Vendredi , 26 février 2021
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Archives du blog

Un salafiste tire sur la police, prend un enfant en otage et lance une grenade

 

Une opération de police visant trois personnes a eu lieu le 3 août dans la région de Sousse. Au cours de cette opération, un individu d’obédience salafiste avec ses deux complices, a sorti une arme et a ouvert le feu sur les policiers aux abords de l’hôpital « Sahloul ». 

 



Par la suite, il a agressé un père qui tentait de l’empêcher de prendre son fils en otage. Le tireur s’est servi de l’enfant comme bouclier humain pour couvrir sa fuite et empêcher les policiers de lui tirer dessus ou de l’arrêter. Après avoir relâché l'enfant, l’individu poursuivi n’a pas hésité à jeter des grenades en direction des policiers. L’agresseur est toujours en fuite alors que ses deux complices ont été arrêtés. 

 



D’après un communiqué du ministère de l’Intérieur paru dans la soirée du 3 août, cette personne est liée à une opération des unités spéciales qui a déjoué un complot dont l’objectif était d’assassiner une autre personnalité politique dans la ville de Sousse. La perquisition effectuée dans le domicile des personnes concernées a permis de saisir des armes, des grenades et des documents. 

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Carnage au Chaambi : 8 militaires tués et 3 blessés, deuil national de trois jours

 

Une heure avant la rupture du jeune, huit militaires ont été tués et dépouillés de leurs armes lors d’une embuscade par un groupe armé, près du Mont Chaambi lundi vers 18h30. Trois autres militaires ont été blessés. Tous membres d’une unité d’élite, ils sont été pris de surprise et certains parmi eux ont été égorgés, leurs armes ainsi que leurs uniformes ont été volés. La présidence de la République a décrété un deuil national de trois jours.

 


Dans une adresse à la nation, le président de la République provisoire Moncef Marzouki, a vivement condamné cet acte odieux, appelant les Tunisiens à faire preuve d’esprit de corps et de s’unir tous pour faire face au terrorisme périlleux qui s’exerce sur le pays, sans discernement. « Quelque soient nos dissensions, et au-delà des erreurs commises par les uns comme par les autres, a-t-il déclaré, nous devons reprendre le dialogue et parvenir ensemble aux solutions appropriées à même de préserver l’intégrité de la Tunisie et sa sécurité». 

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Tunisie: l’assassinat de Mohamed Brahmi fragilise encore davantage le pays

 

Jeudi 25 juillet 2013, la Tunisie a vécu son deuxième assassinat politique en à peine six mois avec l'agression armée du député de la gauche nationaliste Mohamed Brahmi après celle, dans les mêmes circonstances, de Chokri Belaïd en février. Depuis, le pays est plongé dans l'incertitude. La transition et la rédaction de la Constitution sont gelées par le retrait d'une soixantaine de députés de l'opposition qui demandent la démission du gouvernement à majorité et la dissolution de l'Assemblée constituante devant laquelle ils tiennent un sit-in permanent avec des milliers de manifestants, jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause. A Sidi Bouzid, après des échauffourées avec la police, les manifestants rassemblés devant la préfecture pour demander le départ d'Ennahda, ont été dispersés par des gaz lacrymogènes.

 


Tout a commencé jeudi 25 juillet, devant l’hôpital de l’Ariana près de Tunis. Ils sont déjà des milliers à la mi-journée. Les slogans sont presque tous dirigés contre les islamistes d’Ennahda et contre leur chef Rached Ghannouchi qualifié d’assassin. Des proches, des partisans, de simples citoyens, tous viennent d’apprendre l’assassinat du député Mohamed Brahmi, tué de 14 balles devant son domicile. Ce jour-là, dans l’hôpital, au milieu des cris de la foule, sa veuve, Mbarka Brahmi attend la dépouille de son époux. Elle aussi accuse immédiatement les islamistes au pouvoir : « Je vous félicite Ennahda et vos alliés de la Troïka! Une fois de plus, vous avez fait taire une voix libre et juste ! ». Le corps quitte l’hôpital accompagné par des milliers de personnes. Après ce deuxième meurtre politique en six mois, la plupart pensent déjà à la chute d’Ennahda.

 


Dès le lendemain, en conférence de presse le ministre de l’Intérieur met en cause une cellule salafiste jihadiste. Le même commando incriminé dans le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd en février. Selon les autorités, c’est la même arme qui aurait servi pour tuer ces deux figures de la gauche tunisienne, mais l’annonce ne calme en rien la colère de l’opposition.

 


Samedi, c’est une marée humaine qui assiste aux obsèques de Mohamed Brahmi. Et après l’enterrement, beaucoup se dirigent vers l’Assemblée nationale pour demander sa dissolution. Parmi eux, certains députés qui annoncent geler immédiatement leurs activités.

 


« L’Assemblée a perdu sa légitimité dès que la première balle a touché Brahmi ! »

 


C’est le cas de Mohamed Ali Nasri, député du parti Nidaa Tounes, pour la ville de Gafsa dans le centre. Il témoigne : « Tout le monde a fait le déplacement du cimetière jusqu’ici pour protester pacifiquement et demander la dissolution de l’Assemblée. Elle est finie, elle a perdu sa légitimité le jour où la première balle a touché le corps de Brahmi. L’Assemblée est morte avec lui ».

 


Très vite les manifestants sont dispersés à coup de gaz lacrymogènes. Mais le mouvement est lancé le soir même après la rupture du jeûne du ramadan. Près de 3 000 personnes demandent la dissolution de l’Assemblée et un gouvernement de Salut national. Une demande désormais reprise par une soixantaine de députés grévistes. Ils sont parvenus à isoler la majorité islamiste. Parmi eux Nadia Chaabane du parti de gauche Massar, entend poursuivre le sit-in devant l’Assemblée jusqu’à ce qu’Ennahda quitte le pouvoir. « Une chose est sûre, estime-t-elle, ce qui a mené à l’assassinat c’est le type de discours populiste et extrêmement violent de certains élus d’Ennahda. »

 


Négocier pour sauver le pouvoir d’Ennahda

 


En face, quelques mètres plus loin derrière les barricades métalliques et un cordon de sécurité et un cortège policier de séparation, se trouvent les manifestants islamistes, beaucoup moins nombreux, venus soutenir la légitimité électorale. L’un de ces manifestants explique : « La démocratie a des principes. Lorsqu’on fait une élection, on doit respecter l’élection, et si on doit punir quelqu’un, on le punit à la prochaine élection. C’est ça la démocratie. On ne peut pas dissoudre l’Assemblée, ça serait le désordre total. Si on a des conflits, on peut trouver des solutions. En attendant notre peuple est uni, on veut rester uni et on le restera inch’allah ! »

 


Négocier pour sauver son pouvoir, le parti Ennahda l’avait déjà fait après l’assassinat de Chokri Belaïd. En février les islamistes avaient dissout le gouvernement et concédé des ministères régaliens à des personnalités apolitiques. Six mois plus tard, après un deuxième assassinat politique d’autres concessions seront sans doute nécessaires.



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Explosion d’un engin piégé à La Goulette

 

Un véhicule de la garde nationale (gendarmerie) a été visé samedi par l'explosion d'un engin piégé à La Goulette, près de Tunis, ont annoncé les radios et un résident à l'AFP.

 


L'explosion, qui a eu lieu à 05H45 locales (04H45 GMT) près du marché de cette banlieue nord de Tunis, a endommagé le véhicule de type 4x4 en stationnement devant le poste de la garde nationale, ont rapporté les radios Express Fm et Shems FM.

 


Confirmant l'information donnée plus tôt par les radios Express FM et Shems FM ainsi qu'un témoin, le ministère à néanmoins démenti que l'explosion avait fait un blessé.

 


"Une bombe artisanale a explosé samedi sur l'avenue Habib Bourguiba à La Goulette endommageant l'arrière d'un véhicule de la Garde nationale, sans faire de blessés", a dit à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mohamed Ali Aroui.

 


Des éboueurs avaient repéré un carton placé sous le véhicule et en ont alerté la permanence de la Garde nationale. L'explosion a eu lieu lorsque le gendarme de faction s'est approché de la voiture, a rapporté le témoin à l'AFP.

 


Les riverains ont été réveillés par le bruit de l'explosion qui a provoqué un début de panique, avant l'arrivée des forces de la protection civile, selon la même source.

 


C'est le premier incident du genre en Tunisie à viser un véhicule des forces de sécurité. Il survient au surlendemain de l'assassinat d'un opposant politique de gauche Mohamed Brahmi qui doit être enterré ce samedi lors de funérailles à hauts risques, au lendemain de manifestations parfois violentes à travers le pays contre le gouvernement.

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