Jeudi , 15 avril 2021
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C’est l’Etat qui est visé

 

 

Que l’on ne s’y trompe pas: ce sont les fondements de l’Etat qu’ils veulent saper. Jihadistes de tous bords, mais aussi aventuriers politiques qui n’ont jamais admis l’idée de la République, laïque et moderne, ils s’évertuent à disloquer les rouages de ce que la Tunisie a forgé de plus précieux, son système, son administration, son Etat. Torpiller le processus de transition démocratique et plomber les élections n’est qu’une étape dans leur sinistre stratagème. La finalité est de mettre le pays à genoux, puis, tels des vautours, le dépecer. Leurs acolytes s’y essayent en Syrie, en Irak, comme en Libye, avec des fortunes diverses, mais la même hargne, les mêmes charognards et, souvent, les mêmes bailleurs de fonds.

 

Maintenant, ils s’acharnent sur la Tunisie, la prenant pour une proie facile. Et voilà les «Abou… » obscurantistes et rétrogrades se lançant à son assaut, soutenus par les fonds des uns et le silence complice des autres. Le drame, c’est que la classe politique, syndicale et sociétale, censée être à l’avant-garde de la nation, ne mesure pas encore l’ampleur du désastre qui nous guette tous. Obnubilés par la course à Carthage, pour les leaders, et au Bardo, pour leurs lieutenants, ils ne pensent qu’à ça. Négociations sur les investitures, marchandages sur les alliances, collecte de fonds et mobilisation des troupes, ils ont la tête ailleurs.



Peu importe pour eux l’aggravation des menaces sécuritaires, la détérioration des finances publiques, l’enlisement de l’économie, la chute du dinar, l’accumulation des ordures, la dégradation de l’environnement, le pillage du patrimoine, les constructions anarchiques, l’usurpation des espaces publics et les abus en tous genres. Seuls comptent leurs intérêts personnels, leurs ambitions démesurées et le positionnement de leurs partis. L’envie effrénée du pouvoir l’emporte sur tout le reste.

 

Qui se soucie alors de la Tunisie et des Tunisiens? Même ceux qui prétendent porter un projet pour le pays n’en ont guère esquissé jusqu’à présent les moindres contours. Point de vision d’avenir, point de programme, pour la plupart. Exception faite des extrémistes, de droite comme de gauche, qui arrivent à peine à voiler leurs desseins.



Que faut-il pour tirer ces politiques, désunis, dépourvus de sens de l’Etat et d’attachement à l’intérêt supérieur de la nation, de leur tragique dérive ? Que faut-il pour les aligner tous ensemble dans un sursaut salvateur, soudant les rangs et mobilisant les énergies pour prémunir le pays contre ses assaillants? Le nombre des martyrs tombés au champ de bataille contre le terrorisme ne suffit-il pas encore? Le désastre économique n’est-il pas encore catastrophique? La recrudescence de la contrebande, du banditisme, de la violence et du crime organisé n’a-t-elle pas encore atteint le zénith? Combien de temps la Tunisie peut-elle tenir encore?  Qui la sauvera?



Aujourd’hui, plus que jamais, le retour de la sagesse s’impose en nécessité impérieuse. Le salut ne peut venir que de la clairvoyance des dirigeants politiques, syndicaux et acteurs significatifs de la société civile. L’assassinat de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi nous a cependant appris qu’ils ne bougeront que sous la pression d’une grande mobilisation populaire, d’un vaste mouvement dans la rue. C’est-à-dire ces dizaines et dizaines de milliers de Tunisiens et de Tunisiennes qui, descendus dans la rue,  restés en sit-in, criant sans relâche leur indignation,  avaient entretenu la flamme de l’espoir et forcé le destin. Faut-il qu’ils reviennent à la charge pour imposer ce grand sursaut national et défendre l’Etat? 



Il y a péril en la demeure !

 

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Quelle importance donner à l’arrestation du chef terroriste d’Ansar Charia, Afif Amouri ?

 


L’annonce du ministère de l'Intérieur (MI) de l’arrestation (le 31 juillet 2014) à Regueb, de l'un des dirigeants de l'organisation interdite Ansar Charia, Afif Amouri, qualifié de «dangereux terroriste», est de nature de redonner actualité et relief au dossier des assassinats et des plans terroristes dans le pays.



Le nom d’Afif Amouri, qui serait le deuxième responsable de la communication d'Ansar Charia, après Seif Eddine Rais, a été cité au moins à trois reprises dans les enquêtes liées aux assassinats politiques et aux opérations terroristes. D’abord, il a voulu, en sa qualité de chargé de la communication de l’organisation terroriste, publier une vidéo de Abou Iyadh ( Seifallah Ben Hassine) lors de l’assassinat de Chokri Belaid , le 6 février 2013 , mais les services du MI ont empêché cette publication sur les médias audiovisuels et sur les réseaux sociaux, parce qu’elle incitait à la violence de manière explicite. Les mêmes services ont intercepté une communication téléphonique de sa part avec Kamal Gadhgadhi, principal accusé dans l’assassinat de Chokri Belaid et impliqué dans la cache d’armes découverte à Mnihla, quelques jours après cet assassinat le 20/2/2013. Enfin, il est accusé d’être l’organisateur de la fuite d’Abou Iyadh de la mosquée Al Fath encerclée par les forces de l'ordre, le 17 septembre 2012. Abou Iyadh s’est déplacé trois jours après l’attaque de l’ambassade américaine, pour prononcer l’oraison funèbre de 4 djihadistes morts lors de l’attaque.



Il est vrai que le témoignage de l'ancien directeur général au ministère de l’Intérieur, Taoufik Dimassi, a révélé que la décision de faciliter la sortie d’Abou Iyadh de la Mosquée Al Fath était politique, et qu’elle a été prise par le ministre Ali Lâarayedh lui-même , mais l'enquête a révélé également que c’est Afif Amouri qui a organisé l’opération de repli, sur les plans technique et opérationnel , en utilisant une voiture Peugeot 307 procurée par Mohamed Ali Dammak, un des accusés dans l’assassinat de Chokri Belaid.



L ' IRVA (Initiative pour la Recherche de la Vérité sur l'Assassinat de Chokri Belaïd) a attiré l’attention sur le fait que le nom de Afif Amouri n’a pas été cité lors de l’enquête sur l’assassinat de Chokri Belaid, et est allée, en février 2014, jusqu’à accuser le MI d'avoir sciemment dissimulé ce nom, et demandé à ce qu’il soit ajouté à la liste des personnes à interroger et qu’il fasse l'objet d'un mandat de recherche et que l’enquête sur son implication dans l'assassinat de Belaïd soit relancée.


Le communiqué du MI annonçant l’arrestation d’Afif Amouri a précisé que trois mandats de recherche avaient été émis à son encontre, et qu’il est lié à des opérations terroristes et des assassinats.



Cette arrestation est de nature à faire davantage de lumière sur les plans terroristes fomentés depuis 2011, et le rôle joué par Ansar Chariâa dans la mise en place de l’architecture djihadiste en Tunisie .Mais les observateurs ont relevé que, depuis fin mai 2014, le terrorisme en Tunisie, dans la foulée de ses succès au Moyen-Orient et en Libye, apparaît sous un nouvel angle et se dote de moyens humains et matériels beaucoup plus importants qu’auparavant. Les dernières opérations de Kasserine, entre autres l’attaque du domicile du ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou , de Chaâmbi et de Jebel Ouergha ont administré la preuve qu’une nouvelle génération de terroristes, constituée pour la plupart d’étrangers peu au fait de la réalité tunisienne, est entrée en lice dont les objectifs relèvent d’une logique régionale et internationale. Ceci donne à penser qu’Afif Amouri et les groupuscules qu’il dirigeait, sont à ranger dans la préhistoire du terrorisme en Tunisie. Cette nouvelle orientation, très patente depuis quelques semaines, dicte de relativiser « l’exploit » de l’arrestation de Amouri que les services de sécurité revendiquent comme un grand pas dans le démantèlement du réseau terroriste.

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Jendouba : Echange de tirs avec un groupe terroriste

 

Des échanges de tirs ont eu lieu, jeudi après-midi, 31 juillet 2014, à Ain Debba, entre des gardes nationaux et des militaires d’un côté, et des terroristes de l’autre.

 

La localité de Ain Debba se trouve dans la délégation de Fernana, gouvernorat de Jendouba, dans le nord-ouest, àla frontière avec l’Algérie.

 

Selon une source sécuritaire à Jendouba, citée par l’agence Tap, cet échange de tirs est survenu suite aux opérations de ratissage effectuées pour détruire l'une des cachettes des terroristes située à proximité de Oued Kheljen, qui a déjà été utilisée lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, en juin dernier, soldés par la mort de 2 terroristes, dont l'un est originaire de Jendouba.

 

«Ce sont les terroristes qui ont commencé par ouvrir le feu et les forces de sécurité n'ont pu identifier aucun membre du groupe», a précisé la source sécuritaire, ajoutant que les unités de la garde nationale et de l’armée continuent de traquer le groupe qui a pris la fuite en direction de la forêt.

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Lutte antiterrorisme: Les forces de sécurité marquent des points

 

Le ministère de l’Intérieur affirme avoir arrêté 221 présumés terroristes et 53 extrémistes religieux qui ont célébré la mort des 15 militaires récemment à Kasserine.

 

Selon le ministère de l’Intérieur, qui ne précise pas depuis quand ces arrestations ont été effectuées (1 semaine, 1 mois, 1 an?), le renforcement du dispositif sécuritaire a permis de mener des opérations plus précises et de mettre ainsi la main sur plusieurs personnes impliquées dans des activités terroristes: présumés terroristes, personnes finançant les groupes terroristes, administrateurs de pages Facebook prônant le jihad et autres.

 

Les 53 individus arrêtés pour avoir célébré le meurtre des 15 soldats, dans une attaque terroriste, le 16 juillet dernier, à Henchir Ettalla, à Jebel Chaambi, gouvernorat de Kasserine (centre-ouest), risquent jusqu’à un an de prison ferme.

 

Par ailleurs, le ministère des Affaires religieuses a repris le contrôle de 6 mosquées jusque-là occupées par des extrémistes religieux et a eu recours la force publique pour imposer la neutralité des prêches dans 22 autres où seront nommés des imams dépendant de sa tutelle.

 

Ces données ont été données dans un communiqué de la présidence provisoire du gouvernement à l’issue de la réunion, jeudi, à la Kasbah, de la cellule de crise chargée du suivi de la situation sécuritaire dans le pays.

 

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Sahbi Jouini persiste et signe

 

L’avocat Nizar Ayed a confirmé la comparution du syndicaliste Sahbi Jouini devant le procureur général adjoint du tribunal de première instance de Tunis.

Sahbi Jouini a maintenu ses déclarations selon lesquelles le ministère de la défense aurait reçu un télégramme de la part du ministère de l’intérieur le prévenant de l’attaque terroriste survenue le 16 juillet 2014 au Mont Chaambi et qui a fait 15 martyrs parmi les soldats et 23 blessés.

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Ras Jedir: les gardes frontaliers libyens tuent sept égyptiens

 

Plusieurs réfugiés égyptiens, coincés du côté libyen ont tenté, jeudi 31 juillet 2014, de forcer le passage à travers le poste frontalier de Ras Jedir ce qui a poussé les forces de l'ordre à ouvrir le feu sur les réfugiés ce qui a coûté la vie à sept d'entre eux, quatre blessés ont été enregistrés.

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Jendouba : Affrontements entre les forces sécuritaires et un groupe terroriste armé

 

Un échange de tirs a eu lieu ce jeudi 31 juillet 2014 dans la région de Fouazîa relevant du gouvernorat de Jendouba entre des unités sécuritaires et d’autres militaires, d’un côté, et un groupe terroriste de l’autre, suite à une opération de ratissage menée conjointement par l’armée et la garde nationale, selon l’agence TAP.

 

Par ailleurs, les deux porte-paroles des ministères de l’Intérieur et de la Défense, Mohamed Ali Aroui et Lamjed Hami ont déclaré, à la TAP, que les bombardements sont en cours pour traquer les terroristes et les tuer. On notera que la région de Fouazîa est située sur la frontière avec l'Algérie et les terroristes traqués n'ont pas d'issue pour s'enfuir, un affrontement est donc inévitable. Les échanges de tirs se poursuivent à l'heure de la rédaction de ces lignes.

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Le chef d’état-major de l’armée de terre tire sa révérence: Les dessous d’une démission

 

Homme de terrain en charge de la lutte antiterroriste, le général Mohamed Salah Hamdi claque la porte. Les raisons de sa démission sont à rechercher, selon les spécialistes, dans le manque de coordination entre l’armée, la garde nationale et la police et les interférences de certaines parties politiques

L’information est tombée comme un couperet suscitant étonnement et stupéfaction : Mohamed Salah Hamdi, chef d’état-major de l’armée de terre et premier responsable de la lutte menée par l’Armée nationale au jebel Chaâmbi contre les terroristes qui y sont retranchés depuis près de deux ans, a démissionné de ses fonctions.

La nouvelle a été confirmée hier après-midi par le ministère de la Défense (voir encadré).

Reste à savoir pourquoi Mohamed Salah Hamdi, nommé fin juillet 2013 en remplacement du général Rachid Ammar, a-t-il décidé de tirer sa révérence, une année presque jour pour jour après avoir été désigné pour nettoyer jebel Chaâmbi des jihadistes qui s’y sont installés et présenté comme un homme de terrain qui conduisait en personne les opérations de ratissage, de déminage et de traque des semeurs de mort.

Et les supputations sur les réels mobiles de cette démission inattendue de pleuvoir au moment où la Tunisie se prépare à prendre possession de douze hélicoptères Black Hawk américains destinés à la lutte antiterroriste (voir La Presse du dimanche 27 juillet).

Y a-t-il un lien quelconque entre la démission de Mohamed Salah Hamdi (déposée selon les premières révélations le 23 juillet) et la visite éclair de Mehdi Jomâa à Tebessa et sa rencontre avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien, au cours de laquelle il a été question presque exclusivement de la coopération et de la coordination entre les armées tunisienne et algérienne en matière de lutte contre les terroristes retranchés au jebel Chaâmbi, surtout que l’Algérie a déployé, selon des informations de presse, quelque 8.000 soldats sur la frontière tuniso-algérienne.

En demandant à quitter ses fonctions, Mohamed Salah Hamdi voulait-il protester contre l’opération réhabilitation des anciens militaires appartenant au groupe dit le groupe de Barraket Essahel qui ont repris leurs galons et dont certains vont réintégrer l’armée comme l’a laissé entendre le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, lors de la cérémonie du 24 juillet.

 

Si on quitte l’armée,

c’est pour toujours

Autant d’interrogations, d’analyses et de pronostics qui entourent la mystérieuse démission de Mohamed Salah Hamdi.

La Presse a recueilli les réactions ou les lectures de certains spécialistes qui suivent de près l’action menée par l’Armée nationale et l’institution sécuritaire (police et garde nationale) ainsi que les interventions répétées de la cellule de crise présidée par Mehdi Jomâa, chef du gouvernement, en vue de faire face à l’hydre terroriste.

Pour Nasr Ben Soltana, président du Centre tunisien des études de sécurité globale, «la démission de Mohamed Salah Hamdi s’inscrit dans un contexte général même si toutes les interprétations ou lectures peuvent être valables. Homme de terrain et en charge quotidienne de la lutte contre les terroristes, il a sûrement compris que la stratégie suivie jusqu’ici en la matière n’est pas la plus indiquée à réaliser les résultats escomptés.

Son geste dénonce à coup sûr la campagne de dénigrement dont souffre actuellement l’institution militaire accusée d’avoir failli à sa mission. C’est aussi un cri contre les tiraillements politiques dont les auteurs mettent en cause la compétence de l’institution militaire qui commence à avoir le sentiment que certaines parties sont en train de la saboter en servant les intérêts des terroristes qui semblent bénéficier, de plus en plus, de soutien parmi les populations locales».

Nasr Ben Soltana va encore plus loin pour souligner que «les relations qu’entretiennent certaines parties tunisiennes avec les pays étrangers finançant le terrorisme ne sont plus un secret pour personne. Et ces parties n’arrêteront jamais leurs tentatives portant atteinte à la capacité des institutions militaire et sécuritaire d’éradiquer le terrorisme.

En tout état de cause, l’armée ne peut rester indifférente à la situation générale qui prévaut dans le pays, surtout qu’elle est en train de payer presque quotidiennement le prix fort». Deux autres raisons pourraient avoir poussé Mohamed Salah Hamdi à plier bagage.

«D’abord, le manque de coordination avec les Algériens comme certains analystes le laissent entendre. Seulement, ils oublient que cette question est une question purement politique et l’armée ne peut qu’appliquer les ordres des politiciens.

Plus encore, en Tunisie et du fait des interférences politiques, il n’y a pas d’entente ou de consensus sur l’identification de l’ennemi à combattre. Alors qu’en Algérie, les choses sont claires et l’ennemi est tout indiqué.

Quant à la réhabilitation des membres du groupe des militaires de Barraket Essahel, elle constitue un coup dur porté à l’institution militaire parce qu’il est communément admis dans les mœurs militaires que quand on quitte l’armée pour n’importe quelle raison, on n’y retourne jamais. Les militaires condamnés injustement dans cette affaire peuvent être réhabilités moralement et financièrement mais ne doivent en aucune manière être réintégrés dans l’armée», tient à relever le président du Centre tunisien pour les études stratégiques.

 

Le grand absent, la coordination

«Beaucoup de mystère entoure les dernières opérations menées par les terroristes qui ont fait 17 victimes parmi nos soldats. Le malheur est que ces drames ont eu lieu à quelques kilomètres de nos frontières avec l’Algérie. On nous parle à longueur de journée de la coordination sécuritaire avec les Algériens. En réalité, sur le terrain, il n’en est rien», soutient Fayçal Chérif, universitaire et analyste militaire.

Il revient à la rencontre Jomâa-Abdelmalek Sellal à Tebessa pour s’interroger: «De quoi les deux hommes ont-ils parlé exactement? Personne ne peut répondre à cette question. La Tunisie a-t-elle demandé davantage de soutien de la part des Algériens qui auraient peut-être répondu négativement ? En tout état de cause, Mohamed Salah Hamdi était sur le terrain et il sait de quoi il a besoin», relève-t-il.

Outre la décision de Marzouki de réhabiliter les militaires de Barraket Essahel qui n’a pas plu à l’institution militaire, notre analyste évoque l’épineuse question de la coordination toujours inopérante entre les trois corps sécuritaires chargés de la lutte antiterroriste, à savoir l’armée, la police et la garde nationale.

«Les canaux de transmission des informations ne fonctionnent pas toujours avec la célérité qu’impose la dangerosité de la situation. On attend encore les instructions de sa hiérarchie.

Au niveau opérationnel, nos soldats donnent l’impression qu’ils sont dans un ghetto, coupés du monde. Une autre donnée est à mettre en exergue : l’armée ne peut jamais être sous les ordres de quiconque, c’est bien elle qui doit avoir tout le monde sous ses ordres. Le général Mohamed Salah Hamdi doit avoir le sentiment que ses enfants sont en train de mourir inutilement. Et puis la gaffe du 24 juillet commise par Marzouki est inacceptable», conclut Fayçal Chérif.

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Qui est derrière l’intox de la démission de Mohamed Salah Hamdi ?

 

Contrairement à ce qu’ont publié quelques médias et plusieurs sites et pages FB, réputées proches de la présidence de la République, Mohamed Salah Hamdi n’a pas démissionné de son poste de chef d’Etat major de l’armée tunisienne.

 

Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du ministère de la Défense a démenti mercredi 30 juillet 2014 cette démission.

 

Précisons que l’information de la démission a été ébruitée par le président d’une association proche du palais de Carthage sur sa page FB et ce depuis dimanche dernier, avant qu’elle ne soit relayée, hier mardi, par quelques médias citant des sources dignes de foi. Le tout a été suivi par des « analyses » relayées par des sites et des « journalistes » tout aussi proches de la présidence de la République.

 

Le président de cette association a même appelé à une manifestation, ce dimanche 3 août, pour soutenir l’armée et inviter Moncef Marzouki à refuser la soi-disant démission.

S'agit-il d'une intox délibérément propagée, d'une erreur ou d'un rétropédalage ? Une chose est sure et tout le monde s'accorde à le dire : l'heure est grave !

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Tunisie: La démission du chef d’Etat major de l’armée de terre confirmée par le ministère de la Défense

 

Le général Mohamed Salah Hamdi a présenté sa démission le 23 juillet dernier, selon un communiqué publié par le ministère tunisien de la Défense.

 


Le ministère a indiqué que le chef d'Etat major adjoint assurait actuellement la direction de l'armée de terre sur proposition du ministre de la Défense nationale après concertation entre le président de la République et le chef du gouvernement, jusqu'à désignation d'un nouveau chef d'Etat major et ce, conformément aux dispositions de l'Organisation provisoire des pouvoirs publics.

 


Mardi soir, le porte-parole du ministère de la défense avait pourtant démenti la démission du chef d'Etat major de l'armée de terre. "L'information relatant la démission du général Mohamed Salah Hamdi, relayée par une radio privée et sur les réseaux sociaux, est dénuée de tout fondement", avait-il affirmé dans une déclaration à l'agence TAP.

 


Le Général Mohamed Salah Hamdi avait été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions le 9 juillet 2013, lors d'une cérémonie militaire organisée au palais de Carthage, en présence du Président de la République.

 


Il avait ainsi succédé au Général Rachid Ammar, dont le départ à la retraite avait été annoncé en direct à la télévision le 24 juin 2013.

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