Vendredi , 1 juillet 2022

Archives du blog

Que cherche le FBI auprès d’Ali Harzi ?

Ali Harzi, qui a failli être à l’origine d’un « incident » entre la Tunisie et les Etats-Unis, doit en savoir des choses, pour que la justice américaine tienne à ce point à l’auditionner. Pour rappel, Ali Harzi a été arrêté à Istanbul, le 4 octobre passé, en compagnie d’un autre ressortissant tunisien, alors qu’ils tentaient de pénétrer sur le sol turc munis de faux passeports. Les agences de presse turques avaient, alors publié que ces deux ressortissants avaient été appréhendés pour leur implication dans l’attaque du consulat américain à Benghazi, le 11 septembre, qui s’était soldée par la mort de quatre américains, dont l’ambassadeur en poste à Tripoli. Le deuxième gars arrêté, un certain Kamel Bouali, originaire de Ben Arous, a été aussitôt refoulé en Tunisie, tandis que Harzi a été maintenu en arrestation, en Turquie, pour des raisons non expliquées. Il s’est ensuite, avéré que ce Ali Harzi a un frère, qui se prénomme Tarek, vétérinaire de son état, et qui est connu par les services anti terroristes comme étant un agent actif d’Al Qaïda, et qu’il avait été arrêté et condamné à mort en Irak depuis cinq ans. Or il s’est avéré que ce Tarek avait réussi à s’évader de sa prison de Tikrit quelques jours avant le 11 septembre. Quelques semaines après son arrestation à Istanbul, Ali Harzi à été expulsé vers la Tunisie, où il a été réceptionné par les services de sécurité, et immédiatement incarcéré. Les causes de cette incarcération demeurent aussi imprécisées. Depuis son arrivée en Tunisie, Ali Harzi a suscité la convoitise des services spéciaux américains qui voulaient l’auditionner quant à sa supposée participation à l’attaque terroriste de leur consulat à Benghazi. Il paraitrait que devant l’hésitation des services judiciaires tunisiens à se plier à cette requête, les américains auraient haussé le ton, et un sénateur américain a même menacé d’arrêter l’aide américaine à la Tunisie, si le FBI n’obtenait pas d’auditionner le suspect. Oui, rien que ça ! Finalement, les autorités tunisiennes ont accepté de permettre aux limiers du FBI, l’accès au prévenu, à condition qu’il soit questionné en présence des autorités tunisiennes. Derrière cet entêtement des américains, il y a certainement ce qui avait été divulgué, comme quoi, Ali avait publié sur les réseaux sociaux des informations sur l’attaque, peu après son déclenchement, ce qui avait attiré sur lui les soupçons des services de renseignement américains. Mais ce qui n’a pas été dit, c’est que les services secrets américains auraient intercepté juste avant l’attaque, des communications téléphoniques entre Ali et son frère, fraichement évadé de Tikrit. Et ces services tiennent absolument à connaitre le contenu de ces communications, car ils suspectent que l’attaque a bel et bien été planifiée par Al Qaïda, et que les ordres émanaient de l’Irak.

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2 senators: Tunisia will grant access to suspect in attack on US compound in Benghazi, Libya

The Tunisian government will allow the United States access to a suspect in the attack on the U.S. consulate in Benghazi, Libya, two senators said Friday. Republicans Lindsey Graham of South Carolina and Saxby Chambliss of Georgia said they’ve been pushing the Tunisian government for access to Ali Ani al Harzi. Earlier this week, in a letter to Tunisia’s government, Graham wrote that “providing access to this suspect is of the highest importance to me and many other members of Congress.” He said, the Tunisian response was “of the utmost importance and could have profound impacts on the relations between our two countries moving forward.” Chambliss last week met with the FBI to emphasize the need for direct access to this suspect and any other individuals related to the Benghazi attacks that killed U.S. Ambassador to Libya Chris Stevens and three other Americans on Sept. 11. The senators said U.S. investigators would interview the suspect under Tunisian supervision. The Tunisian government has confirmed it arrested the 28-year-old Tunisian and that he was in custody in Tunis. “Allowing American investigators in person access will make the interview more meaningful and is a welcome breakthrough in our efforts to find the perpetrators of the Benghazi Consulate attacks,” the senators said in a statement. State Department spokeswoman Victoria Nuland would not comment on the development. “I’m not going to be speaking about any aspect of the requirements to bring to justice those who were responsible for the Benghazi attack,” she said. “I’m not going to speak about our conversations with other governments. I’m not going to speak about what we’re learning, or who we may be pursuing along with the Libyans.” Deputy Secretary of State William Burns met Thursday with Hedi Ben Abbes, a senior Tunisian foreign ministry official, but there were no details on the meeting. Graham is the ranking Republican on the Senate Appropriations subcommittee that oversees American assistance to Tunisia, and Chambliss, is the vice-chairman of the Senate Select Committee on Intelligence, The FBI would not comment on any plans to interview al Harzi.

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Les hautes instances des droits de l’homme enquêtent sur la mort de Lotfi Nakdh

Une délégation des hautes instances des droits de l'homme s'est rendue à Tataouine, mercredi 31 octobre dans le cadre d'une mission d'enquête sur le décès de Lotfi Nakdh, secrétaire général de l'Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP) et coordinateur de Nidaa Tounes décédé le 18 octore dernier après une manifestation organisée par la ligue de la protection de la révolution. La délégation, composée de trois membres ont visité le siège de l'IRAP et se sont entretenus avec la famille du défunt et d'autres parties. Ils ont collecté des photos et des témoignages sur les circonstances de l'incident qui a couté la vie à Lotfi Nakdh.

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Constitutionnalisation des droits humains: La pétition d’Amnesty International soumise au Dr Ben Jaâfar

Le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaâfar, a reçu, hier, une pétition d’Amnesty International pour la garantie de la constitutionnalisation des droits humains, une pétition qui comprend 28 mille signatures du monde entier, dont la Tunisie. Recevant, hier, le directeur de la section d’Amnesty International à Tunis, Lotfi Azzouz et son secrétaire général Zouhair Makhlouf, M. Ben Jaâfar a pris connaissance des recommandations de l’organisation adressées à l’ANC en vue de garantir les droits économiques, sociaux et culturels dans la nouvelle Constitution de la Tunisie, indique un communiqué de l’ANC. «L’assimilation de l’avant-projet de la Constitution par la société tunisienne, après sa présentation à l’opinion publique à travers les médias, a eu un écho pédagogique favorable», a-t-il avancé, dès lors qu’elle a permis aux forces vives de la nation et en premier lieu à la société civile d’exposer leurs points de vue sur les droits et les libertés. Il a ajouté que «les représentants du peuple ont interagi avec ces propositions au sein des commissions constitutives et de la commission mixte de coordination et d’élaboration de la Constitution». Le président de l’ANC a, d’autre part, déclaré que la future Constitution permettra de garantir les libertés, de préserver les spécificités du peuple tunisien et de s’ouvrir sur les valeurs universelles de la démocratie, de la liberté et de l’égalité, lit-on encore dans le même communiqué.

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Extrémisme religieux – Violences: Il faut traduire les responsables en justice

Les autorités tunisiennes devraient enquêter sur une série d’agressions commises par des extrémistes religieux dans les dix derniers mois et traduire les responsables en justice, a déclaré hier Human Rights Watch Dans une lettre adressée aux ministres de la Justice et de l’Intérieur le 11 juillet 2012, Human Rights Watch a décrit en détail six incidents au cours desquels des individus ou des groupes apparemment poussés par des motivations religieuses ont attaqué des gens – pour la plupart des artistes, des intellectuels et des militants politiques – à cause de leurs idées ou de leur façon de s’habiller. Human Rights Watch a également reçu des informations sur un autre cas similaire, l’agression en août des organisateurs d’un festival par un groupe religieux radical. « L’échec des autorités tunisiennes à enquêter sur ces attaques renforce l’impunité des extrémistes religieux et peut les encourager à être plus violents », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. La lettre aux ministres de la Justice et de l’Intérieur détaillait l’échec apparent des autorités à réagir à ces agressions. Human Rights Watch demandait aux ministres si les forces de l’ordre et les autorités judiciaires avaient agi en réponse aux plaintes déposées par les victimes des attaques et si des suspects avaient été inculpés ou traduits en justice. Human Rights Watch n’a reçu aucune réponse à cette lettre. Les victimes de ces six affaires sont: Rajab Magri, un professeur d’art dramatique et militant de la société civile, attaqué le 14 octobre 2011, et à nouveau le 25 mai 2012, au Kef; son neveu Selim Magri, le 7 mai 2012 au Kef; Jaouhar Ben Mbarek, un militant et coordinateur du réseau social Doustourna, le 21 avril 2012 à Souk Al Ahad; Zeineb Rezgui, une journaliste, le 30 mai 2012 à Tunis; et Mohamed Ben Tabib, un documentariste et professeur de philosophie, le 25 mai 2012 à Bizerte. Dans les six affaires, les victimes ont déposé plainte auprès des postes de police juste après les attaques, en identifiant les agresseurs dans la plupart des cas. Pour autant que Human Rights Watch ait pu l’établir, la police n’a arrêté aucun des agresseurs ni n’a entamé d’enquête formelle ou de poursuites contre eux. Selon le droit international, les autorités tunisiennes ont l’obligation d’enquêter sur les personnes qui en agressent d’autres, de les poursuivre et de donner aux victimes des moyens de recours efficaces. Dans le cas d’agression le plus récent porté à l’attention de Human Rights Watch, le 16 août, un groupe d’hommes barbus a attaqué un festival marquant le Jour international de Jérusalem, à Bizerte, une ville à 40 km au nord de Tunis, blessant au moins trois militants. Khaled Boujemaa, un militant des droits humains et organisateur du festival, a déclaré à Human Rights Watch que ce jour-là il avait appelé le chef de la police à plusieurs reprises, d’abord pour l’informer de menaces de la part de personnes qu’il identifiait, par leurs barbes et leur habillement, comme des salafistes, des musulmans qui prônent un retour à l’islam tel qu’ils pensent qu’il se pratiquait au temps du prophète Mohammed. Ces hommes avaient ordonné aux organisateurs d’annuler le festival et les avaient accusés d’être des chiites, qui représentent une minorité des musulmans de Tunisie. Il a appelé la police encore une fois après qu’un groupe important de barbus a commencé à déchirer les photos et les banderoles affichées pour l’événement. Enfin Boujemaa a fait un troisième appel lorsqu’une soixantaine d’assaillants ont commencé à l’attaquer ainsi que les autres participants au festival. Selon lui, l’officier l’a assuré que la police prendrait les mesures nécessaires pour leur sécurité, mais aucun policier n’a été envoyé pour protéger le festival, et le chef de la police observait l’attaque de loin sans intervenir. Boujemaa a été gravement blessé et emmené à l’hôpital. « Les policiers sont venus nous voir à l’hôpital quelques heures après, et le 21 août nous sommes allés à la police identifier certains des agresseurs », a déclaré Boujemaa à Human Rights Watch. « Ensuite j’ai vu les individus que nous avions identifiés sortir du poste de police par la porte de derrière. Depuis nous n’avons pas eu de nouvelles indiquant si le procès aura lieu, et à quelle date ». Ces agressions ont été commises lors des dix derniers mois, dans différents endroits du pays, par des personnes ayant des vêtements et une apparence semblables, d’après les récits des victimes. Les assaillants avaient un comportement violent, ils utilisaient des armes telles que des épées, des gourdins et des couteaux dans le but d’empêcher des festivals ou des célébrations, et ils ont passé des gens à tabac, apparemment à cause de leurs idées, de leur façon de s’habiller ou de leurs activités. « L’absence apparente d’enquêtes judiciaires – sans parler de poursuites – ne peut qu’accroître le sentiment de vulnérabilité de ceux qui attirent la haine de ces gangs », a conclu Joe Stork.

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Human Rights Watch appelle les autorités à enquêter sur les agressions commises par les extrémistes religieux

Les autorités tunisiennes devraient enquêter sur une série d’agressions commises par des extrémistes religieux dans les dix derniers mois et traduire les responsables en justice, a déclaré Human Rights Watch ce lundi 15 octobre 2012. Dans une lettre adressée aux ministres de la Justice et de l’Intérieur le 11 juillet 2012, Human Rights Watch a décrit en détail six incidents au cours desquels des individus ou des groupes apparemment poussés par des motivations religieuses ont attaqué des gens – pour la plupart des artistes, des intellectuels et des militants politiques – à cause de leurs idées ou de leur façon de s’habiller. Human Rights Watch a également reçu des informations sur un autre cas similaire, l’agression en août des organisateurs d’un festival par un groupe religieux radical. «L’échec des autorités tunisiennes à enquêter sur ces attaques renforce l’impunité des extrémistes religieux et peut les encourager à être plus violents», a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. La lettre aux ministres de la Justice et de l’Intérieur détaillait l’échec apparent des autorités à réagir à ces agressions. Human Rights Watch demandait aux ministres si les forces de l’ordre et les autorités judiciaires avaient agi en réponse aux plaintes déposées par les victimes des attaques et si des suspects avaient été inculpés ou traduits en justice. Human Rights Watch n’a reçu aucune réponse à cette lettre. Les victimes de ces six affaires sont: Rajab Magri, un professeur d’art dramatique et militant de la société civile, attaqué le 14 octobre 2011, et à nouveau le 25 mai 2012, au Kef; son neveu Selim Magri, le 7 mai 2012 au Kef; Jaouhar Ben Mbarek, un militant et coordinateur du réseau social Doustourna, le 21 avril 2012 à Souk Al Ahad; Zeineb Rezgui, une journaliste, le 30 mai 2012 à Tunis; et Mohamed Ben Tabib, un documentariste et professeur de philosophie, le 25 mai 2012 à Bizerte. Dans les six affaires, les victimes ont déposé plainte auprès des postes de police juste après les attaques, en identifiant les agresseurs dans la plupart des cas. Pour autant que Human Rights Watch ait pu l’établir, la police n’a arrêté aucun des agresseurs ni n’a entamé d’enquête formelle ou de poursuites contre eux. Selon le droit international, les autorités tunisiennes ont l’obligation d’enquêter sur les personnes qui en agressent d’autres, de les poursuivre et de donner aux victimes des moyens de recours efficaces. Dans le cas d’agression le plus récent porté à l’attention de Human Rights Watch, le 16 août, un groupe d’hommes barbus a attaqué un festival marquant le Jour international de Jérusalem, à Bizerte, blessant au moins trois militants. Khaled Boujemâa, un militant des droits humains et organisateur du festival, a déclaré à Human Rights Watch que ce jour-là il avait appelé le chef de la police à plusieurs reprises, d’abord pour l’informer de menaces de la part de personnes qu’il identifiait, par leurs barbes et leur habillement, comme des salafistes, des musulmans qui prônent un retour à l’islam tel qu’ils pensent qu’il se pratiquait au temps du prophète Mohammed. Ces hommes avaient ordonné aux organisateurs d’annuler le festival et les avaient accusés d’être des chiites, qui représentent une minorité des musulmans de Tunisie. Il a appelé la police encore une fois après qu’un groupe important de barbus a commencé à déchirer les photos et les banderoles affichées pour l’événement. Enfin Boujemaa a fait un troisième appel lorsqu’une soixantaine d’assaillants ont commencé à l’attaquer ainsi que les autres participants au festival. Selon lui, l’officier l’a assuré que la police prendrait les mesures nécessaires pour leur sécurité, mais aucun policier n’a été envoyé pour protéger le festival, et le chef de la police observait l’attaque de loin sans intervenir. Boujemaa a été gravement blessé et emmené à l’hôpital. «Les policiers sont venus nous voir à l’hôpital quelques heures après, et le 21 août nous sommes allés à la police identifier certains des agresseurs », a déclaré Boujemaa à Human Rights Watch. « Ensuite j’ai vu les individus que nous avions identifiés sortir du poste de police par la porte de derrière. Depuis nous n’avons pas eu de nouvelles indiquant si le procès aura lieu, et à quelle date». Ces agressions ont été commises lors des dix derniers mois, dans différents endroits du pays, par des personnes ayant des vêtements et une apparence semblables, d’après les récits des victimes. Les assaillants avaient un comportement violent, ils utilisaient des armes telles que des épées, des gourdins et des couteaux dans le but d’empêcher des festivals ou des célébrations, et ils ont passé des gens à tabac, apparemment à cause de leurs idées, de leur façon de s’habiller ou de leurs activités. «L’absence apparente d’enquêtes judiciaires – sans parler de poursuites – ne peut qu’accroître le sentiment de vulnérabilité de ceux qui attirent la haine de ces gangs», a conclu Joe Stork.

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La LTDH condamne la répression à Sidi Bouzid et appelle à un dialogue global

La Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) a appelé, lundi, à l’instauration d’un « dialogue global dans toutes les régions » en vue de trouver une solution à la « situation de tension grandissante que connaît le pays ». Dans un communiqué parvenue à la TAP, la LTDH estime que les raisons des derniers mouvements de protestation survenus à Gafsa et dans la délégation de Menzel Bouzaïene dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, consistent en la revendication de l’emploi et du développement, outre la réalisation des promesses tenues par le gouvernement provisoire, soulignant que ces manifestations « ont été réprimées malgré leur caractère pacifique », en allusion aux incidents du 5 octobre devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Des affrontements avaient éclaté, vendredi 5 octobre devant le siège du gouverneur de Sidi Bouzid, entre les forces de la sûreté et des manifestants qui exigeaient le départ de l’ancien gouverneur de la région qui a été évacué de son bureau par les forces de l’ordre. Un nouveau gouverneur ( ancien du RCD ) a été nommé dimanche. Les accusations et les arrestations qui avaient suivi ces incidents étaient « sans fondements », poursuit l’organisation de défense des Droits de l’homme, précisant qu’un handicapé mental et un blessé de la Révolution se trouvaient parmi les personnes arrêtées. L’Organisation de défense des droits de l’homme a passé en revue des témoignages recueillis auprès des habitants de la localité d’El Omrane concernant des présumées « attaques » contre les protestants. Des habitants de la localité d’El Omrane, dont des personnes âgées, poursuivaient lundi une grève de la faim entamée il y a plusieurs jours pour exiger la libération de leurs proches.

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Création d’un Comité de soutien aux victimes des procès liés à la liberté d’expression

Un Comité de soutien aux victimes des jugements ayant trait à la liberté d’expression organisera mercredi une conférence de presse. Pour dénoncer la partialité de la justice et le procès en cours du blogueur Soufiène Chourabi. Suite au nombre inquiétant de procès intentés contre les artistes, les journalistes, directeurs de télévisions et autres blogueurs, un comité de solidarité vient d’être constitué pour défendre la cause des victimes de ce genre de procès. Demain à El-Téatro, les défenseurs des droits de l’homme et les représentants de la société civile seront au rendez-vous. Surtout après la plainte portée contre l’artiste Nadia Jelassi, le journaliste et ancien conseiller de la présidence Ayoub Massoudi… Le procès pour atteinte à la pudeur intenté au blogueur Soufiène Chourabi et son collègue Mehdi Jelassi (qui risquent tous les deux 6 mois de prison), tenu aujourd’hui à Menzel Temime (Cap Bon) et reporté au 16 octobre, semble avoir attisé la colère de la société civile qui a décidé de bouger.

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L’avocat des détenus dans l’affaire de l’ambassade US évoque des mauvaises conditions de détention

Abdelbasset Ben M'barek, l’un des avocats de la défense des 4 détenus impliqués dans les évènements de l'ambassade US survenus le 14 septembre 2012, a déclaré que deux des détenus ont entamé une grève de la faim depuis plus de 8 jours après avoir été agressés en étant détenus dans une cellule collective. L'avocat a en outre condamné les conditions pitoyables dans lesquels sont détenus ses clients et a souligné qu'ils sont interdits de visite, de douche et de changer leurs vêtements.

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Viol, gouvernement complice?

Rappel des faits: Une jeune fille violée par des policiers le 3 septembre et qui se retrouve aujourd’hui poursuivie pour atteinte à la pudeur avec son fiancé, puisque selon le ministère de l’Intérieur, le couple aurait été surpris dans une « position portant atteinte à la morale ». Le 2 octobre, le couple devra se rendre devant le juge d’instruction pour être interrogé. Ils risquent jusqu’à six mois de prison. Pour maître Bochra Belhaj Hmida, l’avocate de la victime, « le gouvernement a une responsabilité politique et morale » dans ce qui est arrivé puisqu’il laisse passer les abus de la police. Ce que confirment plusieurs ONG qui dénoncent un changement de comportement de la police à l’égard des femmes depuis l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir. Plusieurs femmes ont porté plainte ou témoigné avoir été harcelées pour leur tenue vestimentaire ou lors de sorties nocturnes.

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