Mardi , 28 juin 2022

Archives du blog

Les USA promettent la livraison de douze hélicoptères Black Hawk livrés à la Tunisie

Les Etats Unis d’Amérique annonce une prochaine livraison de 12 hélicoptères de combat Black Hawk à la Tunisie afin de renforcer les capacités de son armée de l’air en matière de lutte contre le terrorisme. Ce marché est le résultat d’une demande formulée par le Président de la République tunisienne, …

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Livraison de casques et de gilets pare-balles américains aux forces de l’ordre

Dans le cadre d'aider la Tunisie pour lutte contre le terrorisme , un lot de casques et de gilets pare-balles a été livré par l'USA à la Tunisie ce jeudi 14 août 2014. Le matériel a été présenté aux médias  au siège de l’administration générale de la Garde nationale. A cette occasion, le  ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou, a remercié les Etats-Unis pour son aide fournie à la Tunisie.

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Jacob Walles : Nous allons faciliter la livraison des 12 hélicoptères militaires à l’Armée tunisienne (vidéo)

 

L’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Jacob Walles a annoncé, jeudi 14 août 2014, qu’il était entrain d’œuvrer pour que son pays délivre dans les plus brefs délais, douze hélicoptères Black Hawk à l’Armée tunisienne, dans le but de combattre le terrorisme.

 

En effet, l’ambassadeur a précisé, en marge de la cérémonie qui a eu lieu le jour même à la caserne de l’Aouina, que la semaine prochaine verra le lancement de réunions de travail avec le ministère de la Défense nationale. Ces réunions auront pour finalité, selon M. Walles, l’entente sur les détails de l’opération et la détermination des critères des hélicoptères. Et d’expliquer que ce modèle d’hélicoptère est très sophistiqué et coûteux.

 

L’ambassadeur américain a par ailleurs souligné que la nature de la livraison (s’il s’agit d’un don ou d’une transaction commerciale entre les deux pays) sera abordée au cours des prochains jours avec les responsables du ministère de la Défense.

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Libye: Un pays en pleine guerre civile qui «se dirige droit vers la guerre totale»

 

Près de trois ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est secouée ces derniers jours par une nouvelle flambée de violences, face auxquelles les autorités semblent impuissantes…



Que se passe-t-il en Libye?



Depuis dimanche, des milices islamistes lancent des tirs de mortier et des roquettes sur l’aéroport international de Tripoli, contrôlé depuis 2011 par des brigades anti-islamistes. C’est la dernière flambée de violences en date entre les milices islamistes – considérées comme le bras armé du courant islamiste au sein des autorités — et les brigades anti-islamistes de Zenten (sud-ouest de Tripoli) – considérées comme la force militaire du camp libéral. Dans l’est du pays, des combats opposent depuis lundi les forces de sécurité à des groupes islamistes radicaux, et des combats quotidiens ont lieu depuis la mi-mai entre combattants islamistes et forces paramilitaires du général dissident Haftar, qui a lancé une offensive contre les groupes islamistes «terroristes».



Comment ont réagi les autorités?



Le gouvernement libyen, dépassé, a annoncé envisager de faire appel à des forces internationales pour l’aider à rétablir la sécurité dans le pays. Mais la mission de l’ONU en Libye (Unsmil), qui assistait les autorités de transition dans la reconstruction des institutions, a annoncé lundi le «retrait temporaire de son personnel pour des raisons de sécurité».



Le pays est-il en train de tomber dans la guerre civile?



«La Libye est déjà en train de vivre une guerre civile, et se dirige droit vers la guerre totale», martèle Riadh Sidaoui, directeur du Centre Arabe de Recherches et d’Analyses Politiques et Sociales à Genève (Suisse). «C’est à la fois un conflit idéologique (entre islamistes et libéraux), régionaliste (entre l’est, l’ouest et le sud), et tribal (entre les pros et anti-Kadhafi). De plus, le terrorisme international y a trouvé un foyer prospère. On assiste à une véritable “somalisation “de la Libye», explique-t-il.


Le spécialiste explique que le pays «est divisé en villes militaires autonomes, indépendantes, que le pouvoir central n’arrive pas à contrôler». «Aujourd’hui, on ne sait pas qui gouverne, ni où est l’autorité», juge Riadh Sidaoui. La Libye ne s’est en effet toujours pas remis de la révolte qui a renversé en août 2011 le dictateur Mouammar Kadhafi. Des milices y font la loi, face à des autorités affaiblies et plus préoccupées par les luttes d’influence pour garder le pouvoir.



Qu’en est-il de la normalisation démocratique engagée?



Après la «libération» officielle du pays en octobre 2011, les Libyens ont élu à l’été 2012 un Congrès général national (CGN), l’Assemblée nationale libyenne. Tiraillé par de nombreuses luttes d’influence et incapable de mener à bien sa mission (rédaction d’une Constitution puis élections générales dans les 18 mois), le CGN a prolongé en décembre son mandat jusqu’au 24 décembre 2014, provoquant la colère d’une grande partie de la population et de la classe politique.



Le 25 juin, des élections législatives pour remplacer le CGN ont eu lieu, dont les résultats définitifs seront annoncés le 20 juillet. C’est ce scrutin qui raviverait les violences, selon certains observateurs, le courant libéral étant crédité d’une majorité confortable devant les islamistes. «L’assaut sur l’aéroport peut être interprété comme une mesure préventive (des islamistes) pour tenter de s’emparer d’installations importantes dans la capitale», estime l’analyste libyen Mohamed Eljarh. «Les islamistes sont déterminés à se maintenir en tant qu’acteur majeur sur la scène politique, après leur défaite aux élections et la menace croissante de l’opération du général Haftar contre les islamistes dans l’est libyen», a-t-il ajouté.


La situation risque-t-elle d’empirer?



C’est très possible. «Il faudrait un miracle pour que le pays se stabilise», reprend Riadh Sidaoui. Comment pourrait-il y arriver? «Il faudrait recréer une armée nationale libyenne homogène, qui puisse déposséder les milices de leurs armes et combattre les foyers terroristes, et trouver un compromis politique entre les chefs tribaux, les cheikhs…», énumère le spécialiste.

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L’Algérie installe des lance-missiles sol-air à la frontière avec la Tunisie

 

L’Algérie a installé des lance-missiles sol-air à la frontière avec la Tunisie et la Libye, en prévention d’attaques aériennes menées par des terroristes à partir de la Libye.

 

Le journal algérien ‘‘Al-Fajr’’ a indiqué que le ministère algérien de la Défense a commencé à installer des lance-missiles anti-aériens de type S-125 de fabrication russe dans les wilayas (gouvernorats) de l’est, tout au long de la frontière avec la Tunisie et la Libye.

 

L’Algérie semble prendre très au sérieux une possible attaque terroriste menée par des groupes djihadistes libyens, après que certains de ces groupes aient pris le contrôle de l’aéroport de Tripoli et des avions qui y sont stationnés.

 

Les services algériens ont déjà laissé filtrer des informations sur des projets d’attaques aériennes contre des cibles importantes en Tunisie et en Algérie, à l’instar des attaques terroristes contre les deux tours du World Trade Center à New-York, le 11 septembre 2011.

 

La date du 11 septembre 2014 est d’ailleurs appréhendée, car elle pourrait être choisie par les terroristes pour une telle attaque, ces derniers aimant généralement marquer les esprits par une action d’envergure en cette date anniversaire.

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Arrestation de Ali Ben Hichem Rabeh : un terroriste recherché par les autorités tunisiennes et algériennes

 

Lors d'un point de presse tenu ce jeudi 7 août 2014, Med Ali Aroui, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a annoncé l'arrestation de Ali Ben Hichem Rabeh, désigné comme un "dangereux terroriste". 

 



Au moment de son arrestation, Ben Rabeh comptait se rendre en Libye pour rejoindre un dirigeant d'Ansar Al Chariaa. 

 


Aroui a indiqué, par ailleurs, que l’arrestation de ce dangereux terroriste a permis de démanteler cinq autres groupes terroristes. A noter que Ali Ben Hicham Rabeh fait l'objet d'un avis de recherche de la part de la Tunisie et de l’Algérie.

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Sommet Afrique: Obama renforce la coopération avec l’Afrique face au terrorisme

 

Le Président Barack Obama a annoncé mercredi un renforcement sensible de la coopération avec l'Afrique pour lutter contre le terrorisme, au dernier jour d'un sommet au cours duquel les Etats-Unis ont promis des milliards de dollars pour un continent "chargé de promesses".

 

"Si l'Afrique fait toujours face à de réels défis, nous voyons aussi l'émergence d'une nouvelle Afrique, plus prospère", a lancé M. Obama, né d'une mère américaine et d'un père kényan, à l'issue de trois jours de rencontres avec un quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, une première dans l'histoire des Etats-Unis.

 

Soulignant la nécessité de resserrer la coopération en matière de sécurité "pour mieux faire face à des menaces communes comme le terrorisme ou le trafic d'êtres humains", il a annoncé que Washington contribuerait à la création d'une force d'intervention rapide de maintien de la paix.

 

Cette initiative, à laquelle les Etats-Unis contribueront à hauteur de 110 millions de dollars par an, s'appuiera sur des pays qui ont déjà fait leurs preuves dans ce domaine: le Ghana, l'Ethiopie, le Sénégal, la Tanzanie, le Rwanda et l'Ouganda.

 

Les Etats-Unis affichent depuis plusieurs mois leur volonté de s'appuyer sur le type d'intervention mis en place dans l'est de l'Afrique pour faire face aux insurgés shebab, où ils fournissent une assistance aux troupes de l'Union africaine.

 

L'objectif est de permettre d'entraîner, d'équiper et de former les troupes dédiées au maintien de la paix. En échange, les pays africains partenaires s'engagent à ce que leurs soldats et leur équipement puissent être déployés rapidement.

 

Le Kenya, la Tunisie, le Mali, le Nigeria, le Niger et le Ghana vont par ailleurs bénéficier d'un nouveau plan d'aide de Washington pour mieux garantir leur sécurité.

 

Si la mission de l'UA a réussi à chasser les shebab de Mogadiscio et à les empêcher d'y renverser le fragile gouvernement soutenu par les Occidentaux, les shebab mènent toujours des actions de guérilla dans le pays et ont également revendiqué une série d'attaques meurtrières dans des pays voisins, ciblant surtout le Kenya.

 


'Rôle crucial des médias'



Evoquant une nouvelle fois la nécessité de renforcer les institutions démocratiques sur le continent, M. Obama a appelé l'Egypte à libérer les trois journalistes d'Al-Jazeera condamnés à des peines de 7 à 10 ans de prison fin pour soutien aux islamistes. Invité au sommet USA-Afrique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décliné l'invitation.

 

"Même si les dirigeants ne les apprécient pas toujours, les médias jouent un rôle crucial", a souligné M. Obama qui a multiplié, au cours d'un sommet largement centré sur l'économie, les appels au respect de l'Etat de droit. "Les gens doivent être capables d'envoyer des biens sans payer un pot-de-vin ou embaucher le cousin de quelqu'un", a-t-il lancé mardi.

 

Washington accuse un retard marqué sur l'Europe et la Chine dans ses échanges commerciaux avec la deuxième région du monde en plus forte croissance économique.

 

"Sur l'ensemble des produits que nous exportons à travers le monde, seuls 1% vont vers l'Afrique sub-saharienne", a rappelé M. Obama en annonçant que plusieurs grands groupes américains - Marriott, Coca-Cola et General Electric notamment - s'étaient engagés à investir 14 milliards sur le continent qui devrait connaître une croissance proche de 6% en 2015.

 

A l'issue d'un sommet qui n'a pas eu un énorme retentissement dans les médias américains, l'organisation Human Rights First a déploré que les représentants de la société civile n'aient pas été associés aux discussions à huis clos sur les sujets sensibles de la gouvernance et la sécurité. "La Maison Blanche a raté une occasion historique de mettre en exergue l'importance de la protection des droits de l'homme", a estimé Shawn Gaylord, représentant de l'ONG.

 

Seuls les dirigeants de quatre pays, jugés infréquentables, n'avaient pas été conviés à Washington: la Centrafrique, l'Erythrée, le Soudan et le Zimbabwe. Mais les indéboulonnables présidents de la Guinée équatoriale (Teodoro Obiang Nguema), du Cameroun (Paul Biya) ou encore de l'Angola (Eduardo dos Santos) avaient en revanche reçu un carton d'invitation.

 

Evoquant l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 900 morts en Afrique de l'ouest et s'est invitée dans les débats, M. Obama a jugé prématuré d'utiliser un médicament expérimental en Afrique pour traiter les personnes touchées par le virus, jugeant que les informations disponibles étaient insuffisantes pour déterminer l'efficacité du médicament.

 

Les autorités sanitaires américaines ont porté mercredi leur alerte sanitaire au niveau 1, le plus élevé, pour répondre à cette épidémie. C'est la première fois depuis 2009, et la pandémie de grippe H1N1, que cette alerte maximum est déclenchée.

 

Pour le premier président noir de Etats-Unis, ce sommet marque d'abord un tournant, illustrant une volonté de s'impliquer plus fortement dans l'avenir d'un continent sur lequel son élection à la Maison Blanche avait suscité d'immenses espoirs, partiellement déçus à l'issue de son premier mandat.

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La Tunisie, la Libye et le Mali lui ont fait appel : L’aide de L’Algérie très demandée

 

Certes, l'Algérie se dit disponible pour contribuer de plain-pied au retour de la stabilité dans les pays voisins, écartant catégoriquement tout engagement militaire hors de ses frontières.

 



L'Algérie a-t-elle la baguette magique? Face à la tournure des événements en Tunisie, en Libye et au Mali, l'Algérie semble devenir le dernier recours pour les dirigeants de ces trois pays. Jamais elle n'a été autant interpellée. Jouissant d'une stabilité sécuritaire et politique et occupant une place stratégique importante, l'Algérie est sollicitée de partout. 

 


Le Mali, la Tunisie et tout récemment la Libye demandent à leur voisine de venir à leur secours. Sachant qu'elle est le seul pays à avoir résisté à la tempête dudit «printemps arabe» qui a secoué de nombreux pays arabes, l'Algérie est perçue comme une sorte de gendarme de la région. Elle est appelée à jouer un rôle prépondérant dans les conflits et les crises qui secouent son voisinage. 

 


Ce qu'il ne faut pas oublier toutefois est que durant la décennie noire, l'Algérie s'est retrouvée seule à combattre le terrorisme, aucun de ces pays n'a daigné apporter la moindre aide, ne serait-ce que morale. Ceci juste pour fixer les idées. Les visites des dirigeants arabes en Algérie illustrent cependant son poids sur la scène régionale et désormais internationale.

 


Les grandes puissances comptent beaucoup sur son expertise antiterroriste pour rétablir la situation dans la région, en particulier dans le Sahel.

 


 Forte de l'expérience de son armée dans la lutte contre le terrorisme, l'Algérie est engagée, par la force des choses, sur le front des évènements, multipliant les consultations avec les représentants de la Tunisie, du Mali et de la Libye.

 


 Lundi dernier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a rencontré son homologue libyen, Abdullah Abou al-Theni, avec lequel il examina le développement de la situation dans ce pays voisin, accentuée par de profondes divergences politiques entre nationalistes et islamistes. Certes, rien n'a filtré de la teneur des discussions, mais il est patent que le responsable libyen a dû faire un appel du pied à l'aide de l'Algérie.

 

 
Lors d'une rencontre tenue lundi dernier à la Maison-Blanche, Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, et le Premier ministre libyen Abdallah al-Theni ont souligné l'importance d'un cessez-le-feu immédiat dans la capitale.

 


 Ils ont appelé «tous les partenaires» de la Libye à «user de leur influence vis-à-vis des différentes factions libyennes pour mettre fin aux combats dès que possible», a souligné la Maison-Blanche dans un communiqué. En tant que pays voisin, l'Algérie est vivement concernée par l'appel de la Maison-Blanche en raison de son expérience acquise dans la lutte anti-terroriste. 

 


C'est le but, d'ailleurs, de la visite il y a quelques jours du président égyptien, Al Sissi en Algérie. Devant la menace des djihadistes de l'Etat islamique (EI) et ses répercussions sur les pays voisins, l'Egypte et l'Algérie se sont apparemment entendues pour renforcer leur action.

 


 Certes, l'Algérie se dit disponible pour contribuer de plain-pied au retour de la stabilité dans les pays voisins, écartant toutefois catégoriquement tout engagement militaire hors de ses frontières. 

 


S'attachant au principe de non- ingérence dans les affaires internes des Etats, l'Algérie s'oppose et s'interdit de mener une telle action. Avec la dégradation de la situation en Tunisie, l'Algérie s'est engagée à lui prêter assistance dans sa lutte contre le terrorisme. 

 


Un accord de coopération portant sur la sécurisation de la frontière entre la Tunisie et l'Algérie a été conclu le 27 mai 2014.

 



Les autorités algériennes s'engagent à coordonner leurs actions avec leurs collègues tunisiens. Dans un entretien qu'il a accordé récemment à la chaîne Nessma, l'ancien Premier ministre tunisien et président de Nidaa Tounes, Beji Caïd Essebsi, a estimé que l'aide de l'Algérie est impérative pour traquer les terroristes. La crise au Mali est un dossier qui est géré spécialement par l'Algérie.

 



Après l'échec de l'intervention militaire de la France, l'Algérie a été sollicitée par le président malien pour trouver une issue à la crise qui a failli diviser le pays. 

 


Depuis plusieurs mois, l'Algérie s'est investie pour relancer le dialogue et mener les mouvements armés à s'asseoir autour d'une table, afin de favoriser le retour à la paix. Un pari réussi pour Alger, puisque le processus de dialogue est en cours pour une sortie de crise. L'Algérie gagne à travers son implication une place de leadership dans la région. Ce n'est pas tout.

 


Son apport pour la cause palestinienne et l'initiative prise en convoquant une assemblée générale urgente de l'ONU, ne font que renforcer son poids et sa réputation au sein de la communauté internationale. 

 


La diplomatie algérienne revient à ses années d'or où l'Algérie était la Mecque des révolutionnaires du monde entier. Une position qui dérange certains pays, dont le Royaume chérifien qui n'arrête pas de faire dans la provocation.

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Terrorisme : l’armée algérienne débarque en Tunisie

 


L’armée algérienne opère sur le sol tunisien pour traquer les djihadistes. Un accord entre les deux pays avait été signé en ce sens, en mai dernier.

 


L’armée algérienne participe à des opérations anti-terroristes sur le territoire tunisien, selon un officier supérieur algérien. Il estime que la traque des djihadistes par les soldats algériens sur le sol tunisien est légal. Un accord secret de coopération portant sur la sécurisation de la frontière entre la Tunisie et l’Algérie, conclu le 27 mai 2014 et dont une copie a été remise aux Nations-Unies, permet cette intrusion des militaires algériens. C’est lors de la réunion de la commission mixte de haut niveau chargée des questions frontalières que cet accord a été signé.

 


« L’accord, qui porte sur quatre axes, prévoit l’échange de renseignements et la coordination des opérations destinées à sécuriser la frontière entre les deux pays. Le but est d’assurer le succès de la coopération entre les organismes spécialisés respectifs », explique la même source, selon El Watan.

 


L’Agérie a toujours nié intervenir au-delà de ses frontières. Il a fallu attendre la publication, par le ministère tunisien de la Défense, des dispositions de cette convention, pour confirmer cette alliance militaire.

 


Visite d’inspection

 


Le commandant des Groupements des gardes-frontières (GGF), le colonel Mohamed Berkani, a effectué, le 15 juillet, une visite d’inspection dans les trois wilayas frontalières avec la Tunisie : El-Tarf, Souk Ahras et Tébessa. Des réunions ont été organisées durant cette période avec les chefs des opérations, des unités territoriales, des GGF, des postes avancés et des unités d’intervention.

 


La frontière algéro-tunisienne du djebel Chaambi est, depuis le printemps 2013, la cible d’attentats terroristes. Les autorités algériennes et tunisiennes ont joint leurs efforts afin de déployer près de 80 points de contrôle sur les 956 kilomètres de frontière commune et établir 20 zones militaires fermées. Pas moins de 60 000 hommes ont été déployés, tous corps sécuritaires confondus. En juillet, au moins 14 soldats tunisiens ont été tués par des groupes armés.

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