Vendredi , 6 décembre 2019

Archives du blog

Violences 14 Sept.-Evacuation de l’ambassadeur: Ben Abbès contredit la version d’Ali Laaryedh…

Hédi Ben Abbès, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé de l’Amérique et de l’Asie, a révélé, lundi 24 septembre, sur les ondes de Radio Express FM, que l’ambassadeur desEtats-Unis et ses collaborateurs n’ont pas quitté, le vendredi 14 septembre, leur bunker, au siège de la chancellerie et y ont passé toute la nuit. Selon lui, «seul le personnel tunisien, une trentaine sur un total d’une centaine, avait quitté, le soir, l’ambassade avec l’aide des forces de sécurité tunisiennes, particulièrement de la garde présidentielle qui était, d’après ses dires, plus aguerrie à ce genre d’exercice». Ce qui donc contredit les propos du ministre de l’Intérieur, avait annoncé, ce jour là, que l’ambassadeur avait été évacué, mais sans préciser ni les circonstances ni l’heure.

Read More »

Plus heureux que Rafik Abdessalem tu meurs

Tout va très bien en Tunisie qui, depuis le 23 octobre 2011, a connu un réel développement et un épanouissement sans précédent! Quant à la sécurité, les Tunisiens doivent se débrouiller, c’est leur affaire! C’est, à peu près, ce qu’a déclaré Rafik Abdessalem, un grand optimiste devant l’Eternel, passé maître dans l’art tout peindre en rose. Quatre jours avant de se rendre aux Etats-Unis, où, on l’imagine, il sera attendu (sans jeu de mots déplacé!), le ministre des Affaires étrangères a rencontré mardi les médias pour leur débiter sa langue de bois redondante habituelle. «Depuis le 23 octobre (date des premières élections post Ben Ali, Ndlr), la Tunisie est sur la voie du développement et tout va vers le mieux», a-t-il affirmé aux confrères, qui ont dû l’attendre plus d’une heure sans avoir droit à des excuses. Et les 800.000 chômeurs? Et les agitations sociales dans les régions? Et les vagues de migrants clandestins qui échouent en pleine mer? Et les prix qui explosent? Et le pouvoir d’achat qui plonge? Et les violences infligées aux populations par les extrémistes religieux? Et l’image complètement ternie de la Tunisie sur le plan international? Et le sentiment d’insécurité des Tunisiens, aggravé par les affrontements du vendredi 14 septembre entre les hordes salafistes djihadistes et les forces de l’ordre? De tout cela M. Abdessalem, sur son nuage nahdhaoui, n’en a cure. Pour le gendre de Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste d’Ennahdha, la sécurité n’est pas l’affaire du gouvernement, mais «de tous les Tunisiens, qui sont concernés par le maintien de la sécurité», c’est-à-dire «les partis, les représentants des associations, les citoyens et pas seulement les forces de sécurité», a précisé M. Abdessalem. Quant à ceux qui sont impliqués dans l’attaque de l’ambassade américaine et de l’incendie de l’Ecole américaine de Tunis, vendredi dernier, c’est promis: ils seront traduits devant la justice car ils ont cherché à «écorner l’image du pays». M. Abdessalem n’a pas indiqué, bien sûr, quand ces casseurs violents vont être relâchés par son collègue Noureddine Bhiri, ministre de la Justice. Sinon, il l’aurait dit. Un optimiste invétéré comme lui aurait été heureux d’annoncer une nouvelle si agréable au cœur de son beau-père. Au lendemain des violences menées par des salafistes djihadistes à l’ambassade américaine aux Berges du Lac, Washington a mis la Tunisie dans la liste des pays à risque déconseillés aux Américains, à côté du Soudan. Et a restreint son staff diplomatique au strict nécessaire après avoir demandé à ses ressortissants de quitter le pays. C’est à peine si M. Abdessalem admet que ces événements sont regrettables. Mais ils n’entacheront pas la qualité des relations tuniso-américaines. Sommes-nous tenus de croire encore ce beau parleur qui ne prend même pas la précaution de tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de débiter des énormités?

Read More »

L’ambassadeur des Etats-Unis rappelle les autorités tunisiennes à leurs devoirs

Jacob Walles a reproché aux autorités tunisiennes leurs manquements au devoir de protection de l’ambassade américaine, assaillie et dégradée vendredi par des extrémistes religieux. Dans une déclaration publiée aujourd’hui, l’ambassadeur américain à Tunis annonce avoir rencontré, le lundi 17 septembre, le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem. L’ambassadeur ajoute, dans un langage diplomatique à peine mesuré, avoir «rappelé au ministre des Affaires étrangères qu’il est du devoir des pays hôtes, en vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, de prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la sécurité des missions diplomatiques.» L’ambassadeur a souligné que «les mesures prises par les autorités tunisiennes, le 14 septembre, étaient insuffisantes pour protéger l’ambassade américaine» et «demandé aux autorités tunisiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l’ambassade américaine et d’autres établissements en Tunisie, y compris l’Ecole américaine de Tunis». Contrairement donc aux affirmations de M. Abdessalem et des autres membres du gouvernement, qui ont cherché à minimiser l’impact des événements de vendredi sur les relations tuniso-américaines, quelque chose s’est bel et bien cassé dans ces relations traditionnellement bonnes et chaleureuses et il va falloir du temps, et beaucoup de doigté et de diplomatie pour faire oublier l’affront infligé à Washington par une poignée d’extrémistes islamistes chauffés à blancs.

Read More »

Deux pêcheurs égyptiens tués par des gardes-côtes au large des îles Kerkennah

Le ministère des Affaires étrangères a exprimé lundi 3 septembre, "ses regrets" suite à l'accrochage entre un navire garde-côtes tunisien et des bateaux de pêche égyptiens, faisant deux tués et deux blessés, parmi les Egyptiens qui se sont infiltrés dans les eaux territoriales tunisiennes. "Le règlement de cette affaire se fera conformément aux dispositions prévues dans de telles circonstances" a indiqué le ministère mettant l'accent sur "les relations de fraternité privilégiées entre la Tunisie et l'Egypte". Deux marins égyptiens ont été tués et deux autres blessés lors d'une course poursuite, dimanche, à l'Est des îles Kerkennah, entre une vedette garde-côte tunisienne et un bateau de pêche égyptien, a indiqué lundi le ministère de la Défense nationale. Des tirs de sommations, lancés par les gardes-côtes tunisiens, ont atteint "accidentellement" les pêcheurs égyptiens qui s'étaient infiltrés dans les eaux tunisiennes refusant d'obtempérer aux ordres des gardes-côtes tunisiens. L'embarcation égyptienne a aussi procédé à des manœuvres risquées avec l'appui d'un autre bateau égyptien cherchant à percuter le navire garde-côtes tunisien. Le bateau de pêche égyptien, avec à son bord 12 marins, les corps des deux marins égyptiens tués ainsi que les deux autres blessés, a été conduit vers la base maritime de Sfax où il a été perquisitionné. Les deux marins égyptiens blessés ont été hospitalisés à l'hôpital régional de Sfax. Samedi à 21h, une altercation a eu lieu entre un contingent de dix bateaux de pêche égyptiens et des embarcations de pêche tunisiennes dans la zone d'El Attaya aux îles Kerkennah. Les autorités tunisiennes avaient informé à plusieurs reprises les autorités égyptiennes concernant des tentatives d'infiltration de bateaux de pêche égyptiens dans les zones maritimes tunisiennes, précise le ministère de la Défense. Selon la défense nationale, un incident similaire avait eu lieu l'année dernière à la même époque de repos biologique dans la région, entre un bateau de pêche égyptien qui, en prenant la fuite, a percuté le navire garde-côtes tunisien lui occasionnant d'importants dégâts matériels.

Read More »

Tunisie : La sécurité et stabilité du Maghreb passent par le développement des zones frontalières

 

TUNIS (Xinhua) - Dans le cadre de l'intégration maghrébine, la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie) "sont tributaires du développement des zones frontalières", a déclaré lundi le chef de diplomatie tunisienne M. Rafik Abdessalem.

"Il s'avère important d'"adopter une approche globale et cohérente qui prend en considération l'interdépendance entre sécurité et stabilité, d'une part et démocratie et développement, de l'autre", a ajouté M. Abdessalem dans un communiqué de son département,

Le responsable tunisien, qui a dirigé la délégation de son pays à la réunion d'Alger (Algérie) sur la sécurité à l'Union maghrébine, a insisté sur "la pertinence de la question de sécurité en cette étape cruciale et l'influence des mutations en cours, ce qui impose aux pays maghrébins davantage de coordination et de coopération".

Le chef de la diplomatie tunisien a eu des entretiens avec ses homologues maghrébins en marge de la réunion d'Alger notamment concernant la coopération bilatérale, les préparatifs en cours pour la tenue du prochain sommet de l'Union du Maghreb arabe (UMA), prévue en 2012 à Tunis, a encore indiqué le communiqué. 

Read More »