Vendredi , 7 octobre 2022

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Les incidents de Sidi Bouzid vus par la presse étrangère: Une mauvaise publicité !

Les derniers événements de Sidi Bouzid ont été largement commentés et relayés aussi bien par la presse locale qu'internationale. Une situation peu reluisante qui sape encore plus l'image de la Tunisie à l'étranger. Voici ce qu'ont écrit certains journaux français: « LeParisien.fr » - « AFP » C'est dans la colère que les Tunisiens ont «fêté» ce lundi les deux ans de leur Printemps arabe. Venus prononcer un discours à Sidi Bouzid, le président Marzouki et le président de l'Assemblée nationale ont été la cible de jets de pierres. Les incidents ont commencé après l'allocution du chef de l'Etat, qui avait pris la parole devant 5000 personnes réunies sur la place du centre-ville pour commémorer l'événement... Les manifestants scandaient «le peuple veut la chute du gouvernement» et «dégage, dégage», soit les mêmes mots qui ont précédé la chute de Ben Ali. Les habitants n'ont pas apprécié que le président Marzouki leur demande d'attendre encore avant que le problème du chômage qui gangrène la région depuis des dizaines d'années ne soit réglé. «Le gouvernement n'a pas de baguette magique pour changer les choses (...). Il a besoin de temps pour solder l'héritage de 50 ans de dictature», a-t-il déclaré sous les sifflements de son auditoire. La lutte contre les difficultés économiques dans la région de Sidi Bouzid, où un commerçant s'était immolé par le feu le 17 décembre 2010, était l'une des promesses phares de la révolution. Mais aux yeux des manifestants, le gouvernement de coalition dominé par le parti Ennahda, n'a pas tenu ses engagements. Selon le ministère de l'industrie tunisien, les investissements y ont chuté de 36% et les offres d'emplois de 24,3% sur les 11 premiers mois de 2012 par rapport à la même période l'année précédente. Ce mécontentement ne se limite pas à Sidi Bouzid. Dans des régions voisine, économiquement marginalisées elles aussi, de violentes manifestations ont éclaté ces dernières semaines. « Le Point »: Des projectiles fusent. En plein centre-ville de Sidi Bouzid, Marouzki et Ben Jâafar ont été contraints de quitter la scène sous le célèbre "Dégage", scandé par une foule de quelque 3 000 personnes... Le Premier ministre, lui, n'a pas fait le déplacement en raison d'une grippe... Moncef Marzouki a bien essayé de rassurer l'assemblée. Dans son allocution, il a dit "comprendre la colère" des citoyens, qu'il juge "légitime". "Dans six mois, un gouvernement stable sera en place et livrera les médicaments pour guérir le mal du pays", a assuré le président. Une nouvelle promesse accueillie sous les huées et les sifflets, plus insistants. Vient ensuite Ben Jâafar. Le chef de l'Assemblée constituante n'a pris la parole que quelques minutes, avant de fuir sous les "Dégage"... Deux ans après le soulèvement, le gouvernement tunisien n'est pas arrivé à redresser la situation économique. Les inégalités régionales sont toujours les mêmes, le taux de chômage culmine à 17,6 % au niveau national et touche près de 40 % des jeunes dans certaines régions intérieures, la Constitution se fait attendre. Dans plusieurs villes du pays, les manifestations se multiplient et sont parfois violemment réprimées, comme à Siliana... Selon le directeur général de l'Office du développement du Nord-Ouest, quatre zones industrielles seraient prévues dans la région. "Les difficultés économiques sont héritées du passé. L'administration est un obstacle et les lois de l'ancien régime bloquent tout. Mais les manifestations ont fait perdre beaucoup de temps et d'argent", a justifié Jaouadi Baya, élue Ennahda à Sidi Bouzid, lors d'une rencontre organisée par l'ONG Al-Bawsala, le 15 décembre... "Tout ce que nous a apporté la révolution, c'est la division du pays entre la gauche et la droite, entre les religieux et les moins religieux", soupire Zouheir, 38 ans, qui regrette les violences qui ont eu lieu le 4 décembre devant le siège de l'UGTT... Notre seul drapeau était celui de la Tunisie. Maintenant, ce sont ceux des partis", regrette Nadia, un voile fleuri et bien ajusté. "C'est une grande trahison. Le jeu politique a tout remplacé, c'est nous qui avons fait la révolution, c'est grâce à nous qu'ils sont là et ils nous oublient", constate amèrement cette mère de trois enfants qui a trouvé un emploi après 13 ans de chômage, "grâce à la révolution"."Le peuple veut la liberté et la dignité", "le peuple veut la chute du gouvernement", chantent les manifestants qui ont pris place sur la scène après le départ des officiels, comme pour rappeler que ce sont eux qui ont fait la révolution. « Le Monde » : La Tunisie fêtait le deuxième anniversaire du début de sa révolution dans un contexte de vives tensions, en particulier sociales, la misère et le chômage restant au cœur des préoccupations. Des manifestants ont jeté des pierres contre le chef de l'Etat et le président du Parlement à Sidi Bouzid. Les jets ont commencé après un discours de M. Marzouki et alors que M. Ben Jaafar s'apprêtait à prendre la parole... La police n'est pas intervenue, alors que les heurts entre manifestants et policiers se multiplient dans le pays depuis plusieurs mois... M. Marzouki avait déjà été chahuté quelques heures plus tôt, lorsqu'il s'était rendu sur la tombe de Mohamed Bouazizi... Des islamistes radicaux étaient présents en nombre lundi devant la préfecture de Sidi Bouzid : des militants du parti Hizb Ettahrir, un mouvement autorisé se disant non violent, brandissaient des drapeaux noirs ou blancs. Les manifestants de décembre 2010, victimes de la répression du régime de Ben Ali, sont toujours en colère dans cette région économiquement marginalisée... Le gouvernement est la première cible de ces critiques. Dix des organisateurs du festival Bouazizi, célébrant le début de la première révolution du printemps arabe, ont démissionné la semaine dernière pour dénoncer la "mainmise" du parti islamiste sur l'organisation des événements. La Tunisie peine à se stabiliser depuis la révolution. « L’Express » : La mort de Mohamed Bouazizi en Tunisie a été l'élément déclencheur de la révolution tunisienne. Deux ans plus tard, les forces de l'ordre, symbole honni du régime de Ben Ali, tentent de se réformer. Mais les vieilles pratiques ont la vie dure....Tous disent vouloir une "police républicaine" et ne servir "que le drapeau". Les policiers tunisiens jurent qu'ils ont compris la leçon de la révolution, qui fut d'abord une révolte contre des forces de sécurité arbitraires, au service du clan Ben Ali. Mais, deux ans après que la foule a scandé "Dégage" devant ses portes, le ministère de l'Intérieur, peine à bouger. Tandis que les manifestations contre le gouvernement se multiplient et que monte la grogne sociale -contre les coupures d'eau, les résultats "truqués" des concours de la fonction publique ou les arrestations jugées abusives- l'autorité de l'Etat est mise à l'épreuve et ses représentants sont pris pour cible. Parmi ceux-ci, les policiers, souvent, ne veulent plus, ou n'osent plus, intervenir. Résultat: les citoyens se plaignent de l'insécurité et de la passivité des forces de l'ordre qui "ne travaillent plus". "Une grande partie de la population reste hostile aux forces de police, auxquelles elle reproche à la fois les abus d'hier et le vide sécuritaire d'aujourd'hui", analyse Michaël Béchir Ayari, politologue à l'International Crisis Group, dans un rapport publié en mai 2012. Après la révolution, les policiers, afin qu'ils soient mieux acceptés, ont été rapatriés dans leur région d'origine... Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, a fort à faire pour réformer un système dont il a lui-même été victime... Loué à ses débuts pour sa stature d'"homme d'Etat", il a perdu de son crédit au fil des fiascos... Face aux résistances et au système de clans qui régit son ministère, Ali Larayedh (avec le mégaphone) n'a pas encore lancé de réforme d'ampleur."Le ministère de l'Intérieur reste une boîte noire", commente Zouhour Krarsi, du Conseil national pour les libertés en Tunisie. Aucune réforme d'ampleur n'a eu lieu. La Direction de la sûreté de l'Etat qui passait pour le principal organe de police politique, a été dissoute, certes, en mars 2011. Mais les archives n'ont pas été ouvertes. Personne ne sait même ce qui s'y trouvait, ce qui en a été fait. Une quarantaine de cadres ont été mis à la retraite d'office, mais les réformes sont d'autant plus difficiles à imposer, souligne Zouhour Krarsi, que le ministère "fonctionne par clans". "Tel directeur a 5 000 hommes derrière lui, tel autre, 2 000. Il suffit de toucher à l'un d'eux pour déstabiliser l'appareil." Ali Larayedh en a fait l'amère expérience. Deux semaines après son arrivée, il a évincé un symbole: Moncef Laajimi. Aussitôt, les "BOP" ont déserté leurs postes. Et, quelques jours plus tard, une vidéo fabriquée par le régime dans les années 1990 pour salir Ali Larayedh a resurgi sur les réseaux sociaux. Pendant plusieurs mois, le ministre n'est plus intervenu. Il a finalement muté en août Taoufik Dimassi, puis évincé en octobre Nabil Abid. Proche de l'opposition laïque, le n° 2 de l'Intérieur passait pour en être le véritable maître. Les responsables de la formation et du recrutement des nouveaux policiers assurent que les choses ont changé, que les nouvelles recrues apprennent à faire des sommations, à négocier et à respecter les droits de l'homme. Dans les rues, la gestion des attroupements s'est en effet professionnalisée. Elle n'en reste pas moins encore très violente, parfois. Et, dans les postes, abus et tortures perdurent. "Mais ce n'est plus une politique d'Etat", nuance Zouhour Krarsi. Surtout, une partie de la société civile s'efforce de faire bouger les choses

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Grève générale dans quatre régions instables de Tunisie

La symbolique Sidi-Bouzid fait partie des protestataires. La grève est pour l'instant très suivie. Quatre régions de Tunisie réputées instables, dont Sidi Bouzid, ont entamé jeudi une grève générale très suivie, à l’appel de la puissante centrale syndicale UGTT, en conflit avec les islamistes au pouvoir, ont constaté des journalistes de l’AFP. Outre Sidi Bouzid (centre-ouest), sa voisine Kasserine observe le débrayage, tout comme Gafsa, une région minière qui est le théâtre de conflits sociaux récurrents, et Sfax, dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays. L’essentiel des institutions publiques et privées n’ont pas ouvert leurs portes jeudi matin dans ces régions, à l’appel des branches régionales de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Des manifestations y sont prévues. Seules des petites boutiques et cafés de quartier fonctionnaient dans la matinée. Ces grèves régionales sont un prélude du débrayage national annoncé par le syndicat pour le 13 décembre pour dénoncer une attaque mardi à Tunis contre son siège orchestrée, selon l’UGTT, par des milices islamistes pro-Ennahda, le parti au pouvoir. Dans son histoire, ce syndicat, qui revendique un demi-million de membres, n’a appelé qu'à deux grèves nationales, l’une en 1978, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali. Les grèves, manifestations violentes et crises politiques se multiplient à l’approche du 2e anniversaire du début de la révolution le 17 décembre, lorsqu’un vendeur ambulant s’est immolé par le feu pour dénoncer des brimades policières et la misère. Les espoirs déçus de la révolution nourrissent l’instabilité, en particulier dans l’intérieur du pays, marginalisé sur le plan économique depuis des décennies.

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Affaire des martyrs et des blessés de la Révolution à Menzel Bouzayane: Révélation spectaculaire d’un ex-officier supérieur de la Garde Nationale

Du nouveau dans l’affaire des martyrs et des blessés de Menzel Bouzayane avec la révélation d’un officier supérieur de la garde nationale. Recueillie au cours de l’enquête cette révélation est accablante pour le chef de poste de la garde nationale de la ville au moment des événements de la Révolution. En effet, un rebondissement spectaculaire pourrait survenir dans l’affaire des martyrs et des blessés de la Révolution à Menzel Bouzayane examinée hier par le tribunal Militaire permanent de Sfax, dans la mesure où le Procureur de la République, le colonel Ahmed Jbel a fait part au cours de l’audience d’une révélation capitale qui pourrait décider du sort des prévenus. Cette révélation avait été faite par l’ancien directeur général à la garde nationale , le général de division Mohamed Lamine El Abed et recueillie au cours de l’enquête menée dans le cadre du procès du président déchu et d’anciens hauts responsables de la sécurité. Cette révélation focalise l’accusation sur le chef de poste de la garde nationale à Menzel Bouzayane, au moment des faits, Ammar Boukhris. Celui-ci serait l’unique auteur du crime qui avait coûté la vie à deux citoyens, lors de l’attaque de son domicile par des émeutiers. Le Procureur de la République a demandé de tirer les choses au clair d’autant plus que l’ex-officier supérieur, auteur de la révélation, n’était pas présent à Menzel Bouzayane lors des événements en question. Il a par conséquent demandé son audition par le tribunal pour connaître sa source d’information. A l’issue des délibérations, le tribunal a pris les cinq décisions suivantes : premièrement, le report du procès au 10 décembre prochain. Deuxièmement la convocation, pour audition, de l’ancien général de division à la garde nationale, Mohamed Lamine El Abed ainsi que l’inspecteur général Charfeddine Zitoun, général de brigade, appartenant au même corps. Troisièmement, le refus de remise en liberté des deux prévenus principaux. Quatrièmement l’examen par le médecin légiste de l’un des blessés pour déterminer avec exactitude son taux d’incapacité à la suite de la complication de son état de santé. Cinquièmement, l’envoi d’une requête au gouvernorat de Sidi Bouzid concernant les montants remis aux ayants-droit , parmi les proches des victimes et des blessés de la Révolution, dans le cadre de l’opération de dédommagement. A rappeler que six prévenus sont impliqués dans l’affaire des événements survenus le 24 décembre 2010 à Menzel Bouzayane et dont le bilan s’élève à deux morts et sept blessés. Ils comparaissent ainsi devant la juridiction militaire pour répondre des chefs d’inculpation d’homicide volontaire et de tentative d’homicide.

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La LTDH condamne la répression à Sidi Bouzid et appelle à un dialogue global

La Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) a appelé, lundi, à l’instauration d’un « dialogue global dans toutes les régions » en vue de trouver une solution à la « situation de tension grandissante que connaît le pays ». Dans un communiqué parvenue à la TAP, la LTDH estime que les raisons des derniers mouvements de protestation survenus à Gafsa et dans la délégation de Menzel Bouzaïene dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, consistent en la revendication de l’emploi et du développement, outre la réalisation des promesses tenues par le gouvernement provisoire, soulignant que ces manifestations « ont été réprimées malgré leur caractère pacifique », en allusion aux incidents du 5 octobre devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Des affrontements avaient éclaté, vendredi 5 octobre devant le siège du gouverneur de Sidi Bouzid, entre les forces de la sûreté et des manifestants qui exigeaient le départ de l’ancien gouverneur de la région qui a été évacué de son bureau par les forces de l’ordre. Un nouveau gouverneur ( ancien du RCD ) a été nommé dimanche. Les accusations et les arrestations qui avaient suivi ces incidents étaient « sans fondements », poursuit l’organisation de défense des Droits de l’homme, précisant qu’un handicapé mental et un blessé de la Révolution se trouvaient parmi les personnes arrêtées. L’Organisation de défense des droits de l’homme a passé en revue des témoignages recueillis auprès des habitants de la localité d’El Omrane concernant des présumées « attaques » contre les protestants. Des habitants de la localité d’El Omrane, dont des personnes âgées, poursuivaient lundi une grève de la faim entamée il y a plusieurs jours pour exiger la libération de leurs proches.

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Sidi Bouzid-Audition de 5 individus arrêtés durant les évènements d’El Omrane

Le juge d'instruction de Sidi Bouzid a examiné ce mardi 9 octobre le dossier de 5 individus arrêtés durant les évènements d'El Omrane (gouvernorat de Sidi Bouzid). A l'issue de l'audition aujourd'hui, les avocats ont indiqué que les accusations portées à l'encontre des individus arrêtées sont pénales et "dangereuses". Selon notre correspondant dans la région, les avocats tiendront une conférence de presse à Tunis, dans le but de dévoiler certains élements en rapport avec les affrontements survenus à El Omrane.

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La police disperse des centaines de manifestants à Sidi Bouzid

La police tunisienne a tiré vendredi des balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants à Sidi Bouzid, réclamant le départ du gouverneur (préfet) de cette ville bastion de la révolution. Un millier de personnes se sont rassemblées pour réclamer le départ du gouverneur accusé d'"incompétence" et certains manifestants ont tenté d'envahir les locaux du gouvernorat, selon un journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont procédé alors à un tir de sommation et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires surveillés par un dispositif important de la police et de l'armée. Le gouverneur a été ensuite évacué de son bureau par la police. Par ailleurs une grève générale a été observée à Meknassy, dans la région de Sidi Bouzid, à l'initiative de l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, la centrale syndicale) pour protester contre l'absence de projets de développement. "La grève a été suivie à environ 100%", a affirmé Zouhair Khaskhousi, responsable syndical local, tandis que le bureau régional du parti islamiste Ennhada au pouvoir a parlé d'une grève "illégale". Fortes tensions sociales Les tensions sociales sont grandissantes et plusieurs manifestations contre la pauvreté, des coupures d'eau et des retards de salaires ont été réprimées ces dernières semaines, notamment à Sidi Bouzid. Début octobre, quelques centaines de personnes ont manifesté à Sidi Bouzid et des enseignants ont observé une grève pour dénoncer l'arrestation de manifestants. Dans le même temps, des habitants et des députés de la région se sont mis en grève de la faim pour exiger la libération de manifestants arrêtés à Menzel Bouzaïane et à El-Omarne, des localités proches de Sidi Bouzid, chef-lieu de la région d'où était parti le soulèvement qui a renversé Ben Ali le 14 janvier 2011, après le suicide par immolation de Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant.

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Le gouverneur de Sidi Bouzid chassé de son bureau par des populations en colère

Le gouverneur de Sidi Bouzid (centre) a dû quitter, en fin de matinée, le siège du gouvernorat escorté par des éléments de l’armée et de la garde nationale. Près de 2.000 personnes se sont rassemblées vendredi matin pour manifester devant le siège du gouvernorat du Sidi Bouzid exigeant le départ immédiat du gouverneur, nommé par le gouvernement Ennahdha. Les manifestants ont pénétré dans l’enceinte du bâtiment, obligeant les services de sécurité à tirer des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour les disperser, faisant plusieurs blessés. La police a fini par se retirer cédant la place à l’armée qui a pu contenir la colère des manifestants et faire sortir le gouverneur sous une bonne garde.

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Menzel Bouzaïène: La tension persiste

Vingt-six personnes entrent en grève de la faim par solidarité avec leurs concitoyens (42) arrêtés. La tension persiste dans la localité d’El Omrane de la délégation de Menzel Bouzaiene, deux jours après l’arrestation de 42 personnes, au terme de l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer et rouvrir à la circulation la route nationale N°14 qui avait été bloquée par des manifestants. Vingt-six personnes sont entrées samedi en grève de la faim par solidarité avec leurs concitoyens détenus, réclamant leur libération et la fin des poursuites judiciaires à leur encontre. Les habitants de plusieurs délégations de la région ont exprimé vendredi leur solidarité à travers des manifestations à Meknassi, Mazouna, Jelma, Sidi Bouzid et Regueb. Samedi, les habitants de Menzel Bouzaiene avaient observé une grève générale dans les établissements publics et les commerces. Plusieurs délégations syndicales et politiques ainsi que des représentants de la société civile se sont déplacées pour exprimer, à leur tour, leur solidarité. Une délégation de l’Union régionale du travail de Sidi Bouzid, des membres de l’Assemblée nationale constituante ont fait part de leur préoccupation quant à la tension qui sévit dans la région, appuyant les actions pacifiques menées par les habitants. Plusieurs communiqués émanant de partis politiques ont dénoncé les arrestations opérées par les forces de l’ordre au terme de leur intervention dans la localité d’El Omrane. Le Parti des patriotes démocrates unifié a estimé dans un communiqué que «la solution sécuritaire et les poursuites judiciaires dont ont fait l’objet des militants de la région attestent de l’échec cuisant des autorités régionales et donc du gouvernement». «Ce qui s’est passé dans la localité d’El Omrane est grave et traduit la tension qui sévit dans toutes les régions», ajoute le communiqué. De son côté, le mouvement «Echaab» a indiqué dans un communiqué «qu’après la décision de 32 personnes arrêtées, d’observer une grève de la faim et la détérioration de l’état de santé de nombre d’entre eux dont certains ont été hospitalisés, le parti «Echaab» réaffirme son soutien aux grévistes et demande la libération de tous les détenus». «Le parti “Echaab” appelle également les autorités à trouver d’urgence une solution au dossier du développement dans la localité d’El Omrane et les différentes délégations du gouvernorat de Sidi Bouzid», indique le même communiqué. D’autre part, six députés de l’Assemblée nationale constituante appartenant à El Aridha, au mouvement des sociaux démocrates, au parti “justice et développement”, au mouvement ‘echaab’ et un indépendant ont condamné, dans un communiqué «l’arrogance» du gouverneur, estimant que les revendications de la localité d’El Omrane sont légitimes et appellent à l’arrêt des solutions sécuritaires à l’égard des revendications sociales, selon le communiqué.

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Sidi Bouzid: 12 personnes arrêtés à El Omrane

Les forces de l'ordre ont procédé, ce mercredi 26 septembre à l'arrestation de 12 personnes au village del Omrane (gouvernorat de Sidi Bouzid). Ces 12 personnes avaient entamés un sit-in depuis le 12 septembre dernier et ont bloqué la route nationale reliant Gafsa à Sfax, selon l'un des habitant del Omrane. D'après la même source, les forces de l'ordre ont arrêté un professeur du secondaire et un instituteur qui s'apprêtait à rejoindre son lieu de travail. Ces deux perosnnes n'ont rien à voir avec le sit-in a indiqué notre source.

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Des salafistes saccagent un hôtel à Sidi Bouzid et détruisent son stock d’alcool

Un groupe de salafistes ont attaqué, dans l’après-midi du lundi 3 septembre, un hôtel dans la ville de Sidi Bouzid. L’hôtel a été saccagé, ses équipements endommagés et une importante quantité de boissons alcoolisées détruite. Les agresseurs n’ont été confrontés à aucune résistance de la part des employés de l'hôtel alors que les présents ont noté l’absence d'intervention de la part des forces de l’ordre. Une fois à l’intérieur de l’établissement, les casseurs ont endommagé des équipements, notamment les frigidaires et d'autres matériels et saccagé les salles de séjour. Selon Jamil Harchani, propriétaire de l'hôtel Harchani, ces mêmes salafistes l'avaient menacé de mettre le feu dans son hôtel s'il ne fermait pas le bar-restaurant. Il a affirmé avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République et de la police après avoir reçu les menaces mais aucune enquête n'avait été ouverte. Cette attaque intervient après les menaces lancées par des groupes de salafistes, au mois de mai dernier, lorsqu’ils avaient fait part de leur détermination à interdire la commercialisation et la vente d'alcool arguant le fait que "de nombreux habitants ne cessaient d’exprimer leur ras-le-bol et souhaitaient que les points de vente d'alcool soient transférés à l’extérieur de la ville". Au mois de mai 2012, des salafistes s’étaient même illustrés en fermant des commerces de distribution de boissons alcoolisées, à Sidi Bouzid sans aucune résistance, obligeant de nombreux consommateurs à se tourner vers les débits clandestins.

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