Mercredi , 26 février 2020

Archives du blog

Marzouki, Bhiri et Dilou en visite à la prison de la Mornaguia (mise à jour)

Le président de la République Moncef Marzouki, accompagné du ministre de la Justice Noureddine Bhiri et du ministre des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, s’est rendu, ce lundi matin 10 décembre 2012, à la prison de la Mornaguia.La réforme du système carcéral et le respect des droits de l'Homme, conformément aux normes internationales, ont été au centre de cette visite, selon un communiqué de la présidence de la République daté du lundi 10 décembre 2012.Le président Marzouki s’est informé de la situation des prisonniers ainsi que des problèmes les plus importants dont ils souffrent. Il a souligné, en s’adressant aux responsables de l’établissement pénitentiaire, l’importance de respecter les droits des prisonniers et de ne plus user de la torture, tout en mettant en relief leurs efforts.Mise à jourEn marge de cette visite, un accord permettant à des organisations de la société civile de visiter et d’inspecter les prisons sans aucune limite a été signé, ce lundi 10 décembre 2012, à la prison de la Mornaguia entre le ministère de la Justice et sept associations pour la plupart proches du pouvoir ou totalement inconnues. On note ainsi l’absence de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, notamment.Les organisations bénéficiant de cet accord sont : l'Association liberté et équité, l'Association internationale pour le soutien des prisonniers politiques, le Conseil national pour les libertés, l’Association dignité pour le prisonnier politique, l’Association Bariq, l'Association pour la réinsertion des prisonniers et du suivi des conditions des prisons, l’Association justice et réhabilitation.

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Nadhir Ben Ammou: L’amnistie ne concerne pas les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme

Le ministre de la Justice Nadhir Ben Ammou a déclaré, ce mercredi 7 août, à l'issue de l'amnistie accordée par le président de la république Moncef Marzouki en faveur de 343 prisonniers, que cette grâce ne concerne pas les détenus impliqués dans des affaires de terrorisme. Le ministre a ajouté que parmi les amnistiés, il existe 20 étudiants, 2 handicapés et 14 prisonnières. Les 266 autres auraient purgés leur peine et seront libérés avant 3 mois de la fin de leurs peines.

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DG des prisons: ” pas de cours religieux de certains cadres d’Ennahdha dans les prisons”

Le directeur général des prisons et de la rééducation, Habib Sboui a déclaré lundi lors d'une conférence de presse au siège du ministère de la justice que les cadres du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, Saied Ferjani et Sadok Chourou n'ont jamais donné de cours religieux dans les prisons tunisiennes.Il a indiqué que Saied Ferjani qui était chargé de mission auprès du ministère de la justice a visité la prison de Mornaguia deux ou trois fois sans jamais donner de cours. Habib Sboui a par ailleurs souligné que même l'Association centriste pour la Sensibilisation et la Réforme présidée par Adel Almi n'est plus autorisée a donné des cours religieux dans les prisons

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Mandat de dépôt contre Aymen Ben Ammar, dangereux terroriste et proche d’Ennahdha

 

Arrêté, il y a quelques jours, Aymen Ben Ammar, tristement célèbre pour ses activités sur la web Tv, connue sous l’appellation de Tawassol TV, un site très proche d’Ennahdha, a été entendu par le juge d’instruction au Tribunal de première instance de Sousse qui a lancé un mandat de dépôt à son encontre.

 

Aymen Ben Ammar, qui s’est affiché à plusieurs reprises avec Rached Ghannouchi et nombre d’autres dignitaires d’Ennahdha, de chefs des Ligues dites de protection de la révolution et même du CPR, notamment avec Abdelwahab Maâter, va être déféré devant le tribunal pour trois chefs d’accusation : espionnage au profit de groupes extrémistes libyens, trafic d’armes et planification d’attentats à l’explosif contre le siège de Nidaa Tounes et de Jawhara FM.

 

Mais qui est, au juste, cet Aymen Ben Ammar ? Eh bien, il est aussi l’administrateur de plusieurs pages islamistes de la mouvance jeunes Ennahdha. Il a, également, l’art de poser avec des armes, notamment en Syrie où il dit avoir combattu aux côtés des jihadistes à Alep en août 2012.

 

Commentant dans un post en date du 28 janvier 2013 une image de son ami dénommé Recoba, il écrit : « Ceci est l'épée qui coupera la tête du mécréant Chokri Belaïd », soit une semaine, seulement, avant l'assassinat du leader du Watad.

 

Ben Ammar est aussi connu par nombre de journalistes et d'intellectuels modernistes pour avoir envoyé d'explicites menaces de mort, promettant « un enfer » à tous ceux qui ne se plient pas à ses exigences, et ce sous pseudonyme ou sous sa vraie identité.

 

Il s’est, aussi, illustré lors du fameux épisode du Harlem Shake en criant sur tous les toits qu’il avait convenu avec le ministre de l’Education de l’époque, Abdellatif Abid, de prendre les mesures et les sanctions qui s’imposent contre tous les responsables de la célèbre danse au lycée de l’Imam Muslim.

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Grogne chez les agents pénitentiaires

 

 

Le syndicat dénonce une absence de dialogue de la part de l'autorité de tutelle... 

 La secrétaire générale du comité constitutif du syndicat général des personnels pénitentiaires, Olfa Ayari, a reproché au ministère de la Justice « l'absence de dialogue avec le syndicat et son refus d'associer les professionnels du secteur aux décisions qui les concernent, en particulier pour ce qui est des nominations, des mutations et des mesures se rapportant à la réforme du secteur ».

S'exprimant hier lors d'une conférence de presse de son syndicat à Tunis, elle a accusé le ministère de tutelle d'avoir «marginalisé» les cadres et agents du système pénitentiaire et de refuser de procéder aux réformes qu'impose la situation dégradée.

La secrétaire générale du syndicat a, en outre, demandé à l'autorité de tutelle l'affectation d'un budget autonome à la direction générale des établissements pénitentiaires et de rééducation, « compte tenu de la spécificité du secteur et de la nécessité de conférer plus d'efficience à la gestion de ses ressources financières ».

Les dirigeants du syndicat présents à la conférence de presse se sont en outre plaints de l'insuffisance des effectifs et des «violences subies par les agents de la part des détenus» en «l'absence d'une loi à même de les protéger».

Le cas cité avec insistance est celui des « violences graves subies récemment par des gardiens de la prison de Gabés lors de l'évasion de détenus sans que les agents aient pu riposter ou s'interposer faute d'effectif suffisant ».

Ils ont également réitéré la revendication des professionnels du secteur en faveur de la mise en place d'un « système d'état d'urgence carcérale» applicable « en cas de nécessité pour faire face à des opérations terroristes, déjouer des tentatives d'évasion ou réprimer une mutinerie», faisant état d'une alerte notifiée par Interpol à la Tunisie au sujet d'une « possible attaque terroriste d'un établissement pénitentiaire en Tunisie». 

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Jebel Chammbi et Ouardia : Des terroristes devant le juge d’instruction

 

Deux terroristes inculpés dans l'affaire d'égorgement des soldats à Chaâmbi, dont Mohamed Aouadi alias Touil , ont comparu aujourd'hui devant le juge d'instruction du 3ème bureau au tribunal de 1ère instance de Tunis .4 autres terroristes inculpés dans l'affaire de Ouardia pour appartenance à une organisation terroriste et possession d’armes, ont comparu également aujourd'hui devant le juge d'instruction du 12ème bureau au tribunal de 1ère instance de Tunis.

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Le syndicat des agents et cadres des établissements pénitentiaires dénonce les menaces visant le S.G de la prison de la Mornaguia

Le syndicat de base des agents et cadres des institutions pénitentiaires a exprimé son soutien au syndicat de la prison de la Mornaguia. Elle a condamné dans un communiqué publié samedi, les menaces adressées au Secrétaire général du syndicat local de la Mornaguia Hatem Laabidi suite à ses déclarations faite à la presse où il explique les conditions carcérales de cet établissement pénitentiaire.

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Témoignages des condamnés à mort dans les prisons tunisiennes

Un ouvrage collectif, 'Le syndrome de Siliana', recueille des témoignages des condamnés à mort dans les prisons tunisiennes sur leur douloureux vécu et appelle à l'abolition de la peine de mort dans la loi tunisienne.Les auteurs du livre 'Le syndrome de Siliana' ont tenu une conférence, vendredi, à Tunis, pour présenter leur ouvrage et sensibiliser les Tunisiens sur l'abolition de la peine de mort et les conditions des condamnés à mort dans les prisons tunisiennes.La peine de mort ou la «justice» qui tueEtaient présents des responsables de l'association 'Ensemble contre la peine de mort' (ECPM), des parents de condamnés à mort, des militants des droits de l'homme, ainsi que des personnalités politiques, notamment Karima Souid d'Al Massar, Maya Jeribi et Saïd Aidi d'Al-Jomhouri, et Hamma Hammami, leader du Front populaire. «C'est un sujet qui me tient à cœur», dira-t-il, pour avoir, dans le passé, subi plusieurs incarcérations pour ses positions politiques. François Gouyette, ambassadeur de France en Tunisie, était également présent, souhaitant apporter tout son soutien à cette démarche d'abolition de la peine de mort, aussi bien en Tunisie, que partout dans le monde.'Le syndrome de Siliana' est le fruit d'une mission d'enquête réalisée par l'ECPM, à laquelle ont participé Samy Ghorbal, journaliste et écrivain, Héla Ammar, juriste et photographe, Hayet Ouertani, psychologue, et Olfa Riahi, journaliste.L'ancien ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, a été salué, pour avoir permis cette enquête réalisée pour la première fois dans un pays arabe. Samy Ghorbal a, pour sa part, remercié le personnel de la prison de la Mornaguia, qui a été très coopératif, permettant aux prisonniers de témoigner aussi librement que spontanément.Cette enquête, dont il garde des souvenirs très douloureux, a totalement changé sa vie et sa philosophie, a-t-il expliqué. Il se souvient des regards hagards et placides des détenus qui sont en totale rupture avec la vie et la réalité: «Cela fait mal à entendre, alors que dire, que de le vivre!?», dit-il.La mort avant la mortSaida Akremi, présidente de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISP), avocate de son état, a parlé de la prison d'avant la révolution, décrivant péniblement les geôles où étaient logés les condamnés à mort: sales, insalubres, étroites... Ils étaient privés de visite, et même de correspondance, complètement coupés du monde. La privation de visite, une spécificité tunisienne, était vécue comme une première mort par les prisonniers. D'autant qu'ils étaient considérés comme des monstres, attachés, pieds et mains liés... «Certains souhaitent être exécutés rapidement afin d'éviter cette souffrance», dit Me Akremi. «Au-delà des crimes qu'ils avaient commis, les emprisonner est un fait mais toucher à leur intégrité humaine, et leur soustraire toute dignité par la torture, c'est un acte totalement inhumain», ajoute-t-elle.Héla Ammar, pour sa part, parle de l'horreur et de la douleur que vivent les condamnés à mort dans leur prison. Elle raconte l'histoire de certains d'entre eux qui, à force d'isolement, ont fini par nouer une sorte d'amitié avec des cafards ou des souris, car ils sont à la recherche d'un lien affectif quelconque... en attendant que la mort leur soit «offerte».La justice n'est pas infaillibleL'émotion était vive, Olfa Riahi avait continuellement les yeux larmoyants mais s'efforçait de ne pas laisser ses larmes couler. Elle s'est attardée sur le sujet de Maher Manaï, un innocent en prison, qui, à force de torture, a fini par avouer un crime qu'il n'avait pas commis. Cette histoire l'a marqué et elle appelle, par ailleurs, à la constitution d'un comité de soutien pour la libération de Maher.Ce jeune homme, dont les parents étaient présents dans la salle, les yeux emplis de larmes, le cœur serré et l'âme meurtrie, est innocent, et cela a été juridiquement prouvé par le témoignage d'un autre prisonnier, qui a vu le meurtre se dérouler sous ses yeux et qui en connait les auteurs, croupit encore en prison. Il attend inlassablement que la justice se rappelle enfin de lui et lui permette de retrouver sa liberté.La jeune journaliste se lève et présente un morceau de tissu: la doublure du jogging de Maher Manai sur laquelle écrit à ses parents et leur crie son innocence.Olfa Riahi explique que la peine de mort devrait être abolit ne serait-ce que pour une raison, au moins une seule: «Le corps judiciaire est composé d'êtres humains et l'erreur étant humaine, nous ne sommes pas à labri d'une erreur judicaire».Un gage de démocratieHamma Hammami demande la parole et témoigne: «La prison a été ma 'maison secondaire'. J'y ai séjourné à plusieurs reprises. J'ai côtoyé des êtres humains qui, au fond de leur regard, trahissaient une multitude de sentiments, dont celui d'être victimes d'injustice. Car les prisonniers, même ceux qui ont commis des actes impardonnables, restent des êtres humains à part entière. La torture, une pratique courante avant la révolution, était atroce et insoutenable. Une façon de détruire toute dignité chez l'être humain». Il ajoute : «Une fois, j'ai été incarcéré dans la même cellule que Ali Lârayedh, du temps où nous étions tous deux des opposants. Il avait été injustement emprisonné et s'attendait à être condamné à la peine de mort. Durant son incarcération, il s'était blessé au doigt. Ayant demandé d'être soigné, l'administration lui a ri au nez et lui a dit d'attendre la date de son exécution, car si celle-ci s'avérait proche, à quoi bon le soigner...».En Tunisie, la peine de mort a été suspendue en pratique – aucun condamné n'a été exécuté depuis 1994 –, mais elle figure encore dans la loi. Aussi les auteurs du 'Syndrome de Siliana' appellent-ils les députés à inscrire son abolition dans le texte même de constituante. Ce sera, selon eux, un gage qui témoignerait d'une volonté de mettre en place d'un Etat véritablement démocratique et respectueux des droits de l'Homme.* 'Le syndrome de Siliana : Pourquoi faut-il abolir à la peine de mort en Tunisie?', ouvrage tiré d'une enquête, qui s'est déroulée en Tunisie du 4 au 21 décembre 2012, menée sur le terrain par Héla Ammar (juriste), Hayet Ouertani (psychologue) et Olfa Riahi (journaliste et blogueuse), sous la direction de Samy Ghorbal (journaliste et écrivain), Cérès Editions, Tunis, mai 2013.

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Ayoub Messaoudi saisit la justice internationale dans l’affaire qui l’oppose à Rachid Ammar

L'ex conseiller du président de la république, Ayoub Messaoudi a décidé de saisir la justice internationale dans l'affaire qui l'oppose au Chef d'Etat Major des armées, le général Rachid Ammar. Sur sa page facebook officielle, Messaoudi a expliqué son choix par le manque de neutralité et n'a pas hésité à faire douter de l'indépendance de la justice militaire dans le procès intenté contre lui par Rachid Ammar ainsi que l'ancien ministre de la défense, Abdelkarim Zbidi. Ayoub Messaoui a en outre souligné qu'il est en étroite coordination avec plusieurs avocats pour porter plainte auprès de la justice internationale.

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Tunisie-Politique : Ayoub Massoudi va porter son litige avec l’armée devant la justice internationale

Ayoub Massoudi, ex-conseiller du président provisoire de la république Moncef Marzouki, a décidé de recourir à la justice internationale dans le procès que lui a intenté le général Rachid Ammar, chef d'état major interarmes.Ayoub Massoudi, rappelons-le, a démissionné de son poste à la présidence de la république – dont il était le responsable de la communication jusqu'à fin juin 2012 – pour dénoncer le comportement de l'institution militaire dans l'extradition de l'ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, effectuée sans l'aval et sans même informer le président provisoire de la république, chef suprême des forces armes. Ses déclarations à ce sujet dans les médias lui ont valu un procès devant le tribunal militaire de Tunis, intenté contre lui par Rachid Ammar et l'ex-ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi.Le tribunal a rendu, le 4 janvier 2013, contre Ayoub Massoud, le verdict suivant: un an de prison avec sursis, privation des droits civiques (comme l'accès à la fonction publique), interdiction de port d'armes, interdiction de port de toute décoration ou honneur de l'Etat et d'accès à tout poste politique...La première audience devant le tribunal de cassation devrait avoir lieu le 19 juin. Mais comme pour anticiper un nouveau verdict en faveur de l'institution militaire, Ayoub Massoudi a publié, dimanche, un communiqué, où il affirme que la gravité du verdict prononcé à son encontre constitue «une atteinte à la liberté d'expression et aux libertés et droits fondamentaux». Il déplore aussi «la partialité de la justice militaire», dont il estime être «victime et témoin», «l'absence de toute indépendance de la justice en Tunisie», ainsi que «l'esprit de vengeance et de revanche qui ont caractérisé le déroulement de (son) procès».Il annonce aussi sa décision de «recourir à la justice internationale avec l'aide d'un groupe d'avocats et d'un nombre d'organisations internationales et non gouvernementales.»Ayoub Massoudi espère-t-il ainsi faire pression sur les juges, dont il espère, peut-être, plus d'indulgence à son égard que leurs collègues en première instance et en appel? Ou exprime-t-il ainsi un ras-le-bol et/ou un désespoir de voir la justice militaire montrer son indépendance vis-à-vis de l'armée nationale? Ou menace-t-il, sérieusement, cette institution, de porter son affaire devant l'opinion internationale et la communauté des défenseurs des droits de l'homme?

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