mardi , 31 janvier 2023
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Des journalistes de Dar Assabah convoqués par la police suite à une plainte du directeur

Lotfi Touati, directeur contesté de la maison de presse Dar Assabah, a porté plainte contre plusieurs membres de la rédaction des journaux Le Temps et Al-Sabah. Six journalistes ont été ainsi convoqués ce mardi matin au commissariat d’El Menzah 1, a-t-on appris de sources internes à la maison de presse. Les figures de proue de la contestation contre Lotfi Touati convoqué par la police Six journalistes de Dar Assabah ont été convoqués ce matin par la police. Il leur est notamment reproché de « perturber le bon fonctionnement du journal ». Parmi les six journalistes incriminés figurent notamment Sana Farhat, représentante du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) au sein du journal, Montassar Ayari du syndicat interne de Dar Assabah (affilié à l’UGTT) et le caricaturiste Hamdi Mazhoudi. Tous les journalistes convoqués se sont notamment distingués ces derniers jours pour leur activisme contre la nomination de Lotfi Touati. Ce conflit entre le personnel et la nouvelle direction n’a cependant pas empêché les journaux de paraitre normalement, sauf à deux reprises. Une première fois lorsque le directeur a fait intervenir la force publique pour empêcher la sortie d’imprimerie de 17 000 exemplaires d’Al-Sabah contenant un communiqué des journalistes ; la seconde fois suite à une grève du personnel (observée à presque 100 %). Retour aux méthodes de l’ancien régime Pour rappel, le personnel de Dar Assabah (journalistes, agents et techniciens) mène depuis près d’un mois maintenant un mouvement de protestation contre leur nouveau directeur Lotfi Touati. Celui-ci a été selon eux nommé arbitrairement par le gouvernement pour limiter l’indépendance de la ligne éditoriale des deux quotidiens. En recourant à la force publique, comme il l’avait fait pour bloquer la diffusion d’un numéro du journal Al-Sabah, Lotfi Touati tente visiblement d’intimider les mutins, dont la volonté ne montre aucun signe de faiblesse depuis un mois. Cette tentative de casser le mouvement par l’intimidation, si elle est soutenue en amont par les autorités, rappellerait les heures sombres de la dictature de Ben Ali et constitue un nouveau pas dans la fuite en avant constatée ces derniers jours. Le 13 septembre, le même Lotfi Touati a blessé Khalil Hannachi en le projetant violemment sur la chaussée avec sa voiture. Selon des témoins, le journaliste avait bondi sur le capot par instinct de préservation alors que la voiture du directeur forçait à vive allure son passage au milieu d’un groupe de protestataires. Un freinage brusque avait ensuite fait chuter M. Hannachi après une course de 300 mètres sur le capot de la voiture, nécessitant son transfert d’urgence vers un hôpital. Lotfi Touati a été entendu par la police suite à cet accident et laissé en liberté. Il a également porté plainte contre le blessé pour la dégradation de son véhicule. Mobilisation de la profession Alors que certains des journalistes, dont Mouna Ben Gamra (à gauche ici), ont déjà répondu à la convocation et sont entendus par les policiers, une réunion se tient au siège de la SNJT portant entre autres sur le cas Dar Assabah. La convocation devrait donc constituer l’essentiel des discussions auxquelles participe d’ailleurs Sana Farhat, l’une des journalistes mises en cause. Le SNJT, dont la présidente Néjiba Hamrouni se tient depuis le début aux côtés des contestataires, devrait donc réagir rapidement à ce nouveau développement du conflit.

Adieu libertés ?

Gel du code de la presse, nomination d'hommes liges à la tête des grands médias, pressions en tous genres... La volonté des islamistes d'encadrer l'information fait craindre le retour de la censure et de l'autocensure en Tunisie. La peur étendrait-elle à nouveau sa main de fer sur la Tunisie ? Dix-neuf mois après le triomphe de la première révolution arabe, l'atmosphère est lourde. Les paroles d'angoisse fusent. Le 25 juillet, le président de la République, Moncef Marzouki, mettait ainsi en garde l'Assemblée constituante contre la perspective d'une « nouvelle révolution ». Dans une interview au quotidien français Le Figaro parue le 10 septembre, il concédait que « le gouvernement tente maladroitement de se défendre contre un harcèlement permanent. Et comme partout ailleurs, il veut encadrer les médias ». Yadh Ben Achour, président de l'ex-Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, s'alarme : « On est en train d'ouvrir la porte à une dictature théocratique. » Certains prédisent d'inéluctables flambées de violence, les plus pessimistes entrevoient une guerre civile. Pour sa part, Ennahdha, le parti islamiste qui tient les rênes du pays depuis sa victoire aux élections d'octobre 2011, dénonce sans répit des complots contre-révolutionnaires. « C'est vrai, nous passons un mauvais quart d'heure », soupire Béji Caïd Essebsi, ancien Premier ministre du gouvernement transitoire. Au carrefour de sa transition politique, le pays cherche sa voie, perplexe devant l'incapacité de l'hétéroclite troïka au pouvoir à traiter les vrais problèmes et devant les manoeuvres de certains groupes décidés à imposer leurs vues. Conquêtes les plus précieuses et les plus fragiles de la révolution, les libertés nouvelles risquent d'être balayées. « À partir du 14 janvier 2011, nous avons vécu un moment de grâce rarissime, une période de liberté totale, et cette fenêtre devait se refermer. Mais elle se referme beaucoup trop, et ceux qui en sont responsables agissent comme Ben Ali en instillant insidieusement la peur dans nos esprits », s'inquiète Karim Ben Smaïl, patron des éditions Cérès. Condition sine qua non de la démocratie, la liberté d'expression est la première en péril, et avec elle la liberté d'opinion. « En juin 2011, nous avions publié le premier livre du caricaturiste -Z-. Ce serait impossible aujourd'hui, j'irais droit en prison. À l'époque, nous ne comprenions pas pourquoi -Z- tenait à rester anonyme, mais il était visionnaire », reconnaît l'éditeur. Les autorités postrévolutionnaires ne semblent pas goûter la satire : fin août, la diffusion des « Guignols » tunisiens sur Attounissia TV est interrompue après moins de un mois de diffusion. Poursuivi pour une affaire de corruption sous l'ancien régime, le patron de la chaîne, Sami Fehri, dénonce une manipulation et, avant de se rendre, déclare à l'antenne : « La liberté d'expression dans laquelle nous vivons depuis le 14 janvier [2011, NDLR] est menacée. Nous sommes soumis à de grosses pressions, c'est très grave. » "C'est vrai, nous passons un mauvais quart d'heure." Béji Caïd Essebsi Eléments à charge Sur le banc des accusés, les islamistes d'Ennahdha, qui abuseraient d'un pouvoir démocratiquement conquis pour s'assurer la docilité d'un instrument essentiel de contrôle de l'opinion : l'information. Les éléments à charge ne manquent pas. Le parti gouvernemental a commencé par nommer des hommes liges à la tête des grands médias publics, radios et télés, et dernièrement à la direction de Dar Assabah, société de presse et d'édition confisquée au clan Ben Ali, qui publie les importants quotidiens Assabah et Le Temps. Le syndicat s'insurge et les grèves se succèdent à Dar Assabah. Une pétition réclamant le départ du nouveau venu, un ancien policier de Ben Ali passé à Ennahdha, a été signée par la quasi-totalité des salariés du groupe. Appelé après la révolution pour diriger l'Établissement de la radio tunisienne (ERT), Habib Belaïd a fait les frais de cette nouvelle gestion des ressources humaines. Limogé sans motif dès avril 2012, il explique : « Le pouvoir actuel n'apprécie pas du tout la manière dont il est traité par les médias et veut absolument les contrôler en procédant par étapes. Les responsables sont nommés non pour leurs compétences, mais pour leur complaisance. » Vide juridique Des abus, poursuit-il, qu'une absence totale de cadre juridique et institutionnel a autorisés. Ce que confirme Larbi Chouikha, universitaire spécialiste des médias, ancien membre de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric), organe chargé après la révolution d'étudier les moyens d'assainir et de réglementer le secteur médiatique : « Nous avions prévu la création d'une instance de contrôle de l'audiovisuel et élaboré deux textes pour encadrer la liberté de la presse : les décrets 115 et 116, promulgués en novembre 2011 par le précédent gouvernement de Béji Caïd Essebsi. Mais le gouvernement qui lui a succédé en décembre a décidé de tout geler. Ce vide juridique lui permet de nommer sans concertation ni contrôle les personnes qu'il souhaite. » Le 4 juillet, l'Inric a décidé de se saborder : « Alors que nous communiquions efficacement avec le précédent gouvernement, confie Chouikha, nos rapports et recommandations ont été reçus avec une totale indifférence par le gouvernement actuel. » Chronologie: 20 décembre 2011 Formation du gouvernement Ennahdha. La mise en oeuvre du code de la presse et l'installation d'un Conseil supérieur de l'audiovisuel sont gelés 7 janvier 2012 Nominations non concertées des dirigeants de l'agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la Société nouvelle d'impression, de presse et d'édition (Snipe) et de l'Établissement de la télévision nationale 28 mars Deux internautes sont condamnés à sept ans de prison pour avoir posté sur Facebook des caricatures du Prophète 24 avril Le nouveau directeur de l'Établissement de la radio tunisienne (ERT) est limogé sans explication Juin Après le saccage par des salafistes d'une exposition au palais Abdellia, à La Marsa, la justice engage des poursuites... contre deux artistes 21 août La nomina­tion de Lotfi Touati à la tête de Dar Assabah scandalise les salariés du groupe, qui enchaînent grèves, manifestations et pétition 24 août Mandat de dépôt contre le patron d'Attounissia TV pour des malversations financières sous Ben Ali. L'intéressé dénonce les pressions exercées contre lui pour faire cesser la diffusion d'Ellogique Essyassi, les Guignols de l'info tunisiens 11 septembre Grève à Dar Assabah, suivie à 90 %. "Liste noire" Celui-ci entend mener seul la réforme d'un secteur qu'il dit contaminé par d'anciens suppôts du régime de Ben Ali. Le 7 septembre, à l'occasion d'une manifestation de partisans d'Ennahdha à Tunis, un député du mouvement, Habib Ellouze, qualifiait les médias de « forces de la contre-révolution » et appelait à les « frapper fort ». Plainte du syndicat contre l'élu, qui crie de nouveau au complot. En première ligne de cette campagne, Lotfi Zitoun, le bruyant ministre-conseiller du Premier ministre nahdhaoui Hamadi Jebali, déclarait à propos des nominations dans le quotidien La Presse le 13 septembre : « J'ai envie de me défendre et de révéler des secrets sur la façon dont [elles] se sont faites, mais je ne vais pas céder à la tentation et je ne vais rien dire. Tous les secteurs ont été infestés et tous les secteurs sont en cours d'autoassainissement. Mais les médias sont dans le déni. » Depuis la fin d'août, Zitoun ne cesse de brandir une « liste noire » des journalistes à écarter pour s'être compromis avec l'ancien régime. « Cette liste a été demandée par la profession au lendemain de la révolution, mais elle peine à obtenir des autorités les éléments pour l'élaborer. Le gouvernement prétend maintenant l'établir lui-même, mais seuls les journalistes sont habilités à le faire », insiste Larbi Chouikha. Les dérapages de certains journalistes justifient-ils qu'on muselle la profession ? Symptomatiques du pouvoir benaliste, la censure et l'autocensure gangrèneraient de nouveau les rédactions. L'ancien directeur de l'ERT témoigne : « Pendant l'année où j'ai été en poste, je n'ai pas reçu une seule instruction du pouvoir. Mais maintenant, des informations me parviennent de l'ERT selon lesquelles la censure est de retour. Et l'autocensure également, car les journalistes et les directions renouent avec la peur de l'autorité, d'autant que celle-ci a pour elle la légitimité populaire. » Élément d'intimidation suprême et cheval de bataille du parti islamiste, la criminalisation de « l'atteinte au sacré » permettrait des poursuites contre quiconque dénigrerait les valeurs religieuses. Est-ce un tel « crime » qu'a voulu sanctionner en juin un juge de Mahdia en condamnant à sept ans de prison pour atteinte à l'ordre et aux bonnes moeurs deux jeunes qui avaient publié sur leurs pages Facebook des caricatures et des pamphlets anti-islamiques ? « Ennahdha souhaite introduire la notion d'atteinte au sacré dans deux articles de la Constitution. Avec ça, on peut tuer les libertés de penser et d'expression », prévient Yadh Ben Achour. Quelles sont les motivations qui poussent le parti à adopter ce comportement jugé liberticide ? Ses opposants les plus virulents y voient la preuve de son agenda caché et dénoncent la duplicité de ce mouvement qui, s'étant invité tard dans la révolution, veut établir sa propre dictature et remet au menu les vieilles recettes du régime renversé. Mais nombre d'observateurs et d'acteurs du secteur y décèlent - ou préfèrent y déceler - le signe d'un manque d'expérience du pouvoir, à l'instar de Yadh Ben Achour : « Je n'y vois pas une volonté préméditée de contrôle, ils sont plutôt victimes de leur incompétence et de leur maladresse. » Pour Larbi Chouikha, « ils ne connaissent pas le terrain médiatique et sont affolés par le déchaînement des journalistes contre eux ». Porte-parole d'Ettakatol, parti de gauche et allié critique d'Ennahdha au gouvernement, Samy Razgallah se déclare « pour la liberté totale et absolue de la presse », tout en dénonçant « les excès, les faux, les diffamations qui fleurissent sur les blogs et les journaux électroniques ». Le peuple veille Mais les dérapages que s'autorisent des journalistes sans vraie formation et une presse longtemps muselée justifient-ils les menaces que ferait peser Ennahdha sur de nombreuses autres libertés en laissant les salafistes les plus radicaux promouvoir par la violence leur vision de l'islam ? Ennahdha prône l'indulgence à l'égard de ces « jeunes égarés », mais on devine l'angoisse du parti face à leur activisme et celui de ses propres extrêmes. Pour certains, le parti serait même complice des salafistes, quand d'autres y voient sa brigade officieuse de répression du vice et de promotion de la vertu et dénoncent l'impunité dont ils jouissent. Après le saccage, le 10 juin, d'une exposition au palais Abdellia de La Marsa par une horde de barbus, le parquet a ouvert, à la mi-août, une enquête pour « troubles à l'ordre public ». Mais la procédure vise deux artistes, alors qu'aucun vandale n'a été inquiété... Les débordements se multiplient et les « fous d'Allah » cherchent, parfois avec succès, à imposer leurs conceptions, bafouant les libertés fondamentales : violences répétées contre des artistes, des journalistes et des intellectuels, destruction de débits de boisson, passage à tabac de buveurs d'alcool. L'athée et l'impie doivent être pourchassés : en janvier, un leader palestinien du Hamas est accueilli à Tunis aux cris de « mort aux Juifs ! » ; à la mi-août, un groupe de musulmans chiites est agressé à Gabès. Catégorie de la population la plus menacée par ces excès, les femmes se font insulter, parfois agresser pour une tenue jugée indécente, ou tout simplement parce qu'elles veulent aller travailler. Et Ennahdha est loin de les rassurer en voulant faire d'elles, dans la loi, les « complémentaires » ou les « partenaires » des hommes, ce qui est en contradiction avec le code du statut personnel (CSP), qui consacre l'égalité des genres depuis 1956. Pour l'anniversaire de sa promulgation, le 13 août, elles ont défilé en rangs serrés dans la capitale pour défendre leurs droits et leurs libertés. Car si le ciel est lourd de menaces, si certaines peurs resurgissent, les Tunisiens répètent comme un mantra : « La transition est compliquée mais la révolution ne peut pas mourir : le peuple veille, la société civile est forte et nous protégerons nos libertés comme nous les avons conquises. » Et beaucoup insistent auprès du journaliste qui fouine : « Ce que je vous déclare là, je n'aurais jamais pu le dire sous Ben Ali. »

L’armée tunisienne défend son pré-carré

Ayoud Massoudi en a-t-il trop dit ? Sera-t-il condamné pour s'être attaqué à un symbole de l'Etat tunisien ? L'ancien conseiller en communication du président Moncef Marzouki est appelé à comparaître, vendredi 21 septembre, devant le tribunal militaire de Tunis pour "atteinte au moral de l'armée et diffusion de fausses nouvelles à travers les médias". Ce trentenaire tunisien risque de trois mois à trois ans de prison pour avoir accusé, le 15 juillet sur la chaîne tunisienne Ettounissia, le chef d'Etat-major, le général Rachid Ammar, et le ministre de la défense Abdelkrim Zebidi, de "trahison d'Etat" dans l'affaire de l'extradition vers la Libye de Al-Baghadi Ali Al-Mahmoudi, l'ancien premier ministre de Mouammar Kadhafi. L'affaire avait ébranlé le sommet de l'Etat et écorné davantage l'image d'un président perçu comme isolé et manipulé par le gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda. "Le 24 juin, le président Marzouki visitait des sites militaires dans le désert tunisien avec Rachid Ammar et Abdelkrim Zebidi de 8 à 18 heures du soir, raconte Ayoub Massoudi. Pendant ce temps là, à 10h20, Al-Baghdadi est extradé depuis l'aéroport militaire d'Al Aouina, près de Tunis, vers la Libye." Une extradition à laquelle le président Marzouki s'est fermement opposé tant que les garanties d'un procès équitable n'ont pas été données par la Libye. Il a ainsi été doublé par le chef du gouvernement Hamadi Jebali, et les ministres de l'intérieur et de la justice, deux membres d'Ennahda, raconte M. Massoudi. "Le général Ammar et le ministre Zebidi étaient au courant. Ils n'ont rien dit au président Marzouki", accuse-t-il. Un manque que les deux hauts responsables ont reconnu devant le juge d'instruction, le 13 août, disant avoir estimé qu'il n'était pas de leur devoir d'en informer le président. Pour l'ancien conseiller, la défense ne tient pas. En qualité de chef suprême de l'armée, Moncef Marzouki devait être tenu informé par ses subordonnés et il était de son ressort de signer l'ordre d'extradition. "LE SYMPTÔME DE LA DÉCOMPOSITION DE L'ÉTAT" L'affaire aurait pu en rester là. Malgré les exhortations de son conseiller à congédier les responsables militaires, le président Marzouki a décidé de passer l'éponge en échange d'excuses publiques de quelques ministres du gouvernement. Pour Ayoud Massoudi, la coupe est pleine, il présente sa démission le 29 juin : "Mahmoudi est le symptôme de la décomposition de l'Etat, dont les institutions et les lois sont sans cesse bafouées." Depuis des mois, il dénonce l'isolement et la manipulation du président Marzouki par les islamistes nahdaouis. Aux termes d'un accord, la troïka, constituée par le Congrès pour la République (CPR) de Marzouki, le parti Ennahda et le parti centriste Ettakatol, s'est partagée le pouvoir en octobre 2011. "Rien n'a été respecté. On savait que l'accord était déséquilibré mais on a accepté car Ennahda nous a donné son accord implicite qu'il gouvernerait par consensus et dialogue. Mais, ils ont commencé à nommer des personnes à la tête des médias publics, des hauts commis de l'Etat, des gouverneurs sans consulter la troïka", dénonce-t-il. Des décisions contraires aux intérêts de la révolution, qu'il défend vigoureusement, allant jusqu'à accuser, le 15 juillet sur la chaîne Ettounissia, le parti Ennahda de se transformer en "RCD religieux", en référence au parti de l'ancien dictateur Ben Ali. En même temps qu'il met en cause le chef d'état-major et le ministre de la défense de "trahison d'Etat". L'affaire est relancée au sommet de l'Etat. Dans un communiqué publié le 20 juillet, le gouvernement qualifie ses déclarations d'"irresponsables et nuisant à l'Etat et à l'image de l'armée, donc ne pouvant rester sans suites". Presque un mois plus tard, il se voit notifier une interdiction de sortie du territoire. Le 17 août, une procédure est initiée à son encontre par le parquet militaire pour diffamation. Dans le procès qui s'ouvre, ce n'est plus le fond de l'affaire qui est désormais jugé. UN PROCÈS D'EXCEPTION ? "Procès politique". Ayoud Massoudi, soutenu par une armada d'une trentaine d'avocats parmi lesquels le "groupe des 25" connu pour sa défense des familles des martyrs de la révolution et les militants des droits de l'homme, accuse. Il dénonce son renvoi devant une juridiction militaire. Bien que civil, Ayoub Massoudi est poursuivi en vertu de l'article 91 du code de procédure militaire portant sur "l'atteinte à la dignité, à la renommée et au moral de l'armée". Un précédent dans la période post-révolutionnaire. Promulgué en 1957, le code est un vieil héritage de l'ère Bourguiba, pointe la défense. "Pour tous les militants des droits de l'homme, cet article doit être aboli et on doit appliquer à la place l'article 115 du décret sur la presse. C'est la loi qui prévaut dans un cas de diffamation dans la presse", se défend Ayoub Massoudi. Aux accusations de justice d'exception, le major général magistrat Marwan Bouguerra, directeur général de la justice militaire, s'élève. "Il y a une ligne nette entre la liberté d'expression et la diffamation sans preuve. Il faut prendre en considération le moral de l'armée. L'article 91 du code de procédure militaire stipule que tout civil ou militaire qui insulte l'armée est traduit devant une juridiction militaire. C'est la législation en vigueur. Le jour où on modifiera cette législation, ce sera autre chose", justifie le major général, qui assure par ailleurs : "on est sur la voie d'une limitation de la comparution des civils devant la justice militaire. C'est ma conviction". L'argument n'a pas de quoi convaincre la défense qui crie au conflit d'intérêts. "Le tribunal militaire ne peut pas garantir un procès équitable car, à l'exception du président du tribunal, les juges sont des militaires. Il n'est pas facile pour un militaire d'être indépendant dans une affaire qui implique le chef d'état-major et le ministre de la défense", pointe l'avocate de la défense Radhia Nasraoui. Le major général magistrat Marwan Bouguerra assure pourtant que "depuis la réforme du 29 juillet 2009, l'indépendance totale de la justice militaire est acquise face aux autorités militaires et politiques". Mais, pour Me Nasraoui, il n'y a pas de doute : "il y a une volonté que des militaires examinent cette affaire pour en garantir le résultat. C'est le signe que les gens vont à nouveau être traduits en justice pour leur opinion, comme dans l'affaire Nessma." "ENCLAVES AUTORITAIRES" Au sein de la défense, le risque d'une sacralisation de l'institution militaire inquiète. "Si l'armée est placée au-dessus de la loi, c'est le début d'une intrusion de l'institution militaire dans le politique", estime Ayoub Massoudi. D'une armée tunisienne, quasi absente de la scène politique sous l'ancien régime, on est passé à une "fétichisation de l'armée du peuple après le 14 janvier. Elle a acquis une certaine aura par la fabrication d'un mythe révolutionnaire", analyse en effet le politologue Vincent Geisser, relativisant toutefois l'emprise de l'institution militaire sur la société. Le risque, estime-t-il, tient davantage à l'influence qu'ont conservé les agences de sécurité (armée, police, renseignements intérieur et extérieur) sur la société tunisienne et aux vieux réflexes de contrôle. "Des modes de fonctionnement caractéristiques de l'autoritarisme sont toujours en place dans ces agences où pratiquement personne n'a été limogé. Il y a une tentation du parti gouvernemental de s'accommoder et de faire des compromis, de fermer les yeux sur des abus. Cela donne lieu à des transactions complexes entre le pouvoir et les acteurs sécuritaires", observe le spécialiste de la Tunisie, qui y voit la source d'incohérences à la tête de l'Etat. A l'instar du renvoi d'un procès en diffamation devant une juridiction militaire. "On est face à des acteurs gouvernementaux et étatiques qui fondent toute leur légitimité sur la rupture avec le régime Ben Ali et, qui dans le cadre d'une affaire banale de diffamation, laissent fonctionner un système de justice militaire qui est emblématique de l'ancien régime", s'étonne ainsi Vincent Geisser. Une contradiction qui pourrait s'avèrer préjudiciable pour les autorités tunisiennes. "Le gouvernement, l'exécutif, la majorité se plantent eux-mêmes un couteau dans le dos en maintenant des enclaves autoritaires dans le processus de transition démocratique. Ils peuvent créer les conditions d'une reversibilité vers l'ancien régime", alerte-t-il.

Sahbi Atig s’en prend au JT d’El Watanya1

C’était en début de la soirée d’hier 19 septembre, alors que la diffusion du débat des membres de l’ANC avait repris après la coupure du journal de 20h, que Sahbi Atig, a pris la parole pour dénoncer publiquement et vivement « les pratiques d’El Watanya1 » et notamment l’équipe du journal télévisé. M. Atig a déclaré : "Ce qui s’est passé, il y a quelques minutes, est extrêmement grave. Le journal de 20h a été retardé de deux minutes, ensuite il a été interrompu pour passer en direct l’intervention d’un élu, dont l’appartenance politique est connue de tous ! Ce n’est pas acceptable, que ceci arrive pendant l’édition principale du JT, regardé en masse !!". Il est cependant utile de rappeler que pendant toute l’après-midi, le début de soirée et une bonne partie de la soirée d’hier, les deux chaînes nationales se sont relayées pour diffuser la quasi intégralité de la séance plénière de l’ANC, réservée au débat sur l’attaque de l’ambassade américaine vendredi dernier. M. Atig, faisait allusion à l’intervention de Khemaïes Ksila, l’élu à l’ANC ayant regagné Nidaa Tounes. Quant à la séquence diffusée pendant le JT, elle concernait de virulentes critiques adressées au gouvernement et surtout à Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur.

Le blogueur Soufiène Chourabi aujourd’hui devant les juges

L’avocat du blogueur et cyber activiste Soufiène Chourabi va demander au Tribunal de Menzel Temime (Cap-Bon) le renvoi de l’affaire à une date ultérieure afin qu’il puisse examiner de nouveau le dossier. Interrogé par Kapitalis, Me Anis Bezzine, avocat du blogueur qui comparaît aujourd’hui, a déclaré que les accusations premières (consommation d’alcool sur la voie publique) contre Soufiène Chourabi et son collègue le journaliste Mehdi Jelassi ne tiennent pas la route, car il n’y a pas eu de test d’alcoolémie, ce qui a poussé le juge d’instruction à changer le fusil d’épaule et à accuser M. Chourabi et son collègue «de troubles sur la voie publique. Donc, je vais demander tout à l’heure le renvoi pour mieux étudier le dossier et les éléments nouveaux de l’accusation», a-t-il dit. Retour sur les faits Le 5 août dernier à l’aube, le blogueur, son collègue et une amie étaient, selon M. Chourabi, en plein sommeil dans deux tentes sur les plages de Kelibia. Tout à coup, une armada de policiers les ont réveillés et conduits au poste de police locale. «Après l’interrogatoire, la police a libéré la fille et nous (Mehdi et moi) avons été gardés en attendant de nous traduire le lendemain devant le tribunal qui a retenu l’accusation et nous a laissés en état de liberté», a raconté le blogueur à Kapitalis. Et d’ajouter que cette affaire est montée de toutes pièces afin de chercher la petite bête aux journalistes et frapper les médias indépendants. «Surtout que dans l’accusation, la police s’est appuyée sur un témoignage d’une personne. Qui est cette personne, on l’ignore, mais je présume que ça vient d’Ennahdha. Surtout que sur certaines pages facebook de partisans de ce parti, on n’arrête pas de s’acharner contre les médias au point de demander l’application de la peine capitale contre ma personne», accuse-t-il.

Ennahdha condamne, Lotfi Zitoun accuse… le ministère de l’Intérieur ne suit pas

Une voiture de location, de type Kia roulant à grande vitesse, a foncé, samedi 1er septembre 2011, dans la foule d’environ 2.000 personnes, lors d'une manifestation organisée par le comité local de protection de la révolution à Menzel Chaker (Sfax), présidée par Lotfi Zitoun, causant 2 blessés, selon une déclaration de Mohamed Ali Aroui, porte-parole de la direction générale de la sûreté nationale. Deux personnes ont été arrêtées, à la suite d’une course poursuite, a-t-il indiqué. L’enquête préliminaire a révélé que les deux individus étaient en état d’ébriété et qu’ils n’ont aucune appartenance politique, a-t-il ajouté, précisant qu’ils sont actuellement en détention pour complément d’enquête. On note que M. Aroui n’a pas précisé si cette manifestation a été autorisée ou non En outre, le bureau régional d’Ennahdha à Sfax a publié, dimanche 2 septembre 2012, un communiqué dans lequel il a condamné fermement cet acte «criminel» le considérant comme étant prémédité et délibéré «rappelant les pratiques de l’ancien régime». Dans ce document, le bureau affirme que «le peuple continuera son militantisme» l’incitant à poursuivre son combat. Il a également «appelé toutes les parties prenantes à Sfax à collaborer pour contrecarrer ces plans criminels et démasquer leurs auteurs. Pour sa part, et comme d’habitude, Lotfi Zitoun a accusé, dans une déclaration à Mosaïque Fm certains médias d’être les instigateurs de cet acte, dans le sens où ces médias accusent le gouvernement de menacer la liberté d’expression. Il a appelé, dans ce contexte, «les journalistes honnêtes» d’appeler à l’arrêt de cette «campagne de dénigrement» et de se distinguer des «journalistes corrompus qui mettent les vies des citoyens et des dirigeants en danger». En résumé, pour M. Zitoun, les médias qui publient des articles critiquant le «programme gouvernemental d’anti corruption » sont des «médias corrompus et antirévolutionnaires» qui ont peur de la publication de la liste noire des journalistes RCDistes. Le conseiller a achevé sa déclaration sur une nouvelle menace de publier cette liste.

La vraie fausse tentative d’assassinat de Lotfi Zitoun

Les médias ont interrompu, hier en fin d’après midi, leur programme pour annoncer une «tentative d’assassinat» de Lotfi Zitoun à Sfax par une voiture de location. Il s’agirait d’une… mauvaise manœuvre de deux ivrognes. Une manifestation de soutien au gouvernement a été organisée samedi après-midi à Sfax par le parti Ennahdha, qui a rassemblé près de 3000 personnes. Lotfi Zitoun était en train de prononcer un discours lorsqu’une voiture de location, avec à bord deux personnes, a heurté certains présents. Et a pris la fuite. Alors que les partisans d’Ennahdha ont fait circuler la rumeur d’une «tentative d’assassinat», des personnes sur place ont parlé d’un simple accident de la route, causé par deux ivrognes au volant. Le bilan est d’ailleurs léger: un ou deux blessés légers à la jambe. Pour une «tentative d’assassinat avec une voiture fonçant sur la foule à une vitesse folle», comme annoncé à cor et à cri par certains Nahdhaouis sur les réseaux sociaux, le bilan est on ne peut plus insignifiant. Selon les mêmes sources, le chauffard et son compagnon, arrêtés par la police et écroués en attente de l’instruction, venaient de sortir d’un bar: ils étaient ivres et n’ont aucune appartenance politique. Il s’agit donc d’une vraie fausse affaire, gonflée sciemment pour masquer les difficultés actuelles d’un homme, Lotfi Zitoun, décrié pour ses prises de position intempestives et ses acharnements sur les journalistes, et d’un gouvernement incapable de réaliser la moindre des promesses faites par ses membres lors des dernières élections. Quoi qu’il en soit, la police ne manquera pas de révéler la vérité sur ce qui semble être un simple accident sans gravité causé par deux ivrognes. Et que les partisans d'un parti aux abois ont cherché à transformer en une grosse affaire. La tentative n'a pas tardé a faire pschit...

Les agents de la télévision nationale réclament l’accélération des procédures de réforme de leur institution

Les agents et employés de la Télévision Nationale ont adressé une lettre au chef du gouvernement et au PDG de la Télé Nationale les exhortant à intervenir pour traiter leur situation Ils ont menacé qu’ils entameront une grève générale le 13 septembre 2012. Ils ont également évoqué dans leur lettre qu’ils avaient envoyé une pétition après avoir tenu une réunion générale mais sans recevoir aucune réponse de la part des parties concernées.

Réunion à la Kasbah des représentants du gouvernement et des médias tunisiens

Une réunion s'est tenue, mercredi au palais du gouvernement à la Kasbah entre les représentants du gouvernement et ceux des médias. Ont participé à cette réunion une délégation de la présidence du gouvernement présidée par Ridha Kazdaghli, conseiller chargé du secteur de l'information ainsi que des représentants du syndicat national des journalistes tunisiens, du syndicat de la culture et de l'information, l'association des directeurs des journaux et le syndicat des propriétaires des entreprises de presse. Au terme de la réunion, les deux parties se sont accordées à inscrire les rencontres entre la présidence du gouvernement et les représentants des médias dans "un cadre de concertation provisoire", "loin de toute forme de tension" jusqu'à l'adoption par l'assemblée constituante des textes organisant le secteur de l'information dont la création de structures de régulation. Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, le cadre de concertation provisoire aura pour mission, l'examen des questions générales relatives au secteur de l'information, à sa promotion et au renforcement de sa participation à la démocratie en Tunisie dans le respect des valeurs professionnelles et d'indépendance ainsi que du code de déontologie. Les idées et les recommandations issues des réunions seront transmises au chef du gouvernement ainsi qu'à l'assemblée constituante pour ce qui est des questions relevant de sa compétence, dont le cadre juridique organisant le secteur. Un accord a été également trouvé concernant l'examen dans le cadre des négociations sociales des questions soulevées par les médias publics, précise la même source. Un procès verbal sera publié après sa signature par les deux parties. La réunion consacrée au secteur de l'information avait risqué d'être annulée. La présidente du SNJT, Mme Najiba Hamrouni ayant refusé la participation de l'association des jeunes journalistes (ATJJ). Les jeunes journalistes avait accusé dans un communiqué publié en début de soirée la président du SNJT "de chercher à les exclure de la réunion", affirmant avoir reçu une invitation de la présidence du gouvernement. "Face au refus de Mme Hamrouni, le président de l'association a préféré se retirer pour éviter le report de la réunion et pour préserver l'unité des journalistes", précise la même source. "Nous nous élevons contre toute tentative de division des journalistes Tunisiens" a clamé de son coté la présidente du SNJT dans une déclaration à l'Agence TAP, se disant surprise par la présence à la réunion d'un représentant des jeunes journalistes. Suite à cet incident, le SNJT a appelé les jeunes journalistes à "se mettre d'accord sur les modalités de participation au dialogue avec le gouvernement", a-t-elle dit. Le SNJT représente l'ensemble des journalistes a précisé Mme Hamrouni. "Notre syndicat de par son statut juridique est habilité à négocier au nom des journalistes", a-t-elle expliqué, ajoutant que les membres de l'ATJJ, qui est une amicale, sont adhérents au SNJT.

Tunis Today TV, l’autre télé cachée par Lotfi Zitoun

Lotfi Zitoun, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, a traité hier soir sur Mosaïque FM Nizar Bahloul, directeur de Business News, de menteur et ce après notre article intitulé « Zitouna TV, la télé cachée de Lotfi Zitoun » où l’on a dévoilé l’existence d’une société dénommée « Azzaytoona Television Limited » sise à Londres et créée par ce ministre-conseiller, sans qu’il n’en dise rien aux Tunisiens. Durant son intervention sur Mosaïque, hier, et sur Express FM ce matin, Lotfi Zitoun a déclaré que cette société a été créée après la révolution et que vu son engagement politique, il l’a laissée en veilleuse. Il ne délaisse cependant pas son rêve d’établir un empire médiatique, quand cela lui sera possible. En attendant la société n’a pas d’activité et il n’y a pas de mouvement sur son compte. Est-ce si sûr ? Nous avons fait nos recherches et cette fois ce n’est pas autour du registre du commerce, mais de l’Autorité de régulation et de concurrence de l’industrie de la Communication en Grande-Bretagne. Ce qu’on découvre, c’est que cette Autorité supérieure a accordé une licence TV à Azzaytoona Television Limited en juillet 2012 (cliquer ici pour voir la preuve) pour la chaîne Tunis Today TV. Elle figure en première ligne des licences accordées en juillet. Nous avons poussé encore davantage la recherche sur le site de cette Autorité, pour connaitre des information sur le type de contenu que « Tunis Today TV » pourrait programmer et on découvre qu’elle appartient bien Azzaytoona Television Limited et que son contenu est de catégorie B, c'est-à-dire la diffusion de films, séries éducatives, musique, information… Le contact pour cette chaîne est Mme Monjia Abidi Zitoun, épouse de Lotfi Zitoun, la dernière mise à jour du site datant du 21 août 2012 (cliquer ici pour voir la preuve). Lotfi Zitoun a donc menti sur le fait que l’entreprise n’ait aucune activité, de plus, il n’a jamais annoncé l’existence de la chaîne de son épouse durant ses interventions radiophoniques enflammées, lui qui est ministre-conseiller chargé du secteur de surcroit. Enfin, a-t-il déclaré tous ces biens, possédés à l’étranger, au gouvernement auquel il appartient, comme le stipule la loi ?