jeudi , 9 février 2023
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Le Tribunal administratif a reçu 43 recours contre les résultats des législatives

 

Le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a annoncé lundi matin que le nombre des recours contre les résultats préliminaires des élections législatives déposés au Tribunal administratif s'est élèvé à 43 à la fin du délai de dépôt des requêtes.

Le TA, qui débutera l’examen des recours dès aujourd'hui lundi 3 novembre  2014, dispose de pouvoirs lui permettant de supprimer une liste gagnante ou quelques uns de ses membres. 
La période de recours contre les résultats préliminaires s’étend sur 21 jours à compter de la clôture des dépouillements de vote.
La proclamation des résultats définitifs et officiel des élections législatives se fera, par l'ISIE, sous 48 heures après les verdicts du TA, donc, elle ne devrait pas dépasser le 24 novembre prochain.

Les réformes dans le domaine des droits humains sont indispensables pour redonner espoir aux Tunisiens

 

Par l’équipe de recherche d’Amnesty International sur la Tunisie

Klaxons, enfants agitant des drapeaux tunisiens, vieillards posant joyeusement devant les caméras et longues files d’électeurs dans les cours d’école : dimanche 26 octobre 2014, les Tunisiens se rendaient aux urnes pour la première fois depuis l’adoption de la nouvelle Constitution, presque quatre ans après être descendus dans la rue pour protester contre des années de répression et d’atteintes aux droits humains. Leur enthousiasme était palpable, mais le succès de ce processus électoral jusqu’à présent ne doit toutefois pas masquer les réalités plus sombres qui persistent en Tunisie.

 

Depuis le soulèvement de 2010-2011 qui a renversé l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali, les violations des droits humains perdurent.

 

Nous l’avons clairement constaté depuis notre arrivée à Tunis, où nous avons vu des familles protester contre la torture dont leurs proches ont été victimes aux mains des forces de sécurité et demander justice et obligation de rendre des comptes. Leurs témoignages sont venus conforter les informations faisant état de torture et de décès en détention que nous recevions depuis plusieurs semaines.

 

On sait encore peu de choses sur la structure des forces de sécurité tunisiennes, qui n’ont pas été réformées depuis le soulèvement.

 

Les membres du gouvernement et les responsables politiques affirment que la sécurité doit être une priorité compte tenu des deux assassinats politiques qui ont eu lieu en 2013 et de l’instabilité croissante aux frontières avec l’Algérie et la Libye, attribués par les autorités à des cellules « terroristes ». Toutefois, cela pose des questions inquiétantes en matière de droits humains.

 

Juste 48 heures avant les élections, les forces de sécurité ont pris d’assaut une maison qu’elles assiégeaient dans la banlieue de Tunis, où elles soupçonnaient des hommes armés de se cacher ; cinq femmes et un homme ont été tués dans cette opération et un enfant a été blessé. La veille, un policier de la Garde nationale avait trouvé la mort dans la confrontation.

 

L’impunité était l’une des marques de fabrique du régime Ben Ali, et les autorités actuelles utilisent aussi le prétexte des menaces à la sécurité pour laisser les forces de sécurité commettre des violations des droits humains en toute impunité.

 

En août, deux femmes ont été abattues par des policiers à Kasserine alors qu’elles rentraient en voiture d’un mariage, tard dans la nuit. Le ministre de l’Intérieur nous a dit que ces policiers n’avaient pas été suspendus et ne faisaient l’objet d’aucune enquête interne car la mort des deux femmes était le résultat d’une « erreur » commise alors que les agents protégeaient la zone contre des menaces terroristes.

 

Les opérations antiterroristes de la Tunisie ne doivent pas servir d’excuse pour permettre aux forces de sécurité d’échapper aux poursuites en cas de violations.

 

Notre visite à l’ancien prisonnier d’opinion Jabeur Mejri, qui a été gracié pour la deuxième fois le 14 octobre, nous a brutalement remis en mémoire d’autres violations des droits humains commises par les autorités.

 

Jabeur avait été condamné à sept ans et demi de prison en 2012 pour des articles publiés en ligne et jugés insultants envers l’islam et le prophète Mahomet. Il avait bénéficié d’une première grâce début 2014, avant d’être de nouveau emprisonné pour « insulte » à un fonctionnaire.

 

Le 24 septembre 2014, Amnesty International a publié un manifeste pour les droits humains proposant 10 engagements que devaient prendre les candidats pour mettre en œuvre de véritables réformes en matière de droits humains.

 

Depuis, l’organisation a recueilli activement les signatures des candidats et des partis politiques en Tunisie et à l’étranger, notamment lors d’une conférence à Tunis en octobre, au cours de laquelle 11 partis politiques ont signé sans réserve notre manifeste. Cependant, d’autres partis sont restés évasifs ou ont simplement rejeté l’engagement d’abolir la peine de mort.

 

Maintenant que les résultats des élections législatives sont imminents, nous allons suivre attentivement les mesures prises par les nouveaux députés pour améliorer la situation en matière de droits humains.

 

Un nouveau projet de loi sur la violence contre les femmes doit être présenté le 25 novembre à la nouvelle assemblée. Dans le cadre de notre campagne pour le droit des femmes et des fillettes de ne pas subir de violences sexuelles, nous allons exhorter les nouvelles autorités à adopter et à mettre en œuvre une loi spécifique et exhaustive contre la violence liée au genre.

 

Les Tunisiens ont supporté quatre années de transition, espérant que leur persévérance aboutirait à la réalisation de leurs espoirs et de leurs rêves pour le pays. Le respect des droits humains doit être au cœur des élections, ainsi que des actes du nouveau gouvernement. C’est alors seulement que les aspirations des Tunisiens et du soulèvement de 2011 pourront réellement être satisfaites.

Tunisie: Que disent les observateurs internationaux sur les législatives tunisiennes?

 

Plusieurs observateurs internationaux ont livré leurs rapports sur les élections législatives tunisiennes qui se sont déroulées le 26 octobre. Même si ces organismes s'accordent pour dire que les élections se sont déroulées dans "le calme", "l'impartialité" et "la transparence", quelques infractions ont été constatées.

 

Le Centre Carter a en effet constaté des "irrégularités mineures" dans un nombre limité des bureaux votes: absence d’instruction aux électeurs sur la manière de voter, des campagnes illégales devant les bureaux de vote et un personnel en nombre inadapté.

 

D'autre part, "bien que la loi requiert que toutes les listes électorales alternent les hommes et les femmes, elle ne prescrit pas la parité horizontale, ou encore la nomination de candidates comme tête de listes. Ainsi, peu de partis ont mis des femmes en tête de leurs listes. Seules 145 listes sur 1327 avaient une femme tête de liste, alors même que 47% des candidats étaient des femmes", rapporte le centre.

Pour l'Union européenne, la journée électorale s'est déroulée dans "une ambiance sereine et de manière ordonnée", malgré quelques incidents dans les régions. Mais "la grande majorité des infractions relevées par les contrôleurs des Instances régionales ont été d’importance mineure", déclare le rapport.

 

L’Union avait accordé une aide financière de 45 millions d'euros à l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Elle a également financé les observateurs tunisiens ATIDE, Lam Echaml et la Ligue tunisienne pour les droits de l'Homme.

 

La mission d'observation internationale des élection du National Democratic Institute for International Affairs (NDI), quant à elle, a pu relever entre autres des suspicions d'achats de voix par plusieurs partis politiques, par des observateurs de plusieurs circonscriptions et par des représentants de partis politiques. Cela dit, elle n’a pas reçu de preuves de la part de ses propres observateurs pour appuyer ces rapports.

 

Pour les futures élections, la mission recommande à l'ISIE de faire une communication plus rigoureuse et fréquente avec les instances électorales régionales, les concurrents politiques et la société civile. En effet, une information "consistante et claire sur le processus électoral" manquait aux dernières élections.

 

Pour elle, l’ISIE a été sous "une pression considérable" lorsqu'elle a organisé les élections de 2014. La date des élections futures devrait être examinée en détail par les législateurs afin d’éviter "une fatigue électorale potentielle et une tension inutile qui peut diminuer la qualité du processus électoral et la confiance des participants".

Des poursuites judicaires contre les présidents des bureaux de vote qui ont commis des infractions

 

Le président de l’ISIE, Chafik Sarsar, a déclaré, ce lundi, que l’instance portera plainte contre tous les présidents et les membres des bureaux de vote qui ont commis des infractions lors des élections législatives.

Il a, dans ce cadre, indiqué que certaines personnes parmi les membres des bureaux de vote n’étaient pas neutres et indépendantes.

Lecture des résultats des législatives-Un paysage politique en métamorphose

 

Nida Tounès rafle la mise deux ans après sa création, alors que des partis au passé prestigieux comme Al-Massar et Al-Joumhouri disparaissent de la circulation

Maintenant que les élections législatives ont livré leurs secrets, force est de constater que le paysage politique connaît de profonds bouleversements. Sans attendre la proclamation des résultats définitifs, la métamorphose est totale entre ce que sera l’Assemblée des représentants du peuple et la bientôt défunte Assemblée nationale constituante.

Seulement trois années se sont écoulées depuis les élections du 23 octobre 2011. Le vainqueur incontesté du premier scrutin législatif depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, le mouvement Nida Tounès en l’occurrence, n’était pas encore né. Il est crédité a priori de 85 sièges parlementaires, à 16 longueurs de son poursuivant direct, grand vainqueur, tout aussi incontesté, du scrutin d’il y a trois ans.

Enorme retournement de situation, mais pas le seul. Les deux autres partenaires du mouvement Ennahdha au sein de la Troïka ont plongé dans les abysses du classement des partis qui, en  termes de nombre de sièges, n’auront qu’une présence symbolique au Parlement.

Le Congrès pour la République et le Forum démocratique pour travail et les libertés, plus connu sous l’appellation d’Ettakatol, avaient pourtant gouverné le pays avec et à l’ombre d’Ennahdha. Le premier avait à sa tête le président de la République sortant qui est encore président d’honneur. Le secrétaire général de l’autre était devenu président de l’Assemblée nationale constituante.

Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à avoir les faveurs des électeurs...

A l’image de Nida Tounès mais dans une bien moindre mesure, d’autres jeunes formations ont connu une montée fulgurante.

C’est le cas de l’inattendue Union patriotique libre (UPL) et d’Afek Tounes.

Une coalition hétéroclite fédérant des formations de gauche et des partis de sensibilité nationaliste arabe s’est octroyé la quatrième place au classement, avec 15 sièges de députés élus.

Tous les nombreux autres partis réunis ont dû se contenter de miettes, avec au total 24 sièges... Parmi eux, figurent pourtant des partis «historiques» comme Al-Joumhouri, héritier du PDP, et Al-Massar, héritier d’Ettajdid, lui-même successeur du Parti communiste tunisien. Il en va de même pour les rescapés du défunt RCD, définitivement balayés...

La «carte» politique pour les cinq prochaines années laisse la porte ouverte à maints scénarios possibles. Quelles formations seront au pouvoir et quelles autres dans l’opposition? En l’état actuel des choses, nul ne peut se hasarder à avancer un pronostic. Le parti arrivé en tête en nombre de sièges ne semble pas avoir beaucoup de choix pour rassembler une majorité suffisamment viable et stable pour gouverner. Il lui manque a priori 24 sièges pour avoir une majorité simple de 109 députés. Les trouvera-t-il chez les islamistes modérés d’Ennahdha auxquels tout oppose ou dans un conglomérat incertain et surtout éparpillé? Toujours est-il que le jeu des alliances et autres tractations se devine déjà dans les coulisses et par médias interposés, à coups de déclarations et de contre-déclarations...

Pour le journaliste et chroniqueur Sofiène Ben Hamida, les électeurs ont voté non pas sur la base de programmes et de tendances mais de projet de société, d’où la confirmation, par les urnes, de la bipolarisation de la vie politique Nida-Ennahdha.

Il explique le naufrage des partis Ettakatol, le CPR et des dérivés ou ersatz de ce dernier par «leur alliance contre-nature avec Ennahdha» et l’effondrement de formations historiques par «leur incapacité à passer du statut de partis d’opposition et celui de partis de gouvernement».

Quant à l’irruption sensationnelle de nouveaux courants comme l’UPL et Afek Tounes par «l’utilisation de l’argent politique» dans le cas des uns, et par la volonté des Tunisiens de «voir de nouvelles têtes dans la classe politique», dans le cas d’autres.

Concernant l’évanouissement des ultimes illusions de retour  au pouvoir des anciens caciques du RCD dissous, le constat  prouve, selon lui, qu’il ne reste plus guère de ce parti que  quelques vestiges sans assise populaire aucune hormis le parti «Al-Moubadara», «parce que, probablement, il a eu le courage de demander le pardon du peuple tunisien tout de suite après la révolution» et qui n’a récolté que quatre sièges des dernières élections.

Côté alliances probables pour former le prochain gouvernement, cet analyste estime qu’en cas d’alliance Nida Tounès-Ennahdha, estime-t-il, ce serait une alliance contre-nature et qui, de surcroît, ne satisferait ni les partisans du Nida ni les bases d’Ennahdha.

C’est pourquoi il privilégie quelque peu la configuration selon laquelle le prochain gouvernement comprendrait des figures de proue de Nida Tounès, auxquelles s’ajouteraient des ministres aguerris, susceptibles d’emporter l’assentiment des autres partis.

L’universitaire et sociologue Mouldi Lahmar fait la même analyse des causes de l’effondrement de certains partis qui ont beaucoup perdu de leur audience populaire et qui ont été supplantés par de toutes nouvelles formations, crédidées de deux des trois premières places au classement par le nombre de sièges remportés.

Selon lui, le principal enseignement du scrutin du 26 octobre est d’avoir prouvé le puissant attachement des Tunisiens au modèle de société ouverte et tolérant, aux libertés  individuelles et à la séparation entre la religion et la politique.

Pour autant, ajoute-t-il, les vainqueurs des élections trouveront le plus grand mal à traduire les choix annoncés en politiques concrètes parce que les partis susceptibles de jouer les premiers rôles ont maintenant la certitude que les alliances ont toujours un prix électoral élevé, à terme. Ces partis ne veulent surtout pas connaître le même sort peu enviable que le CPR ou Ettakatol...

Toujours concernant les alliances envisageables, le  sociologue Mohamed Jouili pense que le parti vainqueur ne trouvera pas avec qui s’allier, ce qui, selon lui, compliquera sa tâche et réduira ses possibilités de choix parce qu’il ne pourra pas gouverner seul.

Pour ce qui est des performances d’Ennahdha, il pense que ce mouvement restera une force incontournable dans la vie politique tunisienne bien qu’ayant manifestement perdu une partie de son électorat.

Tunisie: Nidaa obtient 85 sièges , 69 pour Ennahdha

 

Nidaa Tounès est arrivé en tête des élections législatives 2014 avec 85 sièges dans le prochain parlement contre 69 pour Ennahdha, a annoncé le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, Chafik Sarsar, dans les premières de jeudi.

 

Loin derrière se situe l'Union Patriotique Libre avec 16 sièges, suivie du Front populaire (15 sièges) et d'Afek Tounès (8 sièges).

 

Les 24 sièges restants seront partagés entre plusieurs partis et listes indépendantes.

 

Dans la circonscription de Kasserine, un siège a été retiré à Nidaa Tounès et attribué à Ettakatol en raison d'infractions électorales commises le jour du scrutin (violence et propagande).

En se basant sur les décisions relatives aux centres de collecte et des rapports émis par l'unité de contrôle de la campagne, le Conseil de l'Instance a décidé, à une majorité de 7 membres, d'annuler partiellement les résultats de Nidaa Tounès dans cette circonscription, et ce en vertu de la loi organique n°16 en date du 26 mai 2014 relative aux élections et aux référendums.

 

 

TUNIS 1 : Nida Tounès 3 sièges Ennahdha 3 UPL 1 Courant Démocrate 1 Front Populaire 1

 

TUNIS 2 : Nida Tounès 5 Ennahdha 2 Afek Tounès 1

 

BEN AROUS : Nida Tounès 4 Ennahdha 3 UPL 1 Front Populaire 1 Courant Démocrate 1

 

ARIANA : Nida Tounès 4 Ennahdha 2 UPL 1 Afek Tounès 1

 

MANNOUBA : Nida Tounès 3 Ennahdha 2 UPL 1 Front Populaire 1

 

Jendouba : Nida Tounès 3 Ennahdha 2 Front Populaire 1 UPL 1 Voix des Agriculteurs 1

 

Le Kef : Nida Tounès 3 Ennahdha 1 Front Populaire 1 UPL 1

 

Seliana : Nida Tounès 2 Ennahdha 1 Front Populaire 1 Parti Republicain 1 UPL 1

 

BIZERTE : Nida Tounès 4 Ennahdha 3 Alliance Démocratique 1 UPL 1

 

BEJA : Nida Tounès 3 Ennahdha 1 Mouvement Echaab 1 UPL 1

 

NABEUL 1 : Nida Tounès 4 Ennahdha 2 Afek Tounès 1

 

NABEUL 2 : Nida Tounès 3 Ennahdha 1 UPL 1 Front Populaire 1

 

ZAGHOUAN : Nida Tounès 2 Ennahdha 1 UPL 1 Al-Moubadara 1

 

KAIROUAN : Ennahdha 3 Nida Tounès 3 UPL 1 Front Populaire 1 Courant Al Mahabba 1

 

SIDI BOUZID : Nida Tounès 2 Ennahdha 2 Courant Al Mahabba 1 Front Populaire 1 Front du Salut 1 Socio-Démocrates 1

 

GAFSA : Ennahdha 2 Nida Tounès 2 Front Populaire 1 Reabilitation 1 Al-Moubadara 1

 

TOZEUR : Ennahdha 1 Al Majd du Djerid 1 Nida Tounès 1 UPL 1

 

KEBILI : Ennahdha 2 CPR 1 Mouvement Echaab 1 Nida Tounès 1

 

SOUSSE : Nida Tounès 5 Ennahdha 3 Afek Tounès 1 Al-Moubadara 1

 

MAHDIA : Nida Tounès 4 Ennahdha 2 Afek Tounès 1 Front Populaire 1

 

MONASTIR : Nida Tounès 5 Ennahdha 2 Afek Tounès 1 Front Populaire 1

 

SFAX 1 : Ennahdha 3 Nida Tounès 2 Front Populaire 1 Courant Démocrate 1

 

SFAX 2 : Nida Tounès 4 Ennahdha 3 Afek Tounes 1 Front Populaire 1

 

GABES : Ennahdha 4 Nida Tounès 1 UPL 1 CPR 1

 

MEDENINE : Ennahdha 5 Nida Tounès 1 CPR 1 Mouvement Echaab 1 UPL 1

 

TATAOUINE : Ennahdha 3 Nida Tounès 1

 

FRANCE 1 : Nida Tounès 2 Ennahdha 2 Afek Tounes 1

 

FRANCE 2 : Nida Tounès 2 Ennahdha 2 Appel des Tunisiens à l'étranger 1

 

ALLEMAGNE : Nida Tounès 1

 

ITALIE : Ennahdha 2 Nida Tounès 1

 

AMERIQUE ET AUTRES PAYS EUROPEENS : Nida Tounès 1 Ennahdha 1

 

MONDE ARABE ET AUTRES PAYS DU MONDE : Nida Tounès 1 Ennahdha 1

 

KASSERINE : Nida Tounès 2 Ennahdha 2 Front Populaire 1 UPL 1 CPR 1 Ettakatol 1

 

TOTAL DES SIEGES (217):

1 Nida Tounès 85 sièges

2 Ennahdha 69

3 UPL 16

4 Front Populaire 15

5 Afek Tounes 8

Autres partis : 24 

La nouvelle carte politique de la Tunisie

 

Après l’annonce des résultats préliminaires des élections législatives, les urnes ont révélé que deux forces politiques, à savoir Nidaa Tounes et Ennahdha, ont été distinguées le jour du scrutin.

La majorité des voix a été ainsi répartie entre ces deux partis, avec 38% pour Nidaa Tounes contre 31% pour Ennahdha. Une photo de la nouvelle carte politique de la Tunisie a été relayée sur les réseaux sociaux montrant la répartition des voix entre les deux partis dans les différentes régions du pays.

Législatives 2014 – Résultats partiels dans 23 circonscriptions

 

Voici les résultats officiels partiels dans les différentes circonscriptions selon les chiffres donnés par l'Instance supérieure indépendante des élections.

 

Circonscription de Monastir (Taux de participation : 74,21%)

Nidaa Tounes : 56,84%

Ennahdha : 20,63%

Afek Tounes : 3,34%

Front populaire : 2,77%

 

Circonscription de Nabeul 1 (Taux de participation : 75,58%)

Nidaa Tounes : 50,00%

Ennahdha : 19,91%

Afek Tounes : 4,84%

Union patriotique libre : 4,78%

Front populaire : 4,11%

 

Circonscription de Nabeul2 (Taux de participation : 74,98%)

Nidaa Tounes : 51,40%

Ennahdha : 19,99%

UPL : 5,05%

Front Populaire : 3,42%

Alliance Démocratique : 3,18%

 

Circonscription de Gabès (Taux de participation : 68,45%)

Ennahdha : 50,13%

Nidaa Tounes : 17,09 %

UPL : 5,40%

CPR : 4,56%

Mouvement Populaire : 2,20%

 

Circonscription de Sfax 1 (Taux de participation : 73,88%)

Ennahdha : 36,21%

Nidaa Tounes : 31,29%

Front Populaire : 4,68%

Courant Démocratique : 3,40%

Afek Tounes : 3,17%

Al Jomhouri : 2,5%

 

Circonscription de Sousse (Taux de participation : 74,46%)

Nidaa Tounes : 48,86%

Ennahdha : 24,20%

Afek Tounes : 5,89%

Al Moubadara: 4,11%

Front populaire: 2,62%

 

Circonscription de Kasserine (Taux de participation : 60,51%)

Nidaa Tounes : 27,22%

Ennahdha : 22, 70%

Front populaire : 4,41%

UPL : 3,30%

CPR : 2,82%

 

Circonscription de Siliana (Taux de participation : 63.48%)

Nidaa Tounes : 29,28%

Ennahdha : 17,72%

Front Populaire : 11,56%

Al Jomhouri : 7,32%

UPL : 5,92%

 

Circonscription du Kef (Taux de participation : 66,64%)

Nidaa Tounes : 48,17%

Ennahdha : 17,50%

Front Ppopulaire : 6,93%

UPL : 4,24%

Volonté Liberté : 1.49%

 

Circonscription de Mahdia (Taux de participation : 71,80%)

Nidaa Tounes : 45,55%

Ennahdha : 22,45%

Afek Tounes : 9,85%

Front populaire : 2,90%

Union patriotique libre : 2,48%

 

Circonscription de Zaghouan

Nidaa Tounes : 35,19%

Ennahdha : 22,64%

Union Patriotique Libre: 6,88%

Al Moubadra : 3,11%

Front populaire : 2,69%

Afek Tounes : 2,32%

 

Circonscription de Kébili (Taux de participation : 69,51%)

Ennahdha : 39,5%

Congrès Pour la République : 16,1%

Mouvement populaire : 15,3%

Nidaa Tounes : 10,4%

Union Patriotique Libre : 3,7%

Front populaire : 2,9%

 

Circonscription de Tozeur (Taux de participation 64,20%)

Ennahdha : 27,3%

Al Majed Lel Jarid : 13,37%

Nidaa Tounes : 13,01%

Union Patriotique Libre : 4,64%

Sawt El Jarid : 3,45%

 

Circonscription de Tataouine (Taux de participation : 61,66%)

Ennahdha : 65%

Nidaa Tounes : 7,7%

Union Patriotique Libre : 3,7%

Congrès Pour la République : 3,6%

Al Joumhouri : 2,8%

 

Circonscription d’Allemagne (Taux de participation : 29,09%)

Nidaa Tounes : 40,95%

Ennahdha : 35,92%

CPR : 6,77%

Front populaire : 5,53%

 

Circonscription de France 1 (Le taux de participation : 48,36%)

Nidaa Tounes 39.48%

Ennahdha 29.56%

Afek Tounes 5.76%

Congrès Pour la République 5.55%

Font populaire : 4,33%

 

Circonscription de France 2 (Taux de participation : 27,45%)

Nidaa Tounes : 42,09%

Ennahdha : 26,36%

Appel des Tunisiens à l’étranger : 5,88%

CPR : 4,12%

Front populaire : 3,91%

 

Circonscription de Tunis 1

 

Nidaa Tounes : 35,87%

Ennahdha : 31,74%

Union patriotique libre : 8,16%

Courant démocratique : 3,22%

Front populaire : 3,17%

Taux de participation : 72,06%

 

Circonscription de Jendouba

 

Nidaa Tounes : 35,68%

Ennahdha : 20,52%

Front populaire : 6,61%

Union patriotique libre : 4,23%

Voix des agriculteurs : 2,35%

Taux de participation : 64,20%

 

Circonscription de Sidi Bouzid

 

Nidaa Tounes : 24,71%

Ennahdha : 17,12%

Courant Al-Mahaba : 10,65%

Front populaire : 7,14%

Front national du salut : 2,52%

Taux de participation : 59,99%

 

Circonscription de Gafsa

 

Ennahdha : 27,16%

Nidaa Tounes : 20,97%

Front populaire : 5,44%

Rétablissement de l’estime : 5,03%

Moubadara : 4,44%

Taux de participation : 66,91%

 

Circonscription de Mannouba

 

Nidaa Tounes : 33,66%

Ennahdha : 29,28%

Union patriotique libre : 8,38%

Front populaire : 2,64%

Afek Tounes : 2,59%

Taux de participation : 71,00%

 

Circonscription de Sfax 2

 

Nidaa Tounes : 37,88%

Ennahdha : 31,35%

Afek Tounes : 3,64%

Front populaire : 3,24%

Courant démocratique : 3,22%

Taux de participation : 76,61%

Législatives- Nabil Baffoun : demain dernier délai pour annoncer les résultats préliminaires

 

Le membre de l’ISIE, Nabil Baffoun, a affirmé qu’il est improbable que les résultats préliminaires des élections législatives soient présentés aujourd’hui le 29 octobre 2014 soulignant que le dernier délai pour les annoncer est demain jeudi 30 octobre 2014 à 00h00.

 

Baffoun a ajouté que l’ISIE a choisi de procéder au dépouillement manuel et puis automatique pour être la plus transparente que possible.