mercredi , 1 février 2023
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Attaque contre le consulat américain BENGHAZI- La peur des islamistes freine l’enquête

«L'affaire fait peur aux inspecteurs locaux, compte tenu de l'accélération du rythme des assassinats visant les militaires et les officiers de police dans l'est du pays», selon une source policière. La Libye enquête activement sur l'attaque du consulat américain à Benghazi le 11 septembre 2012, mais, selon des sources proches du dossier, la crainte de représailles de la part des extrémistes islamistes s'est révélée être un obstacle dans les investigations. Des rapports des services de sécurité font état d'une possible implication d'un groupe islamiste lié à Al Qaîda dans l'attaque qui a coûté la vie à quatre américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens, a indiqué une source proche du dossier. «L'affaire fait peur aux inspecteurs locaux, compte tenu de l'accélération du rythme des assassinats visant les militaires et les officiers de police dans l'est du pays», a ajouté cette source policière. «Les inspecteurs ont peur (...) d'être enlevés à tout moment par les extrémistes concernés par l'affaire», a expliqué pour sa part Khaled Al-Marmimi, professeur de Sciences politiques à Benghazi. «Les autorités ne tiennent pas compte de la présence d'extrémistes islamistes dans la région. Ils gardent le silence sur la question et n'ont engagé aucun dialogue avec eux», a-t-il ajouté. L'affaire a été transmise à un juge de Tripoli car «les enquêtes menées par la Cour d'appel de Benghazi n'avançaient pas assez vite», a déclaré un haut responsable du ministère de la Justice sous couvert de l'anonymat. «Le juge Khaled al-Turki de Tripoli a été nommé (fin décembre) pour parachever l'enquête dans cette affaire», a précisé cette source. M.Turki remplace le juge Salem Abdelati, qui était chargé de l'enquête mais n'a jamais remis ses conclusions. Les enquêtes en Libye sont généralement conduites par les appareils de sécurité de l'Etat, avant d'être transférées devant l'autorité judiciaire par le parquet général. Mais «les investigations dans ce cas précis sont directement menées par le pouvoir judiciaire par le biais d'un magistrat», a indiqué Taha Baraa, porte-parole du procureur général. «Les autorités veulent accélérer la procédure pour éviter une ingérence américaine, lors de l'interrogatoire de suspects, comme en Tunisie», a estimé Moataz al-Majbari, directeur de la rédaction d'une chaîne de télévision privée libyenne. En décembre, Abdelbasset Ben Mbarek, un Tunisien soupçonné d'avoir joué un rôle dans l'attaque, avait ainsi refusé d'être interrogé par des agents du FBI, selon son avocat qui avait dénoncé une ingérence américaine dans l'enquête. En Libye, selon un autre responsable de la justice, les autorités libyennes et américaines collaborent. «Les inspecteurs américains se sont rendus en Libye à plusieurs reprises» mais ils n'ont «aucun contact avec les personnes interrogées», a-t-il indiqué. Dans un rapport publié fin décembre, le Sénat américain avait estimé que le Département d'Etat avait commis une «grave erreur» en refusant de fermer sa mission à Benghazi, en dépit de la détérioration de la sécurité dans le pays. Par ailleurs, les sénateurs avaient recommandé aux agences de renseignement de «renforcer leur surveillance en Libye», plus particulièrement concernant «les groupes extrémistes islamistes violents qui émergent dans la région et qui n'ont pas de liens opérationnels directs avec Al Qaîda ou ses associés». Le président Barack Obama avait reconnu que l'enquête sur les circonstances de l'attaque de Benghazi avait mis en lumière «un énorme problème» de sécurité de la mission diplomatique. «Concernant les responsables de cette attaque, une enquête est en cours. Le FBI (la police fédérale US, ndlr) a dépêché des agents en Libye à plusieurs reprises», avait-il affirmé. «Nous avons de très bonnes pistes», avait-il assuré, sans plus de précision.

Libération provisoire d’Ali Harzi, suspecté d’avoir pris part à l’attentat contre le consulat US de Benghazi

Ali Harzi, un citoyen tunisien suspecté d'avoir pris part à l'attentat contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi (Libye) en septembre dernier, a été remis en liberté provisoirement, sur décision du juge d'instruction du tribunal de première instance de Tunis. Maître Abdelbasset Ben Mbarek, avocat d'Ali Harzi, a affirmé ce mardi 8 janvier qu'il n'existe pas de preuves confirmant l'implication dans l'attentat ayant coûté la vie à quatre fonctionnaires du consulat, dont l'ambassadeur américain Christopher J.Stevens.

Ridha Boukadi (Ambassadeur de Tunisie à Tripoli):”les forces de sécurité des deux pays se dresseront devant les groupes qui veulent détruire les relations entre les deux peuples”

L'ambassadeur de Tunisie à Tripoli, Ridha Boukadi a déclaré, ce lundi à ShemsFM que les forces de sécurités des deux pays se dresseront devant les groupes qui tentent de détruire les relations entre la Tunisie et la Libye. L'ambassadeur a aussi souligné que des mesures de sécurité et des mesures économiques ont été prises afin de rouvrir le passage frontalier de Ras Jedir dans les prochaines heures.

Nida Tounès se tourne vers la Cour pénale internationale

• Des accusations sont portées contre des parties sécuritaires et d’autres politiques, ainsi que contre les LPR Nida Tounès a décidé de déposer une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l’humanité «commis par les reponsables des agressions contre ses militants et ses bureaux», a déclaré à l’agence TAP l’avocat du parti, Me Abdessattar Messaoudi. «Le parti déposera une plainte officielle devant le procureur général de la CPI à La Haye, dans les prochains jours, en invoquant les articles 7 et 15 du Statut de Rome ratifié par la Tunisie en 2011», a indiqué Me Messaoudi. Le Statut de Rome autorise le procureur général à enquêter d’office sur la base d’informations relatives à des crimes qui relèvent de la compétence de la CPI, a-t-il précisé. Nida Tounès a élaboré, a souligné Me Messaoudi, un dossier comportant plusieurs présomptions, écrites et vocales, prouvant l’implication des parties qui le ciblent, ainsi que des vidéos des attaques contre ses bureaux dans diverses régions du pays, notamment Sfax, Tataouine, Kélibia, Ksar Hellal, Djerba, Testour et Tunis. Les accusations sont portées contre des parties sécuritaires et politiques ainsi que les ligues de protection de la révolution dans tout le pays, a avancé l’avocat. La liste sécuritaire comprend le ministre de l’Intérieur, les directeurs généraux des services communs, de la sécurité publique et des brigades d’intervention, ainsi que les chefs des districts de la sécurité publique dans les régions où ont eu lieu les agressions. La liste des hommes politiques comprend Rached Ghannouchi, Ameur Laârayedh, Houcine Jaziri, Walid Bennani et Habib Ellouz (Ennahdha), Mohamed Abbou, Samir Ben Amor (CPR), Abderraouf Ayadi (Wafa) ainsi que plusieurs gouverneurs et le président de la ligue de protection de la révolution Mohamed Maâlej.

Nidaa Tounes portera plainte auprès de la Cour pénale internationale contre Laârayedh et Bhiri

Nidaa Tounes portera plainte auprès de la Cour Pénale Internationale, a annoncé mercredi 2 janvier 2013 dans une déclaration à Shems Fm Me Abdessatar Messaoudi. En effet, la commission juridique de Nidaa Tounes a décidé de ne plus recourir à la justice tunisienne et de ne plus attendre son verdict. Elle a préparé un dossier avec toutes les agressions et les preuves (notamment des vidéos et des photos) qu’elle a réuni et qu’elle va soumettre à la Cour pénale internationale. L’avocat a indiqué que 4 listes ont été préparées pour les poursuites en justice. La première comporte le ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh, le DG de la sécurité publique Wahid Tijani, le DG des unités d’interventions Imed Ghodbani ainsi que tous les chefs de district de sécurité à chaque endroit où on a commis des agressions à l’encontre de Nidaa Tounes. Il y a également une liste qui regroupe le ministre de la Justice Noureddine Bhiri ainsi que tous les procureurs de la République dans les zones d’agression et ceci pour n’avoir pas ouvert d’instructions dans ces affaires, Me Messaoudi se référant particulièrement à celle de Djerba. Les membres et adhérents des Ligues de protection de la révolution ainsi que les personnes ayant pris part aux agressions seront également poursuivies. Notons que Abdessatar Messaoudi a insisté lors de cette interview sur le fait que Béji Caïed Essebsi était visé personnellement par une tentative d’assassinat à Djerba, affirmant, sans les expliciter, que le Mouvement Nidaa Tounes détient des preuves de ce qu’il avance.

Audition d’Ali Harzi : L’envers et l’endroit

Il s’agit de l’affaire du meurtre de l’ambassadeur des Etats Unis en Libye, lors de l’attaque de l’ambassade le 11 septembre 2012, et dans laquelle le Tunisien Ali Harzi est parmi les suspects. Le président de la commission du renseignement au congrès a accusé Al Qaïda , comme étant l’instigatrice de cette attaque. Mais au-delà du fait de l’implication d’un Tunisien dans cette affaire, ce sont les retombées sur la souveraineté du pays, à partir du moment où des agents du FBI s’étaient spécialement déplacés en Tunisie pour l’interroger. A titre de témoin, dira-t-on du côté du ministère de la Justice, ou à titre d’inculpé, cela importe peu, car c’est de la légalité de cette procédure concernant l’intervention en Tunisie d’agents appartenant à un Etat étranger qui fait l’objet de contestation. Le concept de souveraineté, est d’origine grecque et signifie le droit exclusif d’exercer le pouvoir avec ses trois principales composantes (exécutif, législatif et judiciaire) par l’Etat dans un territoire déterminé. Selon le Jurisconsulte français du 16ème siècle, Jean Bodin « la souveraineté est la plus grande puissance de commander ». Une intervention avec la permission des autorités locales Selon le représentant du ministère de la Justice, l’intervention des agents du FBI en Tunisie est tout ce qu’il y a de plus légal, étant en exécution d’une commission rogatoire internationale, en vertu de la convention d’entraide judiciaire existant entre la Tunisie et les Etats-Unis. Il ajouta que le juge d’instruction a exécuté la commission rogatoire internationale conformément aux législations, nationale et internationale en vigueur Mais cela donne-t-il quand même le droit aux agents du FBI placés sous l’autorité du bureau fédéral américain, d’agir comme ils l’ont fait, et quand bien même ils aient été autorisés par le ministère de la Justice ? Selon Ahmed Rahmouni directeur de l’observatoire pour l’indépendance de la Magistrature, cela constitue une atteinte à la souveraineté nationale exhortant par là même l’ANC à procéder à une enquête sur les circonstances qui ont entouré la présence du FBI au tribunal de première instance de Tunis. La loi anti-terroriste justifie-t-elle l’intervention du FBI ? Certes, et comme l’avait déclaré le représentant du ministère de la Justice, cette procédure se justifie par les besoins d’une enquête en vertu de la loi anti-terroriste. Toutefois et selon la plupart des juristes et la majorité des représentants d’associations des droits de l’Homme, c’est une procédure qui constitue une atteinte aux droits de la défense, l’intéressé ayant été entendu sans la présence de ses avocats. En outre elle constitue une renonciation de l’Etat tunisien à son devoir de protection de ses citoyens. Et pour cause, il ne peut être extradé la règle de droit international privé consistant à dire qu’un Etat n’extrade pas ses nationaux. Bien qu’on ne puisse jamais connaître les vraies circonstances qui ont permis l’intervention du FBI dans l’enceinte du palais de Justice, cet acte constitue en lui-même une violation du secret de l’enquête, et par là même une atteinte à l’indépendance de la Justice. Coopération juridique ou entente « cordiale » Les autorités tunisiennes avaient déjà confirmé, il y a plus d’un mois, qu’elles sont prêtes à coopérer avec les Etats-Unis dans cette affaire, et en vertu des conventions signées entre les deux pays, afin d’empêcher qu’un coupable puisse se dérober à la Justice. Toutefois la culpabilité a-t-elle été établie ? Il n’y a aucune certitude à ce sujet, d’autant plus que le représentant du ministère de la Justice a déclaré dernièrement que Harzi a été entendu par les agents du FBI en tant que témoin. En l’occurrence, en quelle qualité les agents du FBI procèdent-ils à l’audition d’un citoyen tunisien, et de surcroît dans l’enceinte du palais de Justice ? C’est la raison pour laquelle, Ahmed Rahmouni, président de l’Observatoire pour l’indépendance de la Magistrature, a considéré cet acte comme étant une atteinte à l’indépendance de la Justice. Bien que le FBI a des bureaux partout dans le monde, au sein des différentes ambassades des EU, il ne peut agir à l’étranger qu’avec la permission des autorités locales, et en tout cas en vertu des conditions de la convention de coopération. Harzi, accusé et témoin En réalité, et selon certains observateurs tels que Ahmed Rahmouni, ainsi qu’un certain nombre de juristes, il n’y a rien qui permette, en vertu de la convention de coopération, l’intervention directe du FBI, police judicaire américaine , dans le pays étranger signataire de la dite convention. Cette police peut participer en délivrant des renseignements concernant l’accusé. Ce qui signifie que la coopération a été en l’occurrence au détriment de la souveraineté du pays d’une part et en violation des droits de l’homme. D’autant plus que Harzi ne pouvait être entendu en tant que témoin, dans une affaire où il est en même temps suspect. Il s’agit donc, selon la plupart des observateurs d’une entente, dans les coulisses entre les deux Etats plutôt qu’une coopération juridique, laquelle est subordonnée à des conditions limitées strictement par les clauses de la convention de coopération.

Ministère de la Justice : Harzi interrogé par le FBI en tant que témoin et non pas en tant que suspect

Le conseiller auprès du ministre de la Justice Mohamed Fadhel Essaïhi a affirmé, vendredi 28 décembre 2012, que «le jeune tunisien Ali Harzi a été interrogé par le juge d'instruction et l'équipe du FBI en tant que témoin et non pas en tant que suspect». Ali Harzi a été interrogé, le 23 décembre courant, dans l'affaire du meurtre du consul américain et de trois de ses adjoints dans un attentat à Benghazi (Libye). L'interrogatoire d’Ali Harzi intervient à la suite d'une commission rogatoire émise par les Etats-Unis, a précisé M. Essaihi, rappelant que la Tunisie et les Etats-Unis sont liés par une convention de coopération judiciaire. «Le juge d'instruction a exécuté la commission rogatoire conformément aux législations en vigueur, aux conventions internationales et au principe de réciprocité», a-t-il précisé, affirmant que la Tunisie est tenue à respecter les lois internationales que ce soit dans ses relations avec les Etats Unis d'Amérique ou autre pays. «Cet interrogatoire s'est déroulé dans le respect de la souveraineté nationale et de l'indépendance de la justice contrairement à ce qui a été rapporté par l'observatoire tunisien de l'indépendance de la magistrature (OTIM)», a t-il ajouté. Rappelons que l'OTIM avait qualifié l'interrogatoire de Harzi par des fonctionnaires du FBI «d'une atteinte à la souveraineté nationale et d'une renonciation par l'Etat tunisien à son devoir de protéger ses citoyens»

L’ambassade US recommande un «haut niveau de vigilance» aux citoyens américains en Tunisie

Dans un «message de sécurité», mis en ligne vendredi sur son site web, l'ambassade des Etats-Unis à Tunis «encourage fortement» les citoyens américains en Tunisie à «maintenir un haut niveau de vigilance». Ce message est reproduit ci-dessous... "Le ministère tunisien de l'Intérieur a récemment annoncé que les forces de sécurité avaient arrêté un groupe d'hommes en armes opérant dans la région de Fernana, dans le Gouvernorat de Jendouba, près de la frontière tuniso-algérienne. Plus tôt en décembre, des affrontements ont eu lieu entre un groupe d'hommes armés et les forces de sécurité à Feriana, dans le gouvernorat de Kasserine. Un policier a été tué. Suite à ces opérations de sécurité, des patrouilles supplémentaires de la Garde nationale et de la police ont été déployées dans la région du grand Tunis. L'ambassade américaine recommande aux citoyens américains en Tunisie d'examiner cet avertissement, ainsi que la mise à jour des informations par pays concernant la Tunisie. Les citoyens américains sont fortement encouragés à maintenir un haut niveau de vigilance, être au courant des événements locaux, signaler toute activité suspecte à la police locale, et prendre des mesures appropriées pour renforcer leur sécurité personnelle. Les auteurs d'actes criminels ou terroristes peuvent profiter de la distraction liée aux vacances comme couverture pour leurs actions. En règle générale, les citoyens américains doivent éviter les zones où les grands rassemblements peuvent se produire. Même les manifestations ou événements destinés à être pacifiques peuvent tourner confrontation et éventuellement dégénérer en violence. Les citoyens américains en Tunisie sont invités à suivre les bulletins de nouvelles locales et de planifier leurs activités en conséquence."

Tunisie-Algérie: La sécurité, un impératif commun

L’Algérie offre son expertise et son expérience pour lutter contre le terrorismeVers la mise en place d’un plan d’action pour le développement des régions frontalières «La sécurité de l’Algérie dépend de celle de la Tunisie et la sécurité de la Tunisie dépend de celle de l’Algérie», a affirmé, hier, le ministre algérien de l’Intérieur, Dahou Azouane Ould Kablia. A l’issue de son entretien, à Sousse, avec le président de la République provisoire Moncef Marzouki, M. Ould Kablia a indiqué que la rencontre a permis d’examiner les moyens de renforcer la coopération sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie, à travers notamment l’échange d’expertises et des données pour combattre le crime et le terrorisme. Il a, dans le même contexte, fait part de la disposition du gouvernement algérien à soutenir la Tunisie pour impulser le processus de développement dans les gouvernorats frontaliers. «Les relations tuniso-algériennes ne sont jamais aussi pures qu’aujourd’hui et ne laissent augurer que du bien pour les deux peuples», a, pour sa part, indiqué le président Marzouki, renouvelant son invitation aux Algériens à visiter la Tunisie qui, a-t-il dit, «demeure ouverte à tous les Maghrébins». «Les Algériens bénéficient désormais du droit de propriété et peuvent aussi s’installer et travailler en Tunisie», a-t-il lancé, formant l’espoir de voir ces droits s’élargir davantage en prévision de l’édification de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Selon Marzouki, la rencontre a permis également d’examiner les développements au Mali, faisant état, à ce propos, de la convergence des positions entre la Tunisie et l’Algérie concernant les derniers développements dans ce pays. «L’entretien qui a eu lieu entre le président de la République et le ministre algérien de l’Intérieur a, également, porté sur les préparatifs des travaux de la haute commission mixte tuniso-algérienne prévue en janvier prochain», a, de son côté, confié le porte-parole officiel de la présidence de la République, Adnène Mansar. La rencontre, a-t-il ajouté, a, aussi, permis d’assurer le suivi des décisions annoncées, lors des récentes visites en Algérie du chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali et du président de la République Moncef Marzouki et d’examiner les moyens de leur concrétisation. Cette réunion a été, en outre, l’occasion de réaffirmer la volonté des deux pays d’intensifier l’échange d’expertises et de multiplier les sessions de formation en matière de protection civile pour lutter contre les catastrophes naturelles. Vers la création de patrouilles communes de surveillance des frontières D’autre part, le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, s’est entretenu, lundi, au Palais du gouvernement, à la Kasbah, avec le ministre algérien de l’Intérieur. «L’entretien, qui s’est déroulé en présence du ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, a porté, sur la coordination de l’action sécuritaire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, le trafic et l’émigration clandestine, outre l’échange d’expertise entre les deux pays», a déclaré Ould Kablia à l’issue de la rencontre. Les deux parties ont, également, examiné les moyens permettant de faciliter le travail douanier dans les zones de transit, ainsi que la protection des frontières, a-t-il ajouté. Il a été, aussi, question de créer des patrouilles communes et de renforcer la coopération dans le domaine de la protection civile pour lutter contre les catastrophes naturelles et les inondations. «De leur côté, les gouverneurs des régions frontalières des deux pays se sont réunis pour mettre en place un plan d’action visant le développement de ces régions, outre la promotion des services consulaires comme la libre circulation des personnes et le droit de propriété et de séjour», a-t-il affirmé. Interrogé sur la situation au Mali, Larayedh a souligné la convergence des vues entre la Tunisie et l’Algérie qui rejettent toute intervention militaire dans ce pays, estimant que la question nécessite, essentiellement, une décision politique. L’expertise algérienne à la disposition de la Tunisie «L’Algérie ne ménagera aucun effort pour lutter contre le terrorisme et éradiquer les sources de tension et est disposée à mettre son expertise et son expérience pour faire face à ce phénomène», a affirmé, hier, le ministre algérien de l’Intérieur Dahou Azouane Ould Kablia. «Nous avons perçu chez la Tunisie une réelle intention de raffermir ses relations avec l’Algérie», s’est félicité le ministre algérien lors de son entretien avec le président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar. A cet égard, il a évoqué les projets de développement prévus dans les régions frontalières, notamment dans les domaines des ressources hydriques, de l’infrastructure routière et de l’énergie. «La Tunisie a besoin de consolider ses relations avec l’Algérie dans les domaines de la sécurité et du développement et de tirer profit de son expérience en matière de lutte contre le terrorisme», a, pour sa part, indiqué Ben Jaâfar. Il a, dans le même contexte, estimé indispensable de coordonner ses efforts avec l’Algérie pour réduire les disparités régionales et impulser le processus de développement dans les zones frontalières ouest qui, a-t-il dit, demeurent tributaires de l’instauration d’un climat de sécurité et de stabilité sociales. L’entretien s’est déroulé en présence du ministre de l’Intérieur Ali Laâryedh et de l’ambassadeur d’Algérie à Tunis. Garantir la fluidité des marchandises vers la Libye Sur un autre plan, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et la Chambre économique tuniso-libyenne ont exprimé, hier dans un communiqué, leur inquiétude au sujet de la situation instable sur les frontières tuniso-libyennes. Depuis plus d’une semaine, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye se sont complètement arrêtés sur les frontières en raison du climat d’insécurité qui y règne, ce qui a empêché les camions de marchandises de circuler, en toute sécurité, dans les deux sens. Les deux organisations se sont dites «très inquiètes de cette situation» qui a causé des dégâts considérables aux entreprises tunisiennes qui exportent légalement vers la Libye et aussi des pertes à ceux qui opèrent sur ce marché. Elles ont appelé les autorités de tutelle «à prendre, dans l’immédiat, les mesures nécessaires pour garantir la fluidité du trafic des marchandises à travers les points et passages frontaliers tuniso-libyens». L’organisation patronale et la Chambre économique tuniso-libyenne ont exhorté, en parallèle, la société civile dans les zones frontalières à «jouer pleinement leur rôle à même de contribuer à l’amélioration de cette situation», l’objectif étant de préserver les intérêts économiques communs et les liens historiques entre les deux peuples tunisien et libyen. Elles ont mis en garde contre «les retombées de cette situation sur les relations économiques et les échanges commerciaux entre les deux pays».

Coopération sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie La frontière sous haute surveillance

Daho Ould Kablia en visite en Tunisie à l'invitation de son homologue, a été reçu, avant-hier, par le chef du gouvernement tunisien, M.Hamadi Jebali. Entre l'Algérie et la Tunisie, l'urgence est à la coordination de l'action sécuritaire pour faire face au terrorisme, au crime organisé, à la contrebande et à la migration clandestine. Aussi, entre les deux pays, il est question de moyens pour promouvoir les échanges d'expertises entre les deux pays dans divers domaines de sécurité et de faciliter les opérations dans la zone de transit douanière. Pour ce faire, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia en visite en Tunisie à l'invitation de son homologue, Ali Laâraydh, a été reçu, avant-hier par le chef du gouvernement tunisien, M.Hamadi Jebali. Lors de cette visite, la protection des frontières communes et l'organisation de patrouilles conjointes entre les services de sécurité des deux pays, étaient au coeur des entretiens. Même dans le domaine de la protection civile, les deux pays se sont mis d'accord sur l'importance d'une action commune pour faire face aux catastrophes naturelles, comme les inondations, les séismes, les incendies et les dangers technologiques. Par la même occasion, une réunion des walis des régions frontalières des deux pays a porté sur la mise au point d'un programme d'action visant à développer ces régions et sur la gestion des affaires consulaires, à l'instar de la liberté de circulation des personnes et le droit à la propriété et le séjour. L'entretien élargi aux membres des deux délégations a porté sur les perspectives de développement des zones frontalières et les moyens de hisser l'action commune dans le domaine de la Protection civile. M.Ould Kablia a qualifié dans une déclaration à la presse, les points débattus de «sensibles et très importants», précisant qu'il s'agit du volet sécuritaire à la lumière des développements survenus en Tunisie. La coopération sécuritaire entre les deux pays évolue de manière sûre dans toutes les spécialités et entre les différents services de sécurité algériens et tunisiens, tant au niveau de l'armée, de la gendarmerie, des garde- frontières que de la Sûreté nationale, a poursuivi le ministre de l'intérieur. Evoquant l'échange d'expériences, il a souligné «la totale disposition de l'Algérie à accueillir toute personne désirant bénéficier d'une formation complémentaire dans les spécialités non dispensées en Tunisie soeur». Concernant la coopération bilatérale dans le domaine de la Protection civile, M.Ould Kablia a estimé nécessaire de hisser celle-ci, car il s'agit, selon lui, d'une partie indissociable de la Sûreté, insistant sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte contre les incendies, les inondations, les séismes et autres dangers technologiques. D'autre part, les mesures prises par les autorités tunisiennes concernant les facilités accordées aux Algériens en matière de résidence, de droit à la propriété et à la circulation, ont également été débattues lors de cette rencontre, a-t-il poursuivi. Les perspectives de développement des zones frontalières ont été examinées par les deux délégations qui ont traité en outre, des moyens d'activation des programmes de développement et des mécanismes de concrétisation des programmes et projets dans ces régions dans l'attente des décisions de la grande commission mixte algéro-tunisienne devant se réunir le premier trimestre 2013. Pour sa part, le ministre tunisien de l'Intérieur, M.Ali Laâraydh souligné «l'importance de promouvoir la coopération sécuritaire» entre son pays et l'Algérie, au plan opérationnel et en matière d'échange d'expertises et de formation. S'agissant des perspectives de développement des régions frontalières, le ministre tunisien a souligné «l'importance» de l'action commune pour développer ces régions et la concrétisation des projets et programmes au service des citoyens des deux pays. Enfin, la visite de M.Ould Kablia intervient après celle effectuée par le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, en Algérie et au cours de laquelle l'accent avait été mis sur le renforcement de la coopération et de la coordination en matière de sécurité entre les deux pays et le développement des régions frontalières. La visite intervient à un moment où plusieurs localités de la Tunisie ont connu des troubles sécuritaires marqué par le démantèlement d'un groupe terroriste du réseau Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), ainsi que par des affrontements entre les forces de l'ordre et les groupes armés dans plusieurs régions du pays et la découverte d'armes, de munitions de guerre et d'explosifs. A noter que paralèlement à la visite du ministre de l'Intérieur en Tunisie, le général-major Ahmed Bousteila, commandant de la Gendarmerie nationale, s'est rendu depuis deux jours dans les wilayas de Tebessa, Souk Ahras et Constantine.