Lundi , 8 août 2022

Archives du blog

Tunisie: un opposant laïc battu à mort par des islamistes

 

Lotfi Naguedh, le coordinateur du mouvement d'opposition laïque tunisien Nidaa Tounès (l'Appel de la Tunisie), à Tataouine (sud de la Tunisie) est mort en marge d'affrontements jeudi 19 octobre entre ses partisans et des manifestants proches d'Ennahda, le parti au pouvoir. Par ailleurs, neuf autres personnes ont été blessées. 

 

Une marche avait été organisée par les islamistes de la Ligue de protection de la révolution de la ville appelant à « l'assainissement de l'administration des symboles de la corruption ». Devant le siège de l'Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP), les manifestants au nombre de 150, selon le ministère de l'intérieur, et des membres de Nidaa Tounès ont échangé des jets de pierres, certains allant jusqu'à l'usage de cocktails Molotov. 

 Le porte-parole du ministère de l'intérieur, Khaled Tarrouche, a confirmé les violences au cours de cette manifestation pour l'épuration des cadres de l'ancien régime mais a assuré que Lotfi Naguedh avait été terrassé par une crise cardiaque. 

 

Nidaa Tounès assure pour sa part que les violences provenaient uniquement du camp des manifestants composés notamment d'éléments d'Ennahda et de « criminels notoires de la région » qui ont investi le siège de l'URAP, frappant des occupants avec des bâtons. L'ex-premier ministre tunisien et chef de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, 84 ans, a dénoncé le« premier assassinat politique depuis la révolution », accusant les islamistes au pouvoir, Ennahda, et son allié de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) de Moncef Marzouki, d'être responsables de la manifestation. Il a aussi évoqué, lors d'une conférence de presse à Tunis, « un lynchage », montrant une vidéo où l'on voit une personne présentée comme la victime traînée au sol et frappée par une foule.

 

Le corps a été transporté à Tunis vendredi 19 octobre où une autopsie devait avoir lieu. Ennahda a de son côté accusé dans un communiqué diffusé la veille au soir les partisans de Nidaa Tounès d'avoir provoqué les violences.

 

Au sujet de la mort de Lotfi Naguedh, le président tunisien Moncef Marzouki a dénoncé à son tour un « lynchage ». Il est le premier responsable à avoir reconnu que le coordinateur de Nidaa Tounès à Tataouine avait bien été tué dans des affrontements après une manifestation qui a dégénéré et non d'une crise cardiaque comme l'affirmait le ministère de l'intérieur. « C'est un Tunisien qui a été piétiné, comment une telle opération de lynchage est-elle possible en Tunisie ? », a déclaré M. Marzouki dans un entretien à la télévision tunisienne, évoquant une « atrocité absolue, inacceptable » qui met à mal « la cohésion nationale ». Le président tunisien a promis, dans une communication téléphonique avec l'un des membres de la famille de Lotfi Naguedh, l'ouverture d'une enquête sur les incidents survenus dans la ville de Tataouine.

 

La Ligue tunisienne des droits de l'Homme a pour sa part condamné ces « violences politiques » et appelé à la « dissolution de ce qu'on appelle Ligue ou comité de protection de la révolution, qui appelle à la violence ». Cette organisation est accusée d'être derrière plusieurs actes de violences. La semaine dernière, elle avait promis aux « ennemis de la révolution et aux caciques de l'ancien régime » de leur faire « regretter de ne pas s'être suicidés », affirmant préparer « des surprises de gros calibre pour les exterminer tous ».

 

Les partisans du gouvernement accuse Nidaa Tounès de rassembler des tenants du président déchu, Zine El Abidine Ben Ali. Béji Caïd Essebsi, deuxième premier ministre de transition après la révolution de 2011, qui a fondé le parti Nidaa Tounès cet été, connaît, selon des sondages, une popularité croissante. Il cherche à rassembler la société civile. Nidaa Tounès entend présenter une alternative aux islamistes d'Ennahda. Beji Caïd Essebsi instruit le procès en incompétence du gouvernement, fustigeant « ces gens qui ne croient pas en l'État tunisien » et qui « n 'ont pas digéré la modernité tunisienne de ces cinquante dernières années ».

Read More »

Lynchage à Tataouine: La famille de Lotfi Nagdh porte plainte, à Genève, contre l’Etat tunisien

La famille de Lotfi Nagdh, coordinateur régional de Nidaa Tounes à Tataouine, décédé jeudi dernier suite à une agression perpétrée par des proches du « Comité de Protection de la Révolution » de Tataouine aurait entamé des démarches administratives afin de saisir le Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme. Un proche de la victime a déclaré sur le plateau de l’émission « Labess » (TounisaTV), qu’une procédure spéciale a été entamée ce vendredi, à Genève, contre l’Etat tunisien. Ils sont accusés collectivement de l’assassinat politique de Lotfi Nagdh.

Read More »

Dans la Tunisie d’Ennahdha, on achève bien les cardiaques

Le ministère de l’Intérieur n’a pas laissé grand-chose à l’enquête judiciaire: Lotfi Naqdh était souffrant et il a commis l’imprudence de s’impliquer dans une activité à haut risque pour sa santé… Hier, il y a eu mort d’homme à Tataouine et l’on a toutes les raisons de s’en alarmer. Ne nous cachons pas la face, le décès de Lotfi Naqdh est tragique et très dangereux. Bien évidemment, Ennahdha peut dire le contraire et nous ne nous attendrons jamais à moins que cela de sa part: ses dix mois de gouvernement nous ont révélé son irréparable «maladresse» à gérer les situations de crise, les plus petites aussi bien que les plus graves. Son irrattrapable incapacité à contrôler les choses fait la une des journaux sans relâche, et les Nahdhaouis persisteront et signeront encore et encore, avec la même inconscience et la même arrogance indicible. Ali Lârayedh n’a jamais convaincu Notre inquiétude est loin d’être exagérée. Seulement, à nos yeux, la mort d’un seul homme, Lotfi Naqdh, reste une perte de vie humaine tunisienne de trop et elle nous fait craindre le pire, car – hélas, mille fois hélas! – depuis la prise du pouvoir par les Nahdhaouis, Ali Lârayedh, le ministre de l’Intérieur, n’a jamais convaincu et le sentiment d’insécurité n’a cessé de prendre une ampleur chaque jour encore plus troublante. Si notre réaction paraît épidermique, c’est tout simplement parce que le gouvernement Jebali ne nous a pas inspiré confiance au départ et nous craignons ce que l’arrivée pourrait nous réserver. La triste mémoire de l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis, il y a un peu plus d’un mois, reste ineffaçable: 5 citoyens tunisiens, lors de cet incident du 14 septembre, ont été tués par d’autres Tunisiens, et notre ministre de l’Intérieur est venu nous expliquer devant les caméras du monde entier qu’il s’attendait à ce que les manifestants «viennent en face et ils nous ont surpris en arrivant par derrière». Oui, les mots vous manqueront toujours pour décrire l’étendue de l’incompétence nahdhaouie. Oui, on essaiera de nous faire accepter que notre cher 14 janvier peut ainsi être raconté dans les cafés par des anecdotes de ce genre… D’ailleurs, les blagues nahdhaouies ont un succès inouï, car elles n’ont rien à envier aux «je vous ai compris!» et «on m’a induit en erreur» de Ben Ali. La tragédie de la révolution est comique parce Ennahdha en a voulu ainsi. Cela tient sans nul doute à l’inexpérience des Nahdhaouis, mais également pour une bonne part à leur mauvaise foi. Comment ont-ils réagi à la mort de Lotfi Naqdh? Retenons seulement, dans les déclarations qu’ils ont faites, celles de Ameur Lârayedh et Khaled Tarrouche, au JT de 20:00 de la Watania 1. Les deux responsables ont entamé leur laïus par l’expression de leur fausse, très fausse, tristesse face au décès de Lotfi Naqdh, avant de s’attarder longuement sur le caractère pacifique de la manifestation de la Ligue de la protection de la révolution (Lpr) à Tataouine et sur la fragilité de l’état de santé de la victime. Signalons, au passage, le manque de professionnalisme de nos collègues de la Watania 1 qui ont ouvert leurs micros à deux dirigeants, l’un nahdhaoui et l’autre en service commandé, alors que seul le secrétaire général de Nida Tounes, Taïeb Baccouche, a eu droit à la parole. Un tragique retournement de l’Histoire Que faut-il donc déduire des propos de MM. Lârayedh et Tarrouche? Naïvement, j’ai cru comprendre qu’en Tunisie de la révolution il est vivement déconseillé aux personnes «souffrant d’une maladie cardio-vasculaire», ainsi que nous l’a rappelé, dans la soirée, un communiqué du ministère de l’Intérieur, de faire de la politique et encore moins de porter une double casquette politique comme Lotfi Naqdh, qui était coordinateur du Nida à Tataouine et dirigeant syndical de la région. Ajoutons donc cette nouvelle anecdote nahdhaouie à la liste interminable des blagues des disciples de Rached Ghannouchi. Poussons le comique de la situation créée par Ennahdha jusqu’à l’extrême absurde auquel elle souhaite que l’on arrive: accepter que la révolution «la plus propre» du Printemps arabe en vienne, elle aussi, à payer un prix fort en vies humaines; se résoudre en tant que femme ou homme politique, ou simple citoyen défendant avec conviction ses idées, qu’à chaque instant de notre journée on peut perdre sa vie et être victime de n’importe quelle sorte de violence. Souvenons-nous de l’incident du constituant Brahim Gassas, à Kélibia, où l’on ne savait plus s’il fallait en rire ou en pleurer, ou les deux à la fois …. Très vite, la mésaventure du pittoresque Gassas a été oubliée. Très vite, notre amnésie a pris le dessus, d’autres soucis sont venus malmener notre 14 janvier et la violence s’est installée peu à peu dans notre quotidien. Parce qu’Ennahdha en a voulu ainsi, parce que les Nahdhaouis prennent ce que le droit leur accorde, plus encore et beaucoup trop. Eux, qui ont appris à leur dépens, dans les prisons de Ben Ali, en exil et dans la clandestinité, les souffrances que la dictature peut infliger, ne semblent plus s’étonner aujourd’hui qu’un homme puisse mourir parce qu’il a choisi un parti ou qu’il soit dirigeant d’un syndicat. Quel tragique retournement de l’Histoire! Quel triste revirement de comportement! Et quelle manière maladroite de la part d’Ennahdha d’évacuer la perte d’une vie humaine! Si l’on prend à la lettre le communiqué du ministère de l’Intérieur, il ne restera plus grand-chose à l’enquête judiciaire: Lotfi Naqdh était souffrant et il a commis l’imprudence de s’impliquer dans une activité à haut risque pour sa santé… Le dossier sera donc clos par un autre nahdhaoui, notre ministre de la Justice Noureddine B’hiri, et nous pourrons passer à autre chose. Ennahdha trouvera bien entendu la diversion, nos journaux tomberont peut-être dans le piège de leurs unes saisonnières et relaieront cette fuite en avant. Il y a l’arrivage des moutons roumains (vaccinés et conformes en tous points aux normes d’hygiène internationales!), il y aura la promesse d’un méchoui pantagruélique le jour de l’Aïd, le retour de nos pèlerins sains et saufs… Bref, de quoi remercier les amis de Hamadi Jebali d’avoir accepté de diriger les affaires de notre pays et de nous permettre de manger plus qu’à notre faim. Et surtout, de quoi ranger dans nos tiroirs les photos souvenir du 14 janvier. De quoi revoir à la baisse, également, nos aspirations à plus de droits, à des droits complets et à des libertés entières. C’est cela l’erreur impardonnable du 23 octobre 2011: une élection libre et transparente qui a intronisé les moins compétents d’entre les Tunisiens.

Read More »

L’agression-assassinat de Nakdh à Tataouine : un «acte de barbouzerie »

Mohamed Lotfi Nakdh, président de l’Union régionale des agriculteurs de Tataouine et coordinateur de Nidaa Tounes, est décédé, selon des sources de l’hôpital régional de Tataouine, suite à une hémorragie interne. Mohamed Lotfi Nakdh, homme digne et respecté de tous et militant de première heure de Nidaa Tounès a été l’objet d’une agression violente et gratuite perpétrée par des individus appartenant à une mouvance obscurantiste. Cet acte prémédité constitue un signal clair et un avertissement sans ambigüité sur les intentions de ces fascistes qui cherchent à intimider et faire régner leur loi par la violence et la haine. Nous tenons à dénoncer avec la plus grande énergie ce nouveau et grave acte ignoble et lâche qui a causé la mort d’un homme de grande valeur et père de six enfants. Nous rappelons que l’impunité a toujours encouragé les obscurantistes à commettre des crimes contre les symboles de la République et les citoyens paisibles. Cet acte de « barbouzerie » intervient au moment où l’ensemble de la classe politique est occupée à chercher voies et moyens pour sortir le pays d’une grave crise politique et économique. Cherche-t-on à saboter toute initiative qui peut réconcilier les tunisiens entre eux ? Nous devons connaitre le donneur d’ordre et les exécuteurs de cette agression barbare. La dissolution des « Comités de Protection de la Révolution » est le premier pas obligatoire que le ministre de l’Intérieur doit prendre avant qu’il quitte ce ministère car sa démission est devenue inévitable et urgente. La méthode et la stratégie sont éprouvées déjà depuis plus 20 mois: intimider les militants adverses, briser tout élan de militantisme, saboter des réunions, agresser verbalement et physiquement les militants du camp adverse. Nous sommes convaincus que ces pratiques ont leurs limites. Nous rappelons à juste titre aux donneurs d’ordre qu’ils ne doivent pas se méprendre : les menaces et intimidations, le recours systématique à la machine de la violence pour décourager toute forme d’organisation politique et sociale ne feront que renforcer davantage la détermination de ceux qui luttent pour une Tunisie républicaine, libre, démocratique et prospère. Le mouvement de Nidaa Tounès, s’il a l’intention de rester acteur politique influent, doit en faire de cette agression une affaire d’Etat et le déclenchement d’un processus visant à écarter définitivement cette horde primitive de la scène politique. Autrement, aucun tunisien ne se hasardera à militer dans ce parti ! C’est une question de vie ou de mort pour Nidaa Tounès. Nidaa Tounès doit formuler officiellement une requête demandant au secrétaire général des Nations Unies et au Haut commissariat pour les droits de l’homme de désigner conjointement une commission d’enquête afin de faire la lumière sur l’agression qui a causé le décès de Lotfi Nakdh. C’est bien de sortir des communiqués d’indignation et de faire des déclarations d’intention mais la question n’est pas là. Quelle stratégie Nidaa Tounès compte-t-il adopter pour mettre fin au terrorisme unilatéral et garantir un exercice normal des activités politiques pour les militants et sympathisants de Nidaa Tounès ? Il faut une autre stratégie basée sur le militantisme et la démocratie interne pour créer des groupes forts dans les régions capables de se défendre et de s’organiser pour mettre fin aux l’agressions ennemies. La stratégie de désignation et de parachutage adoptée par les instances centrales de Nidaa Tounès a échouée sur tous les plans. Il faut en tirer des leçons ou fermer la boutique et renoncer à vendre des mirages ! Je termine par cette citation de Gustave Le Bon : « La pensée sans action est un vain mirage, l’action sans pensée un vain effort ».

Read More »

Les milices de la terreur

Le secrétaire général de « Nidaa Tounès » à Tataouine est mort, son adjoint est dans le coma et neuf autres militants du parti sont soignés à l’hôpital dans un état grave. La nouvelle fait froid dans le dos. Elle ne laisse aucune place aux supputations et au doute : la violence politique arrive galopante, menaçante et prête à tout emporter sur son chemin. Elle fait partie désormais de notre quotidien et s’installe dans nos nouvelles mœurs post-révolution. Il y a un début à tout et les tristes événements de Tataouine ne sont que l’aboutissement logique d’une indifférence et d’un laxisme face à un fléau dont on n’a pu prévoir les dangers et que des parties ont nourri et entretenu à dessein et dans un but non avoué. Le secrétaire général de « Nidaa Tounès » mort, suite à ses blessures, selon les responsables du Parti, terrassé par une crise cardiaque, selon le ministère de l’Intérieur, appartient à un parti de l’opposition et pas n’importe lequel, celui qui menace le leadership d’Ennahdha et dérange ses leaders. Il n’est pas étonnant dès lors qu’il soit la cible privilégiée de leurs critiques et accusations et de la haine de leurs partisans Car la victime, selon des témoignages concordants, aurait été agressée par des membres qui se réclameraient du comité de protection de la révolution, une milice parallèle au service de certains partis et qui agit dans la liberté et l’impunité les plus totales. Ce n’est pas la première fois que des membres et des locaux de Nidaa Tounès sont attaqués sans que les coupables soient arrêtés. Or cette fois il y a mort d’homme. Et même si l’on spécule encore sur les liens de cause à effet, il est urgent que l’appareil d’Etat neutralise ces milices qui se proposent d’ « arbitrer », selon la loi du talion, les prochaines élections.

Read More »

Versions contradictoires autour du meurtre du dirigeant de Nidaa Tounes à Tataouine (MAJ)

Des affrontements survenus, aujourd’hui, jeudi 18 octobre 2012, à Tataouine entre des manifestants appartenant à la Ligue nationale pour la protection de la Révolution et des membres de l’Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP) ont causé la mort du coordinateur provisoire de Nidaa Tounes dans la ville, Lotfi Nagdh, également président régional de l’Union Tunisienne pour l'Agriculture et la Pêche. Une manifestation, organisée par la Ligue nationale pour la protection de la Révolution, proche d’Ennahdha à Tataouine, réclamant « l’assainissement de l’administration des symboles de l’ancien régime », s'est rendue dans l'après-midi au siège de l'URAP. La manifestation a ensuite dégénéré, et les deux camps se sont affrontés avec des cocktails molotov et des pierres. Alors que Nidaa Tounès, dans une déclaration à l’AFP, soutient la thèse que « les violences provenaient uniquement du camp des manifestants composés notamment d'éléments d'Ennahda et de criminels notoires de la région qui ont investi le siège de l'URAP, frappant des occupants avec des bâtons », le porte-parole du ministère de l’Intérieur affirme, de son côté, que des cocktails Molotov ont d’abord été lancés par des membres de l’URAP et que les manifestants ont, par la suite, riposté par des jets de pierre. Le ministère de l’Intérieur soutient également que Lotfi Nagdh a été victime d’un malaise cardiaque, ce qui a été confirmé par l’autopsie, toujours selon le même département. Version démentie par Nidaa Tounès qui précise que « même s'il s'agit d'une crise cardiaque, elle est directement liée à l'attaque que Lotfi Naguedh a subie ». Selon la TAP, huit personnes ont été également blessées et transportées à l’hôpital régional, dont certaines sont dans un état critique. Des témoins présents sur place ont noté l’absence des forces de l’ordre outre la fermeture des commerces alors que certains d’entre eux ont été endommagés. Mise à Jour, 21h30 : Le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué publié aujourd’hui, 18 octobre 2012, aux environs de 20h30, affirme que, suite aux résultats de l’autopsie réalisée par l’hôpital universitaire de Gabès, sur le corps du défunt Lotfi Nagdh, « la cause du décès est la crise cardiaque et la victime ne porte aucune trace de violences ». Un communiqué qui a été mis en doute par Lazhar Akremi, dirigeant de Nidaa Tounès, qui a appelé, dans une intervention sur la chaine Hannibal TV, à ouvrir une enquête et à recueillir les témoignages des familles et des présents sur les lieux des affrontements.

Read More »

Décès de Lotfi Nakdh ; Iyed Dahmani exige la démission du Ministre de l’Intérieur

Suite au décès sous les coups partisans d’Ennahdha, de Lotfi Nakdh, coordinateur du parti Nidaa Tounes, ce matin à tataouine, et suite à la volonté apparente du ministère de l’intérieur de mettre ce décès sur le compte d’une supposée mort naturelle par crise cardiaque, Iyed Dahmani, député du parti républicain a été parmi les premiers officiels à réagir, en demandant sur sa page Facebook, la démission immédiate de Ali Laârayedh ministre nahdhaoui de l’intérieur.

Read More »

Affrontements à Tataouine : mort du SG de l’U. des agriculteurs et coordinateur de Nidaa Tounes

Le secrétaire général de l'Union régionale des agriculteurs de Tataouine Mohamed Lotfi Nakdh et coordinateur provisoire de Nidaa Tounes à Tataouine est décédé, ce jeudi 18 octobre. Il aurait, selon une première version non confirmée, succombé à ses blessures à la tête après avoir été agressé par un groupe de personnes appartenant à la commission de protection de la révolution de la région. Selon la version du ministère de l'intérieur, Lotfi Nakdh aurait été victime d'un malaise cardiaque. Tataouine a été émaillé, aujourd’hui d’incidents, des affrontements ayant opposé deux camps, le premier réclamant le départ du secrétaire général de l’Union régionale des agriculteurs et l’autre le soutenant. Les deux groupes se sont affrontés à coups de cocktails Molotov et de jets de pierres, provoquant de nombreux blessés. Selon certaines rumeurs, les opposants à Lotfi Nakdh seraient des partisans d’Ennahdha et de la Troïka !!!

Read More »

Tataouine-Le coordinateur régional de Nida Tounes tué

Le coordinateur régional de Nida Tounes à Tataouine, Lotfi Naguez, a été tué ce jeudi 18 octobre après l'assaut lancé par un groupe apparenté aux ligues de protection de la révolution, a indiqué le directeur exécutif du parti, Ridha Belhaj. La victime était en réunion avec des membres de l'Union régionale de l'Agriculture et de la Pêche avant que "des miliciens", à la solde d'Ennahdha ou du Congrès Pour la République selon Ridha Belhaj, n'attaquent. Lotfi Naguez est décédé à l'hôpital régional de Tataouine de ses blessures.

Read More »