Jeudi , 11 août 2022

Archives du blog

Grève générale dans quatre régions instables de Tunisie

La symbolique Sidi-Bouzid fait partie des protestataires. La grève est pour l'instant très suivie. Quatre régions de Tunisie réputées instables, dont Sidi Bouzid, ont entamé jeudi une grève générale très suivie, à l’appel de la puissante centrale syndicale UGTT, en conflit avec les islamistes au pouvoir, ont constaté des journalistes de l’AFP. Outre Sidi Bouzid (centre-ouest), sa voisine Kasserine observe le débrayage, tout comme Gafsa, une région minière qui est le théâtre de conflits sociaux récurrents, et Sfax, dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays. L’essentiel des institutions publiques et privées n’ont pas ouvert leurs portes jeudi matin dans ces régions, à l’appel des branches régionales de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Des manifestations y sont prévues. Seules des petites boutiques et cafés de quartier fonctionnaient dans la matinée. Ces grèves régionales sont un prélude du débrayage national annoncé par le syndicat pour le 13 décembre pour dénoncer une attaque mardi à Tunis contre son siège orchestrée, selon l’UGTT, par des milices islamistes pro-Ennahda, le parti au pouvoir. Dans son histoire, ce syndicat, qui revendique un demi-million de membres, n’a appelé qu'à deux grèves nationales, l’une en 1978, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali. Les grèves, manifestations violentes et crises politiques se multiplient à l’approche du 2e anniversaire du début de la révolution le 17 décembre, lorsqu’un vendeur ambulant s’est immolé par le feu pour dénoncer des brimades policières et la misère. Les espoirs déçus de la révolution nourrissent l’instabilité, en particulier dans l’intérieur du pays, marginalisé sur le plan économique depuis des décennies.

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Affaire des martyrs et des blessés de la Révolution à Menzel Bouzayane: Révélation spectaculaire d’un ex-officier supérieur de la Garde Nationale

Du nouveau dans l’affaire des martyrs et des blessés de Menzel Bouzayane avec la révélation d’un officier supérieur de la garde nationale. Recueillie au cours de l’enquête cette révélation est accablante pour le chef de poste de la garde nationale de la ville au moment des événements de la Révolution. En effet, un rebondissement spectaculaire pourrait survenir dans l’affaire des martyrs et des blessés de la Révolution à Menzel Bouzayane examinée hier par le tribunal Militaire permanent de Sfax, dans la mesure où le Procureur de la République, le colonel Ahmed Jbel a fait part au cours de l’audience d’une révélation capitale qui pourrait décider du sort des prévenus. Cette révélation avait été faite par l’ancien directeur général à la garde nationale , le général de division Mohamed Lamine El Abed et recueillie au cours de l’enquête menée dans le cadre du procès du président déchu et d’anciens hauts responsables de la sécurité. Cette révélation focalise l’accusation sur le chef de poste de la garde nationale à Menzel Bouzayane, au moment des faits, Ammar Boukhris. Celui-ci serait l’unique auteur du crime qui avait coûté la vie à deux citoyens, lors de l’attaque de son domicile par des émeutiers. Le Procureur de la République a demandé de tirer les choses au clair d’autant plus que l’ex-officier supérieur, auteur de la révélation, n’était pas présent à Menzel Bouzayane lors des événements en question. Il a par conséquent demandé son audition par le tribunal pour connaître sa source d’information. A l’issue des délibérations, le tribunal a pris les cinq décisions suivantes : premièrement, le report du procès au 10 décembre prochain. Deuxièmement la convocation, pour audition, de l’ancien général de division à la garde nationale, Mohamed Lamine El Abed ainsi que l’inspecteur général Charfeddine Zitoun, général de brigade, appartenant au même corps. Troisièmement, le refus de remise en liberté des deux prévenus principaux. Quatrièmement l’examen par le médecin légiste de l’un des blessés pour déterminer avec exactitude son taux d’incapacité à la suite de la complication de son état de santé. Cinquièmement, l’envoi d’une requête au gouvernorat de Sidi Bouzid concernant les montants remis aux ayants-droit , parmi les proches des victimes et des blessés de la Révolution, dans le cadre de l’opération de dédommagement. A rappeler que six prévenus sont impliqués dans l’affaire des événements survenus le 24 décembre 2010 à Menzel Bouzayane et dont le bilan s’élève à deux morts et sept blessés. Ils comparaissent ainsi devant la juridiction militaire pour répondre des chefs d’inculpation d’homicide volontaire et de tentative d’homicide.

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La LTDH condamne la répression à Sidi Bouzid et appelle à un dialogue global

La Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) a appelé, lundi, à l’instauration d’un « dialogue global dans toutes les régions » en vue de trouver une solution à la « situation de tension grandissante que connaît le pays ». Dans un communiqué parvenue à la TAP, la LTDH estime que les raisons des derniers mouvements de protestation survenus à Gafsa et dans la délégation de Menzel Bouzaïene dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, consistent en la revendication de l’emploi et du développement, outre la réalisation des promesses tenues par le gouvernement provisoire, soulignant que ces manifestations « ont été réprimées malgré leur caractère pacifique », en allusion aux incidents du 5 octobre devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Des affrontements avaient éclaté, vendredi 5 octobre devant le siège du gouverneur de Sidi Bouzid, entre les forces de la sûreté et des manifestants qui exigeaient le départ de l’ancien gouverneur de la région qui a été évacué de son bureau par les forces de l’ordre. Un nouveau gouverneur ( ancien du RCD ) a été nommé dimanche. Les accusations et les arrestations qui avaient suivi ces incidents étaient « sans fondements », poursuit l’organisation de défense des Droits de l’homme, précisant qu’un handicapé mental et un blessé de la Révolution se trouvaient parmi les personnes arrêtées. L’Organisation de défense des droits de l’homme a passé en revue des témoignages recueillis auprès des habitants de la localité d’El Omrane concernant des présumées « attaques » contre les protestants. Des habitants de la localité d’El Omrane, dont des personnes âgées, poursuivaient lundi une grève de la faim entamée il y a plusieurs jours pour exiger la libération de leurs proches.

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Sidi Bouzid-Audition de 5 individus arrêtés durant les évènements d’El Omrane

Le juge d'instruction de Sidi Bouzid a examiné ce mardi 9 octobre le dossier de 5 individus arrêtés durant les évènements d'El Omrane (gouvernorat de Sidi Bouzid). A l'issue de l'audition aujourd'hui, les avocats ont indiqué que les accusations portées à l'encontre des individus arrêtées sont pénales et "dangereuses". Selon notre correspondant dans la région, les avocats tiendront une conférence de presse à Tunis, dans le but de dévoiler certains élements en rapport avec les affrontements survenus à El Omrane.

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La police disperse des centaines de manifestants à Sidi Bouzid

La police tunisienne a tiré vendredi des balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants à Sidi Bouzid, réclamant le départ du gouverneur (préfet) de cette ville bastion de la révolution. Un millier de personnes se sont rassemblées pour réclamer le départ du gouverneur accusé d'"incompétence" et certains manifestants ont tenté d'envahir les locaux du gouvernorat, selon un journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont procédé alors à un tir de sommation et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires surveillés par un dispositif important de la police et de l'armée. Le gouverneur a été ensuite évacué de son bureau par la police. Par ailleurs une grève générale a été observée à Meknassy, dans la région de Sidi Bouzid, à l'initiative de l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, la centrale syndicale) pour protester contre l'absence de projets de développement. "La grève a été suivie à environ 100%", a affirmé Zouhair Khaskhousi, responsable syndical local, tandis que le bureau régional du parti islamiste Ennhada au pouvoir a parlé d'une grève "illégale". Fortes tensions sociales Les tensions sociales sont grandissantes et plusieurs manifestations contre la pauvreté, des coupures d'eau et des retards de salaires ont été réprimées ces dernières semaines, notamment à Sidi Bouzid. Début octobre, quelques centaines de personnes ont manifesté à Sidi Bouzid et des enseignants ont observé une grève pour dénoncer l'arrestation de manifestants. Dans le même temps, des habitants et des députés de la région se sont mis en grève de la faim pour exiger la libération de manifestants arrêtés à Menzel Bouzaïane et à El-Omarne, des localités proches de Sidi Bouzid, chef-lieu de la région d'où était parti le soulèvement qui a renversé Ben Ali le 14 janvier 2011, après le suicide par immolation de Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant.

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Le gouverneur de Sidi Bouzid chassé de son bureau par des populations en colère

Le gouverneur de Sidi Bouzid (centre) a dû quitter, en fin de matinée, le siège du gouvernorat escorté par des éléments de l’armée et de la garde nationale. Près de 2.000 personnes se sont rassemblées vendredi matin pour manifester devant le siège du gouvernorat du Sidi Bouzid exigeant le départ immédiat du gouverneur, nommé par le gouvernement Ennahdha. Les manifestants ont pénétré dans l’enceinte du bâtiment, obligeant les services de sécurité à tirer des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour les disperser, faisant plusieurs blessés. La police a fini par se retirer cédant la place à l’armée qui a pu contenir la colère des manifestants et faire sortir le gouverneur sous une bonne garde.

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Menzel Bouzaïène: La tension persiste

Vingt-six personnes entrent en grève de la faim par solidarité avec leurs concitoyens (42) arrêtés. La tension persiste dans la localité d’El Omrane de la délégation de Menzel Bouzaiene, deux jours après l’arrestation de 42 personnes, au terme de l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer et rouvrir à la circulation la route nationale N°14 qui avait été bloquée par des manifestants. Vingt-six personnes sont entrées samedi en grève de la faim par solidarité avec leurs concitoyens détenus, réclamant leur libération et la fin des poursuites judiciaires à leur encontre. Les habitants de plusieurs délégations de la région ont exprimé vendredi leur solidarité à travers des manifestations à Meknassi, Mazouna, Jelma, Sidi Bouzid et Regueb. Samedi, les habitants de Menzel Bouzaiene avaient observé une grève générale dans les établissements publics et les commerces. Plusieurs délégations syndicales et politiques ainsi que des représentants de la société civile se sont déplacées pour exprimer, à leur tour, leur solidarité. Une délégation de l’Union régionale du travail de Sidi Bouzid, des membres de l’Assemblée nationale constituante ont fait part de leur préoccupation quant à la tension qui sévit dans la région, appuyant les actions pacifiques menées par les habitants. Plusieurs communiqués émanant de partis politiques ont dénoncé les arrestations opérées par les forces de l’ordre au terme de leur intervention dans la localité d’El Omrane. Le Parti des patriotes démocrates unifié a estimé dans un communiqué que «la solution sécuritaire et les poursuites judiciaires dont ont fait l’objet des militants de la région attestent de l’échec cuisant des autorités régionales et donc du gouvernement». «Ce qui s’est passé dans la localité d’El Omrane est grave et traduit la tension qui sévit dans toutes les régions», ajoute le communiqué. De son côté, le mouvement «Echaab» a indiqué dans un communiqué «qu’après la décision de 32 personnes arrêtées, d’observer une grève de la faim et la détérioration de l’état de santé de nombre d’entre eux dont certains ont été hospitalisés, le parti «Echaab» réaffirme son soutien aux grévistes et demande la libération de tous les détenus». «Le parti “Echaab” appelle également les autorités à trouver d’urgence une solution au dossier du développement dans la localité d’El Omrane et les différentes délégations du gouvernorat de Sidi Bouzid», indique le même communiqué. D’autre part, six députés de l’Assemblée nationale constituante appartenant à El Aridha, au mouvement des sociaux démocrates, au parti “justice et développement”, au mouvement ‘echaab’ et un indépendant ont condamné, dans un communiqué «l’arrogance» du gouverneur, estimant que les revendications de la localité d’El Omrane sont légitimes et appellent à l’arrêt des solutions sécuritaires à l’égard des revendications sociales, selon le communiqué.

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Sidi Bouzid: 12 personnes arrêtés à El Omrane

Les forces de l'ordre ont procédé, ce mercredi 26 septembre à l'arrestation de 12 personnes au village del Omrane (gouvernorat de Sidi Bouzid). Ces 12 personnes avaient entamés un sit-in depuis le 12 septembre dernier et ont bloqué la route nationale reliant Gafsa à Sfax, selon l'un des habitant del Omrane. D'après la même source, les forces de l'ordre ont arrêté un professeur du secondaire et un instituteur qui s'apprêtait à rejoindre son lieu de travail. Ces deux perosnnes n'ont rien à voir avec le sit-in a indiqué notre source.

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Des salafistes saccagent un hôtel à Sidi Bouzid et détruisent son stock d’alcool

Un groupe de salafistes ont attaqué, dans l’après-midi du lundi 3 septembre, un hôtel dans la ville de Sidi Bouzid. L’hôtel a été saccagé, ses équipements endommagés et une importante quantité de boissons alcoolisées détruite. Les agresseurs n’ont été confrontés à aucune résistance de la part des employés de l'hôtel alors que les présents ont noté l’absence d'intervention de la part des forces de l’ordre. Une fois à l’intérieur de l’établissement, les casseurs ont endommagé des équipements, notamment les frigidaires et d'autres matériels et saccagé les salles de séjour. Selon Jamil Harchani, propriétaire de l'hôtel Harchani, ces mêmes salafistes l'avaient menacé de mettre le feu dans son hôtel s'il ne fermait pas le bar-restaurant. Il a affirmé avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République et de la police après avoir reçu les menaces mais aucune enquête n'avait été ouverte. Cette attaque intervient après les menaces lancées par des groupes de salafistes, au mois de mai dernier, lorsqu’ils avaient fait part de leur détermination à interdire la commercialisation et la vente d'alcool arguant le fait que "de nombreux habitants ne cessaient d’exprimer leur ras-le-bol et souhaitaient que les points de vente d'alcool soient transférés à l’extérieur de la ville". Au mois de mai 2012, des salafistes s’étaient même illustrés en fermant des commerces de distribution de boissons alcoolisées, à Sidi Bouzid sans aucune résistance, obligeant de nombreux consommateurs à se tourner vers les débits clandestins.

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Des centaines de salafistes attaquent une cité de Sidi Bouzid

Des centaines de salafistes ont pris d'assaut un quartier de Sidi Bouzid jeudi 23 août à l'aube. Une bataille rangée de plusieurs heures a eu lieu avec des habitants sans que la police n'intervienne. Les attaques de salafistes sont de plus en en plus régulières en Tunisie, et le climat de plus en plus pesant. Une semaine après les troubles de Bizerte et l'annulation d'un concert à Kairouan, des centaines de militants salafistes présumés ont attaqué un quartier de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, dans la nuit de mercredi à jeudi. D'après des témoins et la police, les heurts ont fait au moins sept blessés. Selon les habitants de la cité, le conflit avec les salafistes a débuté lundi soir lorsque plusieurs d'entre eux ont tenté d'enlever un homme ivre afin de le punir selon les règles de la charia. En réaction, des jeunes de la cité ont passé à tabac, mercredi, trois partisans de cette mouvance religieuse sunnite fondamentaliste. Jeudi à l'aube, des centaines de "barbus" ont attaqué le quartier pour se venger. Les affrontements entre habitants et salafistes ont duré plusieurs heures, jusqu'à l'aube, sans que la police n'intervienne. Selon une source au sein des forces de l'ordre de la ville, elle n'est pas interposée pour "ne pas aggraver la situation". Bastion salafiste La région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, est un bastion de la mouvance salafiste, qui compterait, selon des experts, une dizaine de milliers de militants dans toute la Tunisie. Ces derniers ont multiplié les coups d'éclat depuis une semaine, attaquant plusieurs spectacles, notamment le 16 août à Bizerte, au nord, où 200 hommes armés de sabres et de bâtons ont assailli une manifestation culturelle. Ils ont blessé cinq personnes, dont l'élu régional français dont l'élu régional français Jamel Gharbi.

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