Jeudi , 24 octobre 2019

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Sihem Ben Sedrine : l’Instance « Vérité et dignité » va, bientôt, se mettre au travail

 

La présidente de l'Instance « Vérité et dignité », Sihem Ben Sedrine a fait savoir lors de son passage sur les ondes de Jawhara Fm, que l’instance prendra effectivement ses fonctions le 1er décembre prochain. A partir du 1er décembre l’instance pourra recevoir les dossiers des victimes de l’ancien régime, a-t-elle déclaré. Elle a également souligné qu’il a fallu environ 6 mois pour l’instance afin de s’organiser et mettre en place ses sections régionales, ce qui a retardé le démarrage officiel de ses travaux. Ben Sedrine a affirmé que dans un mois et demi l’instance terminera les derniers préparatifs logistiques avant de se mettre au travail.

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Justice transitionnelle Intégration des droits socioéconomiques et culturels.. L’injustice est passée par là aussi

 

Née à la fin de la Guerre froide, l’expression «justice transitionnelle» a revêtu plusieurs sens. Elle est l’ensemble de thématiques qui réunissent les enjeux politiques, moraux et légaux auxquels font face les pays en phase de transitions démocratiques. Le rôle premier de la justice transitionnelle est de réaliser à une réconciliation générale entre les bourreaux de l’ancien système et la population qui a subi des injustices socioéconomiques et de la torture physique ou morale. 

 

 

En d’autres termes, la justice transitionnelle est là pour voir ce qu’il faut faire avec les anciens tortionnaires  et rendre hommage au passé sans diviser la société.

 

 

Les premières urgences sont étroitement liées aux droits sociaux, économiques et culturels des peuples.

 

 

En Tunisie, voilà bientôt trois ans que le processus de justice transitionnelle a été lancé.  Un ministère a même été conçu et combinant avec ce concept, les droits de l’Homme dont entre autres les droits socioéconomiques et culturels.

 

 

Réédition des comptes/ Réconciliation nationale 

 

 

Il va sans dire que les conflits actuels sont causés par des discriminations d’ordre économique, social et culturel. Le régime despotique de Ben Ali reposait sur la corruption et la violation des droits socio-économiques. Il est, par conséquent, fondamental  que la justice transitionnelle affronte cet héritage de violence structurelle. De ce fait, afin d’éviter à la Tunisie de connaître le même sort des pays qui, faute d’avoir pris en compte le volet droits économiques, sociaux et culturels dans le système de réforme, ont raté leur étape transitoire, un collectif d’organisations nationales et internationales organise une conférence régionale sur  «l’Intégration des droits économiques, sociaux et culturels dans le processus de la justice transitionnelle : vecteurs de réforme en Afrique et au Moyen-Orient ?».

 

 

Le colloque international qui  prend fin aujourd’hui, jeudi 25 septembre 2014, a été entamé hier à Tunis sous l’égide du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle.

 

 

L’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC), le Centre Kawakibi pour les Transitions Démocratiques, le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le PNUD, l’Institut Allemand des Opérations Internationales de Paix (ZIF) et l’Institut français de Tunisie ont invité les experts et les représentants institutionnels nationaux et étrangers ainsi que les membres de l’Instance de Vérité et de Dignité durant deux jours autour d’une conférence régionale pour débattre ensemble du rôle intrinsèque  des droits socioéconomiques et culturels  dans la réussite du processus de justice transitionnelle et dans la réforme en Afrique et au Moyen-Orient.

 

 

Pendant la première journée de rencontre, les débats ont essentiellement porté sur  les éventuelles synergies et la manière la plus efficace pour intégrer les droits économiques, sociaux et culturels dans le processus de la transitionnelle. Parmi les thèmes abordés, les intervenants ont pu discuter autour de la relation entre la justice transitionnelle et le développement,  la justice transitionnelle et la corruption, les politiques de mémoire, l’écriture de l’Histoire, l’art et la mémoire ou encore les  réformes de l’enseignement.

 

 

La seconde journée est, également, consacrée à la projection d’extraits de documentaires relatant les violations faites sous des régimes dictatoriaux à l’instar de  «L’Affaire Barraket Essahel» et  «La Mémoire Noire». Une exposition de photos intitulée «Sous le jasmin» du photographe Augustin sous le thème «Commémoration et expression artistique» fera l’affaire d’une table ronde. L’exposition est notamment prévue ce soir au Centre Culturel Tahar Haddad. Il est à noter que l’exposition a lieu avec la coopération de l’OMCT (l’Organisation mondiale contre la torture) en 2013. Il s’agit de donner la parole à 34 victimes tunisiennes de torture. Leur témoignage se fait dans le cadre d’un devoir citoyen pour la mémoire collective.

 

 

«L’intégration des droits socioéconomiques et culturels un véritable défi»

 

 

Annonçant officiellement ouverte la conférence régionale, le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle, Hafedh Ben Salah a souligné que l’intégration des droits socioéconomiques et culturels dans le processus de la justice transitionnelle présente un réel défi. Il a, ensuite, appelé les différentes instances qui se chargent de ces dossiers, y compris l’Instance de Vérité et de Dignité à lutter vivement contre la corruption. Il a, notamment, sollicité les instances juridiques à faire attention aux violations émanant de la corruption lors du traitement des dossiers. Quant aux atteintes aux droits économiques et sociaux, elles ont été dévoilées durant le dialogue national qui a montré que ce type de violation peut équivaloir la violation physique. De ce fait, Hafedh Ben Saleh a expliqué que pour faire face aux atteintes, des mesures  d’ordre économique et social ont été intégrées dans la loi de la justice transitionnelle. Suite à cette décision, l’étude des affaires de corruption est désormais du ressort de l’instance de Vérité et de Dignité. 

 

 

De son côté, la présidente de ladite instance, Sihem Ben Sedrine a déclaré que l’instance commencera officiellement son travail le 1er décembre 2014 pour une mission de quatre ans. Elle a souligné que les membres de l’instance travaillent actuellement sur la mise en place de ses secteurs d’intervention. A la fin de son allocution, Ben Sedrine a insisté sur l’importance  d’une telle conférence dans le sens où elle jettera la lumière sur les différentes violations économiques, sociales et culturelles qui ont eu lieu durant les dernières décennies. 

 

 

Dans un contexte où l’équilibre entre les enjeux d’ordre politique, la recherche de la vérité et de la réconciliation, la lutte contre l’impunité est déterminante pour le fondement d’une démocratie, l’intégration des droits économiques, sociaux et culturels de l’Homme qui sont fondamentaux et inaliénables à l’établissement d’une réconciliation nationale et d’une paix durable. En d’autres termes, la Tunisie se doit de faire face au lourd héritage de toutes les formes d’abus qui, outre le droit à la vérité et à la justice,  englobe également  les droits sociaux, économiques et culturels. 

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3.800 dinars et 500 litres d’essence par mois pour Sihem Ben Sedrine

 

L'édition du JORT du 5 septembre 2014 fait état du décret 3125 fixant les rémunérations prévues pour la présidente et les membres de la commission Dignité et Vérité. Selon ce décret, Sihem Ben Sedrine, présidente de l'instance, aura 3.800 dinars par mois et 500 litres d'essence. Le vice-président de l'instance aura, quant à lui, 3.600 dinars et 360 litres d'essence. Le reste des membres sera payé 3.400 dinars et 360 litres d'essence. Par conséquent, l'instance Vérité et Dignité coutera mensuellement 51.600 dinars et 5540 litres d'essence.

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Instance Vérité et Dignité: Malaise à l’intérieur, contestations à l’extérieur.

 

Des mécontents, un deuxième démissionnaire, et la constitutionnalité de ses procédures remise sur la table par les juristes… Des membres de la société civile crient aux dépassements

Alors qu’une délégation conduite par sa présidente, Sihem Ben Sedrine, vient d’effectuer une visite au Maroc pour s’inspirer de l’expérience de ce pays en matière de justice transitionnelle, l’Instance vérité et dignité (IVD) peine à trouver la bonne formule et les moyens lui permettant de s’activer dans ses bureaux régionaux. L’organigramme même de l’instance n’est pas encore fixé, y compris sa structure exécutive centrale, ses commissions techniques spécialisées, ses instances régionales et ses agents, outre la logistique nécessaire à son fonctionnement, qui n’est pas encore disponible.

Les membres du comité directoire central, à part Khemaies Chammari — qui a démissionné depuis l’élection du président de l’instance (pour des raisons de santé) — ont exprimé leur mécontentement quant aux conditions défavorables pour l’action de l’instance : absence de locaux, manque de logistique… De même, ils attendent de percevoir leurs primes relatives aux mois de juin et de juillet, alors que leurs administrations d’origine ont bloqué leurs salaires. Sachant que, dans leur majorité, ils travaillaient dans des administrations publiques. D’ailleurs, et alors que « certains parmi eux ont menacé de démissionner », une source proche du bureau directoire affirme que l’un des mécontents est décidé à présenter sa démission dans les tout prochains jours...

Pour ce qui est du remplacement de Khemaies Chammari, le tri au sein de la commission de sélection a dégagé trois candidats sur huit et la décision finale serait prise sans passer par la plénière de l’Assemblée nationale constituante.

Justice transitionnelle : une… « loi anticonstitutionnelle »

Sur un autre plan, la légitimité de l’IVD, le cadre juridique portant sur sa création et la neutralité de ses membres, sont des points encore contestés par des experts en droit constitutionnel, des associations comme la Coordination nationale indépendante pour la justice transitionnelle, l’Observatoire tunisien indépendant pour la magistrature (Otim), ou encore le Comité technique national de la justice transitionnelle. Le Tribunal administratif vient toutefois de rejeter, au niveau de la forme, les recours introduits par la coordination et l’Otim en vue de suspendre l’exécution de la Constitution du bureau directoire de l’Instance. Pour ce qui est du fond, l’affaire est toujours à l’examen.

Selon Amor Safraoui, président de ladite coordination, le Tribunal administratif a pris une décision allant à l’encontre des dispositions de la Constitution, qui garantit le droit d’ester en justice à deux degrés. Il indique que ce droit n’est pas respecté au niveau de l’appel. Et d’ajouter : «De même, l’article 8 de la loi sur la justice transitionnelle a créé deux crimes : la falsification des élections et l’exil forcé. Or ils ne sont pas mentionnés dans le code pénal. Par conséquent, le tribunal sera obligé de remettre en liberté ceux qui seront poursuivis en justice pour ces deux crimes, puisqu’il n’y a pas de texte sur lequel il peut s’appuyer pour les condamner… Un troisième principe est bafoué, poursuit Safraoui, celui de la garantie du recours à la justice, stipulé par l’article 108 de la Constitution. Dans la mesure où l’article 25 de la loi sur la justice transitionnelle prévoit que les décisions de la commission de sélection ne donnent lieu à aucun recours possible. Cela confère à la commission de sélection une sorte d’immunité. Un article sur lequel s’est basée la dernière décision du Tribunal administratif, qui favorise la dépendance de l’Instance par rapport au pouvoir politique et le risque d’un traitement des dossiers selon la règle du deux poids deux mesures.

Sur un autre plan, indique encore le président de la coordination, nous avons apporté les preuves que des membres de l’IVD ne sont pas indépendants et ne sont pas neutres de par leur appartenance à des partis politiques, à l’instar de Ibtihel Abdellatif, membre du Mouvement Ennahdha, Khaled Krichi, membre fondateur du parti Achaâb, et Khémaies Chammari, ancien député sous le régime de Ben Ali».

Pour sa part, Hédi Chahm, juriste et membre du Comité technique national de la justice transitionnelle, évoque les calculs partisans qui sont entrés en ligne de compte lors de la sélection des membres de l’IVD. Pour lui, la volonté politique est absente en matière de justice transitionnelle. Il se réfère ici à la dernière décision du Tribunal administratif concernant les recours introduits par plusieurs parties concernant la suspension de l’exécution de la constitution du bureau directeur de l’IVD. « Il y avait des défaillances dès le début. Sur fond de tiraillements politiques, les dépassements se sont succédé par la suite. Nous avons plusieurs objections quant à la candidature de certains membres actuels. Cette instance est marginalisée et c’est voulu. D’ailleurs elle ne dispose pas encore ni d’un local, ni d’un budget clair. Elle peine encore à installer sa structure exécutive. Les procédures qu’elle a engagées ne sont pas bien réglementées et laissent présager un dysfonctionnement. C’est un processus qui n’instaure pas la justice transitionnelle, sans laquelle rien ne peut marcher par la suite dans le processus de transition», conclut-il.

Des préparatifs à n’en pas finir

L’IVD, qui devra être opérationnelle dès le 1er décembre 2014, aura, d’ici là, à élaborer un plan stratégique sur quatre ans, pouvant être prolongé d’une année, ainsi qu’un plan d’action annuel et une stratégie en matière de traitement médiatique de ses dossiers. De même, elle doit mettre en place sa structure exécutive interne, dont les commissions et les instances régionales, et procéder à l’élaboration de son règlement intérieur dont dépendent ses relations avec les différents intervenants et institutions en matière de coordination pour le traitement des dossiers et la mise en application des décisions. Un projet du règlement intérieur est élaboré par le bureau directoire à hauteur de 50% et devra être fin prêt d’ici la fin du mois courant.

Pour ce qui est de l’organigramme, une proposition vient d’être présentée au gouvernement avec une appréciation du personnel dont a besoin l’instance, qui s’élève à plus de deux cents personnes, y compris les fonctionnaires, les chercheurs, les investigateurs et les experts, dont des magistrats, des experts-comptables et des huissiers.

La semaine dernière, le gouvernement a octroyé à l’IVD un local, composé de cinq bureaux, qui a été jugé par certains membres de l’instance inapproprié et manquant des équipements nécessaires au fonctionnent. Auparavant, l’instance allait occuper, sur proposition du gouvernement, un pavillon dans les bâtiments du ministère de la Justice, des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle. Côté budget, on avait accordé deux millions et demi de dinars, alors que le bureau directoire de l’IVD en avait demandé dix. Une somme qu’on a dû ménager pour pouvoir subvenir aux besoins de la logistique, chose qui a obligé les membres du bureau à se réunir, en l’absence d’un siège, dans des hôtels et autres bureaux du Pnud afin de pouvoir avancer dans les actions de l’instance...

L’instance louera, la semaine prochaine, un local composé de cinquante bureaux pour une somme annuelle de l’ordre de 350 milles dinars, outre 24 locaux régionaux pour ses instances régionales à raison de mille dinars de loyer par local.

Le décret qui portera sur les primes des membres du bureau directeur n’est pas encore officiellement publié et l’instance, à défaut de siège, ne dispose pas d’identifiant fiscal, ce qui entrave son action. De même, il est prévu que l’instance recrute, dans quatre jours, le personnel de sa structure exécutive centrale, qui va définir les besoins dans les régions.

Enfin, la présidence de la République avait promis de mettre ses archives à la disposition de l’IVD. Néanmoins, cette dernière ne pourra accéder aux différentes archives nationales — celles des ministères, de la présidence de la République et des administrations publiques — qu’à partir du 1er décembre prochain.

La situation n’est donc pas tout à fait sous contrôle pour un processus très attendu par tout le monde et qui décidera de l’avenir de la paix sociale et de la réconciliation nationale dans le pays, encore tiraillé par les tensions politiques, à quelques semaines des élections.

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Ben Sedrine prête à effacer l’ardoise des hommes d’affaires ‘corrompus’, contre versement !

 

La présidente de la commission Vérité et Dignité, Sihem Ben Sedrine, a indiqué, lundi 23 juin 2014, qu’une commission spécifique aux crimes économiques et financiers sera bientôt créée. Cette commission, selon Ben Sedrine, aura pour rôle d’engager des pourparlers avec les hommes d’affaires et les parties ayant transgressé la loi pour leur donner une chance unique. Ben Sedrine ajoute que cette chance devra être saisie par les hommes d’affaires souhaitant effacer l’ancienne ardoise de l’ère Ben Ali et commencer leur activité avec une page blanche.

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Sihem Ben Sedrine : la commission de la Vérité et de la Dignité est prête à effacer l’ardoise des hommes d’affaires corrompus

 

La présidente de la commission de la vérité et de la dignité, Sihem Ben Sedrine, a indiqué, lundi 23 juin 2014, qu’une commission spécifique aux crimes économiques et financiers sera bientôt établie. Cette commission selon Ben Sedrine aura pour rôle d’engager des pourparlers avec les hommes d’affaires et les parties ayant transgressé la loi pour leur donner une chance unique.

Ben Sedrine ajoute que cette chance devra être saisie par les hommes d’affaires souhaitant effacer l’ancienne ardoise de l’ère Ben Ali et commencer leur activité avec une page blanche.

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Instance vérité et dignité: Khemaïes Chamari claque la porte

 

«J’ai décidé de démissionner de l’Instance vérité et dignité pour des raisons personnelles et de santé».

Khemaïes Chamari explique ainsi les raisons qui l’ont poussé à se retirer de l’Instance vérité et dignité réunie, hier, pour l’élection de son président et de ses deux vice-présidents.

«J’ai bien assisté à la réunion que j’ai présidée en ma qualité de membre le plus âgé parmi les 15 membres de l’Instance. J’ai attendu la fin de la réunion pour présenter ma lettre de démission au président ou à la présidente qui allait être élu», a-t-il confié à La Presse.

Khemaïes Chamari tient à préciser : «Contrairement aux informations publiées par certains médias, je n’ai jamais présenté ma candidature à la présidence de l’Instance».

Maintenant, la question est de savoir comment va-t-on procéder pour trouver un remplaçant à Khemaïes Chamari ?

Selon la loi portant création de l’Instance vérité et dignité, la commission de sélection relevant de l’Assemblée nationale constituante est tenue de publier de nouveau sur le site de la Constituante la liste des candidats dits «candidats non classés» parmi lesquels Chamari s’est porté candidat.

La commission doit attendre sept jours (le délai imparti aux objections) pour choisir le candidat remplaçant.

Au bout de ces sept jours, la commission annoncera le nom du candidat choisi et attendra, de nouveau, une semaine (délai imparti aux objections sur le candidat choisi par la commission) pour appeler à la tenue d’une séance plénière à l’ANC en vue de la validation du choix du candidat sélectionné par les constituants sur la base de la majorité absolue.

Entretemps, les 14 autres membres de l’Instance peuvent entamer leurs travaux en attendant que la composition de l’Instance soit parachevée.

Combien faudra-t-il attendre pour que l’Instance trouve sa composition définitive ?

«Pas moins d’un mois, précise à La Presse une source juridique, si on comptabilise les délais que prendront les recours d’opposition prévus par la loi portant création de l’Instance. Encore faudra-t-il que le Dr Mustapha Ben Jaâfar, président de l’ANC et de la commission de sélection des candidats à l’Instance, accélère le processus, une fois revenu de France où il se déplace aujourd’hui, pour donner une conférence sur la transition démocratique en Tunisie».

 Sihem Ben Sédrine, présidente

Sihem Ben Sedrine a été élue à la tête de l’Instance «Vérité et dignité», secondée par deux vice-présidents, respectivement Mohamed Ben Salem et Zouheïr Makhlouf. Selon un communiqué, le vote a eu lieu lors d’une réunion de l’Instance qui s’est déroulée, hier, en présence de ses 15 membres.

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Instance vérité et dignité: Opérationnelle fin décembre prochain

 

Les 15 membres de l’Instance vérité et dignité choisiront demain leur président. Mais les associations spécialisées dans le domaine de la justice transitionnelle ne désarment pas et attendent que le Tribunal administratif décide de tout reprendre à zéro

 

Les Tunisiens seront édifiés, demain, mardi 17 juin, sur le nom de la personnalité qui aura la grande charge de présider de l’Instance vérité et dignité chargée de consacrer durant les prochaines quatre années (avec l’éventuel rajout d’une année si besoin est) la justice transitionnelle.

Demain, à l’issue de la réunion des 15 membres de l’Instance qui aura lieu au siège du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle à partir de 9 heures, l’on saura si «les faiseurs de la justice transitionnelle» parviendront à choisir un président sur la base du consensus ou s’ils seront obligés de recourir au principe de l’élection puisque dans tous les cas leur rencontre doit aboutir impérativement à l’annonce du nom du président de l’Instance, de deux vice-présidents et à la répartition des responsabilités parmi les autres membres.

Pour le moment, la guerre à la présidence de l’Instance se joue via les médias et les réseaux sociaux entre trois candidats considérés comme les plus influents parmi les 15 cooptés par l’Assemblée nationale constituante.

Il s’agit de Sihem Ben Sédrine, Khemaïes Chamari et Khaled Krichi.

Un point commun réunit ces candidats présidentiables : tous les trois ont fait l’objet d’objection de la part des associations de la société civile spécialisées dont en premier lieu le Réseau tunisien pour la justice transitionnelle (Rtjt) estimant que leur candidature devrait être rejetée pour infraction à la loi organique portant création de l’Instance vérité et dignité, notamment dans son article 22.

Cet article stipule, en effet, qu’«il est interdit à tout candidat au statut de membre de l’Instance :

– d’être député de l’Assemblée nationale constituante

– d’occuper une responsabilité au sein d’un parti politique.

Finalement, ceux qui ont rappelé que Khemaïs Chamari a été député en 1994, Khaled Krichi a occupé la fonction de porte-parole du Mouvement du peuple et que Sihem Ben Sédrine a été parmi les fondateurs du Rassemblement socialiste progressiste au début des années 80 du siècle dernier (devenu PDP puis El Joumhouri) ont vu leurs oppositions récusées par la commission de tri de l’ANC.

 

Le Tribunal administratif tranchera

Aujourd’hui et bien que la liste des 15 ait été avalisée par l’ANC (4 autres membres ont fait aussi l’objet d’oppositions qui ont été rejetées), les associations de la société civile ne désarment pas et poursuivent leur combat pour rectifier le tir.

Aussi, le Réseau tunisien pour la justice transitionnelle (Rtjt), présidé par le Dr Kamel Gharbi, a-t-il déposé une plainte auprès du Tribunal administratif.

«Nous avons demandé, souligne le Dr Gharbi, la suspension de l’exécution des résultats auxquels ont abouti les travaux de la commission de tri relevant de l’ANC. Nous estimons que la commission parlementaire a violé les dispositions de la loi sur l’Instance vérité et dignité. Nous exigeons, dans notre requête, que l’opération de sélection des candidats reprenne avec la participation des 400 candidats initiaux. Le Tribunal administratif dispose d’un délai de 50 jours pour répondre positivement ou négativement à notre demande».

En attendant que le Tribunal administratif se prononce sur cette requête, le Rtjt appelle «les candidats contestés mais avalisés par la commission de tri à ne pas se présenter pour le poste de président de l’Instance».

«Il y va de leur crédibilité et de celle de l’Instance et de leur réputation personnelle», ajoute le Dr Kamel Gharbi.

Y a-t-il une personnalité parmi les 15 candidats qui pourrait susciter le consensus ?

«Oui, il s’agit du juge administratif Mohamed Ayadi ayant déjà été membre de la commission d’investigation sur la corruption et la malversation présidée par feu Abdelfattah Amor. Il est connu pour son intégrité et sa crédibilité», relève-t-il.

 

6 mois pour que l’instance devienne opérationnelle

Du côté de l’Instance vérité et dignité, on développe un autre discours diamétralement opposé.

Selon un membre de l’Instance ayant désiré s’exprimer en gardant l’anonymat, «du moment que les objections ont été rejetées définitivement, il n’existe plus d’empêchement moral ou juridique pour que les candidats récusés à tort s’abstiennent de briguer la présidence de l’Instance».

La même source précise : «Pour le moment, personne parmi les 15 membres de l’Instance n’a exprimé le désir de s’y porter candidat».

«En tout état de cause, ajoute-t-elle, la rencontre de demain doit être clôturée par l’élection du président de l’Instance, que ce soit par consensus ou via un scrutin secret. L’Instance devrait être opérationnelle dans six mois, et ce, après le choix d’un directeur exécutif et l’installation des bureaux régionaux.

En principe, l’Instance commencera à réceptionner, d’ici fin décembre prochain, les dossiers des victimes».

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Khaled Krichi : l’Instance pour la vérité et la dignité est la moelle épinière de la transition démocratique en Tunisie.

 

Dans Midi Show de ce mardi 3 juin 2014, Khaled Krichi, membre de l'Instance pour la vérité et la dignité a déclaré que le 9 juin prochain, les membres de l'instance seront nommés officiellement et prêteront serment et que le 17 juin, aura lieu l'attribution des différentes missions.

 

"L'instance a été choisie par l'assemblée nationale constituante en toute transparence (...) plusieurs parties ont des réserves quant à quelques membres au sein de cette instance, nous les invitons à collaborer" a-t-il ajouté.

 

Khaled Krichi a indiqué que la nouvelle instance contribuera à la transition démocratique en Tunisie et réécrira l'histoire de notre pays et ce par la révélation de toutes les vérités.

 

En ce qui concerne les différentes missions de l'instance, Krichi a souligné que l'instance proposera des recommandations au gouvernement qu'il appliquera et se soumettra aux lois de l'Etat. 

 

Khaled Krichi a annoncé qu’il est possible que des affaires soient rouvertes, se basant sur la loi de la justice transitionnelle.

 

D’autre part, l’invité de Midi Show a évoqué l’archive politique, indiquant que ce dossier sera traité dans le secret en préservant les données personnelles des concernés.

 

En concluant, Khaled Krichi a appelé toutes les parties à venir en aide à l'instance et à la préserver à l'écart de tout tiraillement politique.

 

"Cette instance préservera l'histoire de la Tunisie et rendra justice aux opprimés".

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