Vendredi , 26 février 2021

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Jendouba — Sécurité: Actions renforcées suite à des pillages

Des campagnes sécuritaires renforcées à Jendouba et Ghardimaou ont été organisées, au cours des derniers jours, par les services du district régional de la Sécurité nationale de Jendouba, avec l’aide des unités de l’Armée nationale. Selon les indications d’une source sécuritaire dans la région à la correspondante de l’agence TAP, ces campagnes interviennent à la suite des troubles commis dernièrement, «par des groupes de délinquants afin de piller et de voler les locaux commerciaux, profitant de l’absence des forces de sécurité, parties en renfort dans le gouvernorat de Siliana». La même source a ajouté que les unités sécuritaires ont arrêté, au cours de ces campagnes, sept délinquants recherchés. Le responsable sécuritaire a indiqué que les activités des brigades sécuritaires vont se poursuivre, au niveau du district de la sécurité de Jendouba, avec un renforcement des campagnes, dans toute la région, soulignant que les forces de sécurité sont prêtes et déterminées à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, «malgré l’insuffisance des moyens de travail, surtout au niveau du transport». Durant le mois de novembre, 105 individus recherchés ont été arrêtés, dans le gouvernorat de Jendouba, pour différentes affaires. Les agents de la police judiciaire ont procédé à l’arrestation de 18 délinquants en flagrant délit, au cours de la même période, pour vol avec violence dans des locaux commerciaux, vol de voiture et de bétail, détention et usage de drogue.

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Emeutes à Siliana, le chaudron social tunisien explose

 


La ville de Siliana (à l’ouest de la Tunisie, à 127 kilomètres de Tunis) a vécu mardi et mercredi deux journées de manifestations violemment réprimées par la police, qui a blessé des dizaines de personnes à l’aide de chevrotines.
 
 
Une manifestation pacifique avait été organisée mardi par la centrale syndicale tunisienne UGTT (Union générale tunisienne du travail), réunissant des milliers de citoyens. Les revendications étaient le départ du gouverneur Ahmed Ezzedine Mahjoub (Ennahdha) jugé incompétent et la mise en place de projets de développement dans la région.
 
 
Ahmed Chafii, le secrétaire général adjoint de l’UGTT à Siliana, explique les motivations de sa centrale au site indépendant tunisienNawaat.org :
 
 
« On n’arrive plus à dialoguer avec le gouverneur, on veut son départ. On veut surtout la création de l’emploi et la mise en place de projets de développement dont la priorité serait la construction d’infrastructures. A Siliana, on a 6 600 chômeurs (enregistrés) dont 4 000 ont des diplômes de l’enseignement supérieur. Nous voulons aussi la libération des manifestants détenus depuis le 26 avril dernier et qu’il y ait justice. »
 
 
Sur Nawaat.org, la journaliste Lilia Weslaty donne la toile de fond économique et sociale de ces événements.
 
 
Le site Nawaat.org poursuit le récit des événements :
 
 
« Devant le gouvernorat, la situation a dégénéré à la suite de jets de pierres. Les forces de l’ordre ont réagi contre les manifestants en utilisant des bombes de gaz lacrymogène, mais aussi des balles de plomb – utilisées pour la première fois en Tunisie – de la société italienne NobelSport. »
 
 
INCIDENTS DE TUNISIE MARDI, SOURCE : NAWAAT.ORG
 
 
David Thomson, correspondant de France 24, et Hamdi Tlili, son fixeur tunisien, ont été blessés par un tir de chevrotine, dans les jambes pour l’un, dans le dos pour l’autre. Le journaliste explique surTwitter :
 
 
« Ça va, il y a des blessés graves. »
 
 
David Thomson a déclaré à Radio Kalima, une radio indépendante en Tunisie :
 
 
« Ça fait deux ans que je couvre des manifestations en Tunisie et je n’ai jamais vu un usage de la force aussi disproportionné. Il n’y avait aucune retenue. La ville de Siliana est en feu ! »
 
 
Selon des sources hospitalières, 265 manifestants ont été blessés suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants.
 
 
Ils souffraient d’impacts de chevrotine de petit calibre, de contusions, de fractures et de coupures. Dix-neuf personnes ont été éborgnées ou aveuglées par les tirs et ont été transférées à la clinique ophtalmologique de Tunis.
 
 
Selon le quotidien gouvernemental La Presse, à l’hôpital de Siliana‪, « en manque total de médicaments contre la douleur type Doliprane, Adol, Dialgesic ».
 
 
Accusations réciproques
 
 
Dans l’ensemble Ennahdha met en cause une provocation organisée par l’UGTT et les partis de gauche, notamment Chokri Belaid (Front populaire).
 
 
Selon le site tunisien DirectInfo, Ennahdha a affirmé, mercredi, que les habitants de Siliana ont été contraints, sous la menace et la peur, à observer une grève générale.
 
 
Dans un communiqué publié en réaction à l’escalade des tensions à Siliana durant les trois derniers jours, le Mouvement Ennahdha appelle «  au calme, à déterminer la responsabilité de chacun et à donner à l’administration et aux autorités régionales et centrales la possibilité de stopper les affrontements et de réaliser les revendications légitimes du gouvernorat  ».
 
 
Le mouvement met en cause «  des parties étrangères au gouvernorat qui ont dévié les revendications légitimes au développement et à l’emploi pour attaquer l’Etat et ses symboles, rejeter le dialogue avec les responsables régionaux et conduire les événements vers des affrontements sanglants avec les forces de l’ordre  ».
 
 
Le site d’info tunisien Mag14 se fait l’écho de cette théorie du complot, avec des détails comme le fait que les pierres jetées sur les policiers auraient été « importées » de l’extérieur... Selon le gouverneur de Silana :
 
 
« La municipalité est en train de travailler dur à nettoyer les rues des pierres importées, oui je dis bien importées et non pas des pierres de Siliana. »
 
 
A l’opposé, le leader Le local de la centrale UGTT dit avoir été agressé par des personnes appartenant à Ennahdha.
 
 
Pour sa part, Iyedh Dahmani, député d’opposition, élu de Siliana a entamé mercredi unegrève de la faim.
 

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Siliana — Violents affrontements avec les forces de l’ordre: Un drame à huis clos

Deux cent vingt blessés Le gouvernorat de Siliana est depuis lundi le théâtre d’un drame à huis clos, marqué par de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des citoyens ayant fait plus de deux cents blessés. Ces événements sont survenus sur fond de mécontentement social, dans une région souvent maintenue à l’écart du développement et des investissements publics conséquents. Répondant à l’appel de l’Union régionale des travailleurs tunisiens, les grévistes, soutenus par un certain nombre de partis politiques et des composantes de la société civile, réclament le départ du gouverneur et le retrait des forces de l’ordre de la ville. Ces dernières sont accusées de recourir à l’usage excessif de la force et à l’emploi de munitions et autres moyens dissuasifs peu communs, comme la chevrotine. Si la tension semblait avoir baissé d’un cran, hier soir, suite au retrait des forces de l’ordre de la ville de Siliana, l’URT maintient cependant son mot d’ordre de grève pour la journée d’aujourd’hui. Un calme précaire règne sur Siliana qui bénéficie du soutien massif et de la sympathie de la part de la société civile. En attendant des mesures concrètes pour le dénouement de cette crise ayant suscité une recrudescence de la violence.

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Avenue Bourguiba : Manifestation de soutien avec les habitants de Siliana

Protestant contre les violences perpétrées actuellement par les agents des forces de l’ordre contre les habitants du gouvernorat de Siliana, revendiquant le départ du gouverneur, quelques deux cents personnes sont sorties manifester aujourd’hui, mercredi 28 novembre 2012, devant le siège du ministère de l’Intérieur, avenue Habib Bourguiba, afin d’exprimer leur soutien aux habitants réprimés. Une manifestation encadrée par la présence de renforts sécuritaires. Les slogans scandés exprimaient leur soutien aux habitants de la ville de Siliana. On pouvait entendre : « Siliana, les Tunisiens sont avec toi », « le gouverneur doit partir », et « Siliana l’oubliée, les nahdhaouis t’ont vendue », entrecoupés par l’hymne national. Certains slogans étaient destinés aux forces de l’ordre, accusées de répression lors des derniers événements de la ville, ainsi qu’au gouvernement : « les Tunisiens n’ont pas peur des balles », « Siliana est en train de brûler, gouvernement colonisateur », ou encore, « le Peuple en a marre des nouveaux Trabelsi »…

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Ali Laarayedh promet une solution urgente au conflit entre les agriculteurs de M’saken et de Sidi Hani

Le ministre de l'intérieur, Ali Laarayedh a promis aux agriculteurs de M'saken (Gouvernorat de Sousse) une solution urgente au conflit qui les opposes aux agriculteurs de la localité voisine de Sidi Hani concernant la propriété de plusieurs terres agricoles. Les agriculteurs de M'saken avaient observé, ce dimanche un sit-in à l'avenue Habib Bourguiba à la capitale en coordination avec la ligue tunisienne de la tolérance.

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Sfax: affrontements entre manifestants et les forces de l’ordre lors de la visite d’une délégation ministérielle

Plusieurs habitants de la région de Chaal à Bir Ali Ben Khelifa (Gouvernorat de Sfax), ont protesté ce dimanche lors de la visite d'une délégation ministérielle à la région. Le principal ministre visé par les manifestants était Abdelwahab Maater à qui ils reprochent la marginalisation de leurs revendications. Ces manifestations n'ont pas tardé à dégénérer est des affrontements ont éclaté entres les manifestants et les forces de l'ordre qui ont utilisé le gaz lacrymogène pour disperser la foule.

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Sfax fête le premier anniversaire de la manifestation du 12 janvier

 

Aujourd’hui, jeudi 12 janvier, Sfax célèbre la grande manifestation du 12 janvier 2011, plus grande manifestation du pays ayant réuni entre 30.000 et 40.000 personnes, devant le siège de l’UGTT.

 

Au centre-ville de Sfax, quelques centaines de personnes se sont réunies aujourd’hui afin de commémorer cette journée historique scandant des slogans tels que « la Tunisie est souveraine, non à l’ingérence des US et du Qatar », ou encore « Oui à un Etat civil, non au califat » ou encore « le travail est un droit ».

Une célébration de 3 jours, prévue pour les 12, 13 et 14 janvier, et qui a réuni de nombreux citoyens, membres de la société civile, mais aussi des représentants de partis politiques venus célébrer l’événement.

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