mercredi , 1 février 2023
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En marge des événements de Siliana Le point de vue du Haut commissariat des NU aux droits de l’Homme

La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay a tiré, vendredi, la sonnette d’alarme sur les «violents troubles» survenus à Siliana, pressant le gouvernement à «s’assurer que les forces de sécurité cessent l’usage excessif de la force contre les manifestants». «Les protestataires doivent également éviter de recourir à la force», a insisté Mme Pillay dans un communiqué paru sur le site officiel du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (Hcdh). La Haut commissaire déplore «plus de 220 personnes blessées mardi et mercredi» ainsi que «les violences sporadiques et les arrestations à domicile»; et relève que des manifestants souffrent de blessures graves causées par des munitions de chasse (chevrotine). «Une équipe de notre bureau de Tunis a visité les victimes hospitalisées et a rapporté des cas de blessures par balles à la tête, au dos, au visage et aux yeux, pouvant dans certains cas entraîner la cécité», a-t-elle souligné, ajoutant que «des protestataires souffrent aussi de fractures osseuses». La Haut commissaire condamne, dans le communiqué, «le recours disproportionné à la force dans une manifestation préalablement annoncée» et appelle les autorités à «cesser d’urgence les tirs contre les manifestants». «La liberté d’expression, d’opinion et de rassemblement pacifique sont des droits fondamentaux de l’Homme qui doivent être protégés et préservés», a-t-elle rappelé, invitant toutes les parties à «engager un dialogue positif et constructif». Mme Pillay exhorte, en outre, le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour assurer un développement équitable «qui permettra à tous les Tunisiens de bénéficier de leurs droits économiques et sociaux».

Le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme réagit aux événements de Siliana

Navy Pillay, haut commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, a exprimé, dans une déclaration publiée sur le site de l’ONU, son mécontentement quant aux récents incidents de Siliana. Appelant les citoyens à renoncer à tout recours à la violence, elle a condamné l’usage excessif et disproportionné de la force (de la part de la police)à l’égard des manifestants. Mme Pillay n’a pas manqué de rappeler que le droit de manifester doit être respecté. Elle a appelé le gouvernement à ouvrir une enquête pour faire la lumière les éventuels abus et à œuvrer pour la mise en place d’un développement économique équitable entre les différentes régions. Notons que des membres du bureau de l’ONU à Tunis ont rendu visite, hier, aux blessés de Siliana hospitalisés dans la capitale et ont relevé plusieurs cas de blessures graves pouvant engendrer, entres autres séquelles, des états de cécité.

Justice transitionnelle: Un spécialiste français salue les préparatifs

«De par sa conception et sa structuration, le processus de justice transitionnelle engagé par la Tunisie va constituer très vite un cas d’école et un exemple à suivre», a déclaré, hier, à l’issue de son entretien, avec le ministre des droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle Christian Chartier, directeur du Centre d’observation de la justice transitionnelle à Limoges (France). A l’issue de son entretien, hier, avec le ministre des droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, M. Chartier s’est dit impressionné à par la méticulosité et l’évolution de ce processus. «Tout les processus de justice transitionnelle sont difficiles et spécifiques, et la Tunisie ne va pas échapper aux critiques, qu’elles soient internes ou étrangères», a-t-il indiqué. Et d’ajouter: «Plusieurs éléments essentiels ont été pris en compte dans l’élaboration du projet de loi relatif à la justice transitionnelle, notamment l’implication de la société civile et des Tunisiens». A cet égard, il a salué l’engagement du ministère des droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle à lancer un processus, à la fois transparent et ouvert aux observateurs internationaux. Evoquant la situation des droits de l’Homme en Tunisie, M. Chartier a expliqué qu’après chaque révolution, la situation des droits de l’Homme est toujours compliquée et ne manquera pas de s’améliorer progressivement. Après moins de deux ans, a-t-il ajouté, la révolution tunisienne est encore assez franche, et des progrès restent à faire. Ceci est vrai dans tous les pays, même en France, patrie des droits de l’Homme, où «la situation dans les prisons est parfaitement scandaleuse». Christian Chartier a effectué une visite de travail de deux jours (25 et 26 novembre), en Tunisie, sur invitation du ministère des droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle.

Intérieur: Forum contre le trafic d’être humain à Tunis

Un forum national a été organisé ce lundi 26 novembre, par le ministère de l'Intérieur, en collaboration avec le Haut-Commissariat des droits de l'homme sous le thème "lutte contre le trafic d'être humain". Selon Saïd Mechichi, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, une loi visant à protéger les personnes de tout trafic sera présentée à l'assemblée nationale constituante, indiquant qu'il n'est pas possible actuellement de parler d'un phénomène répandu.

Réforme de l’appareil sécuritaire: Ali Laârayedh présente les principales orientations

Le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, a participé, mercredi, à Genève, à une conférence sur le thème «Printemps arabe et démocratie: rôle de la réforme de l’appareil sécuritaire», organisée par le bureau des Nations unies en collaboration avec le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF). Le ministre a souligné, dans une allocution prononcée devant un parterre de diplomates, d’académiciens et de représentants d’organisations internationales, les principales orientations de la réforme de l’appareil sécuritaire en Tunisie après la révolution. Il a, en outre, mis l’accent sur les réalisations accomplies et les projets élaborés dans ce domaine. Au cours de sa visite à Genève, M. Laârayedh a rencontré la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay, ainsi que plusieurs ambassadeurs accrédités auprès du bureau des NU, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Le ministère de la Défense s’explique par rapport au détachement de militaires tunisiens auprès des forces armées qataries

Le ministère de la Défense nationale a souligné, jeudi 22 novembre 2012, que la coopération militaire avec le Qatar remonte aux années 1970. Cette précision intervient à la suite de la polémique suscitée par la signature d'un protocole et d'un mémorandum d'entente relatif à la coopération technique militaire entre la Tunisie et le Qatar, indique jeudi un communiqué du ministère. Un cadre juridique a été fixé en 1982 pour cette coopération, à travers la signature d'un protocole exécutif organisant le détachement des militaires tunisiens «pour travailler en tant qu'experts» auprès des forces armées qataries, lit-on dans le même communiqué. Le ministère a précisé que «cet accord, amendé en 1993, a été actualisé au cours de la dernière visite du ministre de la Défense nationale au Qatar et suite à la signature d'un protocole et d'un mémorandum d'entente au service des intérêts des militaires détachés», précise le communiqué. La Tunisie a participé pour la première fois en 2012, et avec 38 militaires, aux manœuvres communes "Faucon prédateur III", et «non avec 200 militaires», a nuancé le ministère. Il a souligné que ces manœuvres s'inscrivent dans le cadre de la lutte contre les catastrophes naturelles et écologiques et les dangers des armes de destruction massive. Le ministère a, en outre, expliqué que la Tunisie possède des départements militaires dans les pays frères et amis, comptant chacun au maximum quatre à cinq militaires. Leur mission consiste à coordonner la coopération militaire avec les pays d'accréditation et à veiller sur les intérêts des militaires tunisiens qui s'y trouvent.

La coopération militaire avec le Qatar inquiète les Tunisiens

Qu'attend le Qatar du renforcement de sa coopération militaire avec la Tunisie? Les manœuvres communes ''Faucon Prédateur III'' préfigurent-elles des engagements régionaux plus importants? Ces interrogations sont d'autant plus légitimes que le mémorandum d'entente relatif à la coopération militaire et le projet de protocole exécutif relatif au détachement de militaires tunisiens auprès des forces armées qataries, signés lundi, continuent de susciter l'incompréhension des Tunisiens. L'armée tunisienne à la manœuvre Les deux accords ont été signés à Doha, par le ministre de la Défense nationale Abdelkrim Zbidi, en visite officielle au Qatar du 18 au 21 novembre, pour participer à une conférence de hauts cadres militaires consacrée aux manœuvres communes ''Faucon Prédateur III'', et le général-major et chef d'état-major des forces armées du Qatar Hamad Ben Ali Al-Atia. Des militaires tunisiens ont participé pour la première fois aux manœuvres ''Faucon Prédateur III'', organisées du 4 au 19 novembre par le Qatar et qui ont mobilisé quelque 1.400 militaires de différents grades. Selon un communiqué officiel, le ministre de la Défense, qui était accompagné du chef d'état- major des armées Rachid Ammar, a rencontré, à cette occasion, l'émir héritier du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamed Al-Thani. La rencontre a permis de passer en revue «les perspectives de renforcement de la coopération militaire et d'échanger les vues sur des questions d'intérêt commun». «Abdelkrim Zbidi et le général Rachid Ammar ont eu une série de rencontres avec plusieurs responsables des représentants de 38 pays arabes, islamiques et étrangers participant à cette conférence militaire», ajoute le communiqué. Quel est l'intérêt de la partie qatarie? Ces précisions sont loin de satisfaire la curiosité des Tunisiens et encore moins apaiser leurs inquiétudes. Certains commentateurs sont allés jusqu'à imaginer un scénario pour le moins surréaliste : une participation d'éléments de l'armée tunisienne dans la guerre qui sévit actuellement en Syrie et ce pour le compte du Qatar, l'un des sponsors et pourvoyeurs en armes de l'opposition au président Bachar El-Assad. On peut comprendre que les manœuvres conjointes ''Faucon Prédateur III'' puissent être très bénéfiques pour les officiers tunisiens qui y ont pris part, sachant les moyens technologies et expertises militaires dont dispose l'armée qatarie, qui sont sans commune mesure avec ceux de l'armée tunisienne. On peut aussi se demander sur l'étendue (et/ou les limites) de cette coopération militaire tuniso-qatarie et sur l'intérêt que la partie qatarie pourrait éventuellement en tirer. Quand on sait, par ailleurs, le degré d'implication du Qatar dans les mutations géostratégiques actuelles, notamment en Afrique du Nord, on peut difficilement imaginer que l'intérêt de Doha se limiterait à une coopération militaire classique.

Coopération militaire tuniso-qatarie: Spéculation via internet autour de la manœuvre Faucon Prédateur III

• Signature de deux accords stratégiques, les rumeurs vont bon train • Depuis presqu’un an, près de 200 officiers et sous-officiers tunisiens suivraient un stage d’entrainement à la base américaine Al-Aydid au Qatar Lundi 19 novembre 2012 à Doha. Le ministre tunisien de la Défense, Abdelkrim Zbidi et Hamad Ben Ali Al-Atia, le Général-major et Chef d’état-major des forces armées qataries ont signé un mémorandum de coopération militaire et un projet de protocole exécutif portant sur le détachement de militaires tunisiens auprès des forces armées qataries. Vers une coalition islamo-impérialiste ? Répondant à l’invitation du Général-major et chef d’état-major des forces armées du Qatar Hamad Ben Ali Al-Atia, le ministre national de la Défense a assisté à des conférences en la présence de hauts cadres militaires qui travailleraient sur les manœuvres communes de l’année 2012 et appelées «Faucon Prédateur III». Il est, d’ailleurs, important de noter que sur le sigle de ces dernières figure l’estampille du Pentagone. Un détail crucial qui a laissé libre cours à toutes les interprétations plausibles et inimaginables quant à la réelle fonction de pareils accords. Le ministre national de la Défense a été accompagné par le chef d’état-major des armées tunisiennes et se seraient entretenus avec Cheikh Tamim Ben Hamed Al-Thani, l’émir héritier du Qatar et fils ainé de Hamad et Mozza. Une rencontre afin d’échanger les vues sur des questions d’intérêt commun» et pour parler des «perspectives de renforcement de la coopération militaire». Depuis, les rumeurs vont bon train et, dans l’absence d’une clarification de la part du ministère national de la Défense, l’opinion publique tergiverse et se perd dans le doute. Scandalisés, les internautes tunisiens pointent du doigt les deux accords signés et accusent les Qataris de vouloir mettre le grappin sur l’armée tunisienne et la pousser à une coalition qui l’obligerait à s’allier contre la cause syrienne, l’Iran et le Hezbollah. «Faucon Prédateur III», une manœuvre américaine qui mobiliserait 1500 militaires: Les allégations qui circulent depuis la signature de ces deux accords militaires pointent du doigt l’opération «Faucon Prédateur III» qui ne serait pas le fruit d’une manoeuvre qatarie mais plutôt américaine et que contrairement à ce qui a été divulgué dans les médias, la durée de ces manœuvres serait du 4 au 22 novembre et non pas du 4 au 19 novembre. Dans les 1500 militaires dont 60% sont des officiers seraient mobilisés durant ces manœuvres. Rajoutons à cela, les 200 militaires tunisiens composés d’officiers et de sous-officiers seraient en stage d’entrainement à la base militaire américaine Al-Aydid sise à Qatar. La même base qui, de par le passé, aurait servi aux Américains durant les bombardements ayant eu lieu durant la guerre d’Irak et contre la Libye. Par ailleurs, certains dénoncent l’augmentation de la présentation militaire à l’ambassade tunisienne, depuis le mois de mars, qui aurait fait que les officiers soient plus nombreux que les diplomates. Le nombre des officiers qui était de 2 officiers serait passé à 29. D’ailleurs, Rachid Ammar et Abdelkrim Zbidi ont profité de leur présence à Doha pour inaugurer ce département militaire au sein de l’ambassade. Pour en avoir le cœur net, Le Temps a contacté l’attaché de presse du ministère de la Défense afin d’avoir de plus amples éclaircissements quant à ces accords signés entre l’armée tunisienne et les forces armées qataries ainsi que les rumeurs qui circulent depuis l’annonce officielle de ces accords. On nous a annoncé l’imminence d’un communiqué de démenti. Jusqu’au bouclage du journal, nous n’avons reçu aucune déclaration officielle de la part dudit ministère.

Tunisie-Qatar : Des militaires tunisiens participent aux manœuvres “Faucon Prédateur III”

La Tunisie et le Qatar ont signé, lundi à Doha, un mémorandum d'entente relatif à la coopération militaire, et un projet de protocole exécutif relatif au détachement de militaires tunisiens auprès des forces armées qataries, indique mardi le ministère de la Défense nationale. La signature des deux documents intervient à l'occasion de la visite qu'effectue le ministre de la Défense nationale Abdelkrim Zbidi au Qatar du 18 au 21 novembre, à l'invitation du Général-major et chef d'état-major des forces armées du Qatar Hamad Ben Ali Al-Atia, pour participer à une conférence de hauts cadres militaires sur les manœuvres communes "Faucon Prédateur III" pour l'année 2012. Le ministre de la Défense qui était accompagné du chef d'état- major des armées Rachid Ammar, a rencontré à cette occasion, l'émir héritier du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamed Al-Thani. La rencontre a permis de passer en revue «les perspectives de renforcement de la coopération militaire et d'échanger les vues sur des questions d'intérêt commun». M. Abdelkrim Zbidi et le général Rachid Ammar ont eu une série de rencontres avec plusieurs responsables des représentants de 38 pays arabes, islamiques et étrangers participant à cette conférence militaire. La délégation tunisienne a également visité lundi soir l'ambassade tunisienne à Doha, où il a été procédé à l'inauguration du département militaire mis en place depuis mars 2012 au siège de l'ambassade, selon la même source. Des militaires tunisiens participent pour la première fois aux manœuvres "Faucon Prédateur III" organisées du 4 au 19 novembre par le Qatar et mobilisant quelque 1400 militaires de différents grades.

Nouvelle condamnation à mort d’un tunisien en Irak

Des sources d’information irakiennes ont annoncé que le tribunal criminel irakien a condamné à mort un tunisien du nom de Hamadi Ben Khelifa, trois jours après avoir comparu devant le juge d’instruction. Les organisations de défense des droits de l’Homme en Irak ont dénoncé cette condamnation, vu que le condamné est accusé d’être entré au pays illicitement et sans passeport. Ne connaissant pas les détails de cette affaire, nous gageons quand même qu’elle va donner matière à polémique les prochains jours dans les cercles tunisiens.