Lundi , 19 avril 2021

Archives du blog

Don américain de 28 véhicules aux forces de sécurités tunisiennes

Les Etats-Unis ont fait don aujourd'hui à la Tunisie de 28 nouveaux véhicules : 13 pour les Forces d'intervention et 15 pour la Garde nationale et la Brigade antiterrorisme. L'ambassadeur américain en Tunisie Jacob Walles a présenté, le mercredi, au ministère de l'Intérieur 28 nouveaux véhicules, afin de renforcer la capacité de la Tunisie à garantir un environnement sûr pour ses citoyens et ses visiteurs. Les 28 véhicules représentent le deuxième don faisant partie d'un lot de 44 véhicules dont la valeur est de 1,5 million de dollars et qui sont livrés à la Tunisie de la part du Département d'État américain. Le ministère de l'Intérieur a bénéficié du premier don initial en décembre 2012 qui comprenait 16 véhicules utilitaires. Les véhicules livrés aujourd'hui comprennent 13 fourgonnettes de transport de passagers pour les Forces d'Intervention, afin de renforcer la sécurité au sein du Grand Tunis et 15 véhicules utilitaires pour améliorer les patrouilles le long des zones frontalières avec la Libye et l'Algérie. Les véhicules déjà livrés en décembre comprenaient des véhicules utilitaires destinés aux unités de la Garde nationale et la Brigade antiterrorisme. L'ambassadeur Walles a déclaré à cette occasion: «J'espère que ces véhicules, ainsi que ceux livrés en décembre, soutiendront les forces de sécurité tunisiennes dans leurs efforts déployés pour assurer la sécurité dans le pays et le long de ses frontières dans l'intérêt du peuple tunisien». L'ambassadeur a réitéré aussi le soutien continu du gouvernement américain pour la transition démocratique en Tunisie. Depuis la révolution du janvier 2011, les Etats-Unis ont engagé plus de 350 MD pour soutenir la transition démocratique en Tunisie. Ce don de véhicules fait partie d'un programme de soutien en vertu d'un accord bilatéral signé entre les deux pays en septembre 2012 pour soutenir la modernisation et la réforme du système de sécurité et le système judiciaire pénal tunisien. «Soutenir les efforts de la Tunisie qui visent à établir des institutions judicaires pénales plus transparentes, plus responsables et plus efficaces, en particulier une police au service des citoyens et un système judiciaire indépendant, est primordial pour réussir sa transition vers la démocratie», souligne le communiqué diffusé à cette occasion par l'ambassade des Etats-Unis.

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L’Algérie dément avoir arrêté et livré à la Tunisie le tueur de Chokri Belaïd

Selon le journal algérien ''Al-Fadjr'', «les autorités algériennes n'ont pas arrêté et livré le présumé tueur de Chokri Belaïd aux autorités tunisiennes». Ce démenti a été publié le lendemain de la publication, par le quotidien tunisien ''Echourouk'', d'une information sur «l'arrestation de Kamel Gadhgadhi, l'assassin de Chokri Belaid, par les autorités algériennes, qui l'auraient livré, il y a 6 jours, à la Tunisie». Selon le journal algérien, qui cite une source du gouvernement, «l'information publiée hier par ''Echourouk'' tunisien à propos de l'arrestation du présumé assassin de Chokri Belaïd est complètement fausse. Mais il y a certaines parties qui cherchent par tout moyen à faire impliquer, d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin, l'Algérie dans cet assassinat». L'auteure de l'article d'''Echourouk'', Khadija Yahyaoui, a reçu aujourd'hui une convocation devant le juge d'instruction en charge de l'affaire Chokri Belaïd.

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Tunisie-USA — Dilou rencontre l’ambassadeur Jacob Walles-Réaffirmation du soutien au processus démocratique et au développement en Tunisie

Suite à une entrevue, hier après-midi, entre le ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, et l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis, Jacob Walles, ce dernier a précisé que cette nouvelle visite au ministère vise à constater le fonctionnement et l’évolution des choses quant aux droits de l’Homme et la justice transitionnelle. «La transition démocratique en Tunisie, comme dans tous les autres pays qui ont connu ce genre de processus, est compliquée. C’est dû aux nombreux défis auxquels elle fait face, notamment sur le plan du développement économique, et sur le plan sécuritaire, qui est intimement lié à celui du développement», a-t-il déclaré. Walles a ajouté : «Les Etats-Unis soutiennent le processus démocratique en Tunisie. Nous essayons d’aider sur le plan du développement et nous faisons la promotion du respect des droits universels, notamment dans un cadre de transition qui construit une vraie démocratie. Nous effectuons des visites à plusieurs institutions et ministères dans ce sens, et nous continuerons à le faire». Pour sa part, le ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, a affirmé que l’entrevue a porté sur l’avancement du processus de la justice transitionnelle et la situation des droits de l’Homme en Tunisie, ainsi que sur la situation politique générale. En ce qui concerne le domaine de spécialité du ministère, Dilou a indiqué que la discussion a porté sur les délais prévus pour l’adoption du projet du statut de la justice transitionnelle. «Le dernier mot revient à l’Assemblée nationale constituante», a souligné le ministre. En ce qui concerne les droits de l’Homme, Samir Dilou a affirmé : «Il y a un accord sur la nature de la période transitoire et les défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires qui se posent. La volonté politique soutenant les droits de l’Homme et luttant contre leur agression existe, sauf qu’il faut procéder à des réformes simultanées englobant les institutions, le cadre juridique et allant jusqu’aux mentalités. Nous travaillons dessus pour l’amélioration de la situation des droits de l’Homme». Pour ce qui est de la situation politique qui prévaut actuellement, le ministre a souligné que l’entrevue a porté sur l’avancement des discussions en vue de former le nouveau gouvernement. «Il y a une réaffirmation de la part des Etats-Unis de leur engagement à continuer à soutenir l’expérience de transition démocratique en Tunisie. Ils soutiennent tous les efforts favorisant le dialogue et le consensus entre les différentes parties politiques tout en gardant la même distance vis-à-vis de tous les partis politiques. Il y a, aussi, une affirmation que l’expérience tunisienne, par comparaison avec d’autres, avance à pas sûrs vers l’installation d’une démocratie solide», a ajouté Dilou.

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Assassinat de Chokri Belaïd : les fausses accusations contre l’Algérie

Alors que des journalistes tunisiens désignent un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur comme étant le principal commanditaire du meurtre de Chokri Belaïd, le responsable du Front populaire, le porte-parole du collectif des avocats désigné par la famille du défunt pour suivre l’affaire a surpris vendredi les observateurs en accusant, sans fournir de preuves, «trois Algériens» d’avoir assassiné le leader politique. «J’ai reçu un appel téléphonique qui m’a confirmé que les tueurs du défunt sont des Algériens. Ces derniers ont franchi le territoire tunisien pour commettre leur crime (…)», a soutenu Faouzi Ben Mrad lors d’une conférence de presse animée à Tunis. Celui-ci a assuré détenir «des informations obtenues d’un témoin selon lesquelles une personne originaire de Gafsa aurait fait entrer en Tunisie trois individus ayant la nationalité algérienne la veille de l’assassinat de Chokri Belaïd». Ces derniers auraient, a-t-il poursuivi, quitté le territoire tunisien le jour même du meurtre. Cet avocat – dont les déclarations ont suscité le courroux de la famille de Chokri Belaïd – accusera, en outre, un parti politique (tunisien) d’avoir commandé le meurtre du leader de la gauche tunisienne, cela sans toutefois dire de quelle formation il s’agit. Faouzi Ben Mrad a soutenu, par ailleurs, que «l’assassinat du militant d’Al Watad est une décision purement tunisienne». Non convaincue de la crédibilité des conclusions (implication d’Algériens, ndlr) auxquelles il est arrivé, la famille de Chokri Belaïd a ainsi décidé de se passer des services de maître Faouzi Ben Mrad. Devant la réaction de la famille, celui-ci serait vite revenu sur ses propos. En mettant en doute l’indépendance et l’intégrité de la justice tunisienne et sa capacité à dévoiler la vérité, Me Faouzi Ben Mrad s’est entre-temps aussi attiré les foudres du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) qui a tenu à exprimer son indignation et à dénoncer «la campagne de dénigrement» qui vise les juges. Ainsi qu’il fallait s’y attendre, l’Algérie a également réagi avec véhémence à ses propos. Le mécontentement d’Alger Dans une déclaration rendue publique hier, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Amar Belani, a ainsi qualifié d’«extravagants» les propos de cet avocat. «Bien que nous n’ayons pas pour habitude de commenter les informations de presse, je me dois de réagir aux propos extravagants attribués à l’ex porte-parole du comité de défense du martyr Chokri Belaïd, sur une prétendue implication de l’Algérie dans l’odieux assassinat de cette figure politique emblématique de la Tunisie que nous étions parmi les premiers à condamner énergiquement», a indiqué Amar Belani. Et de poursuivre : «Je remarque que cet ex-porte-parole a rectifié lui-même ses propos et que ces derniers ont été récusés par la propre famille du défunt.» M. Belani n’a ainsi pas raté l’opportunité pour mettre les points sur les i aux détracteurs de l’Algérie, surtout que cette affaire rappelle l’épisode récent durant lequel les Libyens avaient accusé à tort l’Algérie de soutenir El Gueddafi. A ce propos, il insistera particulièrement sur le fait que l’Algérie refuse de faire «l’objet d’une quelconque opération de mystification ou de diversion à travers ce genre d’élucubrations irresponsables et qu’elle reste résolument aux côtés du peuple tunisien frère qu’elle assure de toute sa solidarité dans ses efforts pour faire triompher ses idéaux et ses aspirations». Plusieurs centaines de personnes ont, signale-t-on, manifesté hier sur l’avenue Habib Bourguiba, au centre de Tunis pour réclamer que l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd soit élucidé. Ce rassemblement, largement organisé sur les réseaux sociaux, intervient au lendemain de la désignation du ministre de l’Intérieur sortant Ali Laârayedh pour former un nouveau gouvernement à même de sortir le pays d’une profonde crise politique. Les proches de l’opposant Chokri Belaïd accusent Ennahda d’être responsable de son assassinat le 6 février, un crime qui a profondément déstabilisé la Tunisie. M. Laârayedh, qui a jusqu’au 8 mars pour former un cabinet de coalition, a annoncé jeudi l’arrestation de suspects de l’assassinat sans donner de précisions supplémentaires. «L’enquête a bien progressé au point d’arriver à l’arrestation de suspects», a-t-il déclaré à la presse, sans toutefois préciser l’identité ou le nombre des personnes arrêtées. Les compagnons de Chokri Belaïd s’inquiètent pour leur part du fait que les ministres de l’Intérieur et de la Justice, deux dirigeants du parti islamiste Ennahda au pouvoir, puissent contrôler l’enquête. C’est la raison pour laquelle des organisations internationales ont demandé que soit menée une enquête indépendante.

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L’Algérie et l’assassinat du Tunisien CHOKRI BELAÏD- L’avocat qui n’a rien appris de Bourguiba

«Ce qu'il a déclaré est bizarre et dangereux et nous le démentons», a affirmé le frère du martyr Chokri Belaïd. En mal de notoriété, un avocat tunisien s'est trompé de cible. En voulant accrocher quelques petits trophées sur sa robe noire, il s'est retrouvé avec une bombe dans son escarcelle. Me Faouzi Ben Mrad, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'a pas trouvé mieux que de prétendre que ce sont des Algériens qui sont derrière l'assassinat de l'opposant tunisien Chokri Belaïd. «Des Algériens sont derrière le meurtre de Chokri Belaïd.» C'est ce qu'a affirmé, lors d'une conférence de presse tenue vendredi 22 février 2013, Faouzi Ben Mrad qui est de plus, le porte-parole du comité de défense du martyr Chokri Belaïd. L'avocat a précisé qu'un Tunisien a assuré l'entrée de ces Algériens en Tunisie, un jour avant l'assassinat de Belaïd. Sans prendre la moindre précaution pour les besoins de l'enquête, qui pourtant se poursuit toujours, l'avocat ajoute que «cette même personne a utilisé la même manière pour garantir la sortie de ces Algériens, un jour après l'assassinat et à travers le gouvernorat de Kasserine». Et pour terminer sa fausse plaidoirie, il a affirmé avoir «reçu ces informations de la part d'un citoyen tunisien, sans citer son nom ou sa qualité». Cerise sur le gâteau, cet avocat ajoute qu' «il n'a pas confiance en la justice» puisqu'il est sous écoute. Sitôt lâchés, ces propos ont déclenché une foudre qui s'est abattue sur cet «avocaillon» qui n'a rien appris du grand maître, Habib Bourguiba. La famille du défunt Chokri Belaïd, le syndicat des magistrats tunisiens et le ministère algérien des Affaires étrangères ont tous réagi à ces propos «irresponsables». Comme première mesure, il a été «sanctionné» par la famille de la victime: celle-ci lui a retiré sa confiance. Le frère du martyr Chokri, Abdelmajid Belaïd, a annoncé, dans une déclaration à Radio Express FM, que sa famille a décidé de retirer la procuration à l'avocat Faouzi Ben Mrad dans l'affaire de l'assassinat de son frère. Il a également, rejeté en bloc, les déclarations faites par Me Ben Mrad selon lesquelles des Algériens seraient derrière l'assassinat du martyr Chokri Belaïd. Abdelmajid Belaïd a ajouté que «ce qu'il a déclaré est bizarre et dangereux et nous le démentons», précisant que «Chokri avait prévenu qu'Ennahdha et Qatar allaient impliquer des Algériens dans ce genre d'affaires et Me Ben Mrad était au courant de ses dires». De son côté, le puissant syndicat de magistrats tunisien (SMT) a réagi avec énergie contre ce dérapage. Suite à ses déclarations dans lesquelles il a émis des doutes sur la capacité de la justice tunisienne à faire toute la lumière sur l'assassinat de Chokri Belaïd, le STM a condamné, dans un communiqué, les propos de l'avocat ayant mis en doute l'indépendance et l'intégrité de la magistrature. Le Syndicat estime que «les propos de Faouzi Ben Mrad sont de nature à semer la discorde et que ses déclarations s'apparentent à de la surenchère et à une attitude douteuse et irresponsable». Le même communiqué ajoute que ces propos «constituent également une violation du secret de l'enquête ainsi qu'une atteinte au prestige de la magistrature, et apporte son soutien à tous les magistrats exposés à ce type de pratiques». De son côté, le ministère algérien des Affaires étrangères a réagi par la voix de son porte-parole Amar Bellani. «Je me dois de réagir aux propos extravagants attribués à l'ex porte-parole du comite de défense du martyr Chokri Belaïd, sur une prétendue implication de l'Algérie dans l'odieux assassinat de cette figure politique emblématique de la Tunisie que nous étions parmi les premiers à condamner énergiquement» a déclaré hier le porte-parole du ministère des AE. M. Bellani a souligné que même si cet avocat a rectifié lui-même ses propos et que ces derniers ont été récusés par la propre famille du défunt, «l'Algérie fasse l'objet d'une quelconque opération de mystification ou de diversion à travers ce genre d'élucubrations irresponsables et nous restons résolument aux côtes du peuple tunisien frère que nous assurons de toute notre solidarité dans ses efforts pour faire triompher ses idéaux et ses aspirations.»

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6935 demandes d’asile politique depuis l’assassinat de Chokri Belaïd (observatoire Ilaf)

Le président de l'observatoire Ilaf pour la protection du consommateur, Abdeljelil Dhahri, a indiqué ce jeudi 14 février que 6935 demandes d'asile politique ont été déposées depuis l'assassinat de Chokri Belaïd le 6 février dernier. Abdeljelil Dhahri précise que 23% des demandes ont été déposées par des personnalités du monde de l'art, de la littérature et de la culture, et dit s'appuyer sur des "sources privées" au ministère des Affaires étrangères et dans certaines ambassades. Le président de l'observatoire Ilaf a ajouté que des rapports ont été établis par certains pays comme les Etats-Unis concernant le nombre de demandes d'asile politique déposées par mois.

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Ali Laârayedh rencontre l’ambassadeur US Jacob Walles

Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur, a reçu, aujourd’hui, jeudi 14 février 2013, l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Jacob Walles. Une rencontre qui a porté sur la situation sécuritaire en Tunisie suite au récent assassinat du militant Chokri Belaïd, tué par balles devant son domicile le 6 février. Les deux parties ont discuté du programme d’aide sécuritaire américaine, et du soutien des Etats-Unis, aussi bien sur le plan logistique, qu’au niveau du partage des compétences et expertises à travers des programmes de formation, etc. A cette occasion, Laârayedh a tenu à remercier l’administration américaine pour son soutien à la Tunisie en cette période transitionnelle et Jacob Walles a réitéré l’engagement des Etats-Unis à soutenir la transition démocratique en Tunisie et l’accomplissement des objectifs de la révolution.

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Des terroristes s’entrainent à djandouba

La mission de recrutement a été confiée à un certain Moussa Abou Daoud, l'un des commendataires de l'attaque avortée à Khenchela, il y a quelques jours. La situation est «gravissime» à la frontière algéro-tunisenne. Des sources sécuritaires très fiables rapportent qu'un recrutement massif de terroristes est en train de se faire au profit d'Al Qaîda au Maghreb islamique. Pas moins de 5000 nouvelles recrues ont subi des entraînements et une formation sur l'usage des armes au lieudit Djandouba situé au sud de la Tunisie. La mission de recrutement a été confiée par le présumé émir national d'Al Qaîda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdel Wadoud, à un certain Moussa Abou Daoud, l'un des commendataires de l'attaque avortée contre une caserne à Khenchela, il y a quelques jours. Désigné comme émir du groupe terroriste sévissant à Tébessa, ce chef terroriste tisse des liens avec des réseaux affiliés à la nébuleuse en Libye et en Tunisie. Les recrues sont de différentes nationalités, tunisienne, libyenne, égyptienne et algérienne, ajoutent les mêmes sources. Selon les besoins, ces recrues sont ensuite transférées vers le nord du Mali ou la Syrie. La Tunisie est-elle en train de devenir le bastion d'Al Qaîda au Maghreb islamique? Transformée en un terrain fertile pour la nébuleuse, notamment après le détournement de la révolution du Jasmin par Ennahdha de Ghannouchi qui a pris en otage toute la société, la Tunisie peine à retrouver sa stabilité politique et sécuritaire. Le malaise politique survenu après l'assassinat de Chokri Belaïd et l'absence d'un compromis autour du remaniement ministériel initié par Hamadi Jebali, le chef du gouvernement provisoire tunisien rendent la situation sécuritaire plus fragile et susceptible d'accentuer davantage la menace terroriste. Nul n'ignore à ce propos que l'activité terroriste a connu une recrudescence avérée relativement aux événements d'insécurité en Libye et la prolifération des armes. Les services de sécurité tunisiens ont d'ailleurs démantelé plusieurs réseaux terroristes et découvert d'importantes quantités d'armes en provenance de la Libye. Au moment où les forces de sécurité tunisiennes renforcent leur présence au niveau de la bande frontalière tuniso-libyenne, les autorités libyennes décident de fermer leur frontière avec la Tunisie pour quatre jours. Selon les médias tunisiens, des mesures sécuritaires ont été mises en oeuvre dans plusieurs régions du pays en raison également de la situation qui prévaut au Mali et en application, notamment des mesures prises lors de la réunion entre l'Algérie, la Tunisie et la Libye, le 12 janvier de l'année en cours. Pour ces trois pays, les conséquences de la crise au Mali, au même titre que l'instabilité en Libye, ne laisseront pas à l'écart les pays de la région, surtout que les réseaux terroristes sont parvenus à tisser une véritable toile d'araignée sur le continent. Qu'auront donc préservé les pays arabes de leurs révolutions respectives? Un retour en force d'islamistes radicaux sur la scène politique, une recrudescence des activités terroristes, un trafic d'armes porteur d'insécurité potentielle qui menacent toute société aspirant à des lendemains plus sereins qui ne viendront pas de sitôt. L'expérience algérienne, chèrement payée, n'a servi de leçon à personne puisque l'Egypte, la Tunisie et la Libye font face aux conséquences «houleuses» de ce que les Occidentaux appellent le printemps arabe.

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Alger et Washington se penchent sur cette question: Des armes nucléaires à nos frontières?

Existe-t-il un marché noir d'armes nucléaires aux frontières algériennes? D'où proviennent ces armes? Sont-elles entre les mains de terroristes, de contrebandiers? Rien que l'énoncé du sujet fait peur: la contrebande nucléaire! Tant qu'à nous frontières il s'agissait de cartouches... de kalachnikovs et de cigarettes, la situation était plus ou moins gérable. Mais que des ogives nucléaires puissent circuler dans ces vastes territoires, cela donne des sueurs froides. Plus encore quand les Américains s'y mettent. Réunis les 10 et 11 février derniers, des responsables algériens et américains, se sont penchés sur les moyens de lutter «contre la contrebande nucléaire et la sécurité des frontières». Selon un communiqué de presse envoyé par les services de l'ambassade des Etats-Unis à Alger, «ces discussions interviennent après un premier round de consultations bilatérales initié en janvier 2012 afin d'explorer les moyens et méthodes de faire progresser les capacités de prévention, détection et réponse aux incidents de contrebande de matériaux nucléaires et radiologiques, conformément au plan de travail adopté par les participants au sommet de la sécurité nucléaire de 2010, organisé à Washington, DC». C'est la directrice générale des affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères, Taous Feroukhi, qui a assisté à cette réunion de deux jours où la partie américaine a été représentée par le sous-secrétaire d'Etat adjoint chargé des Programmes de non-prolifération, Simon Limage. Ils ont convenu d'accentuer la coopération de manière plus étroite, «afin d'empêcher les terroristes et autres criminels d'acquérir des matériaux nucléaires au marché noir». Mme Feroukhi a souligné «l'importance de la coopération régionale et internationale dans la lutte contre le crime transnational organisé qui représente une menace pour la sécurité des Etats de la région». Le communiqué de l'ambassade des Etats-Unis souligne que «des représentants de plusieurs ministères du gouvernement algérien ainsi que des représentants d'agences gouvernementales américaines ont assisté aux réunions», sans préciser quel ministère ni le nom des agences américaines. Cependant, le document note que durant «la réunion les deux parties ont échangé des points de vues et partagé des informations sur les menaces et tendances actuelles de la contrebande». De même qu'ils ont discuté des meilleures pratiques dans le domaine de la sécurité des frontières. Et à ce niveau, c'est tout un programme qui a été décliné, à savoir la détection nucléaire, de la médecine légale nucléaire, de l'application de la loi et d'autres outils afin de prévenir, détecter, et répondre aux incidents de la contrebande nucléaire. «Les responsables américains ont présenté un aperçu des meilleures pratiques en termes de sécurité des frontières et de contrôle stratégique du commerce à travers le programme du contrôle des exportations et de la sécurité des frontières du département d'Etat», affirme le communiqué non sans souligner que «ces discussions ont ouvert la voie d'une future coopération entre les Etats-Unis et l'Algérie afin de renforcer les capacités nationales, internationales et régionales pour faire face au trafic illicite de matériaux nucléaires et radioactifs». Question: existe-t-il un marché noir d'armes nucléaires aux frontières algériennes? Y a-t-il des indices qui le prouvent? D'ou proviennent-elles? Sont-elles entre les mains de terroristes, de contrebandiers? En tous cas, le sujet appelle d'innombrables questions jusqu'à celle de s'interroger s'il ne s'agit que d'une mesure préventive qui donnera des arguments indémontables pour une installation à très long terme de l'armée américaine dans la région. Mais suite à l'assassinat de l'ambassadeur des Etats-Unis à Benghazi, à l'attaque du site gazier à In Amenas et à l'assassinat par les islamistes du chef de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, le Pentagone a-t-il besoin de plus d'arguments?

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Condamnations internationales après l’assassinat de Chokri Belaid

Le président français François Hollande a condamné mercredi "avec la plus grande fermeté" l'assassinat du secrétaire général d'El Watad, Chokri Belaïd, et fait part de la "préoccupation" de Paris face à "la montée des violences politiques" en Tunisie. Les États-Unis ont "fermement" condamné l'assassinat "odieux et lâche" de l'opposant tunisien Chokri Belaïd mercredi, et exhorté le gouvernement à mener une enquête "transparente", selon un communiqué diffusé par l'ambassade à Tunis. "Les États-Unis condamnent fermement l'assassinat de Chokri Belaïd, chef de parti politique et personnalité tunisienne influente de l'opposition sous le régime de Ben Ali", dénonce l'ambassade.

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