Dimanche , 23 février 2020

Archives du blog

Ettounsiya : Slim Besbes donne sa version des faits

Slim Besbes, chargé des affaires du ministère des Finances, a réagi, mardi 31 juillet 2012, après la nouvelle d'une descente de la douane dans les locaux de la chaîne de télévision privée Ettounsiya TV. Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, M. Besbes a affirmé qu’il s’agit d'une simple inspection des lieux par une brigade de la douane : « Cette opération s'est déroulée en respect de la loi. Ce n'est qu'une procédure normale, même si des dépassements auraient pu avoir lieu » M. Besbes a ajouté que des informations sont parvenues à la douane sur les équipements de la chaîne ainsi que des transactions en dinar tunisien et en devise. La douane aurait alors décidé de procéder à un contrôle : « Les résultats de l'inspection seront communiqués ultérieurement Rappelons que dans la matinée du mardi, Ettounsiya TV a publié un communiqué dans lequel elle dénonce une décente des services de la douane dans les locaux de Cactus Prod et y décrit un retour de la dictature et un complot contre la chaîne qui connaît un franc succès depuis le début du mois de Ramadan.

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Sit-in de protestation contre l’arrestation des agents de l’hôpital Hédi Chaker… Ali Laârayedh se défend

Le secrétaire général de la fédération générale de la santé Zouhaier Nasri s’est félicité dans une déclaration à Mosaïque FM de la réussite et de la bonne tenue du sit-in observé ce jeudi 26 juillet 2012 au niveau des établissements publics de la santé de Tunis. Rappelons que la fédération générale de la santé avait décidé d’organiser ce jeudi 26 juillet 2012 un sit-in d’une heure dans l’ensemble des établissements publics de santé en signe de protestation contre l’arrestation des agents de l’hôpital Hédi Chaker suite aux perturbations survenues la semaine dernière. La fédération revendique notamment la libération des agents détenus et réclame l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes de la détérioration de la situation dans l’établissement. Par ailleurs, Ali Laârayedh s’est défendu de toute entorse à la loi dans l’affaire de l’hôpital Hédi Chaker. Le ministre de l’Intérieur a déclaré sur Mosaïque Fm que l’Etat a eu recours à la force publique afin d’appliquer le jugement judicaire relatif à l’installation de Jamel Hakim au poste de directeur dudit hôpital, décision à laquelle s’oppose le syndicat de base de l’établissement.

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Des journalistes d’Al-Hiwar Ettounsi agressés à Sidi Bouzid

Noureddine Saïdi et Saber Sbouï, 2 correspondants de la chaine Al-Hiwar Ettounsi, qui était en train de couvrir jeudi les évènements à Sidi Bouzid, ont été violemment agressés et transportés à l’hôpital de toute urgence. Selon Aymen Rezgui, rédacteur en chef de la télévision privée, ce n’est pas la première fois que l’on s’attaque à notre équipe mais, cette fois-ci, on est passé à la vitesse supérieure. «Alors que le journaliste Noureddine Saïdi et son collègue le cameraman Saber Sbouï couvraient les évènements et interviewaient des habitants et des manifestants, 4 personnes à bord d’une voiture, sortie du gouvernorat, se sont attaqués à eux et l’ont violemment agressés. Ils ont été transportés à l’hôpital pour recevoir les premiers soins avant de passer au poste de la police pour porter plainte», a-t-il dit à Kapitalis. Et d’ajouter : «Les 4 personnes ont dit à nos collaborateurs qu’ils avaient été prévenus et qu’ils n’ont plus droit de venir filmer dans la région». Il y a à peine 2 semaines, les mêmes journalistes, qui couvraient un soulèvement à Gobrar, ont été interpelés par les mêmes personnes. Qui a parlé de milices du parti Ennahdha au pouvoir?

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Tunisie – La journaliste agressée de TWT démissionne, la direction de la chaîne pas informée

Hiba Missaoui, journaliste pour TWT (Tunisia World Television) qui a affirmé avoir été agressée «physiquement et verbalement», par des membres de la brigade des opérations de protection, samedi 21 juillet 2012, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm avoir présenté sa démission le jour-même car la direction de sa chaîne ne l’a pas soutenue, contrairement aux autres médias de la place. Selon Melle Missaoui, la direction de TWT estime qu’elle n’a pas été réellement agressée mais que la journaliste veut juste se faire de la publicité, soulignant que puisque «la caméra est en bon état, elle pouvait reprendre le travail». La chaine lui a également interdit de contacter le syndicat et a été contrariée lorsque la journaliste a contacté d’autres médias pour les prévenir. Hiba Missaoui a également précisé qu’elle a déposé plainte auprès du poste de police de Bab Bhar. Contacté par Business News, Issam Kheriji, président de la chaîne, a été étonné par cette nouvelle, affirmant n’avoir reçu, ni lui ni aucun supérieur, un quelconque document de démission de Hiba Missaoui.

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La journaliste agressée de TWT démissionne, la direction de la chaîne pas informée

Hiba Missaoui, journaliste pour TWT (Tunisia World Television) qui a affirmé avoir été agressée «physiquement et verbalement», par des membres de la brigade des opérations de protection, samedi 21 juillet 2012, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm avoir présenté sa démission le jour-même car la direction de sa chaîne ne l’a pas soutenue, contrairement aux autres médias de la place. Selon Melle Missaoui, la direction de TWT estime qu’elle n’a pas été réellement agressée mais que la journaliste veut juste se faire de la publicité, soulignant que puisque «la caméra est en bon état, elle pouvait reprendre le travail». La chaine lui a également interdit de contacter le syndicat et a été contrariée lorsque la journaliste a contacté d’autres médias pour les prévenir. Hiba Missaoui a également précisé qu’elle a déposé plainte auprès du poste de police de Bab Bhar. Contacté par Business News, Issam Kheriji, président de la chaîne, a été étonné par cette nouvelle, affirmant n’avoir reçu, ni lui ni aucun supérieur, un quelconque document de démission de Hiba Missaoui.

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Tunisie. Les personnes agressées par des salafistes au Kef n’ont rien à voir avec Al-Jazira

Les personnes agressées dans une mosquée au Kef par des salafistes ne sont pas les journalistes d’Al-Jazira. Selon Lotfi Hajji, directeur du bureau de la chaine qatarie en Tunisie, l’information publiée par des confrères est infondée. «Nous n’avons envoyé personne au Kef pour une quiconque mission. Aucun journaliste ni technicien de notre bureau ne s’y est rendu. J’aurais bien aimé que nos collègues fassent un petit effort, vérifient l’information à partir de la source avant de la rendre publique», déplore M. Hajji. Et d’ajouter que les journalistes qui se sont rendus au Kef pour tourner le documentaire n’étaient peut-être pas munis d’une autorisation et pour se trouver des circonstances atténuantes et craignant le pire de la part de leurs agresseurs, ils ont prétendu être des journalistes d’Al-Jazira. Selon l’information publiée lundi, notamment par Al-Jarida, 4 journalistes travaillant à la chaîne qatarie se sont rendus avant-hier à la mosquée Sidi Ali Ben Salah pour tourner un film documentaire sur l’islam dans cette ville. Ils ont été violemment agressés par un groupe de salafistes. Ces derniers ont cassé la caméra et autres outils de travail des journalistes dont l’un est sorti avec une fracture à la jambe et un autre avec une blessure profonde. Selon encore la même source, une des 4 journalistes a pu échapper et a informé les autorités qui se sont rendues sur place utilisant la force et même des bombes lacrymogènes pour libérer un autre journaliste pris en otage par les salafistes qui, depuis que le gouvernement Jebali est au pouvoir, squattent la mosquée et se moquent des appels et communiqués du ministère des Affaires religieuses.

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Ennahdha présente ses excuses aux journalistes agressés par des organisateurs du congrès.

De nombreux journalistes et techniciens de médias nationaux et étrangers ont été agressés « physiquement et verbalement » par des membres du comité d’organisation du 9ème congrès d’Ennahdha, samedi 14 juillet, qui s’y sont pris aux journalistes mais aussi à leur matériel. Suite à ces agressions, les journalistes, qui couvraient les protestations des familles des tunisiens disparus en Italie réclamant un entretien avec le chef du gouvernement Hamadi Jebali, ont menacé de boycotter le congrès et ont réclamé des excuses officielles de la part des membres du mouvement Ennahdha. Le porte-parole du congrès, Najmeddine Hamrouni, a formulé, plus tard dans la journée, les excuses de la présidence du congrès aux journalistes agressés exprimant « l’insatisfaction d’Ennahdha quant aux agressions perpétrées à l’encontre des journalistes », lors d’une conférence de presse, organisée samedi après-midi. M. Hamrouni annonce également que « de nombreuses mesures ont été prises par les organisateurs du congrès », dont, le retrait des badges de journalistes à certains bloggeurs et administrateurs de pages Facebook et l’ouverture d’une enquête afin de comprendre ce qui s’est réellement produit. Néjib Gharbi, chargé de communication au sein du mouvement Ennahdha, a défendu les journalistes « qui étaient présents pour faire leur travail » et qui « avaient le droit de couvrir l’actualité ». Il a également exprimé ses regrets face aux dérapages qui ont eu lieu, qui étaient, selon ses dires, « spontanés compte tenu du désordre qui régnait sur place et qu’il n’y avait aucune volonté réelle d’agresser les journalistes ».

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Ouverture d’une enquête préliminaire sur la diffusion du film “Persépolis”

 

Le bureau du procureur de la République de Tunis a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur la diffusion, par la chaîne Nessma, du film d'animation franco-iranien "Persépolis". 

 

 

Cette décision fait suite à plusieurs plaintes déposées par des avocats et des citoyens, apprend-on de source judiciaire.

 



Nessma a diffusé, vendredi dernier, le film d'animation Persépolis doublé en dialecte tunisien, suivi d'un débat d'une heure trente sur l'intégrisme religieux.

 



Des extrémistes ont tenté, dimanche, d'attaquer les bureaux de la chaîne dans le quartier de Montplaisir et à l'avenue Mohamed V à Tunis en signe de protestation contre la diffusion du film.
Plusieurs partis politiques ont condamné l'attaque alors que d'autres ont critiqué la décision de la chaîne  "survenue en cette phase pré-électorale sensible".

 


Persépolis, film d'animation de la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi, est sorti en 2007. Il raconte le quotidien d'une fillette rêveuse dans le Téhéran de 1978, élevée dans une famille moderne et éduquée. En toile de fond, les événements violents qui ont mené à la chute du régime du Shah et à l'instauration de la république islamique.

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Les révélations de « M. Propre » créent une onde de choc en Tunisie

 

"Farhat Rajhi : l'homme par qui le scandale arriva ?", lance sur son blog Nadia from Tunis. L'ancien ministre de l'intérieur du gouvernement Essebsi, dont le "limogeage" avait déjà fait grand bruit en mars, a créé une nouvelle onde de choc en Tunisie. "Comme beaucoup d'entre vous, je me suis retrouvée hier soir, déconcertée au départ, puis partagée entre l'hilarité et l'incrédulité devant la fameuse vraie fausse caméra cachée de Farhat Rajhi", confie Nadia.

 

 


Dans un entretien avec Hamdi Ben Salah, un journaliste blogueur tunisien, filmé selon lui à son insu et diffusé tard mercredi 4 mai, celui que les Tunisiens ont surnommé "M. Propre" a, à nouveau, fait le ménage. Règlement de comptes ou volonté de faire éclater sa vérité ?, se demandent les Tunisiens. Face à la polémique suscitée par cette vidéo, M. Rajhi a répondu par une interview sur Radio Express FM entre 3h et 4h du matin (à écouter en arabe).

 

 


Dans la vidéo, l'ancien ministre de l'intérieur revient tout d'abord sur les conditions de son éviction. De la version officielle selon laquelle il aurait démissionné de son poste, M. Rajhi dit tout simplement "le premier ministre [Béji Caïd Essebsi] ment". Il ajoute que lors de sa tentative de faire le ménage au sein du ministère de l'intérieur, il s'est heurté à beaucoup d'opposition et que les nominations de RCDistes aux postes de gouverneurs ont été faites contre son gré.

 

 


Pour Nadia from Tunis, "il n'y a pas de gros doutes là-dessus. BCE en chef d'orchestre aux ordres indiscutables a surement poussé ce bisounours hors du ministère de l'intérieur car ne correspondant pas à ses critères". Par ailleurs, poursuit-elle, "les nominations douteuses de gouverneurs RCDistes ont par ailleurs déjà fait scandale, et il ne s'agit pas là encore de révélations fracassantes".





L'ancien juge revient ensuite sur sa nomination, après son "éviction" du gouvernement, à la tête du haut comité des droits de l'homme. "Selon lui, la pression populaire, sur Facebook notamment, lui a valu cette nomination pour faire taire les critiques et les bavardages suite à son départ précipité. Il déclare que Facebook est une arme puissante qui permet de veiller sur la bonne marche du pays", commente la blogueuse Nadia.

 

 


Troisièmement, l'ancien ministre de l'intérieur évoque "l'existence d'une sphère d'influence dirigée par des Sahéliens qui œuvrent pour garder le pouvoir", rapporte Nadia. Il accuse à cet égard Kamel Ltaief, un ancien proche de Ben Ali, d'être à l'origine de ces manipulations au sommet de l'Etat. Des accusations qui ont été presque immédiatement démenties par l'intéressé dans un entretien sur Radio Mosaique FM jeudi 5 mai au matin.

 

 


Pour le blogueur Sami Ben Abdallah, Kamel Ltaief est en effet une personnalité controversée. "Il ne faut pas oublier que c’est Kamel Eltaief qui a été le président bis de la Tunisie de 1987 à 1992 et l’homme qui a inventé le 'système' Ben Ali. De 1984 à 1987, Kamel Ltaief forme un couple politique avec Zine el Abidine Ben Ali qui l’aurait consulté avant d’entreprendre son coup d’Etat de novembre 1987", estime le blogueur.

 

 

"Aux lendemains de la révolution en Tunisie, Mohamed Ghannouchi a commis des fautes politiques impardonnables en faisant appel à Hedi Baccouche, Hakim el Karoui et à Kamel Ltaief afin de le conseiller", poursuit-il. Ce dernier aurait ainsi fait deux victimes : Abdallah Kallel et Farhat Rajhi.





Il n'empêche que, pour la blogueuse Nadia from Tunis, "la gravité de l'accusation est telle qu'on se doit de revenir à l'origine de cette thèse. Il y a en effet une différence entre des doutes aussi forts soient-ils, et des certitudes qui peuvent mener à une véritable confrontation et changer la donne sur la scène politique tunisienne. Le fait de jeter ces informations en pâture risque de desservir la cause, car quand bien même elles seraient vraies, Rajhi peut facilement être discrédité et ses déclarations perdraient ainsi toute valeur." "Je suis également dérangée par le côté 'régionaliste' des accusations", ajoute-t-elle.

 

 


Dernière grande révélation, M. Rajhi fait peser la menace d'un coup d'état militaire, à la sortie des prochaines élections pour l'assemblée constituante le 24 juillet, si les résultats ne sont pas conformes aux attentes des "manipulateurs", prêts à acheter des voix. "Les gens de la côte ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d'Etat", prédit-il, en référence aux partisans de Ben Ali basés autour de la ville de Sousse. Cela sera notamment le cas si le parti islamiste Ennahda prend le pouvoir, précise-t-il. L'ancien ministre en veut pour preuve la nomination du général Rachid Ammar comme chef d'Etat-major des armées, qui serait amené à s'en charger au besoin.

 

 


"Là, je tiens absolument à prendre un recul total par rapport à cette 'information', commente Nadia from Tunis. Pour moi, il s'agit d'une hypothèse, certes de l'ordre du possible - et on pourrait s'attarder longtemps sur des exemples voisins - mais pour laquelle la prudence est de mise. Ce n'est pas comme si cette hypothèse n'avait jamais été envisagée auparavant. On se rappelle bien la conférence de presse de Ahmed Néjib Chebbi, au moment de son départ du gouvernement, qui agitait également cette menace en public".





"Les élections de l’Assemblée constitutionnelle maintenues pour le 24 juillet .. 2011 ou 2012 ?", interroge le blogzine Tunisien qui résume, caustique, "Rajhi attise le régionalisme et se met à dos tout le port d’El Kantaoui, attaque Kamel Letaif un ex-ami de Ben Ali, confirme les agissements des anciens RCDistes, parle d’un éventuel coup militaire de Saint Ammar et critique un vieux de plus de 80 ans, le tout devant une caméra 'cachée' qui le cadre super bien ..."

 

 


Pour certains, ces révélations ne passent pas. "Personnellement, je pense que ce que Rajhi a dit, peut être tout simplement des suppositions qu'il a faites, puisque dans la vidéo, il est difficile distinguer les faits, de ses propres interprétations...", peut-on lire sur le blog Tunisie buzzers. Certains le décrient. "Farhat Rajhi me semble beaucoup plus un acteur qu'un politique ! Il porte des accusations contre tout le monde, et veut tout simplement sortir comme un héros national !! Il s'est mis à croire à sa bonne étoile et à se voir déjà 'calife à la place du calife'. Il n'a pas pensé une seconde que de telles accusations pouvaient plonger la Tunisie dans le chaos encore plus que ça ne l'est maintenant !! Il n'a pas pensé qu'il a fait preuve de régionalisme et d'accusations gratuites !! Il n'a pensé qu'à sa propre personne", fustige Emna B.A. sur le site Internet Espace manager.

 

 


Mais, bénéficiant encore d'un énorme capital de sympathie en Tunisie, Farhat Rajhi est immédiatement défendu par des groupes Facebook, réunissant des milliers de fans, à l'instar du groupe "Tous unis pour protéger Mr Rajhi". Une pétition en ligne "Tous et toutes solidaires avec Monsieur Farhat Rajhi" a également été lancée, saluant son "courage admirable" et mettant en garde contre "toute atteinte physique ou morale" à sa personne. "Nous n'accepterons jamais une transition démocratique de façade", avertissent les initiateurs de la pétition.

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Tunisie : la théorie du complot selon Farhat Rajhi


Dans une interview diffusée sur Facebook et dans les médias tunisiens, l’ancien ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi a lancé une véritable bombe. Selon lui, les forces contre-révolutionnaires sont à l’œuvre au sein du gouvernement et le comploteur en chef ne serait autre que Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Ben Ali.Un franc-tireur nommé Farhat Rajhi. 



L’ ex-ministre de l’Intérieur et magistrat de formation, qui avait déjoué une tentative de déstabilisation de la Tunisie début février, a lancé une vraie bombe médiatique. Dans une interview volée avant sa mise en ligne sur le site d’information Nour Press, et aussitôt lancée sur Facebook en pleine nuit, Farhat Rajhi explique aux Tunisiens pendant près d’une demi-heure qu’il n’y a pas eu de révolution… mais une simple révolte.Selon lui, l’actuel Premier ministre du gouvernement de transition, Béji Caïd Essebsi, serait un menteur, tandis que le général Ammar, héros de la révolution, aurait surtout comme objectif de défendre les intérêts des Sahéliens - qui habitent une région traditionnellement associée à l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) - et Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Zine el-Abidine Ben Ali, serait l’éminence grise de ceux qui œuvrent dans l’ombre à la contre-révolution. Farhat Rajhi réitère même ses propos sur les ondes de Express FM à 3 heures du matin…


Manifestations à Sfax et Kairouan


En s’exprimant ainsi, l’ex-ministre apporte de l’eau au moulin du parti islamiste Ennahdha, au moment où ce dernier commençait à perdre de sa crédibilité. Ses déclarations ont aussitôt provoqué des manifestations à Sfax et Kairouan tandis que le gouvernement et Kamel Eltaïef déclaraient leur indignation et se réservaient le droit d’engager des poursuites.À quelques mois de l’élection d’une Assemblée constituante, le processus démocratique tunisien n’a peut-être jamais été aussi fragile.

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