Samedi , 13 août 2022

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Grève générale et marche de protestation à Sidi Bouzid

Les habitants de Sidi Bouzid, qui observent aujourd’hui une grève générale, ont brandi des slogans anti-gouvernementaux et d’autres demandant la libération inconditionnelle des 8 manifestants incarcérés à la prison de Kairouan.Ces derniers protestaient contre les coupures d’eau et d’électricité, le chômage, la mal-vie et l’absence totale d’investissement dans la région. Pour soutenir les habitants de la région dans leur combat, des élus de l’Assemblée nationale constituante (ANC), des leaders de partis, des syndicalistes venus notamment de Sfax, Kasserine, Gafsa, Sousse participent à la marche d’aujourd’hui à Sidi Bouzid. Parmi les slogans brandis : «Ni peur, ni terreur, le pouvoir revient au peuple», «Libérez les manifestants»…La marche, qui a eu lieu du siège régional de l’Ugtt jusqu’à la Place Mohamed Bouazizi, a compté plus de 3.000 personnes. A rappeler, que plusieurs médias étrangers étaient au rendez-vous.

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Libération de 11 manifestants arrêtés à Sidi Bouzid

Onze personnes arrêtées à la suite des mouvements de protestation à Sidi Bouzid, ont été libérés, mardi après-midi. Il s’agit de 7 habitants de la région d’Essod, et de 4 de la région de Bkakria. La ville de Sidi Bouzid a été, ce mardi, le théâtre d’une grève générale en signe de protestation contre l’arrestation de nombre de manifestants, lors des derniers jours.

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Répression systématique et pratiques mafieuses du pouvoir à Sidi Bouzid, selon Ayoub Massoudi

La première étincelle de la révolution, ayant conduit à la délivrance du 14 janvier 2011, est partie de Sidi Bouzid qui aspire, à l’instar d’autres régions défavorisées, à la liberté, à la dignité, au développement et à l’emploi, ce qui en fait, théoriquement et logiquement, une zone prioritaire pour les nouveaux gouvernants. Or, le gouvernement qui se dit légitime et celui de la révolution, en l’occurrence la Troïka outrageusement dominée par le parti d’Ennahdha, a, de l’avis des habitants de cette région, continué à les délaisser, d’où la poursuite des protestations et la multiplication des manifestations populaires qualifiées par Ennahdha, d’abord, comme étant manipulées par «les partisans de Nidaa Tounes, des alcooliques et des symboles du régime déchu ». Puis ce fut au tour du gouvernement d’accuser officiellement les forces démocratiques de gauche, plus précisément le parti Watad de Chokri Belaïd. Mais voilà qu’un témoignage de l’ancien conseiller du président Moncef Marzouki, Ayoub Massoudi, est venu faire plus de lumière sur les derniers événements de ce fief de la rébellion et donner une version, à la fois, émouvante, grave et, surtout, accablante pour le pouvoir en place. S’étant rendu sur les lieux en cette nuit du 11 août 2012, M. Massoudi décrit ce qu’il a vu et entendu comme scènes et témoignages qui donnent froid au dos. Il commence par faire remarquer que l’Etat et ses structures semblent totalement absents de cette région où seule la présence policière est remarquable. Résultat : les habitants des différentes délégations du gouvernorat se retrouvent pris en tenaille entre la répression exercée par l’appareil sécuritaire de l’Etat et les groupes mafieux, connus pour leurs liens étroits avec l’ancien RCD qui veulent dominer la dynamique économique dans la région. D’un côté, donc, la police procède à des arrestations massives (85 personnes sont détenues), selon des témoins sur place, pour des accusations infondées dont le vol, le trafic et la consommation de drogue, comme si le pouvoir islamiste tente d’anticiper et de discréditer toute nouvelle « Intifadha » En effet, tout porte à étayer cette thèse au vue de la synchronisation des arrestations dans différentes régions du pays. Pour revenir à Sidi Bouzid, Ayoub Massoudi parle d’un cas concret auquel il a assisté en personne : dans la Cité El Khadhra, plus connue sous l’appellation de la Cité « Basqui, tout près du poste de police, un attroupement avait lieu autour d’un nouveau-né d’à peine cinq jours. Renseignement pris, il s’agissait du petit enfant du jeune Achraf Chelbaoui, arrêté le même jour sans en informer sa famille. Et c’est sa mère qui l’a déposé sur la voie publique, malgré les grands risques encourus pour la vie du bébé, afin de fermer la rue menant au poste de police et ameuter l’opinion publique sur cette arrestation arbitraire de son mari, transféré, par la suite, à Kairouan. M. Massoudi déplore que des histoires pareilles, à savoir des arrestations arbitraires, secrètes et mafieuses, continuent à être enregistrées et constituer une monnaie courante après le 14 janvier, sachant que les policiers, eux-mêmes, sont dépités par le comportement de l’Etat qui les livre à leur propre sort face aux citoyens. Il est vrai que le ministère de l’Intérieur leur a fourni des équipements modernes de répression plus « efficaces »et sans risque de faire des tués, tels les balles en caoutchouc (à croire que les autorités actuelles ont finalisé le marché qu’avait proposé l’ancienne ministre française de l’Intérieur, MAM, à Ben Ali !). Et d’après les témoignages des membres des familles des personnes arrêtées, la police procède, presque systématiquement, au transfert des détenus hors de Sidi Bouzid, à Kairouan et à Sfax, notamment, afin d’éviter les marches de contestation et les tentatives de leurs proches pour les libérer. Sans oublier les tabassages de cette femme âgée à Remiliya qui manifestait contre les coupures d’eau ou de ces jeunes de Regueb, arrêtés et roués de coups pour avoir filmé le jeune Saddam touché par une balle en caoutchouc. « La démission de l’Etat est telle que nos amis à Sidi Bouzid nous ont empêché de rentrer à Tunis par ce que la route n’est pas sécurisée, la nuit », affirme Ayoub Massoudi en substance. Mais la démission de l’Etat est nette aussi devant les pratiques de certaines grandes sociétés de transformations des tomates qui détiennent le monopole en la matière. En effet, elles fixent, désormais, le prix du kilo à 70 millimes de chez les producteurs alors qu’il était à 150 millimes. Mécontents, les agriculteurs se sont adressés au gouverneur nahdhaoui qui a refusé d’intervenir en leur faveur et même de recevoir les représentants de leurs syndicats. Ce qui a conduit à des manifestations de colère et de protestations. L’ancien conseiller du président Marzouki cite, également, les dizaines de milliers de cas des chômeurs qui ne trouvent plus rien que les chantiers pour y travailler en contrepartie de 200 dinars par mois. Or, il s’agit là de solutions précaires à une situation explosive dans la mesure où ces emplois ne créent aucune source de richesse et, donc, de développement et de croissance. En conclusion de son article, Ayoub Massoudi, assure que les jeunes n’ont aucunement besoin de meneurs ou d’instigateurs comme le prétend le pouvoir, pour s’insurger et manifester leur mécontentement, puisque tous les ingrédients sont là pour le déclenchement d’une nouvelle révolution, non seulement à Sidi Bouzid, mais à une plus large échelle et à travers les différentes régions de la Tunisie, afin de faire chuter le gouvernement. En effet, en optant pour les méthodes répressives et les humiliations de toutes sortes, morales, physiques, économiques et sociales, le pouvoir de la Troïka est en train de faire accélérer, d’une manière indirecte, l’émergence des forces révolutionnaires qui surprendront le régime en place par leur organisation, leur maturité et leur efficacité.

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Manifestation: retour sur les évènements de Sidi Bouzid

Les affrontements ont repris, jeudi après la prière du maghreb, à Sidi Bouzid entre un nombre de protestataires de la ville et les forces de sécurité. Selon le correspondant de l’agence TAP dans la région, les forces de l’ordre ont procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants bloquant la route principale de la ville pour demander la libération des personnes arrêtées. Ce que disent les médias étrangers Quelque 800 manifestants protestant contre l’intervention de la police contre une première manifestation dans la matinée et contre le gouvernement dominé par les islamistes d‘Ennahda ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène. Aucune information sur des blessés n’était disponible dans la nuit. Des affrontements avaient toujours lieu vers 23H00 GMT jeudi (00H00 vendredi locale). TV5 Monde L’intervention des forces de l’ordre a fait cinq blessés, dont un touché par une balle de caoutchouc et les 4 autres intoxiqués par des gaz lacrymogènes. Des manifestants dont les revendications sont nombreuses. Car les habitants de Sidi Bouzid se sentent délaissés. Depuis la révolution, ils assurent que pour eux rien n’a changé. Au fort taux de chômage dans la région s’ajoutent de nombreux problèmes : retard de paiement des salaires, manque d’équipement et depuis plus d’un mois des coupures d’eau et d’électricité. RFI Plusieurs formations politiques d’opposition ont participé à cette manifestation comme le parti républicain, le parti des Travailleurs tunisiens, Al Watan (la nation) ainsi que des indépendants. « Les revendications du peuple relatives à l’amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n’est pas au service de ce peuple », déplore Mohamed Ghadri, membre du parti républicain. Le Point Cité par l’AFP, le politologue Ahmed Manaï commente : « les habitants de Sidi Bouzid vivent dans des conditions très difficiles surtout ces derniers temps avec les coupures d’électricité et d’eau ». « Il fallait s’attendre à ces manifestations« , estime-t-il. Metro France De fait, marginalisée sous l’ancien régime, la région de Sidi Bouzid n’a pas vu sa condition s’améliorer. « Les habitants de Sidi Bouzid vivent dans des conditions très difficiles surtout ces derniers temps avec les coupures d’électricité et d’eau », explique le politologue Ahmed Manaï. « Il fallait s’attendre à ces manifestations ». Et ce qui est très inquiétant pour le pouvoir, c’est que Sidi Bouzid n’est que le foyer où se cristallise les rancœurs de plus en plus répandues dans le pays contre le gouvernement, incapable d’améliorer les conditions de vie des Tunisiens. De plus en plus, la contestation de la politique d’Ennahdha – singulièrement son absence de vision et de résultats économiques – grandit en s’appuyant sur une sorte de nostalgie de la stabilité de l’ancien régime. D’où un malaise qui se politise rapidement. Jeune Afrique Plusieurs ONG craignent une remise en cause de la liberté d’expression après l’introduction d’un projet de loi punissant de peines de prison les atteintes au sacré. Autre polémique, une proposition d’article de la Constitution évoque la complémentarité et non l’égalité homme-femme. Le Nouvel Observateur Les manifestants avaient scandé des slogans hostiles au pouvoir tels que « le peuple veut la chute de régime » et « le travail est un droit ». A la fin de juillet, la police avait dispersé de la même manière des dizaines de manifestants à Sidi Bouzid qui avaient attaqué le gouvernorat pour protester contre des retards de versement de salaires. Le Monde Jawher Ben M’barek, dirigeant du réseau Doustourouna, a relevé que cette manifestation avait réuni pour la première fois différents courants de l’opposition au gouvernement dominé par le parti Ennahda. « C’est l’une des rares actions où tous les partis se retrouvent », a-t-il dit. Ennahda rejette en bloc ces critiques, son chef, Rached Ghannouchi, ayant même accusé récemment des médias et des syndicats de « menacer l’unité du pays ». AFP

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La police disperse une nouvelle manifestation à Sidi Bouzid

Les critiques contre le parti islamiste au pouvoir se multiplient en Tunisie. A Sidi Bouzid, ville particulièrement touchée par la crise sociale et berceau de la révolution de 2011, la police a dispersé une deuxième manifestation. La police tunisienne a dispersé dans la nuit de jeudi à vendredi une deuxième manifestation contre le gouvernement à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, alors que les critiques contre le pouvoir dominé par les islamistes se multiplient. Quelque 800 manifestants protestant contre l'intervention de la police contre une première manifestation dans la matinée et contre le gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène. Aucune information sur des blessés n'était disponible dans la nuit. Des affrontements avaient toujours lieu vers 23H00 GMT jeudi (00H00 vendredi locale). Dans la matinée, la police avait dispersé de la même manière une manifestation d'opposition lorsque les protestataires avaient tenté de pénétrer de force dans le siège du gouvernorat (préfecture) de cette ville du centre-ouest du pays. Une personne blessée par une balle en caoutchouc et quatre autres intoxiquées par le gaz avaient alors été transférées à l'hôpital de la ville, selon le surveillant général de l'établissement, Adel Dhaï, évoquant des blessures sans gravité. Plusieurs partis d'opposition avaient participé au rassemblement comme le Parti républicain (centre), le Parti des travailleurs tunisiens (communiste), et Al-Watan (la nation). "Les revendications du peuple relatives à l'amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n'est pas au service de ce peuple", a déploré Mohamed Ghadri du Parti républicain. Fin juillet, la police avait déjà dispersé à Sidi Bouzid des dizaines de manifestants qui avaient attaqué le gouvernorat pour protester contre des retards de salaires. Le Parti des travailleurs a, dans un communiqué, dénoncé l'usage de la force dans la matinée par la police et exprimé son appui aux revendications des manifestants exigeant entre autres le limogeage du gouverneur (préfet), du chef de la Garde nationale et du procureur de la république. Le parti communiste réclame dans son communiqué la libération de quatre manifestants interpellés jeudi, selon lui. Sidi Bouzid est située dans une région particulièrement pauvre et marginalisée sous l'ancien régime. Or, selon des analystes, la situation ne s'y est guère améliorée depuis la révolution. "Les habitants de Sidi Bouzid vivent dans des conditions très difficiles surtout ces derniers temps avec les coupures d'électricité et d'eau", relève le politologue Ahmed Manaï, "il fallait s'attendre à ces manifestations", dit-il. Ennahda critiqué sur tous les fronts La ville est le berceau de la révolte qui a abouti le 14 janvier 2011 à la fuite du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali en Arabie saoudite. Le point de départ avait été la mort le 17 décembre 2010 de Mohamed Bouazizi, 26 ans, un vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu pour protester contre les saisies musclées de la police de ses marchandises. L'intervention musclée de la police jeudi intervient au moment où l'opposition et la société civile accusent le gouvernement d'une dérive autoritaire et islamiste. Plusieurs ONG craignent une remise en cause de la liberté d'expression après l'introduction d'un projet de loi punissant de peines de prison les atteintes au sacré. Autre polémique, une proposition d'article de la Constitution évoque la complémentarité et non l'égalité homme-femme. Différents mouvements d'opposition ont ainsi réuni quelque 200 manifestants jeudi à Tunis devant l'Assemblée nationale constituante pour dénoncer ces mesures. Quelques dizaines de manifestants ont tenté de forcer le portail de l'ANC, mais la police les en a empêchés. Ennahda rejette en bloc ces critiques, son chef, Rached Ghannouchi, ayant même accusé récemment des médias et des syndicats de "menacer l'unité du pays".

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La police tire des balles en caoutchouc sur des manifestants

La police tunisienne a procédé à des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène à Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution de 2011, pour disperser une manifestation d’opposants. Une personne blessée par une balle en caoutchouc et quatre autres qui se sont senties mal en raison du gaz se sont rendues à l’hôpital, a indiqué le surveillant général de l’hôpital de Sidi Bouzid, Adel Dhaï, assurant que ces blessures n'étaient pas graves. Les forces de l’ordre ont commencé à tirer en l’air lorsque des manifestants, qui réclamaient la démission du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, ont cherché à pénétrer par la force dans le siège du gouvernorat (préfecture) de Sidi Bouzid, selon la même source. Les protestataires ont brisé le portail d’entrée du gouvernorat. Après les tirs, un mouvement de panique a débuté et la foule de manifestants s’est dispersée pour échapper au gaz lacrymogène. Les manifestants avaient scandé auparavant des slogans hostiles au gouvernement tels que «le peuple veut la chute de régime», «le peuple veut la chute du gouvernement», «non à l’hypocrisie, le travail est un droit». Plusieurs formations politiques d’opposition ont participé à cette manifestation comme le parti républicain, le parti des Travailleurs tunisiens, Al-Watan (la nation) ainsi que des indépendants. «Les revendications du peuple relatives à l’amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n’est pas au service de ce peuple», a déploré à l’AFP Mohamed Ghadri, membre du parti républicain. Fin juillet, la police avait dispersé de la même manière des dizaines de manifestants qui avaient attaqué le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, y jetant des pneus enflammés, pour protester contre des retards de versement de salaires. Les revendications sociales, notamment en raison du fort chômage des jeunes et de la pauvreté, étaient au coeur des causes de la révolution. Les lenteurs de l’amélioration des conditions économiques et sociales ont entraîné des nouvelles tensions dans le pays. Régulièrement des grèves et action de protestation interviennent et la police intervient pour les disperser. Sidi Bouzid est le berceau de la révolte en Tunisie, qui a abouti le 14 janvier 2011 à la chute de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne sans partage. Son point de départ avait été la mort le 17 décembre 2010 de Mohamed Bouazizi, 26 ans, un vendeur ambulant qui s’est immolé par le feu pour protester contre les multiples saisies musclées par la police des denrées qu’il vendait sans permis pour faire vivre les siens.

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Sofiene Ben Farhat s’adresse au ministère de l’Intérieur : “Arrêtez de bailler!”

La situation ces deux derniers jours à Sidi Bouzid est marquée par de vives tensions dûes à la crise des arriérés de salaires des employés des chantiers de travail (عمال الحضائر), qui ont affronté jeudi les policiers. Dans la continuité, le local du Mouvement Ennahdha et le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid ont été saccagés par des citoyens en colère contre les conditions de vie difficiles qui sont les leurs. Pour notre chroniqueur et analyste politique Sofiane Ben Farhat, la situation est explosive avec l'inflation des prix, les coupures incessantes d'eaau et d'électricité, la marginalisation, le chômage, et la privation des droits les plus essentiels, dont la rémunération. Depuis les élections du 23 octobre 2011, 216 délégations spéciales (administrations qui prennent le relais des municipalités) sont sous la coupe d'Ennahdha, et les délégations qui n'ont pas encore connu de changements devraient suivre le même chemin. Une majorité de membres des bureaux des délégations spéciales appartiennent au Mouvement Ennahdha. Les agressions contre les locaux des partis politiques et leurs responsables se sont multipliées depuis plusieurs mois, jusqu'à l'attaque la plus récente contre le local d'Ennahdha à Sidi Bouzid. Jusqu'ici, aucun résultat d'enquête n'a été publié, ce qui n'est pas de nature à freiner le phénomène. Sofiane a ajouté : "Le ministère de l'Intérieur est capable de découvrir qui est impliqué dans les agressions contre les locaux de partis, les secrétaires généraux et les présidents (...) Arrêtez de bailler!"

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Des manifestants à Sidi Bouzid appellent au retour de Ben Ali!

A Sidi Bouzid, devant le siège du gouvernorat, des affrontements ont eu lieu jeudi entre des habitants en colère- qui ont notamment saccagé le siège d'Ennhdha-, et la police, qui a répliqué par des bombes lacrymogènes et des tirs en l’air pour les disperser. Depuis le matin, un groupe d’ouvriers de chantiers se sont rassemblés devant le gouvernorat brûlant des pneus et bloquant toute l’avenue Habib Bourguiba. Ils demandent leur paye (de deux mois) qui tarde à leur être versée. Plusieurs habitants ont rejoint ce sit-in brandissant des slogans contre la politique du gouvernement Jebali qui marginalise leur région où la situation sociale a empiré depuis la révolution. Selon nos collègues d’Al-Jarida, les manifestants auraient même crié, par dépit, le nom de l’ex-dictateur: «Ben Ali, Ben Ali!».La police a riposté en lançant des bombes lacrymogènes et même des tirs en l’air pour disperser la foule très en colère.

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Des journalistes d’Al-Hiwar Ettounsi agressés à Sidi Bouzid

Noureddine Saïdi et Saber Sbouï, 2 correspondants de la chaine Al-Hiwar Ettounsi, qui était en train de couvrir jeudi les évènements à Sidi Bouzid, ont été violemment agressés et transportés à l’hôpital de toute urgence. Selon Aymen Rezgui, rédacteur en chef de la télévision privée, ce n’est pas la première fois que l’on s’attaque à notre équipe mais, cette fois-ci, on est passé à la vitesse supérieure. «Alors que le journaliste Noureddine Saïdi et son collègue le cameraman Saber Sbouï couvraient les évènements et interviewaient des habitants et des manifestants, 4 personnes à bord d’une voiture, sortie du gouvernorat, se sont attaqués à eux et l’ont violemment agressés. Ils ont été transportés à l’hôpital pour recevoir les premiers soins avant de passer au poste de la police pour porter plainte», a-t-il dit à Kapitalis. Et d’ajouter : «Les 4 personnes ont dit à nos collaborateurs qu’ils avaient été prévenus et qu’ils n’ont plus droit de venir filmer dans la région». Il y a à peine 2 semaines, les mêmes journalistes, qui couvraient un soulèvement à Gobrar, ont été interpelés par les mêmes personnes. Qui a parlé de milices du parti Ennahdha au pouvoir?

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