Mardi , 25 janvier 2022
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Sfax, le baromètre? Taux de suivi 90% selon des sources syndicales

La grève générale régionale dans la région observée hier, sur une décision de la commission administrative de l’UGTT régionale à Sfax, en riposte aux affrontements violents survenus récemment sur la place M’hammed Ali Hammi, à Tunis, a donné lieu à une véritable démonstration de force de la part de l’organisation syndicale. La marche qui s’est ébranlée après un rassemblement devant le siège de l’UGTT régionale a réuni dans ses rangs plusieurs milliers de participants, situés entre 45 et 50 mille, estimation partagée par certains observateurs alors que d’autres évaluent leur nombre à un peu plus de trente mille. Difficile à trancher, mais ce qui est sûr, c’est que l’appel à la mobilisation n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, comme en témoignent les impressionnantes files de manifestants rangés sous la bannière de l’UGTT. En sillonnant les principales artères de la ville au rythme de slogans hostiles au gouvernement, du genre : « Le peuple exige la chute du régime », les participants à la marche se sont arrêtés devant le siège du gouvernorat pour lancer des« dégage », à l’adresse du gouverneur. Il est à noter qu’en dépit de son caractère monstre, la manifestation s’est déroulée dans un calme remarquable dont les responsables syndicaux s’attribuent le mérite pour avoir assuré l’encadrement requis à ces flots humains. En l’absence de statistiques officielles concernant le taux d’adhésion à la grève d’hier, l’indice de ralliement massif à la marche pourrait nous servir de base pour supposer que ce taux est élevé. A ce propos, Youssef Aouadni, secrétaire général adjoint auprès de l’UGTT-régionale à Sfax situe le situe à 90% dans les secteurs concernés. Pour ce qui est du secteur des taxis, de certaines entreprises et surtout des commerces, qui ont ouvert hier, notre interlocuteur précise ce qui suit : « Ce ne sont pas des secteurs concernés par la grève. Le qualificatif de grève générale ne doit pas nous induire en erreur car il ne concerne que les institutions adhérentes à l’UGTT comme les administrations du secteur public, les institutions éducatives et universitaires, et la plupart des entreprises économiques, où nous disposons d’une représentation de l’Union, ce qui n’est pas le cas pour d’autres comme celles relevant de l’UTICA. Par conséquent, il ne faut pas juger de la participation à la grève en tenant compte des commerces et des professions libérales. » A rappeler que l’UGTT-régionale à Sfax avait tenu une commission administrative mercredi dernier au cours de laquelle, elle a appelé à une grève générale, le jeudi 06 décembre courant, et rendu public un communiqué stigmatisant : « Les actes d’agression verbale et physique perpétrés par des bandes de criminels rangés sous la bannière de ce qui est appelé les Ligues de Protection de la Révolution, à l’encontre de nombreux syndicalistes, portant atteinte au caractère sacré de la commémoration de l’assassinat du leader Farhat Hached »

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Grève générale dans quatre régions instables de Tunisie

La symbolique Sidi-Bouzid fait partie des protestataires. La grève est pour l'instant très suivie. Quatre régions de Tunisie réputées instables, dont Sidi Bouzid, ont entamé jeudi une grève générale très suivie, à l’appel de la puissante centrale syndicale UGTT, en conflit avec les islamistes au pouvoir, ont constaté des journalistes de l’AFP. Outre Sidi Bouzid (centre-ouest), sa voisine Kasserine observe le débrayage, tout comme Gafsa, une région minière qui est le théâtre de conflits sociaux récurrents, et Sfax, dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays. L’essentiel des institutions publiques et privées n’ont pas ouvert leurs portes jeudi matin dans ces régions, à l’appel des branches régionales de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Des manifestations y sont prévues. Seules des petites boutiques et cafés de quartier fonctionnaient dans la matinée. Ces grèves régionales sont un prélude du débrayage national annoncé par le syndicat pour le 13 décembre pour dénoncer une attaque mardi à Tunis contre son siège orchestrée, selon l’UGTT, par des milices islamistes pro-Ennahda, le parti au pouvoir. Dans son histoire, ce syndicat, qui revendique un demi-million de membres, n’a appelé qu'à deux grèves nationales, l’une en 1978, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali. Les grèves, manifestations violentes et crises politiques se multiplient à l’approche du 2e anniversaire du début de la révolution le 17 décembre, lorsqu’un vendeur ambulant s’est immolé par le feu pour dénoncer des brimades policières et la misère. Les espoirs déçus de la révolution nourrissent l’instabilité, en particulier dans l’intérieur du pays, marginalisé sur le plan économique depuis des décennies.

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Syndicat tunisien UGTT : grève générale prévue aujourd’hui

Suite aux attaques perpétrées avant-hier par les milices des Ligues de protection de la révolution contre le siège central de l’Union générale des travailleurs (UGTT) à Tunis, les unions régionales de Sidi Bouzid, Sfax, Gafsa et Kasserine de l’organisation syndicale ont décidé d’observer une grève générale aujourd’hui. Comme il fallait s’y attendre, les violences survenues, avant-hier, pendant la commémoration du 60e anniversaire de l’assassinat du leader syndicaliste, Farhat Hached, ont été condamnées avec véhémence par de nombreux responsables. Ainsi, la présidence de la République a condamné vivement la «provocation non responsable» et déclaré qu’il était important que l’UGTT garde sa place d’institution indépendante, forte, tout en regrettant profondément ce qui s’est passé la veille. Elle a invité toutes les forces vives du pays à faire preuve de retenue et à éviter tout ce qui pourrait générer de la colère. La présidence de la République a appelé aussi à intensifier le dialogue entre les différentes parties pour permettre la réussite de la transition démocratique et pacifique. Pour sa part, la présidence du gouvernement a affirmé suivre «avec préoccupation» les incidents de l’UGTT, dénonçant toute atteinte à l’ordre public et aux manifestations pacifiques et soulignant l’importance de conférer à la commémoration de la mort du martyr Farhat Hached «sa véritable dimension en tant qu’événement historique commun à tous les citoyens». La présidence de l’ANC s’est, quant à elle, dite «profondément préoccupée», condamnant «vivement» l’agression contre des membres du bureau exécutif de l’UGTT. «Les incidents survenus aujourd’hui menacent la sécurité et la stabilité du pays et sèment la discorde et la haine entre les Tunisiens», a déploré la présidence de la Constituante, exprimant «son refus total des agressions contre les symboles de l’organisation syndicale», rappelant son rôle dans le mouvement de libération, dans l’édification d’un Etat moderne et dans la réussite de la révolution. La présidence de l’ANC s’est déclarée favorable à «l’ouverture d’une enquête immédiate sur les circonstances de ces incidents». «Et déterminer de manière claire les responsabilités», apprend-on de même source. Pour sa part, le ministère de l’Intérieur a précisé que les mesures relatives à l’organisation de la marche de l’UGTT vers le mausolée du martyr Farhat Hached, à la Kasbah, ont été coordonnées au préalable par le ministre de l’Intérieur et le secrétaire général de l’organisation des travailleurs. Pour leur part, les députés, hors troïka gouvernante, ont décidé de boycotter durant trois jours les travaux de l’Assemblée. «Cette suspension a pour but de demander la dissolution immédiate des Ligues de protection de la révolution, tout en affirmant notre solidarité avec l’UGTT. Les indemnités reçues par les élus pour ces trois jours seront versées au Trésor public», a tenu à préciser le député Mahmoud Baroudi du bloc démocratique. «La guerre de positions se poursuit en Tunisie. Ayant du retard sur le terrain, les islamistes d’Ennahda manient leur bras ‘’militaire’’, à travers les Ligues de protection de la révolution», constate l’universitaire Iqbal Gharbi.

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Montée de la violence politique: Cri d’alarme de la Ligue des droits de l’Homme

• La Ligue n’a pas porté plainte auprès d’Amnesty International • Celui qui veut enquêter, enquête, le ministère de l’Intérieur est prêt à coopérer La violence politique est devenue une réalité en Tunisie. Au commencement était le verbe. Mais un verbe acerbe, violent et accusateur fusant de toutes parts. Aux propos violents, ont pris le relais des stigmatisations, à l’encontre des médias, des salafistes, des islamistes, des «laïcards», des ennemis de la nation, des contre-révolutionnaires, des vendus à la France, à la CIA, au Qatar. Après ces échanges d’amabilités, devenus monnaie courante sur les plateaux des radios et des télévisions, un autre pas a été franchi, pour passer à la violence verbale dans l’espace public. Laquelle a été déclinée rapidement en différentes formes de violences physiques : sit-in, routes coupées, grèves sauvages, dégradation de biens publics et privés, attaques de domiciles de personnes ciblées comme Karoui, Ltaief et Abbou. Toujours dans cette logique infernale, sous le regard impuissant des Tunisiens, voilà que des groupes qui, idéologiquement s’opposent, commencent à s’affronter. Des affrontements aboutissant au mois d’octobre à la mort d’un citoyen à Tataouine, et à des incidents graves éclatant partout dans le pays. Avant-hier c’était au tour de la place Mohamed-Ali, au centre de Tunis, d’être le théâtre d’une tragédie qui a ému bon nombre de Tunisiens. Ce devait être le 60e anniversaire du décès d’un des pères de la nation, Farhat Hached. La fête, hélas, s’est transformée en bataille rangée. Des blessés graves sont à déplorer, en plus de ce coup de poignard donné dans le dos de cette Tunisie éplorée. Farhat Hached, ce martyr-symbole, mérite mieux que ça. Il a été pour la seconde fois tué, selon les paroles du secrétaire général de l’Ugtt, mais aussi selon le propre fils du défunt, Nourreddine Hached. «Si ça continue encore, c’est la guerre civile assurée» Où va-t-on? Comment comprendre, prévenir et traiter la violence ? En sa qualité de président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Abdessatar Ben Moussa impute la montée de la violence «au laxisme flagrant de l’Etat», mais aussi à certains partis politiques, qui reconnaissant ces groupes «hors la loi», légitiment leur action, les soutiennent, et parfois s’en disent membres ouvertement. Les autorités pratiquent les deux poids deux mesures, déclare, en colère, maître Ben Moussa à La Presse, pendant que des citoyens sont la cible de cartouches de chevrotine, pour des revendications sociales, d’autres se pavanent avec des épées et des bombes lacrymogènes, attaquent les gens, les propriétés sans être inquiétés. L’Ugtt se doit d’être protégée au même titre que le siège du gouvernorat, réclame-t-il. Ces groupuscules se disant protecteurs de la révolution bénéficient de l’impunité totale, continue le président de la ligue, alors que la loi interdit les associations qui recourent à toute forme de violence, verbale, écrite et physique. C’est le ministère public qui se doit d’ouvrir une instruction et les dissoudre, relève encore l’homme de loi. De mes propres yeux, ajoute-t-il, j’ai vu un panneau à Tataouine écrit dessus : jeudi 18 octobre, journée de l’épuration, nous connaissons la suite, un citoyen est mort sous le regard de la police, censée le protéger, accuse-t-il. Quant aux événements survenus avant-hier, le président de la ligue relève que l’attaque de l’Ugtt avait été annoncée sur les réseaux sociaux, et pourtant rien n’a été fait, déplore-t-il. Les forces ont pris tout leur temps pour venir, alors que dans le monde entier, ce type de réunion est systématiquement protégé par la sécurité pour empêcher les dérives. A quoi s’attendre, demandons-nous au fil de l’entretien : ce désordre violent aura un impact direct, s’il continue, sur les élections. La peur engendre la peur et la violence, la violence. Chaque parti ayant réclamé la protection de l’Etat et ne l’ayant pas obtenu va se protéger tout seul. Que faire alors au moment des élections, se demande notre interlocuteur ? Ils vont couper les routes pour ne pas laisser les gens arriver aux urnes ? Si ça continue encore, c’est la guerre civile assurée, tranche M.Ben Moussa. Nous avons appris que contrairement à l’information qui a circulé, la ligue n’a pas porté plainte auprès d’Amnesty International. En revanche, elle a diligenté avec un groupe d’associations une enquête sur les événements de Siliana, où dit-on, des armes interdites et périmées ont été employées. La phase actuelle est à la collecte d’informations, de preuves et de témoignages. Nous déciderons de l’action à intenter par la suite, précise pour la fin le président Ben Moussa. Nous sommes prêts, rétorque le porte-parole du ministère de l’Intérieur, joint par La Presse. Celui qui veut enquêter, enquête, le ministère est prêt à coopérer. Mais, ajoute M.Tarrouche, et conformément aux déclarations faites, nous avons travaillé à Siliana dans le cadre de la loi, et avec une graduation de la riposte dans l’utilisation des armes. Nous sommes prêts à toutes les commissions d’enquête, déclare le porte-parole en se disant confiant. Voilà, chaque jour apporte son lot de faits généralement violents. On se demande si la montée de la violence est la fatalité des pays du printemps arabe, puisque l’Egypte est également touchée, ou si les appels à la sagesse finiront par triompher.

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Le siège de l’UGTT attaqué par des milices

La place Mohamed Ali à Tunis, siège de la centrale syndicale (UGTT), a vécu hier au rythme d’une violente attaque orchestrée par des milices se réclamant des comités de protection de la révolution, qui ont usé de pierres et de bombes à gaz. Lesquelles milices sont connues pour être proches du Mouvement islamiste d’Ennahda. Pourtant, la journée a commencé sous un bon signe. C’est d’abord le 60e anniversaire de l’assassinat du leader syndicaliste, Farhat Hached. Une cérémonie a été également organisée au siège du gouvernement pour signer la convention générale d’augmentaions des salaires dans le secteur privé. «C’est donc censé être un jour de fête. Mais, les propos cools entendus à la Kasbah se contredisent avec ces actes barbares de milices organisées qui ne veulent pas le bien de la Tunisie», s’est indigné le secrétaire général de l’UGTT, Hassine Abbassi, dans un point de presse tenu à l’occasion.Hassine Abbassi a déploré «le silence du ministre de l’Intérieur lorsqu’il l’a appelé pour faire intervenir les forces de l’ordre contre ces agresseurs». Ces violences ont engendré une dizaine de blessés, dont le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Hfayedh Hfayedh, et l’ex-ministre de l’Emploi, Saïd El Aïdi. La situation est appelée à des rebondissements. Quelques régions, comme Sfax, et des secteurs comme le transport ont déjà appelé à des grèves.

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Houcine Abassi: “Des milices ont été payées par des parties politiques afin de semer le chaos à l’UGTT”

Au cours d’une conférence de presse organisée dans la journée du 5 décembre, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a affirmé “que des milices ont été soutenues et payées par des parties politiques afin de semer le chaos à l’UGTT”. Le secrétaire générale a reproché au ministère de l’intérieur et aux forces de l’ordre de ne pas être intervenus assez tôt pour empêcher l’agression qui a touchée hier 4 décembre le siège de l’Union. “On a appelé le ministre de l’intérieur sans parvenir à la joindre puis on a fait appel aux forces de l’ordre mais elle ne sont intervenues que trop tard” a-t-il déploré.

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Tunisie – Affrontement de l’UGTT : Que s’est-il passé ?

 

« Nous aurions aimé que la commémoration du 60ème anniversaire de la mort de Farhat Hached soit une fête »… Le vœu de Houcine Abassi, secrétaire général de la principale Centrale syndicale tunisienne, l’UGTT, ne sera pas exaucé, loin s’en faut. Aujourd’hui 4 décembre 2012, à la veille de l’anniversaire de la mort du leader syndicaliste historique, Farhat Hached, assassiné le 5 décembre 1952, les festivités auront un autre goût, celui de la violence et du sang. L’UGTT, provoquée chez elle, par des manifestants appartenant aux Ligues de protection de la révolution (LPR), en ce jour symbolique, ne compte pas laisser passer l’affront et déclare « la porte des affrontements ouverte», selon les propos de M. Abassi. Comment en est-on arrivé là ? 

 

La tension était palpable dès la fin de matinée, aussi bien au Bardo, au siège de l’Assemblée nationale constituante (ANC), que dans le centre-ville de Tunis. Les Ligues de protection de la révolution ont décidé de sévir. Au Bardo, des membres de ces Ligues s’infiltrent au sein de l’Assemblée pour agresser les élus qui s’y trouvent. Intervenant sur les ondes de Mosaïque Fm, Jalel Bouzid, élu d’Ettakatol, s’indigne du fait qu’on laisse entrer ces individus à l’intérieur de l’Assemblée et fait porter la responsabilité à la présidence de l’ANC. D’autres députés accuseront Ennahdha de leur avoir ouvert les portes, ce que niera le président du bloc parlementaire du parti islamiste, lors d’une séance plénière des plus tendues. En début d’après-midi, plusieurs militants de ces Ligues, pour la plupart se présentant comme des militants ou sympathisants d’Ennahdha, selon les témoignages concordants de plusieurs journalistes sur place, sont rassemblés place Mohamed-Ali, devant le siège de l’UGTT. Les slogans scandés appellent à l’assainissement (ou à l’épuration) de la Centrale syndicale, considérée par le pouvoir comme partiale dans ses prises de position, voire « contre-révolutionnaire ». 

 

Les syndicalistes se rassemblent à leur tour devant leur local, faisant face aux manifestants. Selon les vidéos et différents témoignages, des objets, chaises ou bâtons, sont jetés de part et d’autre, y compris par des personnes non identifiées, parfois cagoulées, se trouvant sur les toits. Là l’atmosphère déjà électrique, se détériore et les deux camps s’affrontent. Alors que le service d’ordre de l’UGTT a sorti les bâtons pour faire reculer les manifestants, ces derniers répliquent à coup de banderoles, bâtons ou barrières en métal utilisées généralement pour couper la circulation. Dans une cacophonie ambiante, les affrontements dégénèrent. Les syndicalistes sont contraints de se replier à l’intérieur de leurs locaux, tandis que d’autres, moins chanceux, resteront dehors, livrés à la colère de la foule… certains d’entre eux se feront littéralement lyncher à coups de bâtons. Plus de 20 blessés seront ainsi dénombrés lors de ces affrontements sanglants, parmi lesquels deux membres du bureau exécutif de l’UGTT, Hfaïedh Hfaïedh et Samir Cheffi, d’autres syndicalistes, dont certains sortiront avec des contusions diverses ou des blessures ouvertes, à la tête notamment. Des blessés sont également répertoriés côté manifestants.

 

« Nous avons prévenu le ministère de l’Intérieur de ce qui se passait, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’après une heure ! Nous faisons porter l’entière responsabilité au gouvernement et particulièrement au ministre de l’Intérieur. Ces Ligues bénéficient de la protection du gouvernement qui couvre leur méfaits », a déclaré M. Hfaïedh sur Mosaïque Fm. 

 

Les forces de l’ordre ne sont, en effet, intervenues qu’après les premières violences et le siège des locaux de l’UGTT par les manifestants, selon des vidéos diffusées lors du Journal télévisé de Nessma Tv. Un cordon de police s’est alors formé, ce qui n’a pas empêché les provocations de se poursuivre et les bâtons ou objets divers d’être projetés de part et d’autre.

 

A l’Assemblée constituante, la séance plénière consacrée à la poursuite des débats sur le projet de loi relatif à la nouvelle Instance des élections (ISIE) est suspendue pour évoquer ces récents évènements. Du côté d’Ennahdha, Sahbi Atig et Ahmed Mechergui, tout en affirmant leur soutien à l’UGTT, font porter le chapeau aux syndicalistes, les accusant de stocker des armes dans leurs locaux, notamment des cocktails molotov, des bâtons ou encore des armes blanches. Les élus de l’opposition s’indignent. Ahmed Néjib Chebbi qualifiera ces violences comme étant plus graves que celles survenues ces derniers jours à Siliana, quant à Issam Chebbi, revenu de la place Mohamed Ali, il témoignera des violences provoquées par les manifestants des LPR, s’indignant que ces derniers aient usé d’armes blanches et de bombes à gaz lacrymogène pour s’attaquer aux membres de l’UGTT. Le gouvernement a été appelé, par les différentes parties, à se justifier. 

 

Alors que le calme était revenu sur la place Mohamed-Ali, l’UGTT parvient à effectuer sa marche vers la Kasbah, où se trouve le tombeau de Farhat Hached. Mais là encore, les manifestants des LPR sont au rendez-vous et, malgré un dispositif sécuritaire renforcé, les provocations se sont poursuivies et se sont soldées par de multiples agressions physiques, notamment celle de Saïd Aïdi, ancien ministre au sein du gouvernement transitoire de Béji Caïed Essebsi et actuel membre d’Al Joumhouri, frappé à la tête notamment. Vers 18h30, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué où il déclare que les violences sont survenues suite à la présence de militants affiliés à la Ligue de protection de la révolution, devant le siège de l’UGTT, ce qui a donné lieu à des violences des deux côtés. Dans ce communiqué, le ministère de l’Intérieur affirme également son attachement et soutien à la Centrale syndicale et à son histoire, tout en déclarant que la marche de l’UGTT était prévue et que les forces de l’ordre étaient présentes pour séparer les syndicalistes et les manifestants qui leur sont hostiles. 

 

A la cantine de l’Assemblée constituante, la tension est perceptible. Une anecdote rapportée par Karima Souid est à relever : La télévision allumée sur Nessma Tv, lors de son JT, ne sera pas du goût d’Ameur Laârayedh, qui s’empressera de zapper sur la première chaîne nationale. Là, Slaheddine Jourchi analyse l’actualité tunisienne, ce qui lui vaudra les huées de certains députés du parti islamiste. « Mettez une chaîne qatarie ! », lancera finalement Selim Ben Abdessalem… 

 

Toujours sur la Wataniya 1, Mohamed Ben Salem, officiellement ministre de l’Agriculture et officieusement nouvelle recrue d’Ennahdha en charge des médias, n’aura de cesse de répéter que les manifestants étaient pacifiques et que les syndicalistes étaient les premiers à ouvrir les hostilités. Il déclarera en outre que ces manifestants venaient également commémorer la mort de Farhat Hached, ce à quoi Samir Ben Amor répondra : « On ne vient pas à un mariage pour insulter ceux qui sont présents », s’écartant, une fois n’est pas coutume, de la position d’Ennahdha.

 

 Le bureau exécutif de l’UGTT, quant à lui, s’est réuni dans la soirée. Une grève générale est à prévoir et il a été d’ores et déjà décidé de boycotter la Troïka (particulièrement Ennahdha) au pouvoir, que ce soit dans les médias ou pour la cérémonie officielle en l’honneur de Farhat Hached, prévue demain 5 décembre 2012. Les responsables de la Centrale syndicale, parmi lesquels le secrétaire général, Houcine Abassi, promettent de réagir à l’affront que le Syndicat a subi en cette date historique : « C’est un deuxième assassinat de Farhat Hached qui s’est produit aujourd’hui… Ceux qui pensent pouvoir affaiblir l’UGTT et sa lutte pour la démocratie et la justice sociale se trompent ! A présent, la porte des affrontements est ouverte, et c’est eux qui l’ont voulu ! », menace le leader de l’UGTT. 

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Issam Chebbi: La demande de protection faite à Ali Laârayedh par Houcine Abassi est restée sans réponse”

Issam Chebbi, membre du bureau politique du Parti Républicain et député à l'Assemblée nationale constituante a déclaré que le secrétaire de l'union générale des travailleurs tunisiens Houcine Abassi avait demandé la protection du ministre de l'Intérieur Ali Laârayedh à l'issue de l'attaque du siège de l'UGTT par les ligues de protection de la Révolution mais sa demande est restée sans réponse. Issam Chebbi a condamné les actes de violence menés par les partisans de la majorité au pouvoir (Ligues de protection de la Révolution) qui, selon lui, liquident ceux qui s'opposent au gouvernement.

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La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) renonce à tenir son congrès en Tunisie à cause de l’insécurité et des violations des droits de l’Homme

A l'issue de sa réunion tenue les 30 novembre, 1er et 2 décembre 2012, le Bureau international de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), a décidé le déplacement du lieu de son 38ème Congrès de la Tunisie et ce en raison de l'instabilité de la période transitoire qui se prolonge ainsi que l'insécurité croissante, la violation des droits de l’Homme et la violence contre leurs défenseurs. Mais encore, en prenant cette décision, la FIDH a pris en compte, l'accueil et les assurances fournies par les soins des hautes autorités tunisiennes quant au projet d'organisation du 38ème Congrès à Tunis, les enjeux pré-électoraux frappant le débat politique ainsi que la vie publique et les risques majeurs engendrés par l'ensemble de ces conditions qui impliquent l'impossibilité de réunir la totalité des membres de la FIDH dans son universalité. Ainsi, à la suite de l'invitation établie par les organisations tunisiennes membres de la Fédération, pour la tenue de la 38ème session de son Congrès à Tunis, le Bureau International s'est-il vu contraint de déplacer le lieu, tout en soulignant le soutien infaillible et continu de la FIDH à ses membres tunisiens dans ce qu'elle qualifie de combat courageux pour les droits humains universels, les droits à la dignité, à l'égalité et à la liberté, des termes qui traduisent fidèlement la révolution tunisienne. La FIDH précise, par ailleurs, qu'elle poursuivra un dialogue constructif avec les plus hautes autorités tunisiennes.

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Attaque du siège de l’UGTT: Le secrétaire général adjoint accuse la ligue de la protection de la Révolution

La place de Mohamed Ali (centre-ville de Tunis) est ravagée actuellement par des individus qui ont attaqué le siège de l'Union général des travailleurs tunisiens (UGTT) au moment où l'Union s'apprêtait à une marche pacifique à l'occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l'assassinat de Farhat Hached. Plusieurs personnes, dont des membres de l'UGTT ont été blessés, Hfaïdh Hfaïedh, secrétaire-général adjoint, tabassé accuse la ligue de la protection de la Révolution d'attaquer le siège de l'UGTT. Il a également indiqué que trois autres secrétaires adjoints dont Samir Cheffi sont blessés et que ces groupes sont bien organisés. Les affrontements se poursuivent entre les citoyens et des groupes qui n'ont pas encore été identifiés.

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