mercredi , 8 février 2023
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Situation en Libye: Marzouki appelle les protagonistes au dialogue

 

Le président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki, a eu, dimanche après-midi, un entretien téléphonique avec le président du Congrès général national libyen, Nouri Abou Sahmein.

Le responsable libyen a insisté, au cours de l’entretien, sur l’échec des nouvelles tentatives de violation des institutions légitimes de l’Etat, évoquant les périls qui planent sur la transition en Libye.

De son côté, le président Marzouki a réitéré le soutien de la Tunisie au peuple libyen face aux menaces dirigées contre ses institutions légitimes, appelant, par la même occasion, les divers protagonistes libyens à engager un dialogue national permettant de réaliser les aspirations du peuple à la sécurité, la stabilité, le développement et la démocratie.

Selon un communiqué de la présidence publié hier, Marzouki a souligné la disposition de la Tunisie à aider les frères libyens à réaliser leurs ambitions et à faire face à tous les dangers qui les menacent.

A noter qu’un groupe armé dirigé par un ancien général de l’armée libyenne, Khalifa Haftar, avait investi dimanche le Congrès général national libyen à Tripoli, après la levée de la séance et le départ des membres du congrès, bloquant les issues du bâtiment, indique l’agence de presse libyenne (Lana).

Moncef Marzouki s’entretient téléphoniquement avec le président du CGN Libyen, Nouri Bousahmin.

 

Un communiqué publié par la Présidence de la République a annoncé que le Président Moncef Marzouki a effectué, hier une conversation téléphonique avec le président du Congrès Général National Libyen, Nouri Bousahmin. Nouri Bousahmin a assuré que des tentatives d’attaque des établissements légitimes de l’état ont été échouées. Pour sa part, Moncef Marzouki, a indiqué que la Tunisie soutient le peuple Libyen face à ces menaces.

Retour au calme et levée du couvre-feu à Douz

 

Le ministère de l'Intérieur a annoncé la levée du couvre-feu à Douz-Sud, à partir du lundi 12 mai 2014, après le retour au calme dans la région.

 

Ce couvre-feu avait été décrété le 8 mai dernier, par le président provisoire de la république, Moncef Marzouki, au lendemain des affrontements violents entre les habitants de Douz-Sud, gouvernorat de Kebili (sud-ouest), et ceux de Ghlissia (50km de Douz), qui ont fait près de 150 blessés des 2 côtés, et quelques blessés dans les rangs des forces de l’ordre.

 

Samedi 10 mai, M. Marzouki, originaire de Douz, s’était rendu sur les lieux et a rencontré des représentants des deux parties. Il leur a proposé un compromis qu’ils ont accepté.

 

Le conflit relatif à la propriété de terres dans la localité de Toual El-Hadhalil est donc momentanément résolu.

Moncef Marzouki adresse un message aux terroristes du Mont Châambi

 

Le président de la République provisoire et chef suprême des forces armées, Mohamed Moncef Marzouki, s'est rendu mardi 6 mai 2014, en visite de terrain dans la zone militaire fermée du Mont Châambi, et a appelé "ceux qui ont été induits en erreur parmi les terroristes à rendre les armes, à retourner à la raison et à renoncer à leur guerre absurde perdue d'avance contre leur pays", déclarant :"il y a de l’espoir…la porte du pardon est ouverte." Moncef Marzouki a ajouté que pendant le dernier conseil sécuritaire, il a été décidé de mettre en place des lois sur la concorde civile. "La victoire est le résultat d’une guerre, et vous n’allez pas remporter cette guerre contre cet Etat, parce cet Etat est légitime et n’est pas injuste." a-t-il déclaré.

Mont Châambi : Moncef Marzouki propose l’amnistie aux terroristes repentis.

 

Le président de la République s’est rendu au mont Châambi, mardi 6 mai 2014, accompagné par le ministre de la Défense. Profitant de cette visite, Moncef Marzouki a lancé un appel aux éléments terroristes n’ayant pas encore commis de crimes, les enjoignant de rendre les armes, en indiquant qu’ils pourraient dans ce cas bénéficier d’une amnistie. Il a précisé que lors du dernier conseil sécuritaire, il a été décidé que des lois iront vers ce sens. Le président de la République a souligné que la guerre menée par les terroristes est absurde. Il a d’ailleurs précisé que lesdits terroristes n’arriveront pas à vaincre un Etat légitime et juste. Marzouki a indiqué que les terroristes se battaient contre un ennemi imaginaire et que contrairement à ce qu’ils pensaient, ils ne mourront pas en martyrs. Il a ajouté que le peuple tunisien est contre le terrorisme et rejetait ses instigateurs.

Marzouki a tenu par ailleurs, à rassurer les citoyens tunisiens quant à la situation sécuritaire dans le pays. Il a affirmé qu’aucune zone du pays n’est sous la coupe des terroristes. Moncef Marzouki a en outre demandé aux Tunisiens de se préparer à un long combat contre le terrorisme dont les facteurs sont à la fois internes (la pauvreté, la marginalisation et l’analphabétisme) et externes vu la conjoncture géopolitique dans la région.

Nomination des membres de l’Instance provisoire du contrôle de la constitutionnalité des lois.

 

Un décret présidentiel, datant du vendredi 25 avril 2014, a finalisé la formation de l’équipe de l’Instance provisoire du contrôle de la constitutionnalité des lois. Les trois membres ont été nommés par les 3 présidences.

La liste se présente comme suit :

-    Sami Jeribi nommé par le président de la République, Moncef Marzouki

-    Leila Chikhaoui nommée par le président de l’Assemblée nationale constituante, Mustafa Ben Jaafar

-    Lotfi Tarchouna nommé par le chef du gouvernement, Mehdi Jomâa 

La présidence de la République déclare le mont Châambi et la région qui l’entoure zone militaire fermée

 

Le président de la République et chef suprême des forces armées, Moncef Marzouki, a signé un arrêté républicain numéro 70, daté du 11 avril 2014, qui proclame le mont Châambi et les monts qui l’entourent, notamment ceux de Sammema, de Salloum et de Mghilla, zone militaire fermée.

 

On ne peut accéder à cette zone qu’avec autorisation préalable des autorités militaires. Cette décision entre en vigueur dès la signature de l’arrêté jusqu'à la fin des opérations militaires.

Grâce présidentielle au profit de 467 détenus

 

A l’occasion de la fête des Martyrs, le président de la République Moncef Marzouki a gracié 467 détenus et commué la peine de deux condamnés à mort en emprisonnement à vie.

 

Cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre du président de la République, hier, au Palais de Carthage, avec le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et de la Justice  transitionnelle, ainsi qu’avec les membres de la commission des grâces.

 

La grâce présidentielle a concerné des primo-délinquants à l’encontre desquels des jugements définitifs avaient été prononcés pour des délits sans gravité et qui ont purgé la majorité de leur peine.

 

Elle a également profité à un certain nombre d’étudiants, d’élèves, de femmes et de personnes porteuses de handicap.

 

Ont été exclus du bénéfice de cette grâce, les crimes aggravés, en particulier ceux relatifs au terrorisme et au trafic d’armes et de stupéfiants.

 

Le président de la République a salué les efforts consentis par les membres de la commission des grâces, se réjouissant de la qualité de leur travail d’instruction des dossiers et de l’application, en cela, de critères unifiés garantissant l’égalité de tous les détenus en matière d’accès au mécanisme de grâce.

Marzouki appelle à la création d’une union et d’un parlement arabes

 

Le président de la République, Mohamed Moncef Marzouki a appelé aujourd’hui 25 mars 2014, dans son discours au sommet arabe qui se tient au Koweït, à créer une Union arabe semblable à  l’Union africaine et un parlement arabe tel le  parlement européen.

 

Marzouki a proposé la création d’une commission qui travaille sur la réalisation de ce projet qui pourrait se faire en l’espace de dix ans.

 

Le président de la République a considéré que la Ligue des états arabes est une institution respectable qui a beaucoup fait, mais la nation arabe aurait besoin d’un espace plus large pour la coopération avec les peuples arabes libres en vue de créer un espace politique, social, sécuritaire et environnemental.

Levée de l’état d’urgence: Est-ce le bon moment ?

 

 «Le retour aux casernes» n’a pas fait que des contents, à cause de la persistance des menaces terroristes…

 

Le  président provisoire de la République vient, comme on le sait, de promulguer un  décret ordonnant la levée de l’état d’urgence sur tout le territoire du pays. Depuis l’entrée, mercredi dernier, en vigueur de ce décret, nos rues sont à l’heure du «désarmement»: plus de soldats le doigt sur la gâchette, plus de camions verts sillonnant les artères des villes, bref plus d’omniprésence militaire jusqu’ici imposante depuis un certain 14 janvier 2011.

 

Est-ce à dire que «ça y est, la paix se réinstalle enfin», que «l’ordre est définitivement rétabli» et que «le terrorisme n’est plus qu’un mauvais souvenir» ? On est tenté de répondre par «oui», rien qu’en se référant au communiqué officiel du Palais de Carthage dont le contenu trahit la conviction d’un retour à la normale.

 

Or, à bien y voir, la décision du locataire du palais n’a pas fait que des contents. En effet, autant il a fait la joie du ministère de la Défense où  l’on persiste à marteler que «l’armée n’est pas faite pour les rues mais plutôt pour la défense du territoire et la préservation de l’inviolabilité des frontières», autant il a suscité l’inquiétude de certains. «Une police submergée et saturée comme la nôtre a  encore impérieusement besoin de l’apport de l’armée», se défend un agent de la Garde nationale qui impute cela à la persistance des  menaces terroristes. «En se désengageant de la sorte, déplore un haut cadre  sécuritaire, nos soldats vont nous condamner à des charges supplémentaires qui pourraient influer négativement sur les  opérations de traque des terroristes». Du coup, se pose le dilemme suivant: faut-il concentrer les  efforts des forces de  sécurité intérieure sur la surveillance des ambassades et édifices publics au détriment des descentes, jusque-là presque quotidiennes et efficaces, dans les fiefs des jihadistes ? Pour un  ex-poids lourd de l’appareil sécuritaire, aujourd’hui à la retraite, «stratégiquement, la décision de la levée de l’état urgence est grave, dans la mesure où l’on compte encore dans  nos murs des cellules dormantes d’Ansar Echaria, de dangereux terroristes en cavale, une circulation des armes pas encore totalement maîtrisée, une bataille de  Jebel Chaâmbi qui s’éternise et enfin des menaces de  mort de plus en plus fréquentes à l’adresse de nos agents sécuritaires. C’est pourquoi, je suis persuadé qu’ordonner le retour aux casernes de notre armée est une  décision hâtive et (je ne  l’espère pas) lourde de conséquences».

 

Entre-temps, rien ne prouve que nos soldats ne réapparaissent un jour sur la voie publique. D’abord,  parce que la levée de l’état d’urgence ne restreindra pas, selon ledit décret présidentiel, la demande d’aide aux militaires en cas de besoin. Ensuite, parce que le  paysage politique n’a pratiquement rien perdu de son côté obscur. Et enfin parce que les terroristes n’ont pas encore dit leur dernier mot.

 

Reste à espérer que la levée de l’état d’urgence sera mise à profit pour permettre à l’armée de booster ses opérations de quadrillage et de surveillance de nos frontières qui restent le terrain d’action préféré pour les groupes terroristes et les cartels de contrebande.