Mercredi , 1 décembre 2021

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Cellule antiterroriste en Tunisie- Mise en garde américaine contre Aqmi

La Tunisie a annoncé la mise en place d'une cellule de crise pour contrer «l'activité terroriste» face à l'émergence de groupes jihadistes, alors que les Etats-Unis mettaient en garde contre une implantation dans ce pays d'Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi). «Nous avons lancé la mise en place des cellules de crise pour surveiller les activités terroristes sur la frontière et dans le maquis, face à la montée du courant salafiste extrémiste et à l'existence de réseaux d'enrôlement», a indiqué le ministre de l'Intérieur lors d'un discours à l'Assemblée nationale constituante (ANC), publié hier. Lotfi Ben Jeddou a ajouté que les cellules antiterroristes travailleront sous le contrôle du Conseil supérieur de la sécurité et devront également enquêter sur les réseaux qui enrôlent de jeunes Tunisiens pour aller combattre en Syrie. Le parquet tunisien a ouvert mi-mars une enquête sur le recrutement de Tunisiens pour rejoindre les rangs des islamistes en Syrie, alors que des médias ont accusé des prédicateurs d'encourager le ralliement de Tunisiens à la rébellion contre le régime syrien. L'annonce du ministre de l'Intérieur coïncidait avec une mise en garde du général Carter Ham, commandant des forces américaines en Afrique (Africom) contre la menace d'Aqmi dans la région du Maghreb et son implantation en Tunisie. Lors d'une brève escale mardi à Tunis, le général américain a rencontré le chef du gouvernement Ali Larayedh, le ministre de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état-major inter-armées. «La menace d'Al Qaîda dans la région est très sérieuse et il me parait très clair qu'Al Qaîda veut s'établir en Tunisie», a averti le chef de l'Africom, à l'issue de ses entretiens.

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HAM CARTER / AL-QAÏDA: «La Tunisie fait face à une menace réelle et il faut traiter la situation sérieusement»

Le commandant des forces militaires américaines en Afrique, Ham Carter, a tenu une conférence de presse au siège de l’Ambassade américaine de Tunisie, dans la soirée du mardi 26 mars. Lors de cette conférence de presse, Ham Carter a déclaré qu’il est convaincu qu’Al-Qaïda cherche à s’introduire en Tunisie et que le gouvernement tunisien doit accorder la prééminence à la sécurité. «La Tunisie fait face à une menace réelle et il faut traiter la situation sérieusement», a-t-il dit. Ham Carter a exprimé son contentement «de la nette évolution que fait le gouvernement tunisien dans la lutte contre le terrorisme, notamment dans la confiscation d’armes». Lors de cette conférence de presse, l’éventualité de fonder une base militaire en Tunisie n’a pas été évoquée. Le commandant Ham Carter a également déclaré que: «la meilleure façon de lutter contre Al-Qaïda est de mettre fin au phénomène de l’embrigadement de jeunes dans des réseaux terroristes, de réaliser le développement économique et de diffuser largement l’éducation». Il s’agit de sa quatrième visite après le 14 janvier en Tunisie. Il a, à cette occasion, rencontré Ali Larayedh, Chef du gouvernement, Rachid Ammar, Chef d’état-major interarmes et de l’armée de terre et Lotfi Ben Jeddou, le ministre de l’Intérieur.

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Le général Carter: L’AQMI n’est pas ancrée en Tunisie mais cherche à le devenir

Le général Carter F. Ham, commandant des Etats Unis pour l’Afrique (AFRICOM), de nouveau en Tunisie aujourd'hui 26 mars 2013, a rencontré quelques journalistes tunisiens, lors d'une table ronde organisée par l’ambassade américaine à Tunis. En présence de l'ambassadeur américain à Tunis, Jacob Walles, le général Carter a mentionné que sa visite dans notre pays entre dans la cadre d'une tournée effectuée en Algérie, en Libye et enfin en Tunisie. Le général a également précisé qu'il s'agit de sa 5ème visite dans notre pays et également sa dernière, en tant que responsable des forces armées américaines en Afrique, atteignant bientôt l'âge de la retraite. Il a ajouté: "Il est tout à fait approprié de couronner ma tournée au Maghreb par la Tunisie, un pays qui a déjà surmonté plusieurs difficultés mais qui reste encore confronté à beaucoup d'autres défis, sécuritaire, social et économique". Le général Carter a, ensuite, affirmé que lors de sa visite dans les trois pays, la question sécuritaire a été au cœur de toutes les discussions et concertations. Il a confirmé la menace terroriste de l'AQMI, qui reste, selon lui, "l'organisation terroriste la plus riche et la mieux équipée!". Il a rappelé que l'Algérie dispose d'une grande expérience en matière de lutte contre le terrorisme ayant combattu l'AQMI pendant de longues années, d'où l'intérêt de collaborer avec ce pays dans la lutte contre ce fléau. Il a affirmé, par ailleurs, que "l'AQMI n'est pas encore très présente et bien ancrée en Tunisie, mais œuvre certainement à l'être. Il faut donc collaborer et coordonner les efforts pour mieux l'affronter". M. Carter a tout de même rappelé que cette lutte n'est pas uniquement matérielle ou technique, mais passe, aussi, par la bonne gouvernance et l'éducation. "Il faut combattre d'abord les causes qui contribuent à l’émergence de telles organisations", a-t-il soutenu. De son côté, Jacob Walles, ambassadeur des USA en Tunisie, est revenu sur la rencontre qu'a eue la délégation militaire américaine et notamment le général Carter avec les hauts responsables de l'Etat tunisien. M. Walles a affirmé que même s’il est encore trop tôt d'émettre une quelconque évaluation, le nouveau chef du gouvernement Ali Laârayedh semble prendre très au sérieux sa mission et ses nouvelles responsabilités. Il a également précisé que pour ce nouveau chef du gouvernement, "la sécurité reste en tête de ses priorités". Il a enfin ajouté qu'il espère que ces rencontres bilatérales se renouvellent afin de développer une coopération économique et de développement et non pas uniquement militaire et sécuritaire.

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Nabil Abid, nommé au Conseil des ministres arabes de l’Intérieur en présence de Noureddine Bhiri

La 30ème session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, tenue à Ryadh du 10 au 13 mars 2013, a enregistré des changements au sein du staff du secrétaire général dudit Conseil, Mohamed Ali Koumane dont notamment la nomination du Tunisien, Nabil Abid en tant que l’un de ses conseillers ; une nouvelle qui a été confirmée à Business News, par le bureau de communication au Conseil des ministres arabes de l’Intérieur dont le siège se trouve aux Berges du Lac à Tunis. M. Abid, ancien directeur général de la sûreté nationale tunisienne et que certains présentaient comme étant proche de l’homme d’affaires, Kamel Letaïef, se voit ainsi promu à un poste généreusement rémunéré. Certains parlent de huit mille dollars par mois ! A rappeler que Nabil Abid a été remplacé, le 19 octobre 2012, par Abdelhamid Bouzidi (69 ans) à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) qui est réputé comme étant un fidèle de l'ex-secrétaire d'Etat à la sûreté nationale Mohamed Ali Ganzoui et qui a occupé, durant l'ère Ben Ali, les postes-clés de directeur de la sûreté, de la sûreté de l’Etat et des renseignements. D’autre part, les observateurs se demandent si la nomination de Nabil Abid n’a pas été soufflée par la Troïka ou exigée par la partie saoudienne, sachant que certaines mauvaises langues sont allées jusqu’à évoquer de folles extrapolations comme celle de faciliter une éventuelle proximité physique avec l’ancien président Ben Ali. Pour revenir à la dernière réunion du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, notons que la Tunisie s’y était fait représenter par Noureddine B’hiri, ministre de la Justice du gouvernement démissionnaire à l’époque. Ce qui a fait soulever des points d’interrogation sur cette participation qui aurait dû être assurée, logiquement, par le numéro deux du département de l’Intérieur. On notera que le ministère de l’Intérieur n’a pas vraiment communiqué à ce sujet.

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Don d’équipements turcs au ministère tunisien de l’Intérieur

Le vice-premier ministre turc, Bakar Bozdag, est arrivé dimanche à Tunis pour une visite officielle de deux jours, pour «appuyer l'expérience démocratique naissante en Tunisie». A son arrivée à l'aéroport Tunis Carthage M. Bozdag a affirmé dans une déclaration à l'agence Tap la profondeur des relations entre les deux peuples turc et tunisien indiquant que le gouvernement de son pays poursuivra «son appui à l'expérience démocratique naissante en Tunisie». Le vice-premier ministre turc a procédé, aujourd'hui, au cours d'une cérémonie présidée par du chef du gouvernement Ali Lârayedh, à la remise d'un don turc au ministère de l'Intérieur sous forme d'équipements pour renforcer l'action municipale et la sécurité en Tunisie. Les équipements offerts par l'Agence de coopération et de coordination turque pour la modernisation des services de sécurité en Tunisie consistent en 30 véhicules 4x4, 60 minibus, 5 bus pour le transport des unités, 100 motocycles, 1000 casques et 5.000 menottes. Une partie du don turc est offerte aux services municipaux et à l'administration locale. Il s'agit de 32 camions à ordures ménagères, 30 camions tous usages pour l'entretien des routes, 50 pelleteuses et 30 camions. L'hôte turc a exprimé à cette occasion ses souhaits de succès au gouvernement de Ali Lârayedh particulièrement en cette conjoncture difficile et en prévision des grandes échéances attendues par le peuple tunisien affirmant la volonté du gouvernement turc d'impulser la coopération bilatérale. Ali Lârayedh avec le Premier ministre turc Bakar Bozdag, en visite à Tunis les 17 et 18 mars. De son côté le ministre chargé des Affaires économiques, Ridha Saidi, a souligné la volonté des gouvernements des deux pays de renforcer les perspectives de coopération citant la signature de plusieurs accords de coopération dans différents domaines et la création d'un conseil de partenariat stratégique entre la Tunisie et la Turquie. Le ministre tunisien a aussi évoqué que les intentions d'investissements de la Turquie ont été consolidées par la création d'une grande zone industrielle à Ennahli sur une surface de 100 hectares où seront installées 1.000 entreprises turques, qui permettront d'impulser l'activité économique et l'emploi dans la zone du Grand Tunis. M. Saïdi a également relevé les perspectives de coopération avec la Turquie dans le domaine du phosphate, de la métallurgie, des hydrocarbures et de l'infrastructure.

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Justice transitionnelle : Dites-le par le théâtre…

Dans un style se voulant original, expressif et en rupture avec les sentiers battus, le choix de l’Organisation tunisienne pour la citoyenneté, soutenue en cela par le PNUD, s’est porté sur l’art théâtral comme support pour faire la lumière sur les abus du régime déchu. Elle a monté à cette fin une représentation intitulée « Iltifef » (Dévoiement), dans le cadre de son projet « Une vision citoyenne de la justice transitionnelle ». Le projet en question utilise la représentation théâtrale comme support interactif, dans laquelle la scène devient un espace de témoignages vivants de victimes de l’arbitraire et de la torture. Cette expression scénique raconte ainsi le climat de répression imposé par les régimes dictatoriaux et qui, encore de nos jours, n’en finit pas de marquer les victimes et la société dans son ensemble. L’heure est alors à la sensibilisation et au débat d’idées. La représentation se veut aussi le canal d’un vrai échange pour lever le voile sur des faits et des pratiques jusque-là occultées. Il s’agit de briser le mur du silence sur des secrets que partagent les victimes et leurs bourreaux. Conformément à la vision que l’association a de la justice transitionnelle, les témoignages seront enregistrés et présentés au public. Ils serviront, entre autres, à réaliser des spots publicitaires réalistes sur le concept de justice transitionnelle. Le but en est d’inviter les citoyens à contribuer à définir les contours de la justice transitionnelle et d’aider à l’établissement des faits. Selon le président de l’Organisation tunisienne pour la citoyenneté, Ayoub Ghedemsi, le projet de l’organisation vise à associer les citoyens et les victimes de l’arbitraire au processus de justice transitionnelle et à recueillir leurs vues sur les moyens d’assurer leur réhabilitation et leur rétablissement dans leurs droits. Ce projet, a-t-il déclaré à l’agence TAP, fait partie de la justice transitionnelle et n’est pas en contradiction avec les projets d’autres organisations et associations opérant dans ce domaine, tous les projets se complétant, qu’il s’agisse de faits «actés» par l’écrit, l’image ou d’autres supports de sensibilisation ou statistiques. Un certain nombre d’anciens détenus politiques ont témoigné, au cours de cette rencontre, sur les exactions qu’ils avaient subies, estimant que « tout projet de justice transitionnelle à la conception duquel les victimes de violation ne prendraient pas part n’assurera pas la transition démocratique ». Pour eux, l’initiative de l’Organisation tunisienne pour la citoyenneté leur offre une tribune pour faire entendre leur voix dès lors « qu’ils représentent toute une génération punie par l’ancien régime qui leur a volé toute une tranche de vie, de surcroît celle de la jeunesse ».

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Lutte contre le terrorisme-Creusement d’un long fossé à la frontière tuniso-algérienne

Outre les mesures sécuritaires d’usage, une bonne partie de la frontière entre la Tunisie et l’Algérie sera séparée par un fossé afin de paralyser la circulation des jihadistes d’Al Qaïda Décidément, tous les moyens sont bons pour espérer marquer d’autres points dans la lutte contre le terrorisme. Dernière trouvaille : le creusement d’un long fossé séparant la frontière tuniso-algérienne, l’objectif étant de faire barrage aux infiltrations des jihadistes d’Al Qaïda. Fruit de la pure imagination des experts des deux pays en matière de sécurité, ledit projet dont les travaux ont démarré récemment consiste en le creusement d’un fossé long de plusieurs kilomètres incluant les zones dites «noires», c’est-à-dire celles-là mêmes qu’empruntent habituellement les terroristes dans leurs «navettes» entre les deux pays. Ces zones, qui se situent notamment dans les gouvernorats de Jendouba, Le Kef, Kasserine et Gafsa, constituaient jusque-là les points de passage privilégiés des acolytes d’Al Qaïda qui les mettaient à profit pour assurer à la fois le transfert des armes et munitions et la protection de leurs fuites. Attention… noyade ! Mais ce qui est encore plus frappant dans ce projet jamais réalisé par le passé, c’est la double efficacité qu’il représente. En ce sens que le fossé en question d’une profondeur de trois mètres sera…rempli d’eau pour qu’il soit réellement infranchissable. Il est vrai que l’expérience de la lutte contre le terrorisme, aussi bien en Tunisie qu’ailleurs dans le monde, a démontré qu’un fossé sec, aride et si profond soit-il ne dérange nullement des jihadistes habitués à circuler intelligemment, voire aisément, dans les régions montagneuses et forestières, si pénibles et dangereux soient les sentiers, oueds et pistes qui y pullulent. Dès lors, leur «proposer» un fossé regorgeant d’eau peut poser problème, en paralysant considérablement leurs manœuvres. Il va sans dire qu’un guet-apens pareil aura, espérons-le, son effet dissuasif, en obligeant tout terroriste audacieux à… bien réfléchir avant d’entreprendre sa partie de «natation» qui a tout d’un saut dans l’inconnu. Double profit Par ailleurs, force est de constater que ce projet se distingue par son double profit, à savoir : 1- Son coût vaut…trois fois rien, comparativement à l’investissement onéreux et colossal qu’aurait nécessité la construction d’un mur de séparation en lieu et place du fossé. 2- Ledit fossé est aussi, sans aucun doute, une… mauvaise nouvelle pour les contrebandiers et autres passeurs clandestins qui n’auront plus la partie facile aux frontières entre les deux pays. Reste à dire que ce projet devra donner un coup de fouet supplémentaire à l’action sécuritaire de quadrillage des frontières lancée, ces deux derniers mois, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et qui a déjà généré des coups de filet des plus prometteurs.

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Don américain de 28 véhicules aux forces de sécurités tunisiennes

Les Etats-Unis ont fait don aujourd'hui à la Tunisie de 28 nouveaux véhicules : 13 pour les Forces d'intervention et 15 pour la Garde nationale et la Brigade antiterrorisme. L'ambassadeur américain en Tunisie Jacob Walles a présenté, le mercredi, au ministère de l'Intérieur 28 nouveaux véhicules, afin de renforcer la capacité de la Tunisie à garantir un environnement sûr pour ses citoyens et ses visiteurs. Les 28 véhicules représentent le deuxième don faisant partie d'un lot de 44 véhicules dont la valeur est de 1,5 million de dollars et qui sont livrés à la Tunisie de la part du Département d'État américain. Le ministère de l'Intérieur a bénéficié du premier don initial en décembre 2012 qui comprenait 16 véhicules utilitaires. Les véhicules livrés aujourd'hui comprennent 13 fourgonnettes de transport de passagers pour les Forces d'Intervention, afin de renforcer la sécurité au sein du Grand Tunis et 15 véhicules utilitaires pour améliorer les patrouilles le long des zones frontalières avec la Libye et l'Algérie. Les véhicules déjà livrés en décembre comprenaient des véhicules utilitaires destinés aux unités de la Garde nationale et la Brigade antiterrorisme. L'ambassadeur Walles a déclaré à cette occasion: «J'espère que ces véhicules, ainsi que ceux livrés en décembre, soutiendront les forces de sécurité tunisiennes dans leurs efforts déployés pour assurer la sécurité dans le pays et le long de ses frontières dans l'intérêt du peuple tunisien». L'ambassadeur a réitéré aussi le soutien continu du gouvernement américain pour la transition démocratique en Tunisie. Depuis la révolution du janvier 2011, les Etats-Unis ont engagé plus de 350 MD pour soutenir la transition démocratique en Tunisie. Ce don de véhicules fait partie d'un programme de soutien en vertu d'un accord bilatéral signé entre les deux pays en septembre 2012 pour soutenir la modernisation et la réforme du système de sécurité et le système judiciaire pénal tunisien. «Soutenir les efforts de la Tunisie qui visent à établir des institutions judicaires pénales plus transparentes, plus responsables et plus efficaces, en particulier une police au service des citoyens et un système judiciaire indépendant, est primordial pour réussir sa transition vers la démocratie», souligne le communiqué diffusé à cette occasion par l'ambassade des Etats-Unis.

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L’Algérie dément avoir arrêté et livré à la Tunisie le tueur de Chokri Belaïd

Selon le journal algérien ''Al-Fadjr'', «les autorités algériennes n'ont pas arrêté et livré le présumé tueur de Chokri Belaïd aux autorités tunisiennes». Ce démenti a été publié le lendemain de la publication, par le quotidien tunisien ''Echourouk'', d'une information sur «l'arrestation de Kamel Gadhgadhi, l'assassin de Chokri Belaid, par les autorités algériennes, qui l'auraient livré, il y a 6 jours, à la Tunisie». Selon le journal algérien, qui cite une source du gouvernement, «l'information publiée hier par ''Echourouk'' tunisien à propos de l'arrestation du présumé assassin de Chokri Belaïd est complètement fausse. Mais il y a certaines parties qui cherchent par tout moyen à faire impliquer, d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin, l'Algérie dans cet assassinat». L'auteure de l'article d'''Echourouk'', Khadija Yahyaoui, a reçu aujourd'hui une convocation devant le juge d'instruction en charge de l'affaire Chokri Belaïd.

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Tunisie-USA — Dilou rencontre l’ambassadeur Jacob Walles-Réaffirmation du soutien au processus démocratique et au développement en Tunisie

Suite à une entrevue, hier après-midi, entre le ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, et l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis, Jacob Walles, ce dernier a précisé que cette nouvelle visite au ministère vise à constater le fonctionnement et l’évolution des choses quant aux droits de l’Homme et la justice transitionnelle. «La transition démocratique en Tunisie, comme dans tous les autres pays qui ont connu ce genre de processus, est compliquée. C’est dû aux nombreux défis auxquels elle fait face, notamment sur le plan du développement économique, et sur le plan sécuritaire, qui est intimement lié à celui du développement», a-t-il déclaré. Walles a ajouté : «Les Etats-Unis soutiennent le processus démocratique en Tunisie. Nous essayons d’aider sur le plan du développement et nous faisons la promotion du respect des droits universels, notamment dans un cadre de transition qui construit une vraie démocratie. Nous effectuons des visites à plusieurs institutions et ministères dans ce sens, et nous continuerons à le faire». Pour sa part, le ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, a affirmé que l’entrevue a porté sur l’avancement du processus de la justice transitionnelle et la situation des droits de l’Homme en Tunisie, ainsi que sur la situation politique générale. En ce qui concerne le domaine de spécialité du ministère, Dilou a indiqué que la discussion a porté sur les délais prévus pour l’adoption du projet du statut de la justice transitionnelle. «Le dernier mot revient à l’Assemblée nationale constituante», a souligné le ministre. En ce qui concerne les droits de l’Homme, Samir Dilou a affirmé : «Il y a un accord sur la nature de la période transitoire et les défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires qui se posent. La volonté politique soutenant les droits de l’Homme et luttant contre leur agression existe, sauf qu’il faut procéder à des réformes simultanées englobant les institutions, le cadre juridique et allant jusqu’aux mentalités. Nous travaillons dessus pour l’amélioration de la situation des droits de l’Homme». Pour ce qui est de la situation politique qui prévaut actuellement, le ministre a souligné que l’entrevue a porté sur l’avancement des discussions en vue de former le nouveau gouvernement. «Il y a une réaffirmation de la part des Etats-Unis de leur engagement à continuer à soutenir l’expérience de transition démocratique en Tunisie. Ils soutiennent tous les efforts favorisant le dialogue et le consensus entre les différentes parties politiques tout en gardant la même distance vis-à-vis de tous les partis politiques. Il y a, aussi, une affirmation que l’expérience tunisienne, par comparaison avec d’autres, avance à pas sûrs vers l’installation d’une démocratie solide», a ajouté Dilou.

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