mardi , 31 janvier 2023
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Ali Laârayedh présente ses excuses au journaliste français blessé à la chevrotine

Lors de la conférence de presse organisée aujourd'hui 21 décembre 2012, le ministre de l'Intérieur, Ali Laârayedh, a profité de la présence du journaliste français David Thomson, correspondant de FRANCE 24 et qui avait été blessé par les tirs de chevrotine lors des troubles de Siliana, pour lui présenter des excuses officielles et solennelles. En effet, avant de répondre à la question posée par David Thomson, le ministre a exprimé son regret pour la blessure dont le journaliste a été victime. M. Laârayedh a rappelé que certains journalistes s'exposent parfois à de gros risques lors de l'accomplissement de leur travail. "Dieu merci, vous êtes tout de même parmi nous aujourd'hui", a-t-il ajouté avec une pointe d'humour.

Signature d’une convention-cadre entre le ministère des Droits de l’Homme et la Télévision nationale

Une convention-cadre de coopération entre le ministère des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle et l'Etablissement de la Télévision Tunisienne a été signée ce mercredi 19 décembre par le ministre Samir Dilou et la PDG de la Télévision nationale, Imen Bahroun. La convention-cadre est relative à l'organisation de sessions d'entrainement pour les agents de la Télévision nationale et à la réalisation de programmes, de documentaires et de spots concernant les droits de l'Homme et la justice transitionnelle. Samir Dilou a déclaré à l'issue de la signature qu'il espère que les médias contribueront à la révélation de la vérité, ainsi qu'à servir la cause des droits de l'Homme. D'après Imen Bahroun, l'accord vise à montrer les vérités en rapport avec l'histoire de la Tunisie après cinq décennies de violations des droits de l'Homme, archivées à la Télévision nationale et au ministère des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle.

Journée Mondiale contre l’Impunité: Tout se passe comme s’il n’y avait pas de lois !

• Plus de 58 agressions contre les journalistes tunisiens depuis mai 2011 Célébrer la Journée Mondiale contre l’Impunité en Tunisie, c’était inimaginable avant la Révolution du 14 janvier. Nombreux en fait, sont les journalistes victimes d’agression de la part des agents de l’ordre et qui n’ont pas pu dénoncer ces pratiques appliquées par l’ancien régime. Il était également, impossible de dénoncer ces actes, car c’était un sujet tabou à l’époque de Ben Ali. La donne a beaucoup changé après la Révolution. Il est vrai qu’il est permis de parler haut et fort des agressions contre les professionnels des médias. Cependant, il ne faut pas négliger un autre constat plus alarmant, à savoir : le nombre des agressions enregistré contre les journalistes qui va crescendo depuis la Révolution. Par ailleurs, et là où le bât blesse, c’est que les agresseurs tous types confondus, restent impunis. Cela est dû notamment à « la faiblesse du système judiciaire, au camouflage de l’information ainsi qu’à la faiblesse de la culture de dénonciation de la part des journalistes eux-mêmes », déclare Mahmoud Dhaouadi, président du Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du centre à l’occasion de la journée Mondiale contre l’Impunité, célébrée aujourd’hui. En fait, garder le silence vis-à-vis de ce problème, qui s’est amplifié après la Révolution, ne peut qu’aggraver davantage la situation. Les chiffres sont le moins que l’on puisse dire alarmants, car on a enregistré plus de 58 agressions contre les professionnels du secteur depuis mai 2011. Les chiffres énumérés hier, par Fahem Bou Kaddous, coordinateur de l’Unité d’Observation et de la Documentation des Atteintes portées contre les Médias en Tunisie lors de la conférence de presse, donnent un aperçu sur l’ampleur de ce « fléau », devenu récurrent en Tunisie après la Révolution. A cet égard, le coordinateur de l’Unité précise que « contrairement à ce que l’on imagine, la plupart des agressions exercées contre les journalistes sont pratiquées lors des manifestations ou lors du travail d’investigation… ». « Et ce sont les agents des forces de l’ordre qui visent le plus souvent les journalistes », enchaîne Fahem Boukaddous tout en énumérant les atteintes contre les journalistes recensées depuis mai 2011. Même sort: Il est clair dès lors, que les journalistes souffrent toujours le même sort. Ce constat a été confirmé par Mondher Charni, militant des droits de l’Homme qui déclare que « malheureusement, rien n’a changé même après la Révolution ». « La seule différence est qu’on peut parler de ces atteintes, qu’on porte plainte contre les agresseurs et qu’on reçoit un récépissé », précise M. Charni. Toutefois, les plaintes restent sans suite, ce qui encourage les agresseurs à aller encore plus loin dans leurs passe-droits. L’attitude du système judiciaire et du pouvoir exécutif motive par ailleurs tous ceux qui osent avoir recours à la violence contre les professionnels. Ils se sentent protégés car aucune mesure dissuasive n’a été prise contre eux. Le défenseur des droits de l’Homme parle même de « la politique de deux poids et deux mesures ». Si la société civile a de plus en plus la possibilité de parler ou de dénoncer ces actes, il faut savoir que le flou règne toujours. « Il est très difficile pour les instances internationales d’avoir une idée précise sur les chiffres », signale Olivia Gré, représentante de RSF en Tunisie. D’où l’importance à coordonner le travail entre les associations et les structures défendant les droits des journalistes. Car ce sera l’un des moyens à utiliser pour punir les agresseurs et limiter par conséquent le phénomène.

Nawaat.org au service de la police du renseignement (MAJ)

Je ne lis pas grand-chose, je n’ai pas le temps. Trop de temps perdu déjà en tant de bêtises. Je n’ai pas le temps, il faut que je lise mes amis, mes classiques. Mais on me presse adjure. Il faut que je lise absolument, parait-il, une sorte de cafouillage : Dirrasat tafkik ihssaii lichabaket Kamel Letaief (Nawaat.org, 12 novembre 2012). Irréprochable ? Non, ce bout de n’importe quoi publié en fanfare par un dénommé « rédaction » sans visage, dans l’anonymat noir des actes honteux ? Et tellement vrai qu’il y a des camemberts et des montagnes en diagrammes de toutes les couleurs pour faire vraisemblable. Le lecteur est pris d’une irrésistible envie de se pincer, ou de penser que, comme une nouvelle fantasmagorique, cette Tunisie, tout en noir policier, n’est qu’une ruse du diable qui reprendra très vite ses droits. L’affaire est close qu’on peut s’atteler à autre chose ?! Non. Corvée de matelot : je parcours ce long devoir, jette un œil, ce n’est ni mauvais, ni mauvais, ce n’est rien. Coquille vide, du bluff. Pas de mérou, la habra. Que les arêtes et les os. Une écriture de ‘Lamanièredeux’. Ce petit dénommé « rédaction » joue au Condor. Cet agent de la CIA, qui lit et analyse tout ce qui lui tombe sous les yeux, dépêches, communiqués, rapports, textos… Bien sûr, comme le Condor, notre dénommé « rédaction » de Nawaat.org nous fait croire que le monde est fait de bien autre chose que de ces apparences, que les miroirs sont parfois teints et, parfois, à deux faces et que les masques cachent d’autres masques, à l’infini. Il lit tout, ne jette rien : courrier personnel, facture de téléphone, ordonnance médicale… Il cherche la faille, comme on dit. Il traque le faux pas. Tous suspects, chaque geste est compromettant, chasse à l’insoumission. Car nulle bravade n’est innocente au pays de la suspicion totale. Un fabulateur qui crée des histoires fantasmagoriques et divertissantes (le mythe Kamel Letaief) pour faire diversion, lancer de mauvaises pistes et détourner l’attention. Pour désamorcer la colère qui gronde, elle distille de faux semblants, des demi vérités et l’INSINUATION, sœur de la perfidie : étaler la liste des personnes ayant un fil Kamel Letaief (TBB, R. Nasraoui, K. jendoubi, K. Laâbidi…), les K du procès de Kafka. Nawaat.org (drôle de sigle) est loin d’être un Condor, un agent. Dans le cas de l’affaire Letaief, elle fait figure de commis, d’auxiliaire, de mouchard, de kawad, sabbeb, qafef... Un policier a refilé à son chien policier un os. Il joue avec. André Malraux, préfaçant le Sanctuaire de William Faulkner décrit à merveille : « on sait fort bien que les détectives n’existent pas ; que la police ne relève ni de la psychologie ni de la perspicacité, mais de la délation ; et que ce n’est pas point Moustachu ni Tapinois, modestes penseurs du quai des Orfèvres qui font prendre le meurtrier en fuite, mais la police garnie ; car il suffit de lire les mémoires de chef de police pour voir que l’illumination psychologique n’est pas le fort de ces personnes, et qu’une « bonne police » est une police qui a su mieux qu’une autre organiser ses indicateurs. » Que cherche Nawaat.org à insuffler en étalant les téléphones de part et d’autre ? Qu’on est malpropre, corrompu, soudoyé, vendu, manipulé et manipulateur ? Où sont les preuves ? Produisez le contenu de vos écoutes téléphoniques, cherchez la tâche, cherchez la faille ! Que des effets d’annonces mesquines. Sournoiserie. Feintez, dribblez ! Combattez sans règles, sans honneur, sans parole donnée ! Cramponnez-vous dans les corps et les esprits par la veulerie, les coups bas, la fausse monnaie ! Sur les chiens de garde de votre acabit, Georges Orweil dans son 1984 dénonçait : « c’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la police de la pensée. » Vous faites partie de cette clique qui, chaque jour, déploie des trésors d’ingéniosité pour créer le malaise et acculer les gens à tourner en rond. On propage des informations qui paraissent authentiques et trompeusement vraies. Hélas Nawaat.org verse dans l’écoute policière. L’écoute qui a couté à Richard Nixon son royaume et à François Mitterrand sa réputation. Dans le cas des deux présidents, ce sont des journalistes, Edwy Plenel en France, Bob Woodward en USA qui ont percé l’affaire. En revanche, dans le « LetaiefGate », c’est la police de renseignements qui a fourgué la came à nos p’tites fouines. J’allais vous étaler mes contacts douteux, prostituées, banquiers, généraux étoilés, gangsters et autres tueurs à gage, mais je me suis dit que vous n’allez pas dormir la nuit mes fifilles. Alors, allez au diable et ne vous perdez pas en route ! Vous avez pris plaisir à me déranger ? Et, bien regardez…je plonge votre tête dans les chiottes et je me délecte de mon dégoût. Vous vous croyez manipulateurs, je suis El Manipulator. Comme Nawaat.org, j’en traine un certain nombre au cul de ces petites vermines du dimanche, nouvellement entretenues comme ces vieilles catins par Souros. Qu’y puis-je ? Etouffant, haineux, foireux, bien traitre, demi-ténias, ils me font point d’honneur, je n’en parle jamais, c’est tout. Progéniture de l’ombre des ombres. Vivez sur mon dos comme des poux parmi les poux ! Décence Ben Brik ? Holà ! « Satanée petite saloperie gavée de merde, tu me sors de l’entre- fesses pour me salir au-dehors ! Anus Caïn pfoui. Que cherches-tu ? », toisait L.F Céline, le vénérable Jean Baptiste Sartre. Problème, je n’ai pas devant moi Sartre pour cobra, je n’ai que Nawaat.org pour adversaire. Et je ne suis pas Céline. Dans mon cul, où il se trouve, Nawaat.org ne peut pas péter clair. Je vous vois bien ténia, certes mais pas cobra, pas cobra du tout…Nul à la flûte, Macbeth n’est que du Grand-Guignol, et des mauvais jours, sans musiques, sans rêves… Vous êtes méchant, sale, ingrat, haineux et bourrique. Je vous vois déjà hors de fiente, déjà presque une petite merde ! Sacré Nawaat.org. Demain, je boirai un coup (sans fil) avec K. Letaief, avant de descendre un homme à Rio. P.S : Vu la polémique créée de toutes pièces par certaines âmes, non habituées à ce style, et qui accusent TBB de plagiat, il aurait fallu préciser que certains passages sont de la parodie de Céline à qui l'auteur a clairement rendu hommage dans son texte. Ces passages sont désormais en italique, pour ces minorités qui ne l'ont pas compris...

Le Syndicat tunisien des dirigeants des médias rejette le décret-loi 116 « sous sa forme actuelle »

Le Syndicat tunisien des dirigeants des médias ( STDM ) rejette le décret-loi 116 « sous sa forme actuelle », annonce le syndicat dans une déclaration rendue publique, mardi 6 novembre, en réaction à la décision du gouvernement provisoire d’appliquer les décrets-lois 115 et 116. La réactivation du décret-loi 116 du 2 novembre 2011 relatif à la communication audiovisuelle sans y apporter de modifications garantissant les droits des médias entraînera le secteur audiovisuel dans une crise plus grave par rapport à la situation actuelle, avertit le STDM. Le syndicat rappelle, dans cette déclaration, les lacunes déjà relevées dans le décret-loi n°116 et propose une série de suggestions pour en débattre avec les instances et les syndicats concernés par le secteur audiovisuel et pour trouver un consensus dans l’intérêt commun et en vue de garantir la réussite de l’expérience tunisienne en matière de liberté de la presse. Par ailleurs, le bureau exécutif du STDM approuve la création d’une instance supérieure de l’audiovisuel tout en exigeant le respect des critères de neutralité, de transparence et de compétence professionnelle dans la réalisation de cette instance qui, selon le syndicat, fera office de mécanisme de régulation jusqu’à l’élaboration de la nouvelle constitution et la réalisation des prochaines élections.

Réponse de Taoufik Ben Brik à la pétition déposée par le syndicat de la police de Béja

Nous revoilà police. Le cessez-le feu n'a été que de courte durée. En fait, nous n'avons jamais cessé de croiser le fer. Vous êtes ce que vous êtes. Je suis ce que je suis. Vous êtes mes ennemis et je suis votre ennemi public numéro un. Je suis là pour étaler votre ignominie, vos exactions, vos viols, vos tueries, vos kidnappings, vos ‘’moudahamets ‘’. La police tunisienne serait-elle le paradis des anges alors que partout dans le monde ce n'est qu'un nid de crabes et de crapules. De Bogota à Tombouktou, de New York à Rio de Janeiro, la police demeure police. Elle a toujours été décriée, honnie, abhorrée. Gabriel Garcia Marquez qualifiait ce corps d'infâme, Tolstoi va jusqu'à dire : « un chien reste un chien. Un flic est moins qu'un chien ». ‘’Ana al lisso wa antom al killeb’’ pour parodier Néjib Mahfoudh. Une seule question: qui se tient derrière cette plainte fomentée d'un illustre syndicat de police de Béjà ultra inconnu? Ghannouchi? Ou notre premier policier Ali Bou3ordhin? Mais, on s'en fout. Ils veulent me faire boire la sègue. Je leur ferai boire le mépris. Sous Bourguiba, ZABA ou ZABALLA, vous n'avez jamais cessé de nous emmerder. Mais sans emmerde, la vie vaut-elle la peine d'être vécue? Alors, rendez-vous à Kinchasha à 4 heures du matin au huitième round.

Abdessattar Messaoudi (avocat de Taoufi Ben Brick): “une tierce partie se cache derrière la plainte déposée contre mon client par le syndicat des agents de sûreté à Béja”

L'avocat de la défense du journaliste Taoufik Ben Brick, Abdessattar Toumi a déclaré ce mercredi dans un entretien avec ShemsFM, que la plainte déposée contre son client par le syndicat des agents de sûreté à Béja a été concocté par une tierce partie. Abdesstatar Toumi s'est interrogé sur les motifs qui ont poussé le syndicat régional des agents de sûreté à Béja à porter plainte et non pas le syndicat de base à Tunis ? Il a par ailleurs appelé le syndicat en question à lui transférer le numéro du journal dans lequel Taoufik Ben Brick aurait attaqué les forces de l'ordre.

Médias — Décret-loi n° 115: Les patrons des journaux privés émettent des réserves

La Ligue tunisienne des directeurs des journaux indépendants a appelé, samedi à Sousse, à la révision de 8 articles du décret-loi n°115, relatif à la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition. Au cours d’une rencontre consacrée à l’examen du décret-loi 115, les participants ont proposé d’abandonner la deuxième partie de l’article 20 qui oblige chaque quotidien d’informations générales à employer une équipe de pas moins de 20 journalistes professionnels. Les directeurs suggèrent, également, à ce que l’article 3 stipule que les périodiques doivent porter le nom du responsable de la publication. L’article en question prévoit que «toute œuvre destinée à être mise à la disposition du public, à titre onéreux ou gratuit, doit comporter le nom et l’adresse de l’imprimeur, du producteur, de l’éditeur et du distributeur ». Les directeurs réclament la suppression de la totalité de l’article 27 et des sanctions qui prévoient des châtiments corporels à l’encontre du responsable de la publication, énoncées dans l’article 51.

Un centre indépendant recense 3 atteintes aux médias par semaine en Tunisie

Le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (Ctlp) a recensé 3 atteintes aux médias par semaine en Tunisie où les auteures de ces atteintes ne se limitent plus à la «police politique», comme sous Ben Ali. Le président du Ctlp Mahmoud Dhaouadi a annoncé, lors d'une conférence de presse vendredi à Tunis, la mise en place d'une unité de recensement des atteintes aux médias tunisiens. Le coordinateur du projet, Fahem Boukadous, a indiqué qu'un guide sera publié dans deux semaines pour expliciter la méthode de travail de cette unité, ajoutant que le recensement portera sur les atteintes portées contre les journalistes, les blogueurs et tous les producteurs de contenus médiatiques. Il a souligné que le centre présentera également sa vision sur les questions en rapport avec les journalistes, telles que la carte de presse professionnelle, le code de déontologie et les conseils de rédaction au sein des médias publics, affirmant que le centre œuvre à élaborer un code de conduite qui sera prêt à la fin de l'année 2013. M. Boukadous a fait savoir que la moyenne des atteintes dans les médias s'élève à 3 cas par semaine. Les parties auteures de ces atteintes se multiplient, alors qu'elles se limitaient, avant la révolution du 14 janvier 2011, à «la police politique».