écrans plasma... Trois des véhicules acquis auraient servi à l'attaque du site gazier d'In Amenas. Bencheneb a été tué lors du premier assaut mené par la gendarmerie et l'armée algérienne. 

 

 

Abou al-Baraa al-Jazairi et Abdallahi Ould Hmeida 

 

 

Concernant cet Algérien et ce Mauritanien, les choses sont plus confuses et les informations manquent. Le premier serait né dans les années 1970. Après son service militaire, il aurait rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) comme instructeur, rôle qu'il aurait continué de jouer au sein d'Aqmi. Lors de la prise d'otages, il a dirigé les hommes contrôlant la base de vie. Le second, après avoir rejoint les rangs d'Aqmi, était l'un des assaillants de Lemgheity. Son zèle lui a valu le surnom de « Zarqaoui mauritanien ». Aucun des deux n'aurait survécu à l'opération de l'armée algérienne.

 

 

Souricière

 

 

Vers 4 heures du matin, le convoi franchit la frontière libyenne. L'ont-ils franchie via le check-point officiel des gardes libyens ? Nos sources expliquent que le passage du convoi s'est effectué sans contrôle effectif de la part des Libyens, qui avertiront dans la journée la préfecture d'Illizi de la présence d'une délégation officielle libyenne sur le sol algérien.

 

 

Premier objectif des terroristes : intercepter le bus transportant les étrangers en partance vers l'aéroport d'In Amenas. Sauf que le plan prévu, qui consistait à cueillir le véhicule et ses occupants sans coup férir, est devenu impossible. Ce mercredi-là, l'escorte des gendarmes est doublée. La veille, une importante réunion de direction s'est tenue sur le site en présence du patron Afrique de BP. Les services de sécurité algériens craignaient-ils une attaque ? Les terroristes ouvrent alors le feu. Un gendarme algérien est tué, un autre est blessé, un Britannique est mortellement touché - il s'agit d'un ancien légionnaire chargé de la sécurité du site. Trois Japonais qui tentent de s'échapper du bus sont exécutés. Les assaillants foncent vers le complexe pour accomplir le second plan de l'opération. Il est 5 h 30 du matin.

 

 

Scindés en trois groupes, ils investissent le site. Parmi eux, un ancien chauffeur qui a travaillé dans ce complexe. Le premier groupuscule est chargé de prendre le contrôle de l'usine, les deux autres la base de vie. Devant l'entrée, un agent de sécurité, Mohamed Lamine Lahmar, qui tente de résister, est abattu d'une balle dans la tête. Des gendarmes qui ripostent à l'attaque sont touchés par des tirs nourris. Les assaillants se faufilent dans les campements où sont logés les expatriés. Dans leurs mains, des listes détaillées des étrangers, avec noms et prénoms, ainsi que les numéros de chalet dans lesquels ils vivent.

 

 

Panique générale

 

 

Les Japonais de la compagnie d'ingénierie JGC sont les premières victimes. Six au moins sont exécutés sur-le-champ. Panique générale dans la base de vie. Des Algériens, qui ne sont guère la priorité des ravisseurs, offrent des cachettes aux expatriés. La plus grosse prise d'otages jamais connue en Algérie commence. Parmi les captifs étrangers, certains sont ligotés, d'autres portent des ceintures d'explosifs et des colliers de Semtex noués autour du cou. Quelque 150 Algériens sont également retenus. Ils seront plus tard libérés sains et saufs. À 10 h 30 du matin, l'information fait déjà le tour du monde. Les médias vont relayer l'événement en direct, minute par minute.

 

 

À Alger, un état-major de crise qui comprend différents corps de sécurité, en liaison avec la primature, est installé. Décision est prise de dépêcher sur les lieux deux équipes d'élite composées du GIS (Groupe d'intervention spéciale), qui dépend de la gendarmerie nationale. La consigne ? Empêcher les terroristes de quitter le site avec les otages, préserver les installations d'éventuelles explosions, et récupérer, autant que faire se peut, les employés. Le complexe est quadrillé par les unités de l'armée venues avec des chars. Des hélicoptères sont envoyés sur place. Des avions également, avec dans leurs soutes une panoplie d'équipements ultramodernes : matériel d'écoute pour intercepter appels téléphoniques, équipements d'optique et de vision nocturne, gadgets pour détecter une présence humaine même derrière d'épais murs en béton... D'autres avions opèrent au-dessus du site pour en transmettre des images en direct au poste de commandement.

 

 

Pris dans la souricière, les terroristes veulent négocier. Tantôt ils réclament des véhicules tout-terrain, tantôt la libération de jihadistes emprisonnés en Algérie, le retrait des troupes françaises engagées au Mali, voire la libération de prisonniers islamistes incarcérés aux États-Unis. En cas de refus des autorités algériennes, ils menacent d'exécuter les otages et de faire sauter le complexe. Mais les autorités algériennes, elles, proposent deux choix, pas trois : la reddition ou la mort. Mercredi, en fin de journée, le ministre de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, donne les directives : pas de négociations, pas de satisfaction des revendications.

 

 

Jeudi 17 janvier, milieu de journée. Les ravisseurs tentent de quitter le site à bord de pick-up dans lesquels ils ont entassé des otages, chargés comme des bombes humaines. Lorsque le convoi sort de l'enceinte, un hélicoptère qui tournoie dans le ciel filme la manoeuvre. Ordre est donné d'intercepter les terroristes, qui ne doivent en aucun cas parvenir à fuir et à gagner le territoire libyen.

 

 

Missiles

 

 

Trois missiles à guidage laser sont aussitôt expédiés, à partir d'un hélicoptère Super Hind, sur le convoi, qui est pulvérisé. On retrouvera plus tard les carcasses calcinées des véhicules et des corps carbonisés. Un autre avion lâche des tirs de saturation sur la base de vie sans viser des cibles humaines. Le premier assaut est donné. Dans le feu de l'action, des dizaines de travailleurs prennent la fuite, d'autres sont libérés et exfiltrés. Certes, plusieurs terroristes sont abattus au cours de l'intervention, mais il en reste une poignée retranchés dans l'usine. Ils détiennent encore sept otages. Il faudra deux jours pour en venir à bout.

 

 

Vendredi 18 janvier. Une partie du site est sécurisée. Pour neutraliser le dernier noyau de ravisseurs, les services de sécurité tentent de négocier leur reddition. En vain. Les irréductibles de Mokhtar Belmokhtar refusent et menacent, une fois de plus, d'exécuter les otages.

 

 

Dans une aile de l'usine où ils ont trouvé refuge, les terroristes décident le lendemain de tuer les sept expatriés. Certains sont abattus d'une balle dans la tête, d'autres sont égorgés. Vers 14 heures, à présent informées de ces exécutions sommaires, les forces spéciales engagent l'ultime assaut. Tireurs d'élite et parachutistes s'avancent lentement dans les entrailles du complexe en élimant un par un les onze derniers terroristes. Moins de une heure plus tard, une équipe d'experts arrive sur les lieux pour procéder au déminage. L'opération est terminée. Trente-sept otages sont morts, vingt-neuf terroristes ont été exécutés, et trois autres faits prisonniers.



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Tunisie : Découverte d’un dépôt d’armes à Médenine

 

Un dépôt contenant des kalachnikovs et des bombes a été découvert au nord de Médenine sur la route de Gabès.

 

 

Par ailleurs, des sources proches de la radio de Médenine ont annoncé que les forces de l’ordre sont parvenus a démanteler un réseau appartenant à un groupe terroriste impliqué dans une affaire de trafic d’armes et présent dans plusieurs régions du pays.

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Plusieurs Tunisiens impliqués dans l’attaque d’Aïn Amenas, en Algérie.

L’attaque terroriste contre le complexe pétrolier d’Aïn Amenas en Algérie est l’œuvre d’une quarantaine d’individus, dont 11 Tunisiens. Le groupe commandé par Mokhtar Belmokhtar, dirigeant d’une des branches d’Al-Qaida au Maghreb islamique,connu sous le nom« Des Signataires par le sang » compte des ressortissants de six nationalités différentes. Lors de …

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Tunisie: le mausolée du saint Sidi Bou Saïd a été incendié

 

Le mausolée du saint Sidi Bou Saïd, adossé à la mosquée principale du village et datant du XIIIe siècle, dans la banlieue touristique de Tunis a été ravagé par un incendie samedi 12 janvier. Une partie du lieu de culte destinée aux femmes a aussi été victime des flammes.

 

 

Le monument funéraire n'était pas protégé par la police malgré plusieurs incendies similaires constatés dans des mausolées du pays depuis plusieurs mois.

 

 

Des centaines de protestataires, dont de nombreux artistes, se sont dirigés, dimanche 13 janvier , de Sidi Bou Saïd vers le palais présidentiel de Carthage pour exprimer leur colère contre « un président sans prérogatives ».

 

 

« Raïss bla qarar yraweh iched eddar » (littéralement: « Un président sans décision, rentre à la maison »), scandaient les manifestants, qui ont été bloqués à une centaine de mètres du palais. Un communiqué de la présidence de la République a, certes, été rendu public, samedi soir, condamnant l'incendie par des inconnus du mausolée de Sidi Bou Saïd mais, selon le site Kapitalis, « la société civile ne peut plus se contenter de communiqués, qui ne font plus peur à personne, et surtout pas aux extrémistes religieux qui détruisent des monuments et des mausolées ».

 

 


Le président de la délégation spéciale de Sidi Bou Saïd [équivalent du maire], Mohamed Raouf Dakhlaoui s'est indigné sur la radio Mosaïque de l'incendie du mausolée et a souligné qu'il s'agissait du quatorzième monument religieux dans le pays qui part en fumée sans que les autorités, le ministère des affaires religieuses en l'occurrence ne réagisse.

 

 

Selon M. Dakhlaoui les autorités font la sourde oreille et c'est pourquoi la municipalité ainsi que les habitants de Sidi Bou Saïd vont procéder eux-mêmes et par leur propres moyens à la rénovation et la surveillance du mausolée.

 


Mohamed Raouf Dakhlaoui  a, en outre, déclaré que tout sera fait pour que le mausolée soit prêt pour l'Aïd el-Mouled (fête religieuse marquant la naissance du prophète Mohamet, célébrée cette année le 24 janvier) et ce, contre le gré d'Ennahda et de son leader Rached Ghannouchi, selon lui. Il est clair pour M.Dakhlaoui que ceux qui sont derrière cet acte de vandalisme ne peuvent être que de simples petits exécutants ayant reçu l'ordre des parties faisant l'apologie du salafisme et du wahhabisme, en les incitant à la violence. « Nous savons tous qui porte ce type de drapeau et qui fait bouger ces vandales et ils ne nous atteindront pas », a assuré M. Dakhlaoui.

 


Un patrimoine en danger

 


Le village de Sidi Bou Saïd, perché sur une colline dans la banlieue de Tunis, est un site touristique très prisé, connu pour ses petites ruelles et ses maisons traditionnelles aux portes bleues cloutées. De nombreux mausolées dédiés à des saint musulmans ont été incendiés ou saccagés ces derniers mois en Tunisie, des actes attribués aux salafistes, mouvance rigoriste radicale de l'islam sunnite qui considère comme impie d'honorer des saints.

 


« L'Unesco s'inquiète de plus en plus » s'alarme Zoubeir Mouhli, l'un des responsables de l'association de sauvegarde de la médina de Tunis, cité par Le Point. Sidi Bou Saïd est conjointement avec Carthage inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985.  Pour Zoubeir Mouhli, « il faut arrêter ce fléau.

 

 

De Tombouctou à Alep, en passant par Tunis, c'est tout le patrimoine arabo-musulman qui est en danger ». En Tunisie, depuis quelques mois, plus d'une dizaine de mausolées soufis ont été la cible d'attaques.

 

 

Certains ont été endommagés, comme celui de Sidi Yacoub à Gabès. D'autres incendiés, comme celui de Saïda Manoubia à La Manouba en octobre. Un groupe de salafistes a ainsi été arrêté début décembre 2012 et poursuivi pour l'incendie en octobre de l'un des principaux mausolées soufis de Tunis, la zaouïa Saïda Manoubia.

 

 

Le courant radical, qui représente entre 3.000 et 10.000 personnes en Tunisie, est aussi accusé d'avoir organisé une série d'actions violentes depuis la révolution il y a deux ans.

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Incendie du mausolée de Sidi Bou Saïd

Quatre individus, selon le témoignage d’une voisine, attaquent le mausolée de Sidi Bou Saïd en banlieue nord de Tunis et y mettent le feu. L’incendie cause d’importants dégâts au mausolée, classé patrimoine mondial par l’UNESCO. Cet acte suscite une vive réprobation des partis et de la société civile. Il s’inscrit …

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Tunisie – la Marsa : Le mausolée de Sidi Abdelaziz attaqué

 

Les attaques qui visent les mausolées soufis en Tunisie continuent. Cette fois-ci, c’est au tour du mausolée Sidi Abdelaziz Al-Mahdaoui à la Marsa d’être attaqué par des individus qui auraient lancé un objet inflammable dans la soirée du jeudi 10 janvier 2013. Néanmoins, le feu a été rapidement maîtrisé.

 

 

Rappelons que plus d’une vingtaine de « Zaouia », de « Maqam », et de « tombeaux » appartenant à des confréries soufis ou abritant des « walys » (saints) ont été attaqués, incendiés ou profanés par des salafistes d’obédience wahabite après la révolution.

 

 

En dépit de leur  importance historique et architecturale les mausolées demeurent de hauts lieux de liturgie islamique.Saint-patron de la ville Abdelaziz Al-Mahdaoui était un contemporain d’Ibn Ârabi (grande figure du soufisme) à qui ce dernier a dédié plusieurs écrits.

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Menzel Abderrahmane-Le mausolée de Sidi Ali Hachani incendié

 

Le mausolée de Sidi Ali Hachani, situé à Menzel Abderrahmane (gouvernorat de Bizerte), a été incendié hier soir, apprend-on ce mardi 1er janvier 2013.


Selon les informations recueillies par notre correspondant dans la région de Bizerte, l'incendie déclenché vers 01h00 a été maitrisé par les pompiers et les unités de l'armée nationale avec l'aide d'un groupe de citoyens.


L'incendie pourrait être criminel, des Corans se trouvant à l'origine au mausolée ayant été déplacés.

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Tunisie – Descente de police meurtrière à Douar Hicher

 

Faisant suite aux informations recueillies auprès des individus arrêtés dans ce qu’il a été convenu d’appeler « groupe de Jendouba », en référence aux groupes d’individus qui avaient été appréhendés à Fernana puis à Jendouba et au Kef, les forces de l’ordre ont pu avec quelques recoupements, débusquer quelques caches d’armes et ont entrepris de les neutraliser.

 

 

Dans ce cadre, une descente a été programmée durant la nuit de samedi à dimanche, dans la région de Douar Hicher, où deux maisons étaient visées.

 

 

Dans l’une des maisons, les agents ont pu appréhender trois individus armés. Dans la seconde, ils ont eu la surprise d’être accueillis à coups de rafales de Kalachnikov. Les agents ont du riposter, ce qui s’est soldé par le décès de l’épouse du suspect par balle, et la blessure de ce dernier.

 

 

Le suspect a été transféré dans un état critique à un hôpital de la capitale.

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