dimanche , 4 décembre 2022
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Visite d’etat de mehdi jomâa: Paris prêt à épauler la Tunisie

 

Jomâa : «La menace terroriste existe». Mehdi Jomâa, chef du gouvernement provisoire, qui effectue les 28 et 29 avril une visite officielle en France, a été reçu, hier matin, au palais de Matignon, par le Premier ministre français Manuel Valls. 

A l’issue de l’entretien, Jomâa a qualifié l’entrevue avec son homologue français de cordiale et constructive. Il en ressort, a-t-il dit, la détermination des deux parties à consolider davantage leurs liens.

Interrogé au sujet de la sécurité en Tunisie, Jomâa a souligné que la menace terroriste existe et que la France et la Tunisie travaillent ensemble pour y faire face. 

M. Valls a, pour sa part, affirmé avoir abordé avec Jomâa l’ensemble des sujets économiques, le tourisme et l’action en matière de sécurité, déclarant que la coopération bilatérale va être consolidée dans tous les domaines.

«La révolution de la Tunisie demeure dans les esprits et il  y va de l’intérêt de la France et de toute l’Europe de la soutenir», a fait savoir Valls.

«La Tunisie est jeune et j’ai confiance en ces jeunes qui vont bâtir un avenir meilleur», a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de la menace terroriste, Valls a fait remarquer que cette dernière ne concerne pas seulement la Tunisie mais toute la région.

Une délégation sécuritaire envoyée à l’ONU pour plaider pour le classement d’Ansar Al Chariaa comme mouvement terroriste.

 

Le Ministère de l’Intérieur(MI) a envoyé une délégation sécuritaire de haut niveau pour rencontrer des représentants des Nations Unies pour la classification de mouvement Ansar Al Cahriâa en tant que groupe terroriste et leur donner une vision claire sur les activités d’Ansar al-Chariaa en Tunisie, rapporte l’hebdomadaire Akher Khabar dans son édition du 15 avril 2014.

Tunisie-Libye: Révision des accords sécuritaires

 

La Tunisie et la Libye conviennent de lutter ensemble contre les criminels et les contrebandiers

La Tunisie et la Libye ont convenu de la nécessité de revoir les accords bilatéraux dans le domaine sécuritaire qui remontent à 1984, a déclaré Lotfi Ben Jeddou, à l’issue de la réunion de travail que le ministre de l’Intérieur a coprésidée, hier à Tunis, avec son homologue libyen Salah Mazek.

Les deux parties se sont accordées sur l’importance qu’il y a d’élaborer un protocole d’accord relatif aux points de passage frontaliers et à l’échange d’informations et d’expertise, conformément aux exigences sécuritaires après la révolution survenue dans les deux pays.

La séance de travail a donné lieu à un diagnostic de la situation sécuritaire et permis d’identifier les solutions adéquates, notamment au niveau du terminal de Ras Jedir (gouvernorat de Médenine), rouvert lundi 7 avril, a indiqué Ben Jeddou soulignant la volonté des deux parties d’y garantir la fluidité de la circulation des personnes et des marchandises dans les deux sens.

A l’ouverture de la réunion, Ben Jeddou a fait remarquer que la sécurité de la Tunisie est liée à celle de la Libye insistant sur la nécessité de tenir compte de la situation dans les deux pays et des intérets des deux peuples, tout en mettant l’accent sur le renforcement de la coordination en matière de lutte contre le trafic illicite et le crime organisé.

Pour sa part, le ministre libyen de l’Intérieur a exprimé le souhait de tirer profit de l’expertise tunisienne dans le domaine sécuritaire, manifestant un intérêt particulier pour la formation au sein de l’académie de la police et pour l’action menée par la protection civile et les forces de sûreté.

Il a ajouté que les futurs accords bilatéraux devront permettre la formation des cadres sécuritaires libyens par des compétences tunisiennes.

Le responsable libyen a demandé au ministère tunisien de livrer aux autorités de son pays 10 ressortissants libyens recherchés par la justice pour leur implication dans les troubles survenus à Ras Jedir et qui se trouveraient à l’intérieur du territoire tunisien.

Pour Ben Jeddou, cette question ne relève pas, uniquement, du ministère de l’Intérieur. Elle dépend des législations nationales, des conventions bilatérales et des diverses parties prenantes.

Après avoir écarté l’existence de différends entre les deux pays, le ministre libyen de l’Intérieur a indiqué que des criminels et des contrebandiers sont responsables des tensions, ajoutant que les deux parties libyenne et tunisienne sont d’accord pour leur tenir tête.

Il a rappelé avoir demandé, mardi, au président de la République, Moncef Marzouki, lors de leur rencontre, de gracier les prisonniers libyens en Tunisie qui ont purgé les deux tiers de leur peine.

L’Allemagne livre à la Tunisie des équipements sécuritaires pour une valeur d’un million et demi d’euros

 

Le directeur de la coopération commune au sein du ministère de l’Intérieur, Bouraoui Ouni, a déclaré, mardi 8 avril 2014, sur les ondes de Mosaïque FM, que la Tunisie a reçu des équipements de sécurité maritime et de sauvetage, fournis par l’Allemagne.

 

M. Ouni a précisé que la livraison comprenait des équipements permettant l’expertise des documents falsifiés. Il a ajouté que ces équipements ont une valeur dépassant 1 million d'euros.

Ben Jeddou recevra son homologue libyen le 8 avril

 

Dans une déclaration à la TAP, dimanche 6 avril 2014, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a indiqué qu’un entretien téléphonique a eu lieu entre Lotfi Ben Jeddou et le ministre de l’Intérieur Libyen, Salah Mazek, en vue d’organiser la coordination entre les gouvernements tunisien et libyen à propos des problèmes relatifs au poste frontalier de Ras Jedi à Ben Guerdène.

 

Le porte-parole a de ce fait précisé que le ministre de l’Intérieur libyen, à la tête d'une délégation sécuritaire, se rendra en Tunisie mardi 8 avril. Les discussions concerneront la situation au poste frontalier et la mise en œuvre de solutions qui permettront sa réouverture.

L’ONU s’alarme de la surpopulation carcérale en Tunisie

 

Au cours d'une conférence de presse tenue le jeudi 3 mars 2014, l'ONU a présenté un rapport établi par ses soins concernant la situation carcérale en Tunisie.

 

Les conclusions du rapport sont particulièrement alarmantes : Les établissements pénitentiaires tunisiens sont en moyenne pleins à 150%, et certaines prisons accueillent jusqu'à 16 fois leur capacité, a affirmé Mazen Shaqoura, du bureau de Tunis du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme.

 

Cette surpopulation contraint des prévenus ou des condamnés à des peines légères à côtoyer des criminels condamnés pour des faits plus graves. Le rapport a été élaboré en deux ans (de 2011 à 2013) à la suite de plusieurs visites dans les prisons tunisiennes

Des fusils de chasse et des munitions provenant de la Tunisie saisis en Algérie

 

Les services de la sécurité algérienne relevant de la région du Taref (Algérie) ont saisi des fusils de chasse et des munitions provenant de la Tunisie , à travers les frontières montagneuses, rapporte le journal « Attounssia » dans son édition de ce mardi, 25 mars 2014. Un réseau de malfaiteurs a été démantelé et 3 fusils de chasse et des quantités de cartouches ont été saisis.

 

D’après les premières enquêtes, un réseau de contrebande formé de 4 personnes a procédé à la contrebande des fusils de fabrication française, italienne et russe de la Tunisie pour les vendre, par la suite, en Algérie à d’autres personnes.

Des membres des forces spéciales américaines forment les militaires tunisiens

Dans un article paru le 7 mars 2014 dans les colonnes du Los Angeles Times, on apprend qu'un groupe de militaires américains des forces spéciales dispense un entrainement et une formation aux unités tunisiennes en tactiques de contre-terrorisme.

Selon le journal américain, ce groupe serait composé de moins de 50 personnes avec un seul hélicoptère et serait basé à l'ouest de la Tunisie. Le but de ce type d'intervention est de fournir une formation à certaines troupes locales pour contrer la menace terroriste tout en réduisant la présence américaine sur le sol africain.

Toujours d'après l'article, cette formation aurait été entreprise sur demande du gouvernement tunisien et aurait nécessité des mois de préparation. Les militaires américains sont tenus à l'écart des opérations dans les déserts tunisiens, algérien et libyen, selon un officiel américain. 

La portée stratégique de la visite de Sergei Lavrov en Tunisie?

 

Après les développements du conflit entre la Russie et l’Ukraine et ses ramifications concernant la «crise aigue» dans les  rapports de Moscou avec les USA et l’Union Européenne, les observateurs ont pronostiqué le report de la visite du chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov une visite envisagée depuis longtemps et maintes fois ajournée.

 

En maintenant sa visite dans les circonstances actuelles, le ministre des affaires étrangères de la Fédération Russe, fin diplomate, donne une «portée stratégique» à son premier déplacement à Tunis, souligne une source diplomatique tunisienne au fait des affaires russes.

 

Sur le plan bilatéral d’abord, Moscou entend développer ses concertations et sa coopération avec la Tunisie qui bien que n’ayant jamais été proche de Moscou ne peut être ignorée  par le pays de Poutine. La Fédération russe soucieuse de reprendre sa place comme grande puissance  dans le concert des nations ne veut pas voir perpétuer le «tête-à-tête» de la Tunisie avec le monde occidental. En mettant l’accent sur l’expansion de la langue russe et sur la promotion du tourisme tunisien auprès d’une classe russe de plus en plus fortunée, M. Lavrov veut que son pays gagne sa place parmi les grands pays soutenant la transition démocratique  de la Tunisie, selon notre source.

 

Sur le plan régional ensuite, la Tunisie est le pays voisin de deux pays, l’Algérie et la Libye qui tous deux ont été de tout temps des «partenaires stratégiques privilégiés» de Moscou. M. Lavrov est venu selon notre source recueillir les appréciations des dirigeants tunisiens sur les développements graves en Libye en raison de l’anarchie qui règne dans ce pays et de l’expansion du terrorisme et du trafic d’armes en majorité de fabrication russe ou ex-soviétique.

 

Concernant l’Algérie, le dirigeant  russe est venu s’informer de la coopération tuniso-algérienne en matière de lutte antiterroriste et incidemment des «vues» de la direction tunisienne sur la situation dans le pays voisin à la veille des élections présidentielles du 17 avril prochain auxquelles prend part le Président Abdelaziz Bouteflika malgré son  état de santé précaire.

 

Pour notre source, les dirigeants tunisiens n’ont pas manqué à cette occasion d’évoquer la situation en Syrie et ce en dépit de la divergence totale des approches des deux pays sur ce dossier, Moscou étant le plus solide allié du régime syrien alors que Tunis a été parmi les premiers pays à avoir   rompu ses relations avec Damas. Tunis qui souhaite disposer très rapidement d’une «antenne consulaire» en Syrie pour pouvoir dispenser ses prestations aux milliers de ressortissants tunisiens installés dans ce pays sans pour autant reprendre ses liens diplomatiques avec Damas veut que Moscou soutient sa démarche.

 

Pour toutes ces raisons réunies, la visite de M.Sergei Lavrov une première dans les annales des relations entre les deux pays, pour « brève » qu’elle fut revêt « une grande importance »,  résume enfin notre source.