Lundi , 27 juin 2022

Archives du blog

Les forces de l’ordre se plaignent de leur condition de travail

Les forces de l'ordre se plaignent de leur condition de travail et de la marginalisation de l'appareil sécuritaire. Plusieurs agents de sécurité ont été choisis pour garantir la sécurité du chef du gouvernement Hamadi Jebali qui a visité le gouvernorat de Nabeul dans la matinée de ce mercredi 19 septembre. Dans une déclaration à notre correspondant, des forces de l'ordre ont indiqué que la discipline est quasi-absente et qu'il souffre du manque d'équipement ce qui rend leurs tâches plus difficiles. Les agents de sécurité demandent la révision des nominations des responsables sécuritaires.

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Le blogueur Soufiène Chourabi aujourd’hui devant les juges

L’avocat du blogueur et cyber activiste Soufiène Chourabi va demander au Tribunal de Menzel Temime (Cap-Bon) le renvoi de l’affaire à une date ultérieure afin qu’il puisse examiner de nouveau le dossier. Interrogé par Kapitalis, Me Anis Bezzine, avocat du blogueur qui comparaît aujourd’hui, a déclaré que les accusations premières (consommation d’alcool sur la voie publique) contre Soufiène Chourabi et son collègue le journaliste Mehdi Jelassi ne tiennent pas la route, car il n’y a pas eu de test d’alcoolémie, ce qui a poussé le juge d’instruction à changer le fusil d’épaule et à accuser M. Chourabi et son collègue «de troubles sur la voie publique. Donc, je vais demander tout à l’heure le renvoi pour mieux étudier le dossier et les éléments nouveaux de l’accusation», a-t-il dit. Retour sur les faits Le 5 août dernier à l’aube, le blogueur, son collègue et une amie étaient, selon M. Chourabi, en plein sommeil dans deux tentes sur les plages de Kelibia. Tout à coup, une armada de policiers les ont réveillés et conduits au poste de police locale. «Après l’interrogatoire, la police a libéré la fille et nous (Mehdi et moi) avons été gardés en attendant de nous traduire le lendemain devant le tribunal qui a retenu l’accusation et nous a laissés en état de liberté», a raconté le blogueur à Kapitalis. Et d’ajouter que cette affaire est montée de toutes pièces afin de chercher la petite bête aux journalistes et frapper les médias indépendants. «Surtout que dans l’accusation, la police s’est appuyée sur un témoignage d’une personne. Qui est cette personne, on l’ignore, mais je présume que ça vient d’Ennahdha. Surtout que sur certaines pages facebook de partisans de ce parti, on n’arrête pas de s’acharner contre les médias au point de demander l’application de la peine capitale contre ma personne», accuse-t-il.

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Hammamet : débats sur la sécurité dans la zone sahelo-saharienne

Menace islamiste, terrorisme, trafic d'armes, prises d'otages... Réunis à Hammamet en Tunisie, experts africains et européens débattent de la situation sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne. Avec la crise malienne au cœur des préoccupations, les invités du Centre des stratégies de sécurité du Sahel Sahara (C 4S), esquissent des pistes de solutions pour pacifier la région. La conférence organisée les 30 et 31 août à Hammamet (Tunisie), par le Centre des stratégies de sécurité du Sahel Sahara (C 4S) - think-tank fondé par le diplomate mauritanien Ahmedou Ould Abdallah - ambitionnait de parler généralement de paix et de sécurité dans le Sahel. Mais bien vite, les débats ont été monopolisés par le Mali, en particulier le Nord du pays, occupé depuis avril par les islamistes d’Ansar Eddine et leurs alliés djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). « Aqmi est un cancer qui se métastase et je reste persuadé que chaque capitale ouest-africaine en possède une cellule dormante », a martelé dans son exposé le journaliste et écrivain Serge Daniel, auteur d’Aqmi, l’industrie de l’enlèvement. « Les djihadistes qui règnent dans le Nord-Mali n’ont pas de projet politique, mais une vision claire de la manière dont ils peuvent utiliser toute cette zone pour leurs trafics » ajoute-t-il. « Sous le vernis idéologique, Aqmi n’a qu’un seul objectif : faire du business », a renchéri le Marocain Abdelmalek Alaoui, président de l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE) et gérant associé de Global intelligence partners, compagnie de conseil en investissements. "Trouver des solutions à nos problèmes" Durant deux jours, à l’Alhambra d’Hammamet (Tunisie), experts sécuritaires, chercheurs, humanitaires, diplomates et journalistes sont réunis pour débattre des risques sécuritaires encourus par les pays du Sahel et du Sahara, face à la menace islamiste. Pour parler des solutions possibles, et aussi de développement. Ils sont venus d’Alger, de Bamako, de Nouakchott, de Niamey, de Paris ou de Berlin pour confronter leurs points de vues. « Il faut que l’on arrête de dire que c’est la faute des autres et que nous Africains commencions à trouver des solutions à nos problèmes » a déclaré, à l’ouverture des débats, Ahmedou Ould Abdallah, ex-ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et président du C 4S. « C’est par des discussions ouvertes et franches que l’on pourra trouver des pistes de solutions. » On comptera parmi les intervenants le ministre nigérien de la Justice Marou Amadou, le chercheur français André Bourgeot ou encore le Délégué général aux élections maliennes, le général Siaka Sangaré, mais aussi les ex-ministres maliens Zakiatou Wallet Halatine et Hama Ag Mahmoud, membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, la rébellion touarègue), qui a perdu le contrôle du nord du Mali au profit des djihadistes.

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