Dimanche , 29 mai 2022

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En Tunisie, les Guignols passent à la trappe

Un nouvel épisode des relations compliquées entre pouvoir et médias en Tunisie. C'était l’un des cartons d’audience du ramadan, haute saison pour les nouvelles productions télé en Tunisie. «La logique politique», déclinaison des «Guignols» diffusée par la chaîne Attounsiya, s’est arrêtée subitement la semaine dernière. Les deux derniers épisodes prévus n’ont pas été diffusés. Une disparition passée inaperçue pendant près d’une semaine, jusqu'à ce que le syndicat des journalistes s’en fasse l'écho : «La diffusion des Guignols a été stoppée sous la contrainte», a affirmé sur la radio Shems FM son secrétaire général, Mongi Khadhraoui, évoquant des «pressions indirectes» du gouvernement, dominé par les islamistes d’Ennahda. Vendredi soir, un mandat de dépôt a été émis pour faire arrêter le directeur de cette chaîne satellitaire, Sami Fehri, pour son implication présumée dans des affaires de malversations, du temps de Ben Ali. Rien à voir avec les Guignols, mais dans ce contexte, la résurgence de cette affaire est pour le moins surprenante. D’autant que « la procédure a été bafouée », accuse l’avocat de Sami Fehri Abdelaziz Essid, qui s'étonne aussi de son extrême rapidité. D’abord discret, en position de faiblesse au vu de ses démêlés avec la justice, Sami Fehri est passé à l’offensive, après l'émission du mandat : «Lotfi Zitoun [conseiller très médiatisé du Premier ministre Hamadi Jebali, ndlr] m’a contacté et m’a dit qu’il y avait un grand mécontentement et que ce que la chaîne diffusait était inacceptable », a-t-il accusé ce samedi sur Express FM. « On m’a demandé d’arrêter l'émission, je l’ai arrêtée. Je ne suis pas un militant », explique-t-il encore à Libération.fr. Contacté vendredi par Libération.fr, Lotfi Zitoun a « démenti catégoriquement » toute intervention. « C’est une information mensongère, s’est-il emporté. Aucune émission ne me dérange et il n’y a pas de pressions sur les médias en Tunisie ». Lancée en mars 2012, à un rythme hebdomadaire, devenue quotidienne le temps du ramadan, «La logique politique» raillait la nouvelle classe dirigeante, gouvernement en tête, mais aussi opposition : le président Moncef Marzouki, celui de l’Assemblée constituante, dont les partis de gauche ont fait alliance avec Ennahda, y sont dépeints comme des pantins aux mains des islamistes. L’opposition est raillée pour ses critiques à tort et à travers, Ennahda moquée pour son rejet de toute critique, pour sa volonté supposée d’accaparer le pouvoir. Parodies Pendant le ramadan, ce sont surtout les parodies de clips de rap qui ont été remarquées. Celle-ci met en scène le leader d’Ennahda Rached Ghannouchi, le Premier ministre Hamadi Jebali et un jeune salafiste: Un ton et des clips que des membres d’Ennahda ne goûtent pas beaucoup. « Ils ont protesté contre l'émission car ils trouvaient la critique déséquilibrée », raconte un membre de la production. Sans nommer les Guignols, le ministre de la Santé a publiquement condamné « certaines émissions [qui] dépassent toutes les limites en se moquant des personnalités publiques sans respect aucun ». « Il faut respecter les symboles de l’Etat », a estimé Abdelatif Mekki. Reste que les Guignols ne sont pas le seul conflit médiatique : en guerre permanente contre des médias souvent très véhéments envers eux, les islamistes ont nommé unilatéralement des proches à la tête de la plupart des médias publics. Producteur d'émissions à succès, Sami Fehri est aussi un personnage controversé : il s'était associé à Belhassen Trabelsi, le beau-frère de Ben Ali, pour monter une boîte de production, Cactus, qui fournissait des programmes à la télévision nationale. Après la révolution, l’Etat a confisqué les 51% détenus par Belhassen Trabelsi et nommé un administrateur judiciaire. Sami Fehri a, lui, lancé la chaîne Attounsiya, dont Cactus produit les programmes. Mais de nombreuses procédures ont été engagées contre lui, concernant son travail avec la télé nationale : il est notamment accusé d’avoir profité illégalement de ses équipements, mais aussi de complicité de détournement de fonds, etc. Selon le contentieux de l’Etat, chargé des poursuites dans les affaires de biens mal acquis, le rapport d’expertise bouclé fin juillet après un an et demi d’instruction «est accablant pour Sami Fehri» et le contentieux a donc requis son placement en détention, de même que celui de ses 17 co-accusés. Ce qu’a refusé le juge d’instruction, mais ce qu’a accepté la chambre d’accusation de la cour d’appel, vendredi soir. Sami Fehri, qui devait se présenter à la police samedi, n'était pas incarcéré dimanche midi.

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Zied El Hani : “Le gouvernement tunisien nomme à la tête des médias publics des personnes compromises avec Ben Ali”

La liberté de la presse est-elle menacée en Tunisie ? Quelques dizaines de journalistes des quotidiens arabophone "Essabah" et francophone "Le Temps" ont en tout cas manifesté devant le siège du gouvernement, à Tunis, mercredi 22 août, pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de mise au pas des médias de la part du gouvernement islamiste d’Ennahdha. Zied el-Hani, journaliste et membre du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), nous donne son sentiment. Interview. Mise à pieds de journalistes, nominations partisanes à la direction de la télévision nationale et désignation d’un ancien policier, aujourd’hui militant du parti islamiste Ennahdha, à la tête du premier groupe de presse tunisien… Les médias semblent à nouveau dans la ligne de mire du gouvernement. C’est du moins ce qu’explique Zied el-Hani, journaliste et membre du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Jeune Afrique : Que se passe-t-il entre le gouvernement et les médias ? Zied el-Hani : Les divergences portent sur les nominations dans les médias publics. Avec la révolution, et sachant combien la presse et l’audiovisuel ont été muselés sous Ben Ali, la rupture avec le passé est nécessaire. Celle-ci implique des réformes mais aussi que la direction des médias publics soit confiée à de nouvelles figures. Ce n’est pas le cas, le gouvernement nomme systématiquement des personnes compromises avec l’ancien régime. Et la situation s’envenime du fait d’un vide juridique paradoxal : les décrets loi n°115, qui assure la liberté des médias, et n°116, qui désigne une instance de contrôle de l’audiovisuel, ont été adoptés mais le gouvernement refuse de les appliquer. Depuis la révolution, il est question de mettre les journalistes qui ont collaboré avec le régime Ben Ali au ban de la profession. Y a-t-il une liste noire ? Qui l’a établie ? Qui devrait la publier et est-elle fiable ? La commission du SNJT a établi des critères pour déterminer qui a collaboré avec le système Ben Ali. Il s’agit de ceux qui ont fourni des rapports au ministère de l’Intérieur, qui ont exécuté des commandes ou émargé à l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE) et ceux qui, entre le 17 décembre 2011 et le 14 janvier 2012, ont soutenu le pouvoir. Mais le gouvernement n’a jamais accepté de nous communiquer les documents qu’il détient et il n’est pas question de désigner des fautifs sans preuves ; il s’agit d’établir la vérité. Aujourd’hui, le gouvernement menace de produire une liste, mais c’est une manœuvre afin que les journalistes se rangent de son côté. La commission aurait pu être bilatérale et un travail commun aurait pu rendre effective la justice transitionnelle. Pourquoi, selon vous, le gouvernement veut-il contrôler les médias ? La liberté de la presse est-elle menacée ? C’est une lutte de pouvoirs ; les médias dérangent, même dans les plus grandes démocraties, et notre rôle est de préserver l’indépendance de la profession. Le danger est réel, d’autant que le projet de Constitution présenté par l’Assemblée nationale constituante est un projet réducteur des libertés. Nous continuons à lutter et le SNJT va engager une grève sectorielle nationale le 5 septembre. Puis nous aviserons au fur et à mesure. Le gouvernement craint la remise en question de sa gestion de la période de transition ; il veut éviter les questions sensibles. L’attaque des médias peut-elle faire partie d’une manœuvre de diversion ? On est en droit de se poser cette question. Pour mémoire, un sit in mené pendant 55 jours par les milices d’Ennahdha avait réclamé, en mars 2012, le départ de journalistes accusés d’avoir servis Ben Ali. Aujourd’hui, personne ne bronche quand ceux-là même sont nommés à la direction des médias publics. Le gouvernement craint la remise en question de sa gestion de la période de transition ; il veut éviter les questions sensibles telles que son attitude vis-à-vis des salafistes, sur les camps d’entraînements de djihadistes, sur l’absence de ministre des Finances ou sur la réforme administrative, sur la commission d’enquête de la répression des manifestations du 9 avril ou encore sur le dossier des victimes de la révolution. Il a besoin de temps et pour cela il doit aussi retarder les échéances électorales.

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Procès aujourd’hui de Nessma TV au Tribunal de première instance de Tunis

 


“Le procès de la chaîne TV Nessma démarrera, ce matin, au tribunal de première instance de Tunis. Pour rappel, l'affaire remonte au mois d'octobre 2011 après la diffusion du film d'animation franco-iranien "Persépolis" (2007) de la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi, doublé, en dialecte tunisien et suivi d'un débat d'une heure trente sur l'intégrisme religieux. La projection de ce film, jugé "blasphématoire à l'égard de l'islam" a donné lieu à plusieurs plaintes déposées par des avocats et des citoyens. Voici un round-up historique et chronologique de l'affaire dite "Persépolis":

 

 -7 octobre 2011: diffusion du film sur la chaîne TV Nessma

 

 -9 octobre 2011: un groupe d'"extrémistes" a tenté, d'attaquer les bureaux de la chaîne dans le quartier de Montplaisir et à l'avenue Mohamed V à Tunis en signe de protestation contre la diffusion du film. Plusieurs partis politiques ont condamné l'attaque alors que d'autres ont critiqué la décision de la chaîne "survenue en une phase pré-électorale sensible (les élections du 23 octobre 2011).

 

 - 10 octobre 2011: le bureau du procureur de la République de Tunis a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur la diffusion, par la chaîne Nessma, du film "Persépolis".

 

- 10 octobre 2011: Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fait part, dans un communiqué, de son rejet total de toute forme d'agression contre les établissements de presse et des menaces contre les journalistes. Evoquant la tentative d'agression contre les locaux de la chaîne de télévision "Nessma TV", le SNJT souligne son soutien au droit de protester et de manifester pacifiquement, loin de toute forme de violence et d'extrémisme.

 

- 10 octobre 2011: Réactions et positions divergentes des partis concernant la diffusion du film. Certains ont condamné les agressions violentes commises par des groupes de salafistes contre le siège de la chaîne TV Nessma dénonçant ces pratiques qu'ils ont qualifiés de "dangereuses et étrangères" à la société tunisienne, et qui menacent les valeurs démocratiques, réaffirmant leur solidarité avec la chaîne Nessma TV, afin qu'elle demeure une tribune de l'information libre. D'autres partis ont dénoncé, dans leurs communiqués, ces agressions, critiquant, toutefois, la diffusion par la chaîne "Nessma TV" du film "contenant des scènes qui personnifient Dieu", mettant en garde, dans ce sens, contre "ces comportements agressifs" de la chaîne qui ne servent pas le droit à la différence entre les courants politiques et de pensée, mais menacent la paix sociale et le processus de transition démocratique.

 

 - 11 octobre 2011 : Accusé "d'atteinte aux valeurs sacrées", M. Nabil Karoui, directeur de la chaîne, avait été la cible d'"attaques intenses" et de "critiques virulentes", sur le réseau social "Facebook", et avait présenté ses excuses au peuple tunisien pour la diffusion de la séquence controversée du film "Persepolis", tenant à préciser qu'il n'avait aucune intention de nuire aux musulmans à travers la projection de ce film.  

 

 - 11 octobre 2011: Le service d'information de l'ambassade d'Iran à Tunis a fait part de son étonnement face à la diffusion du film d'animation franco-iranien, intitulé "Persepolis", considérant ce film comme "hérétique", dès lors que son contenu est attentatoire aux axiomes religieux, de même qu'il donne une fausse image de la société iranienne. Dans un communiqué rendu public, le service d'information affirme avoir contacté des parties officielles pour interdire la diffusion du film et adressé une demande écrite aux responsables de la chaîne privée "Nessma Tv" les invitant à reconsidérer la décision de diffusion de ce film d'animation et à prendre en considération les croyances des téléspectateurs.

 

- 12 octobre 2011: Nabil Karoui avait comparu une première fois devant le procureur adjoint de la République chargé de la presse et de l'information , au tribunal de première instance de Tunis, pour audition au sujet de l'enquête ouverte à la demande d'un certain nombre d'avocats et de citoyens.

 

 - 15 octobre 2011 : Les patrons de presse dénoncent les violences contre Nessma TV  et l'attaque du domicile du PDG de Nessma.

 

 - 15 octobre 2011: La chaîne privée "Nessma TV", a appelé les autorités compétentes à garantir la protection nécessaire à son personnel, journalistes, techniciens et agents, afin qu'ils puissent accomplir leur mission médiatique dans les meilleures conditions.

 

- 17 novembre 2011: Premier procès au tribunal de première instance de Tunis de Nabil Karoui et deux de ses employés, le responsable du service de visionnage au sein de cette chaîne et la représentante de l'Association 'image et parole' qui a assuré le doublage du film en dialecte tunisien.. "Ce jour marque la mort réelle de la liberté d'expression en Tunisie" déclare Nabil Karoui avant d'entrer à la salle d'audience ajoutant "Cette affaire est une affaire politique et je vois en ce jour, la mort réelle de la liberté d'expression en Tunisie".

 

 - 17 novembre 2011 : Le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter le procès de Nabil Karoui, directeur général de la chaîne privée Nessma Tv et deux de ses employés, au 23 janvier 2012.

 

 - 23 janvier 2012: Les médias interdits de couverture du procès de Nessma TV au palais de la justice à Tunis.

 

-23 janvier 2012: Le procès de l'affaire Nessma TV est reporté au 19 avril 2012 suite à la demande de la partie civile en vue de leur permettre de mieux préparer la défense. L'affaire est soumise de nouveau au procureur de la république et réexaminée, à la lumière du nouveau code de la presse  (décret-loi du 2 novembre 2011 relatif à la liberté de presse,  d'édition et de publication).”


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Ayoub Massoudi: “Le ministère de l’intérieur refuse d’appliquer un mandat de dépôt à l’encontre de l’un de ses fonctionnaires

Lors de son interview dans Midi Show, Ayoub Massoudi a révélé certaines informations sur l'implication de deux fonctionnaires du ministère de l'intérieur dans le procès des martyrs de Rgueb et plus précisément du groupe Seriya 32. Ces deux fonctionnaires continuent à travailler en toute impunité, le ministère de l'intérieur refuse d'appliquer le mandat de dépôt contre l'un d'eux.

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Ettounsiya : Slim Besbes donne sa version des faits

Slim Besbes, chargé des affaires du ministère des Finances, a réagi, mardi 31 juillet 2012, après la nouvelle d'une descente de la douane dans les locaux de la chaîne de télévision privée Ettounsiya TV. Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, M. Besbes a affirmé qu’il s’agit d'une simple inspection des lieux par une brigade de la douane : « Cette opération s'est déroulée en respect de la loi. Ce n'est qu'une procédure normale, même si des dépassements auraient pu avoir lieu » M. Besbes a ajouté que des informations sont parvenues à la douane sur les équipements de la chaîne ainsi que des transactions en dinar tunisien et en devise. La douane aurait alors décidé de procéder à un contrôle : « Les résultats de l'inspection seront communiqués ultérieurement Rappelons que dans la matinée du mardi, Ettounsiya TV a publié un communiqué dans lequel elle dénonce une décente des services de la douane dans les locaux de Cactus Prod et y décrit un retour de la dictature et un complot contre la chaîne qui connaît un franc succès depuis le début du mois de Ramadan.

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Sit-in de protestation contre l’arrestation des agents de l’hôpital Hédi Chaker… Ali Laârayedh se défend

Le secrétaire général de la fédération générale de la santé Zouhaier Nasri s’est félicité dans une déclaration à Mosaïque FM de la réussite et de la bonne tenue du sit-in observé ce jeudi 26 juillet 2012 au niveau des établissements publics de la santé de Tunis. Rappelons que la fédération générale de la santé avait décidé d’organiser ce jeudi 26 juillet 2012 un sit-in d’une heure dans l’ensemble des établissements publics de santé en signe de protestation contre l’arrestation des agents de l’hôpital Hédi Chaker suite aux perturbations survenues la semaine dernière. La fédération revendique notamment la libération des agents détenus et réclame l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes de la détérioration de la situation dans l’établissement. Par ailleurs, Ali Laârayedh s’est défendu de toute entorse à la loi dans l’affaire de l’hôpital Hédi Chaker. Le ministre de l’Intérieur a déclaré sur Mosaïque Fm que l’Etat a eu recours à la force publique afin d’appliquer le jugement judicaire relatif à l’installation de Jamel Hakim au poste de directeur dudit hôpital, décision à laquelle s’oppose le syndicat de base de l’établissement.

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Des journalistes d’Al-Hiwar Ettounsi agressés à Sidi Bouzid

Noureddine Saïdi et Saber Sbouï, 2 correspondants de la chaine Al-Hiwar Ettounsi, qui était en train de couvrir jeudi les évènements à Sidi Bouzid, ont été violemment agressés et transportés à l’hôpital de toute urgence. Selon Aymen Rezgui, rédacteur en chef de la télévision privée, ce n’est pas la première fois que l’on s’attaque à notre équipe mais, cette fois-ci, on est passé à la vitesse supérieure. «Alors que le journaliste Noureddine Saïdi et son collègue le cameraman Saber Sbouï couvraient les évènements et interviewaient des habitants et des manifestants, 4 personnes à bord d’une voiture, sortie du gouvernorat, se sont attaqués à eux et l’ont violemment agressés. Ils ont été transportés à l’hôpital pour recevoir les premiers soins avant de passer au poste de la police pour porter plainte», a-t-il dit à Kapitalis. Et d’ajouter : «Les 4 personnes ont dit à nos collaborateurs qu’ils avaient été prévenus et qu’ils n’ont plus droit de venir filmer dans la région». Il y a à peine 2 semaines, les mêmes journalistes, qui couvraient un soulèvement à Gobrar, ont été interpelés par les mêmes personnes. Qui a parlé de milices du parti Ennahdha au pouvoir?

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Tunisie – La journaliste agressée de TWT démissionne, la direction de la chaîne pas informée

Hiba Missaoui, journaliste pour TWT (Tunisia World Television) qui a affirmé avoir été agressée «physiquement et verbalement», par des membres de la brigade des opérations de protection, samedi 21 juillet 2012, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm avoir présenté sa démission le jour-même car la direction de sa chaîne ne l’a pas soutenue, contrairement aux autres médias de la place. Selon Melle Missaoui, la direction de TWT estime qu’elle n’a pas été réellement agressée mais que la journaliste veut juste se faire de la publicité, soulignant que puisque «la caméra est en bon état, elle pouvait reprendre le travail». La chaine lui a également interdit de contacter le syndicat et a été contrariée lorsque la journaliste a contacté d’autres médias pour les prévenir. Hiba Missaoui a également précisé qu’elle a déposé plainte auprès du poste de police de Bab Bhar. Contacté par Business News, Issam Kheriji, président de la chaîne, a été étonné par cette nouvelle, affirmant n’avoir reçu, ni lui ni aucun supérieur, un quelconque document de démission de Hiba Missaoui.

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La journaliste agressée de TWT démissionne, la direction de la chaîne pas informée

Hiba Missaoui, journaliste pour TWT (Tunisia World Television) qui a affirmé avoir été agressée «physiquement et verbalement», par des membres de la brigade des opérations de protection, samedi 21 juillet 2012, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm avoir présenté sa démission le jour-même car la direction de sa chaîne ne l’a pas soutenue, contrairement aux autres médias de la place. Selon Melle Missaoui, la direction de TWT estime qu’elle n’a pas été réellement agressée mais que la journaliste veut juste se faire de la publicité, soulignant que puisque «la caméra est en bon état, elle pouvait reprendre le travail». La chaine lui a également interdit de contacter le syndicat et a été contrariée lorsque la journaliste a contacté d’autres médias pour les prévenir. Hiba Missaoui a également précisé qu’elle a déposé plainte auprès du poste de police de Bab Bhar. Contacté par Business News, Issam Kheriji, président de la chaîne, a été étonné par cette nouvelle, affirmant n’avoir reçu, ni lui ni aucun supérieur, un quelconque document de démission de Hiba Missaoui.

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Tunisie. Les personnes agressées par des salafistes au Kef n’ont rien à voir avec Al-Jazira

Les personnes agressées dans une mosquée au Kef par des salafistes ne sont pas les journalistes d’Al-Jazira. Selon Lotfi Hajji, directeur du bureau de la chaine qatarie en Tunisie, l’information publiée par des confrères est infondée. «Nous n’avons envoyé personne au Kef pour une quiconque mission. Aucun journaliste ni technicien de notre bureau ne s’y est rendu. J’aurais bien aimé que nos collègues fassent un petit effort, vérifient l’information à partir de la source avant de la rendre publique», déplore M. Hajji. Et d’ajouter que les journalistes qui se sont rendus au Kef pour tourner le documentaire n’étaient peut-être pas munis d’une autorisation et pour se trouver des circonstances atténuantes et craignant le pire de la part de leurs agresseurs, ils ont prétendu être des journalistes d’Al-Jazira. Selon l’information publiée lundi, notamment par Al-Jarida, 4 journalistes travaillant à la chaîne qatarie se sont rendus avant-hier à la mosquée Sidi Ali Ben Salah pour tourner un film documentaire sur l’islam dans cette ville. Ils ont été violemment agressés par un groupe de salafistes. Ces derniers ont cassé la caméra et autres outils de travail des journalistes dont l’un est sorti avec une fracture à la jambe et un autre avec une blessure profonde. Selon encore la même source, une des 4 journalistes a pu échapper et a informé les autorités qui se sont rendues sur place utilisant la force et même des bombes lacrymogènes pour libérer un autre journaliste pris en otage par les salafistes qui, depuis que le gouvernement Jebali est au pouvoir, squattent la mosquée et se moquent des appels et communiqués du ministère des Affaires religieuses.

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