Jeudi , 20 janvier 2022

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Vote des Tunisiens à l’étranger: dysfonctionnements et réclamations

 

Le scrutin des tunisiens à l'étranger a démarré le 24 octobre 2014 a été marquée par une fréquentation des bureaux de vote durant la première journée de vote argement inférieure à celle de 2011. Des dizaines de citoyens à Paris, Lille, Angers, Toulon, Lyon, Doha n'ont pas pu accéder aux bureaux de vote malgré que certains d'entre eux étaient en possession de justificatifs d'inscriptions volontaires de 2011 et de 2014.
 
Les changements de répartition des électeurs et des adresses des bureaux de vote, sans information préalable des personnes concernées, sont comme nous le craignions des éléments qui agacent, énervent et perturbent les électeurs.  Ces changements concernent des dizaines de bureaux de France1, France 2, la Belgique, le Canada et l'Italie. 
 
Par ailleurs, plus de 1800 demandes de badges d'accréditations pour l’observation des élections, déposées par la LTDH et parmi lesquelles celles des observateurs de la Plateforme n’ont pas été délivrées le 25 octobre à 15 H.
Des doublons sont constatés sur plusieurs listes et des électeurs sont simultanément inscrits dans deux bureaux de vote.
 
De nombreux Bureaux de votes ont été transférés d'un lieu à un autre sans explications crédibles ni informations suffisantes.
 
Une Instance Nationale et des Instances Régionales qui nient les évidences, les dysfonctionnements, les réclamations légitimes de centaines de citoyens privés de leur droit de vote malgré leurs inscriptions volontaires de 2011 et qui sont l’autosatisfaction et le dénigrement de l’expérience de 2011 (déclarations du Président de l’ISIE, de la représentante des tunisiens à l’étranger dans la même instance et le communiqué du Président de l’IRIE France 1.

Quelques données chiffrées

 

 

Les statistiques fournies par l’ISIE sur l'opération électorale à l'étranger au cours du premier jour électoral et qui n’intègrent pas le nombre de votants dans la circonscription France 1 indiquent les données suivantes :
 
- L'Europe: circonscription d'Italie: 413 électeurs 
- circonscription du sud de la France: 3048 électeurs 
- circonscription d'Allemagne: 1672 électeurs 
- circonscription des pays arabes et le reste du pays du monde: 2457 électeurs 
- circonscription de l'Amérique du Nord et du sud et le reste des pays de l'Europe: 1337 électeurs  

La Circonscription France 1

 

 

Pour la première journée de ce scrutin le nombre d’électeurs de la circonscription France 1, d’après le communiqué de l’IRIE est d’environ 9 000. C’est, au mieux 11 % des inscrits volontaires de la circonscription et on ne peut pas considérer cela comme une réussite. De plus nous restons toujours dans l’attente de la publication de la liste définitive des électeurs de la circonscription Franc1 (et des autres) qui change régulièrement passant de 73000 électeurs à 79 000 et aujourd’hui 81 465 sans explication ni justification sérieuses.
 
Ce constat n’enlève rien à l’implication et au dévouement des membres des bureaux de vote et des bénévoles dont  nous saluons le travail et cela malgré le manque de moyens et de visibilité dont est responsable l’ISIE et les IRIES. Le fait que le vote se passe de façon plus ou moins satisfaisante dans certains bureaux ne peut pas suffire pour qualifier le déroulement général de satisfaisant.

Le consulat de Pantin  

 

 

Bureau 3 :  92 votants pour 1479 inscrits 
Bureau 4 : 85 votants pour 1479 inscrits
bureau 6 : 122 votants pour 1600 inscrits
Bureau 7: 83/1479
Bureau 8: 168/1479
Bureau 9: 138/1587

Les Bureaux du Consulat Général à Paris : 

 

 

BV 1 : 255/1381 (18,46%)
BV 2 : 144/1381 (10,43%)
BV 3 : 144/1381 (10,43%)
BV 4 : 128/1381 (9,27%)
BV 5 : 157/1448 (10,84%)
Total : 828/6972 (11,88%)

Mission Universitaire Rue Montera 75 012

  

Bureau 1 : un peu plus de 200 votants pour 1800 inscrits
 
Bureau 2 : 167 votants pour 1800 inscrits

Ambassade de Tunisie  

 

 

Bureau n° 1 : 195 votants sur 1247 inscrits

Botzaris  

 

 

Bureau n°1 : 214 votants pour 1186 inscrits
 

Argenteuil : sur les deux bureaux de vote 274 votants. 

Asnières : Sur trois bureaux  474 votants

Sarcelles : 2035 inscrits 255 votants 

Massy Palaiseau : 159 votants sur 1138 inscrits

Les Ulis (91) : 111 votants

Bureau de vote de Lille : 151 votants pour 1404 inscrits.

 

 

Les informations qui nous sont parvenues de cette ville indiquent que :
Vendredi 24 octobre à midi 25% des tunisiens qui se sont présentés n'ont pas pu voter faute d'être sur la liste
D'autres ont été affectés à Dunkerque ou Valenciennes alors qu'ils habitent l'agglomération de Lille.

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Mongi Hamdi en Turquie: Une académie diplomatique en Tunisie et nouveau consulat à Istanbul

 

Le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, effectue une visite de deux jours, les 20 et 21 octobre 2014, en Turquie sur invitation de son homologue turc.

 

Mongi Hamdi a déclaré, dans une interview accordée à notre correspondante Ines Fradi, qu’un accord préliminaire a été signé entre les deux pays pour la création d’une académie diplomatique relevant du ministère des Affaires étrangères en Tunisie.

 

De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a  exprimé la volonté de son pays de continuer à fournir un appui logistique aux forces de l’armée et de sécurité pour lutter contre le terrorisme, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.  D’autre part, Erdogan a formulé l’espoir que le processus de transition démocratique soit couronné de succès, afin que la Tunisie puisse réaliser le progrès et le développement escomptés.

 

Mongi Hamdi a annoncé, par ailleurs, qu’un nouveau consulat général de Tunisie à Istanbul sera inauguré, aujourd’hui, mardi 21 octobre 2014, pour présenter ses services aux ressortissants tunisiens en Turquie. Il a ajouté que de nouveaux accords bilatéraux ont été établis pour renforcer les relations entre les deux pays dans divers domaines dont l’enseignement supérieur, la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la contrebande.

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Mongi Hamdi annonce l’inauguration d’un consulat général tunisien à Istanbul

 

En visite en Turquie les 20 et 21 octobre 2014, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, a annoncé sur Express FM, l’inauguration, le 22 octobre, d’un nouveau consulat général tunisien à Istanbul.

 

Le ministre a expliqué que cette initiative entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la Tunisie et le Turquie. Le consulat présentera également des services aux Tunisiens vivant en Turquie dont le nombre augmente, selon les dires de M. Hamdi. « La Turquie s’est engagée à continuer de soutenir la Tunisie, c’est une visite réussie sur tous les plans », a ajouté le ministre.

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Décès de 3 jeunes Tunisiens originaires de Nabeul dans des affrontements armés en Libye et en Irak

 

3 jeunes Tunisiens originaires de Nabeul ont trouvé la mort dans les affrontements armées qui ont eu lieu dans de différentes régions en Irak, entre les terroristes de l’Etat islamique (EI) et les forces irakiennes soutenues par la coalition militaire internationale, tandis qu’un autre jeune Tunisien a trouvé la mort dans un attentat-suicide en Libye.

Dans un article paru, ce mardi 21 octobre 2013, dans le journal essabeh, révèle dans son édition de mardi 21 octobre 2014, les noms des jeunes, qui sont Fahmi Retibi,Mohamed Ghezal et Bilel Abidi, trois trentenaires qui ont tous appartenu à Ansaar Al Chariaa, avant d’être transférés par les extrémistes aux zones de conflits armés gérés par des terroristes Tunisiens ( notamment Ahmed Rouissi) puis renvoyés en Turquie puis en Syrie et enfin en Iraq.

Le quatrième jeune Tunisien, le dénommé Bilel Kaabi qui n’a que 23 ans et originaire de Ouslatia à Kairouan, il a été envoyé en Libye où il a trouvé la mort dans un attentat à la voiture piégée qu’il a lui-même explosée à Benghazi.

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Bilal Kaabi, tunisien auteur d’un attentat terroriste en Libye

 

Un jeune homme tunisien originaire de la Oueslateya à Kairouan a commis un attentat terroriste à Benghazi à l'aide d'une voiture piégée.

Bilal Kaabi, âgé de 23 ans, était diplômée d'une université privée  et s'est rendu en Libye en compagnie de 4 autres personnes pour participer aux conflits.

Walid, son frère, a accusé les responsables de la mosquée Al Hidaya d'être derrière l'envoi de jeunes tunisiens aux différentes zones de combats.

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Un Tunisien soupçonné de soutenir Daech arrêté en Allemagne

 

Un Tunisien de 38 ans, Kamel Ben Yahia S, et un Russe de 28 ans, Yusup G, ont été arrêtés à Aix-la-Chapelle par la police allemande, ont annoncé samedi 18 octobre les services du procureur dans un communiqué rapporté par Reuters.
Les deux hommes sont soupçonnés de soutien à l'Etat islamique Daech, ont indiqué les services judiciaires. Le Tunisien est soupçonné d'avoir fourni des vêtements à l'Etat islamique pour une valeur de plus de 1.100 euros ainsi que 3.400 euros en numéraire depuis juillet 2013. Il est également soupçonné d'avoir fait passer un adolescent de 17 ans d'Allemagne en Syrie via la Turquie pour rejoindre les djihadistes de l'EI. 
Pour sa part, le Russe est accusé d'avoir aidé à ce passage et d'appartenance à une organisation terroriste internationale.

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La famille Ktari : 45 jours depuis la disparition de Nadhir…

 

Nadhir Ktari, journaliste tunisien, a disparu en Libye depuis un mois et demi maintenant, tout comme son confrère Sofiène Chourabi.

La famille Ktari a organisé un sit-in protestataire, aujourd’hui devant le ministère des affaires étrangères, en guise de rappel aux autorités tunisiennes.

Sami Ktari, père de Nadhir, a appelé les jeunes et les journalistes à rejoindre la famille dans sa lutte pour que les autorités tunisiennes et libyennes agissent et libèrent les deux journalistes.

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Manifestation en soutien aux journalistes tunisiens Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari portés disparus en Libye

 

Une soixantaine de journalistes tunisiens ont manifesté lundi à Tunis devant l'ambassade libyenne, en soutien à deux collègues portés disparus en Libye depuis 40 jours et probablement aux mains d'un groupe armé.

 

Une délégation de trois personnes a été reçue dans la matinée à l'ambassade, tandis que des dizaines scandaient des slogans de soutien à Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, a constaté un photographe de l'AFP.

 

"Free Sofiène, Free Nadhir", lançaient notamment les manifestants qui brandissaient des portraits des deux hommes.

 

Le Syndicat national des journalistes tunisiens avait indiqué vendredi qu'une cellule de crise des autorités tunisiennes avait enfin localisé les deux hommes et qu'ils étaient en bonne santé, sans donner davantage d'informations afin de ne pas gêner le travail visant à obtenir leur libération.

 

Sofiène Chourabi, un blogueur très actif durant la révolution tunisienne de 2011, et Nadhir Ktari, un photographe, ont disparu dans la région d'Ajdabiya (est de la Libye) le 8 septembre 2014.

 

 

Cette disparition est intervenue quelques jours après une première arrestation des deux hommes, qui travaillaient sans autorisation, par un premier groupe armé.

 

La Libye a peu à peu basculé dans le chaos après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Les différentes milices l'ayant combattu font aujourd'hui la loi dans un pays déchiré, où deux Parlements et deux gouvernements se disputent la légitimité politique.

 

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La tension monte à Ras Jedir

 

La tension monte au passage frontalier de Ras Jedir à cause de la nouvelle taxe imposée, côté libyen sur l’entrée des Tunisiens et leurs voitures en Libye. Chaque citoyen tunisien entrant en Libye doit à présent payer une taxe de 30 Livres (45 dinars tunisiens). Une autre taxe de 30 Livres a été prévue pour les voitures tunisiennes qui entrent en Libye.

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Entretien avec M. Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies« Une société civile attachée à son pays… »

 

Le secrétaire général de l’ONU est attendu aujourd’hui en Tunisie. Une visite qui s’inscrit dans le cadre du soutien à la transition démocratique, en général, et à la prochaine opération électorale, en particulier. Elle prévoit des rencontres avec des personnalités politiques de l’Etat mais aussi avec d’autres… Interview.

 

Vous venez en Tunisie à la veille des premières élections organisées depuis l’adoption de la nouvelle Constitution. Quel est votre message ?

C’est une période historique pour la Tunisie, et j’ai la ferme conviction que les prochaines élections seront un jalon démocratique important non seulement pour le pays, mais pour toute la région.

J’espère sincèrement que ces élections se dérouleront de manière pacifique, transparente et inclusive, avec une participation la plus importante possible et un résultat accepté par tous les Tunisiens.

 

Quels sont les défis pour la communauté internationale associés à la transition démocratique en Tunisie ?

La communauté internationale et les Nations unies sont engagées aux côtés du peuple et du gouvernement de Tunisie dans cette période pleine de défis. Le plus important de ces défis pour les dirigeants qui seront élus lors de ce scrutin sera de renforcer l’économie et le développement du pays.

La Tunisie a besoin de créer de nouvelles opportunités économiques pour sa jeunesse, de progresser dans la justice sociale, de promouvoir les droits de l’Homme, de garantir l’égalité des genres et de combattre le terrorisme.

Ce ne sera pas une tâche facile et les Nations unies soutiendront les efforts des dirigeants. Je crois que les Tunisiens continueront à faire preuve du même esprit de consensus et du même courage que celui qu’ils ont montré depuis la révolution.

 

Vous allez rencontrer des personnalités politiques locales lors de cette visite. Certains d’entre eux sont en campagne. Ne craignez-vous pas que cela crée un problème avec leurs adversaires ?

Ces élections vont permettre de renforcer les bases pour un succès de la transition démocratique en Tunisie. Il est donc de la plus haute importance que tous les Tunisiens y participent et fassent entendre leurs voix.

Les élections constitueront aussi une opportunité de montrer la force de la démocratie tunisienne.  Je tiens à insister une nouvelle fois : le scrutin doit être pacifique et transparent.

 

L’Islam politique soulève des préoccupations ici, ainsi que dans d’autres pays. Certains se demandent même si cette transition est une bonne chose. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Je suis venu en Tunisie en mars 2011, immédiatement après la révolution, et je sais que beaucoup a été accompli en termes de transition démocratique. Je suis également conscient de la profonde polarisation qui existe ailleurs dans la région mais j’ai la conviction que la Tunisie va poursuivre ses avancées sur le chemin de la démocratie. Je salue particulièrement les dirigeants et le peuple tunisiens pour avoir mis de côté leurs différences pour se réunir en soutien aux objectifs nationaux.

 

De la Libye à la Syrie et à l’Irak, la Tunisie fait partie d’une zone qui connaît de nombreuses turbulences géopolitiques. Qu’est-ce qui, selon vous, va permettre à la Tunisie d’échapper à ces turbulences ?

Je pense que l’engagement des dirigeants tunisiens pour un dialogue et une politique de consensus a été un bon exemple, un exemple fort, de démocratie dans la région. J’ai confiance en la capacité de la Tunisie de se prémunir de ces turbulences et je suis particulièrement encouragé par l’adoption de la Constitution cette année, il s’agit là d’une étape importante. Même si de nombreux défis subsistent, j’ai la conviction que la Tunisie va continuer sur cette lancée et être une source d’inspiration pour les autres pays de la région.

La Tunisie a fait naître des espoirs à travers toute l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et le monde lorsque le Printemps arabe est apparu ici. Elle a su répondre aux attentes en restant fidèle aux idéaux du Printemps arabe.

Si on essaye de comprendre comment la Tunisie a évité de basculer dans l’anarchie, l’une des réponses est sa société civile ; une société civile forte et responsable, attachée à son pays. Cette société civile a été essentielle à la stabilité, l’intégrité et la quête de justice dans le pays.

 

Comment les Nations unies peuvent-elles soutenir la transition démocratique en Tunisie à long terme?

La principale priorité des Nations unies est d’aider la Tunisie à rester sur cette voie et à continuer d’avancer sur le chemin de la démocratie. Nous sommes heureux de pouvoir aider la Tunisie à organiser les élections à venir.

A plus long terme, les Nations unies restent prêtes à soutenir le gouvernement tunisien, particulièrement dans les domaines de la réforme économique et sociale. Je tiens également à insister sur l’importance de promouvoir l’égalité des genres, les droits de l’Homme et l’état de droit en Tunisie.

 

Etes-vous optimiste concernant la situation en Libye?

 Je suis très encouragé par les progrès politiques faits à Ghadames lors d’une discussion organisée et facilitée par les Nations unies. Je salue l’engagement des participants pour un dialogue politique afin de résoudre la crise en Libye. Je me félicite aussi de leur appel très fort pour un cessez-le-feu complet sur l’ensemble du territoire libyen.

Toutefois,  je demeure extrêmement inquiet de l’insécurité qui persiste et de son impact sur les civils innocents. J’ai exhorté à maintes reprises toutes les parties à faire preuve de retenue et à travailler ensemble pour résoudre leurs différends de manière pacifique. Une solution viable pour la Libye ne peut être trouvée que par un dialogue de paix, pas par la violence.

Je sais que les dirigeants tunisiens partagent ma préoccupation concernant la situation en Libye, et je les remercie de leur soutien aux efforts des Nations unies pour faciliter un dialogue politique dans ce pays.

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