dimanche , 4 décembre 2022
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Saccage de l’école américaine : entre acquittements et 2 ans de prison

 

Le tribunal de première instance de Tunis a donné lundi 23 juin 2014 son verdict dans l’affaire du saccage et incendie de l’Ecole américaine de Tunis.

22 personnes ont été condamnées dans cette affaire et les verdicts ont oscillé entre l’acquittement, deux ans de prison avec sursis et deux ans de prison ferme.

L’école américaine a été incendiée, saccagée et pillée le 14 septembre 2012, juste après l’incendie de l’ambassade US à Tunis qui se trouve à quelques encablures. Des photos et vidéos des pilleurs en train de fuir, en emportant des ordinateurs et différents matériels de l’école, ont rapidement circulé sur le web, permettant aux forces de l’ordre d’arrêter un bon nombre d’entre eux. Un grand mouvement de sympathie et de solidarité a été observé ensuite de la part des Tunisiens.

L’école a été rapidement restaurée pour redevenir opérationnelle un mois après ces actes barbares. 

La Tunisie remettrait 20 ex-cadres sécuritaires libyens!

Une réunion a groupé, la semaine dernière, de hauts cadres sécuritaires tunisiens et libyens, à l’effet d’examiner la situation sécuritaire commune, selon le site « Libya al Mustakbal ».

Au cours de cette rencontre à laquelle participait le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, la partie libyenne a demandé que les autorités tunisiennes lui remettent une vingtaine d’ex-responsables sécuritaires sous le régime de Kadhafi, qui séjournent en Tunisie, depuis la chute du régime.

Selon le site, ces responsables continuent leurs menées visant à porter atteinte à la situation en Libye , ajoutant que les personnes réclamées sont accusées d’exactions lors de la révolution du 17 février, et qu’ils résident dans maintes villes tunisiennes, notamment à Tunis, , Hammamet, Jerba, Zarzis et Sfax.

« Libya al Mostakbal », a affirmé que la partie tunisienne a réagi favorablement à cette demande, ajoutant que les procédures judicaires seront engagées, dans les jours à venir, aux fins de l’exécution des décisions de rapatriement.

Soutenir la justice transitionnelle en Tunisie

 

Malgré les immenses difficultés économiques, la polarisation de la vie politique et les défis sécuritaires, la Tunisie continue d’avancer et consolide pas à pas les institutions de la transition démocratique. Après l’adoption saluée d’une constitution aujourd’hui revendiquée par toutes les parties, la Tunisie se dote d’une «Instance vérité et dignité» aux larges compétences, chargée d’investiguer les violations des droits de l’Homme commises de 1955 à 2013. L’élection à une très large majorité à sa présidence de Sihem Bensedrine, défenseur infatigable et reconnue des droits humains, est une formidable nouvelle pour sa crédibilité.

Préparée par la société civile, la loi organique qui fonde l’Instance consacre des pouvoirs d’enquête, d’accès aux archives et d’auditions des victimes sans restriction. Elle prévoit également que l’Instance défèrera les cas les plus graves devant des chambres spécialisées et créera un fonds d’indemnisation des victimes.

Les quinze membres à qui échoit l’immense responsabilité de faire la lumière sur les crimes du passé auront à convaincre une population au mieux sceptique sur ce processus encore mal identifié. Réunis la semaine dernière en séminaire pendant trois jours avec les experts internationaux de la justice transitionnelle, les quinze commissaires ont pris connaissance des expériences déjà réalisées dans le monde depuis le processus fondateur sud-africain et ont pu bénéficier de leurs avis et conseils pour la mise en place du processus tunisien.

La tâche à accomplir est immense et les défis qui s’annoncent sont nombreux. La capacité à convaincre les victimes, ou leurs familles, de témoigner devant l’Instance est évidemment primordiale. Pour cela, les commissaires devront surmonter l’inévitable polémique qui a présidé à leur désignation par un comité de membres de l’Assemblée nationale constituante et faire la preuve de leur indépendance, de leur impartialité et de leur expertise. Ils devront convaincre que toute leur énergie sera mobilisée pour faire œuvre de vérité et de justice, prévenir les récidives liberticides et permettre la réconciliation.

L’Instance devra également préciser les formes concrètes que prendra son action, et notamment la nature du lien qui unira son travail d’établissement de la vérité aux processus judiciaires que la loi prévoit. Elle aura enfin à savoir circonscrire son travail dans des limites maîtrisables au cours de son mandat de quatre ans.

Sans renoncer à son attitude vigilante et critique, la société civile tunisienne doit soutenir de toutes ses forces ce processus fragile et ambitieux. Il fera inévitablement face à des résistances de la part de ceux qui ont profité des rentes de l’ancien régime ou participé directement à l’exercice de la dictature policière.

Il devra s’affranchir des tentatives d’instrumentalisation dans le contexte polarisant des échéances électorales à venir et prévenir la concurrence victimaire. Il devra enfin résister à la violence des groupes salafistes et aux manœuvres des activistes de la restauration, tous deux bénéficiaires de l’instabilité politique.

Les instances internationales, déjà fort impliquées, doivent continuer à fournir l’expertise et le soutien politique dont l’Instance a besoin. L’Union européenne et la France peuvent y jouer un rôle décisif en soutenant le processus et en coopérant pleinement le jour où l’Instance demandera accès aux archives des pays membres, afin d’établir les faits et les complicités internationales dont les précédents régimes tunisiens auront pu bénéficier.

La Tunisie est engagée de bonne foi sur le chemin escarpé des droits de l’Homme et de la démocratie ; les rapporteurs spéciaux des Nations unies y ont une invitation permanente et le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme une mission à domicile. Il serait heureux que les partenaires européens en fassent également la priorité de leur coopération avec ce pays.

(Ancienne présidente de la sous-commission Droits de l’Homme du Parlement européen)

Ridha Sfar: »Appel à l’unification des efforts de lutte contre le terrorisme »

 

Au lendemain de son arrivée en Allemagne, le ministre délégué auprès du ministère de l’Intérieur, Ridha Sfar, a déclaré, que l’AQMI  est en train de collaborer avec plusieurs groupes terroristes situés à plusieurs endroits comme Kasserine, Jendouba et Kef et aux  frontières avec l’Algérie pour faire sombrer le pays dans le chaos. Il a fait également  savoir que l’intention des terroristes serait que  le processus de la transition démocratique soit arrêté,a rapporté radio Shems fm, mercredi 18 juin 2014.

Ridha Sfar a fait  appel à toutes ses composantes de la société tunisienne afin d’ unifier les efforts de lutte  contre le terrorisme.

Ridha Sfar : les terroristes cherchent à faire échouer l’expérience tunisienne

 

Le ministre délégué auprès du ministère de l’Intérieur, Ridha Sfar, a indiqué, mercredi 18 juin 2014, à son arrivée en Allemagne, qu’AQMI collabore avec plusieurs groupes terroristes se trouvant sur les frontières avec l’Algérie à Kasserine, Jendouba et Kef pour faire échouer l’expérience tunisienne en matière de transition démocratique.

Sfar a lancé un appel pour unifier les efforts des composantes de la société tunisienne dans la guerre contre le terrorisme.

François Gouyette parle du soutien économique de la France à la Tunisie et évoque la situation sécuritaire

 

Le soutien économique de la France à la Tunisie, les promesses de François Hollande lors de sa dernière visite, la coopération sécuritaire sur les frontières avec la Libye…

Tous ces sujets ont été abordés par l’ambassadeur de France en Tunisie, M.François Gouyette, lors de sa rencontre aujourd’hui avec la presse à l’ambassade de France.

 

François Gouyette a donné des exemples de projets qui illustrent la contribution de la France à la relance économique en Tunisie comme la rénovation du réseau ferré de la ligne de Gafsa ou la régulation des ports de Radès, de la Goulette et de Bizerte.

 

Il est également revenu sur la situation sécuritaire et les dangers émanant de la Libye et qui constituent autant une menace pour la Tunisie que pour l’Algérie et la France.

La France réaffirme son soutien à la Tunisie

 

L’ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette a tenu, aujourd’hui mardi 17 juin 2014, une conférence de presse en présence du président de l’Agence Française de Développement (AFD, Cyrille Breton, de conseillers ainsi que du consul général de France.

 

Le ton a été donné par le dressement du bilan d’un an après la visite du président français, François Hollande en Tunisie. Il a été question du projet du RFR qui permettra de désenclaver la région de la banlieue de Tunis avec 86 kilomètres de réseau ferroviaire pour un nombre total de 600 000 voyageurs. L’AFD participe au financement de ce projet à raison des deux premières lignes. Quant au deuxième projet, il s’agit de la rénovation du réseau ferré de Gafsa pour l’acheminement du phosphate vers les sites de transformation. Le coût du transport sera, de ce fait, divisé par cinq grâce à la ligne de chemin de fer. Le troisième projet porte sur les ports tunisiens. En effet, il s’agit d’améliorer la capacité d’export de la Tunisie à travers l’amélioration et la restructuration des ports avec 350 millions d’euro comme contribution au financement de cette opération. A ce titre, l’Assemblée nationale constituante vient d’adopter les lois de financement en question ce qui sera à même de lancer les études appropriées.

 

Par ailleurs, il faut noter que la Tunisie est le premier bénéficiaire des efforts déployés par l’AFD, plusieurs exemples l’illustrent bien : l’alliance numérique entre la France et la Tunisie, 31 accords de partenariat entre les entreprises françaises et tunisiennes dans le numérique, nomination d’un magistrat de liaison au sein de l’ambassade de France pour suivre le traitement des dossiers juridiques relatifs aux biens mal acquis, l’action pour l’emploi des jeunes à travers la micro finance (projets locaux, ouverture de centres de formation professionnelle), l’appui à la décentralisation pour l’essor d’une démocratie vivante particulièrement à Gafsa et Kasserine (ce sont les régions de la Loire et de PACA qui apportent un soutien concret à ces deux villes avec 600 000 euros consacrés à la décentralisation) et l’aide aux élections législatives et présidentielle qui dépendra de la demande exprimée par l’Etat tunisien ou encore par l’ISIE.

 

Aussi, sur le plan sécuritaire, existe-il un échange de confiance entre les deux pays. Actuellement, des pourparlers pour l’acquisition éventuelle d’hélicoptères, tout comme une coopération et une formation dédiée aux agents de sécurité tunisiens. Sur un autre plan, l’ambassadeur de France a évoqué le taux de 10% de refus des visas pour les Tunisiens voulant se rendre en France, ce qui selon ses dires représente le taux le plus faible au monde pour son pays. Le consul de France a, pour sa part, indiqué qu’il existe des entreprises françaises qui investissent en Tunisie. « Nous préparons activement le congrès des amis de la Tunisie qui se tiendra au mois de septembre, dont l’objectif est de réunir à Tunis, tous ceux qui s’engagent à apporter une aide significative à la Tunisie ainsi qu’un soutien à l’économie et la démocratie », souligne le consul général, en ajoutant qu’il y aura une quarantaine de participants dont les grands bailleurs de fonds et qui sont les partenaires traditionnels de la Tunisie.

 

Dans un autre contexte, François Gouyette a indiqué qu’en ce qui concerne la question du calendrier des élections, ceci n’est que l’affaire des Tunisiens, « nous n’avons pas à nous prononcer là-dessus » dit-il. Et d’ajouter que ce qui demeure important est la tenue des élections dans les plus brefs délais. « Chafik Sarsar est confiant et affiche clairement une volonté de respecter les délais constitutionnels, de ce fait, la France apportera son soutien seulement dans le cadre de la volonté des Tunisiens. L’existence d’une visibilité sur plusieurs années après les élections ne fera que renforcer la confiance », souligne M. Gouyette. Ce dernier a confirmé, en outre, que la prestation de Mehdi Jomâa, chef du gouvernement, au Medef, a été fortement appréciée par les hommes d’affaires. L’ambassadeur a fait noter que Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères français passera des vacances de quelques jours en Tunisie cette année. 

Lutte antiterrorite: Le soutien de l’UE

 

Le ministre de la Défense, Ghazi Jribi, a reçu hier, à Tunis, une délégation du Comité politique et de sécurité (CoPs) de l’Union européenne, conduite par son président, Walter Stevens.

La rencontre a porté sur les questions sécuritaires dans la région, en particulier la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et les activités illicites.

Le ministre de la Défense a souligné, lors de l’entretien, que le terrorisme constitue une menace pour tous les pays.

Le combattre est une responsabilité partagée, a-t-il soutenu, mettant l’accent sur la ferme détermination de l’Etat tunisien à lutter contre ce fléau à la faveur d’une coordination optimale entre les forces de sécurité et de l’armée et en étroite collaboration avec les pays de la région. La lutte antiterroriste commande l’adoption d’une approche globale qui tienne compte des facteurs socioéconomiques, culturels et juridiques, a-t-il encore ajouté.

De son côté, Walter Stevens a affirmé l’engagement de l’UE à soutenir la transition démocratique en Tunisie, notamment, en matière de réforme du système sécuritaire, en association avec les composantes de la société civile tunisienne.

Le président du CoPs, qui était accompagné de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE en Tunisie, Laura Baeza, a exprimé sa préoccupation de la situation sécuritaire en Libye et ses répercussions possibles sur les pays de la région.

Navy Pilay félicite la Tunisie pour l’instance vérité et dignité

 

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navy Pilay a transmis un message à la Tunisie, via une vidéo publiée aujourd’hui 10 juin 2014, et ce, à l'occasion de la mise de place de l'Instance vérité et dignité en Tunisie.

 

Après avoir présenté ses félicitations à cet effet, elle a indiqué que, depuis trois ans, la Tunisie a donné l’exemple en matière de courage et de patriotisme, en déclenchant la révolte contre un système oppressif et en se battant pour la consécration de la liberté et de la dignité. « Aujourd’hui, cette consécration se concrétise au travers de la mise en place de l’instance vérité et dignité dont la mission principale est de réhabiliter la justice et réparer les dégâts subis par les victimes de l’oppression, des années durant», souligne Navy Pilay.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme a ajouté que l’Instance vérité et dignité va, désormais, s’affronter à une série de challenges qu’elle va devoir relever, et faire face à des victimes de l’oppression ayant d’importantes attentes. « Je suis confiante que la commission saura trouver les solutions adéquates afin de satisfaire toutes les attentes des victimes et nous continuerons à soutenir votre travail », affirme Navy Pilay, avant d’ajouter que la Tunisie demeure un pays modèle en la matière et qui peut s’inspirer des expériences des autres pays ayant connu les mêmes événements.

Ban Ki-moon: Le lancement de l’IVD est une preuve de succès pour la Tunisie

 

Le Représentant résidant du PNUD, Mounir Thabet, a reporté un message du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon qui assure que le lancement officiel de l’IVD est une preuve supplémentaire de la réussite tunisienne.

Le secrétaire général de l’ONU et Hélène Clark, l'Administratrice générale du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont assuré dans un message commun que les institutions onusiennes soutiendront les efforts de cette instance dans l’établissement d’une justice transitionnelle.

Le ministre de la Justice, Hafedh Ben Salah, a considéré que le délai de 6 mois fixé par la loi de justice transitionnelle pour l’Instance Vérité et dignité permettra à ses membres de mettre un règlement intérieur et d’organiser son travail.

Ben Salah a appelé, les membres de l’IVD de donner de l’importance aux experts en justice transitionnelle et d’exploiter la capacité des jeunes dans la recherche des dépassements.