mardi , 31 janvier 2023
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HAICA : Suspension de l’émission « Liman Yajrôo fakat »et amende de 10 000 dt contre Zitouna Tv

 

La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle( HAICA ) a décidé mardi 7 octobre 2014, de suspendre l’émission « Liman Yajrôo fakat » pour un mois, et ce, pour apologie du terrorisme.

La HAICA a également sanctionné la chaîne Zitouna Tv d’une amende de 10 000 dt, pour la diffusion d’un spot publicitaire politique.

l’UNSFST indigné par les propos de Nasreddine Ben Hadid sur Abou Iyadh et le terrorisme

 

L’Union Nationale des Syndicats des Forces de Sécurité Tunisiennes (UNSFST) a exprimé son indignation par les propos de Nasreddine Ben Hadid sur Abou Iyadh et le terrorisme dans l’émission « Seulement à celui qui ose » du dimanche 5 octobre2014.

L’UNSFST a jugé les déclarations de Nasreddine Ben Hadid qui a affirmé que Abou Iyadh est son ami et qu’il est honoré par cette amitié, offensantes à l’égard des ministères de la Justice et de l’Intérieur et du Gouvernement qui ont classé Ansar Chariaa, sur la base de preuves irréfutables comme une organisation terroriste, suite à l’implication de cette organisation dans l’assassinat de des soldats et des agents de sécurité.

L’UNSFST qui a vu dans ces propos un défi lancé par Nasreddine Ben Hadid à l’Institution sécuritaire et à ses différents services, a appelé les autorités prendre toutes les dispositions légales à l’encontre de ce discours qui porte atteinte à la sécurité nationale et à la souveraineté du pays .

Nasreddine Ben Hadid : je n’ai pas été convoqué

 

Les propos tenus par le journaliste Nasreddine Ben Hadid lors de l’émission « Pour ceux qui osent » ont crée la polémique. Ce dernier avait affirmé qu’Abou Iyadh est son ami et qu’il est honoré par cette amitié.

Intervenant sur Express Fm, le journaliste Nasreddine Ben Hadid a affirmé qu’aucune convocation ne lui a été adressée, et ce contrairement aux informations selon lesquelles le ministère public avait adressé une assignation à comparaitre devant le procureur de la république adjoint à son encontre.

« J’ai eu tort » a souligné le Nasreddine Ben Hadid tout en ajoutant que ses propos ont été mal interprétés.

Les dessous de l’arrestation du directeur de Binaa News

 

La mise en garde à vue d’Aymen El Ajmi, directeur et rédacteur à l’agence de presse à orientation islamique Binaa News, a surpris. L’arrestation a eu à la caserne d’El Aouina où il y a une brigade spécialisée souvent chargée par le procureur de la République dans les affaires de presse. La brigade en question a interrogé des dizaines de journalistes (dont de Business News) et les interrogatoires ont toujours été réalisés en parfait respect de la loi et en toute courtoisie. Pourquoi donc celui d’Aymen El Ajmi s’est-il soldé par une garde à vue totalement inhabituelle, voire même illégale au regard de la loi réglementant la presse ?

D’après une dépêche de l’agence islamique, publiée hier tard le soir (voir notre article à ce sujet http://www.businessnews.com.tn/le-directeur-de-lagence-bina-news-arrete,520,49917,3), l’affaire est liée à un article publié en avril dernier et évoquant un présumé mauvais traitement dont aurait fait l’objet le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi de la part des autorités de l’aéroport français Roissy Charles de Gaulle à Paris. Un article largement repris par les médias proches de la troïka à l’époque, sans vérification aucune de la véracité de l’information. D’après la dépêche, l’agence a bien été démentie mais elle déclare qu’elle n’a jamais reçu de droit de réponse à publier.

 

Business News a contacté différentes sources judiciaires et policières pour savoir ce qu’il en est réellement.

Les services du MAE ont immédiatement contacté le directeur de l’agence qui se trouve être également le rédacteur de l’article, pour lui dire que l’information est totalement erronée, dénuée de tout fondement et que M. Hamdi n’était même pas à Paris ce jour-là. Aymen El Ajmi a refusé de prendre acte de l’information et de relayer le démenti, demandant aux services du ministère que ce soit Mongi Hamdi en personne qui lui témoigne de l’erreur. Bien que ce soit étrange et non coutumier, le ministre a appelé en personne le directeur de l’agence à qui il a démenti l’information. Ce dernier a refusé néanmoins de retirer son article ou de publier le démenti demandant au ministre de lui envoyer un droit de réponse ou d’aller déposer plainte, comme le stipule la loi. Ce qui est vrai puisque le décret 115 n’oblige pas le journal à publier un démenti sur de simples propos verbaux et ne prévoit pas un retrait d’un article. Cela dit, déontologiquement, un journal se doit de retirer une information qui s’est avérée erronée. Et si le journal est sûr de ses sources et de l’authenticité de son information, il se doit de relayer le démenti, même s’il est verbal, sans attendre un droit de réponse écrit quand il y a une grande urgence ou qu’il s’agit d’informations pouvant semer le trouble dans l’opinion publique.

Après le refus qui lui a été opposé, Mongi Hamdi a engagé les procédures légales pour le dépôt de la plainte sans envoyer un droit de réponse. Ce qui est légal. Il a naturellement informé les services de la présidence du gouvernement. Mofdi Mseddi chargé de l’information à la présidence du gouvernement a appelé Aymen El Ajmi pour lui demander de retirer son article ou de publier un démenti immédiat vu qu’il s’agit de relations entre pays et qu’il est inconcevable de laisser une information erronée en ligne, sans démenti alors qu’elle est reprise par plusieurs médias.  Certaines sources au MAE évoquent par ailleurs des questions de diplomatie parallèle où certaines parties utilisent leurs contacts dans cette agence et les médias qui tournent autour (Al Dhamir, Assada…) pour transmettre les informations dont ils ont besoin. L’objectif de cette information erronée serait de décrédibiliser le ministre des Affaires étrangères qui avait, alors, un bras de fer avec l’ancienne équipe au pouvoir et l’actuel président de la République. Information utile à rappeler, aussi bien l’agence que les journaux qui gravitent autour ont des sources de financement inconnues puisque la vente kiosque du quotidien islamiste ne couvre théoriquement pas les charges et que les sites d’informations ne contiennent pas de publicité.  La plainte a suivi son chemin en parallèle et le patron de l’agence a été convoqué pour être interrogé mercredi 1er octobre. L’interrogatoire a tourné au vinaigre cependant, contrairement à tous les précédents interrogatoires de journalistes dans cette même brigade de l’Aouina. Selon des sources policières, le patron de presse se serait montré arrogant et défiant les forces de l’ordre, à tous les stades de l’interrogatoire. Alors qu’ils ne devaient que prendre sa déposition pour remplir un PV et le remettre ensuite au procureur de la République, ils se seraient trouvés face à un accusé qui leur dictait les lois et ce qu’ils devaient faire et ne pas faire. Les agents de la brigade ont alors contacté les services du procureur qui leur a demandé d’appliquer la loi. Et la loi les autorise à le placer en garde à vue pour les besoins de l’interrogatoire.  Aymen El Ajmi devrait être déféré aujourd’hui, jeudi 2 octobre 2014, devant le procureur sur la base du code des télécommunications, alors qu’il devrait être déféré sur la base du décret 115 relatif à la presse. Est-ce illégal ? « Ce n’est peut-être pas déontologique, mais c’est tout à fait légal et il peut toujours faire valoir ses droits devant le procureur », répond cyniquement une de nos sources. 

Droits du journaliste devant la justice: Quelles garanties ?

 

En temps de paix comme en période de guerre, le journaliste est la cheville ouvrière de l’actualité des jours. De ce fait, il  n’est  jamais à l’abri des mésaventures du terrain, où il doit exercer son métier. Il fait, parfois, l’objet d’autant d’agressions sans raison. Comment doit-il se protéger ? Quelles garanties juridiques lui sont attribuées? Il suffit de se référer aux rapports mensuels régulièrement établis par le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (Ctlp), mais aussi par d’autres organismes des droits de l’Homme pour faire le point sur un état des lieux qui en dit long. C’est que tout le corps professionnel semble avoir du mal à récupérer ses droits acquis dont la liberté d’expression.

Dans le but de lui assurer toute la protection requise, la société civile n’a pas lésiné sur les moyens d’appui et de sensibilisation sur les pistes de recours. Dans ce sens, un atelier de formation a été  organisé, hier et et dont les travaux se poursuivent aujourd’hui, au Capjc (Centre africain de perfectionnement et journalistes et communicateurs), à l’initiative du Snjt, l’organisme censé être le parrain des intérêts de la corporation. Il porte sur « les droits du journaliste devant la justice ». Et c’est là que le bât blesse ! L’application des décrets 115 et 116 relatifs à la liberté de la presse, d’impression et d’édition tarde à venir, alors que leur adoption a eu lieu depuis février 2011. En l’absence d’une volonté politique claire, le secteur des médias est jusque-là resté à la merci des interprétations aléatoires, sans références juridiques claires et précises. Connaître son droit est, certes, le mot de passe préconisé, selon M. Mazen Chakoura, vice-représentant du haut commissariat aux droits de l’Homme à Tunis. Le journaliste doit être au parfum de ses droits, mais aussi de ses devoirs. Car, la liberté d’expression n’a jamais traîné dans l’absolu. D’après lui, l’on parle justement de la liberté responsable, au-delà on risque de retomber dans l’aberration morale, sans respect des règles déontologiques.

Dire la vérité ne touche en rien l’essence de l’information, sans mensonge ni diffamation. De même que l’incitation à la haine et à la violence n’ajoute point à la véracité du discours, ni à son objectivité. Et pour cause, de telles pratiques anti-professionnelles sont, au regard de la loi organisant le secteur, considérées comme attentatoires à la dignité des personnes et à l’ordre public. Et partant, ne pas respecter l’éthique journalistique est passible d’infractions à l’encontre de son auteur. Le décret 115 et 116 le confirme dans ses détails, tout en garantissant la protection du journaliste. « Et maintenant que la justice fait montre de son sérieux pour le mettre en œuvre, c’est un pas vers l’avant. Un signe positif à saluer.. », a-t-il révélé. Quant à la manière de statuer sur tous les procès intentés contre les journalistes, M. Chakoura a livré une impression positive quant à la position de la justice, soulignant que le dispositif judiciaire national a réussi à faire preuve d’impartialité et d’équité dans les affaires se rapportant au secteur. Comment alors se protéger, lors de l’exercice de ses fonctions ? Evidemment, comme on le sait tous, le décret 115-116 assure, de prime abord, la protection du journaliste. A contrario, tout dépassement de sa part est censé l’exposer à des poursuites judiciaires. Le magistrat conseiller auprès de la Cour d’appel du Kef, M. Ali Guiga, a bien montré la ligne de démarcation entre les droits et les devoirs du journaliste. En fait, le journaliste doit faire recours à la justice, la seule habilitée à lui rendre ses droits, avec toutes les garanties requises, a-t-il expliqué. A propos du décret sus-indiqué, « le ministère de la Justice est engagé à accélérer son application», affirme-t-il, rappelant que la diffamation et l’incitation à la violence sont des crimes à éviter par tous les journalistes. En tout état de cause, nul ne peut échapper à la punition. D’où le rôle capital du journaliste dans la lutte contre l’impunité.

HAICA appelée à fournir des éclaircissements sur le refus d’octroi d’autorisations à des chaînes TV et radios

 

Le Syndicat général de l’information relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a demandé à la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) de fournir des éclaircissements sur les raisons du refus d’accorder des autorisations à certaines chaînes de télévision et de radio en dépit de leur conformité aux cahiers des charges.   Dans une déclaration rendue publique, lundi, le bureau exécutif du syndicat a estimé que le cahier des charges élaboré par la HAICA « comporte plusieurs lacunes ».  

 

 

Le syndicat appelle la HAICA a « accorder leurs autorisations à tous les médias ayant déposé des demandes sans exception et sans favoritisme », se disant opposé à toute fermeture d’institutions médiatiques avec ce qui en résulte en termes de licenciement, renvoi et atteinte aux droits sociaux du personnel y opérant.

 

 

  Le syndicat a, également, dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation par la HAICA du décret-loi n°116 (article 7) qui dispose de la nécessité de remplacer tout membre démissionnaire dans un délai de 15 jours, ce qui n’a pas été fait jusqu’ici malgré la démission de deux membres de la HAICA.  

 

Et de critiquer, en outre, l’appel de la HAICA à « trouver des solutions au personnel des radios sans autorisations, estimant que l’instance est à l’origine de leurs problèmes.

Le SNJT dénonce les dérives de certains médias et brandit des sanctions

 

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé, jeudi, les dérives déontologiques et professionnelles de nombre de journaux écrits et électroniques et menacé de prendre des mesures drastiques à ce sujet allant jusqu’à la privation des publicités publiques.

Dans une déclaration, le SNJT condamne les pratiques de ces médias qui, regrette-t-il, ont versé dans l’insulte, l’injure, la diffamation et la publication d’informations mensongères, citant, à ce propos, « Tunivision », « Al- Wakaâ », « Al-Massa » et « Thawra News ».

A cet égard, le Syndicat national des journalistes tunisiens plaide en faveur de la création, dans les plus brefs délais, du Conseil de la presse écrite et électronique pour mieux organiser le secteur et jeter les bases d’un système d’information plus professionnel.

« Tout journaliste qui se retrouve impliqué dans de telles pratiques sera privé de la carte de journaliste professionnel et de la carte d’adhésion au Syndicat national des journalistes tunisiens », avertit le Syndicat qui met en garde les propriétaires de ces médias contre la gravité de ces dérives.

La Tunisie ciblée par un plan terroriste est une guerre médiatique, selon Chokri Hamada

 

Réagissant aux informations relayées par certains médias selon lesquelles, la Tunisie fait la cible d’un plan terroriste au cours de ce mois courant, Chokri Hamada, porte-parole du syndicat national des forces de sûreté intérieure a consideré qu’il s’agit d’une guerre médiatique « malveillante » visant à provoquer le désordre dans le pays.

Dans une déclaration au journal « Al Joumhouria », il a affirmé que le corps sécuritaire a commis un erreur en traitant le dossier terroriste à travers les médias. Il a en ce sens preferé un travail discret pour que les unités sécuritaires puissent accomplir leur missions en mettant fin au terrorisme.

3 avocats et des bloggeurs ont fuité les PV des interrogatoires avec des terroristes à Abou Iyadh, selon le syndicat

 

Dans une déclaration au quotidien « Achourouk », Habib Rachdi, secrétaire général du Syndicat général des prisons a accusé trois avocats et un certains nombre de blogueurs d’avoir fuité des documents comportant des interrogatoires avec des terroristes arrêtés récemment dans certaines régions de la Tunisie.

 

Ces « suspects »appartiennent, selon ses dires, à des partis politiques influents ayant partie liée avec la police parallèle, mettant l’accent sur la présence d’un groupe et d’éléments qui sont en train de fuiter les informations relatives à des enquêtes menées avec des terroristes.

 

Rachdi a indiqué que les PV des interrogatoires ont été communiqués au chef d’Ansar Chariaa, Abou Iyadh, qui se trouve actuellement en Libye.

 

Il a par ailleurs qualifié cette action de « dangereuse » et même d’acte de haute trahison contre le pays.