Mercredi , 21 février 2024

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Un policier, manipulé par des Islamistes, aurait planifié l’enlèvement d’un Juif.

Les forces de l’ordre ont arrêté, il y a quelques jours en Tunisie, cinq individus soupçonnés de tentative d’enlèvement de membres de la communauté juive dans la ville de Zarzis, dans le but de réclamer des rançons. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouch, avait indiqué que cinq personnes avaient été arrêtées, soupçonnées de préparer « l’enlèvement d’un ou deux juifs issus de familles aisées pour obtenir une rançon». «Parmi les personnes arrêtées, «l’un d’eux fait partie de la police tunisienne », indique Perez Trabelsi, président du Comité de la synagogue Ghriba de Djerba, qui a appelé le gouvernement à fournir davantage de protection pour la communauté juive tunisienne qui souffrait, selon lui, d’une campagne d’intimidation les incitant à quitter la Tunisie », rapporte le site Dreuz.info. La garde nationale tunisienne a été informée, le 17 octobre dernier, d’un projet d’enlèvement d’un jeune juif à Zarzis après les aveux d’un policier tunisien recruté par quatre Libyens, selon un haut responsable policier. Le site en question se réfère à l’hebdomadaire Al Hassad, pour indiquer que «l’officier, qui travaillait pour la sécurité de la communauté juive de Zarzis, avait élaboré un plan pour aider les ravisseurs. Il est soupçonné d’avoir recruté des jeunes qui devaient prendre part à l’enlèvement ». Et le site d’avancer que «la police tunisienne semble être infiltrée par des éléments de la mouvance islamiste radicale qui devienne une menace pour la sécurité du pays. C’est la nouvelle stratégie des radicaux : infiltrer les forces de sécurité et frapper de l’intérieur. Cible principale des fondamentalistes : les juifs et les laïques ».

Un plan pour enlever des juifs

Les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté quatre personnes soupçonnées d'avoir voulu enlever des membres de la communauté juive locale en vue de réclamer des rançons, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de l'Intérieur. Moins de 2.000 juifs vivent en Tunisie, la plupart à Zarzis et sur l'île voisine de Djerba, dans le sud du pays. "Les forces de sécurité ont déjoué un projet visant à enlever de jeunes juifs à Zarzis. La police a arrêté quatre jeunes hommes et saisi deux armes", a déclaré Lofi Hidouri, un responsable du ministère de l'Intérieur. Perez Trabelsi, chef de la communauté juive de Djerba, a indiqué qu'un policier figurait parmi les personnes arrêtées. "Il y a une grande inquiétude à Djerba et Zarzis. Le gouvernement doit nous fournir davantage de protection", a-t-il ajouté, estimant qu'une campagne d'intimidation était en cours pour contraindre les juifs à quitter la Tunisie. "C'est notre pays, nous ne le quitterons pas", a-t-il dit. Quelques semaines après la chute du président Zine Ben Ali en janvier 2011, une synagogue avait été incendiée à Gabès, sans faire de victimes, et l'incident est resté isolé. En 2002, un attentat au camion piégé près d'une synagogue de Djerba revendiqué par Al Qaïda avait coûté la vie à 21 touristes.

La communauté juive réclame sa protection par l’armée

Un policier tunisien a été arrêté alors qu'il préparait avec quatre Libyens l'enlèvement d'un jeune juif pour obtenir une rançon. La communauté juive en Tunisie a réclamé dimanche sa protection par l'armée après l'arrestation de quatre Libyens et d'un policier tunisien préparant l'enlèvement d'un jeune juif tunisien pour obtenir une rançon, a déclaré le président de cette communauté à Djerba (sud). "Après l'implication d'un policier dans cette affaire, nous voulons que notre protection soit aussi assurée par l'armée", a précisé Perez Trabelsi, ajoutant que la communauté juive a "une grande confiance en l'armée". La garde nationale tunisienne a découvert le 17 octobre un projet d'enlèvement d'un jeune juif à Zarzis (sud) après les aveux d'un policier tunisien recruté par quatre Libyens, selon un haut responsable policier. Le but du crime "était d'obtenir une rançon", avait indiqué la même source, assurant qu'il n'y avait aucune motivation religieuse. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, avait indiqué que cinq personnes avaient été arrêtées, soupçonnées de préparer "l'enlèvement d'un ou de deux juifs issus de familles aisées pour obtenir une rançon". Il n'avait cependant pas identifié les suspects. La communauté juive en Tunisie s'est réduite à 1 500 âmes, contre 100 000 en 1956 avant l'indépendance de la Tunisie. Elle reste la plus importante du monde arabe. Des insultes antisémites scandées lors de manifestations en 2011-2012 par des islamistes radicaux avaient provoqué l'inquiétude de cette communauté. Le 11 avril 2002, un Tunisien avait fait exploser un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba à Djerba, le plus ancien lieu de culte juif en Afrique, tuant 21 personnes, 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français.

Les juifs réclament la protection de l’armée nationale

Suite à l’arrestation de jeunes soupçonnés de tentative d’enlèvement de juifs à Zarzis, inquiets, les juifs tunisiens ont appelé, via le président du Comité de la synagogue Ghriba de Djerba, Perez Trabelsi, le gouvernement à faire encore plus attention, réclamant dans ce contexte la protection de l’armée nationale et non pas des forces de l’ordre. Pour eux, cette attaque vise à les forcer à quitter la Tunisie et notamment Djerba et Zarzis, chose qu’ils ne feront pas, a souligné M. Trabelsi dans une déclaration à Shems Fm ce dimanche 4 novembre 2012.

La communauté juive de Djerba demande la protection de l’armée tunisienne

Le chef de la communauté juive de Tunisie (et président de la synagogue la Ghriba de Djerba), Perez Trabelsi, a demandé aujourd'hui protection de l'armée. Après avoir appris que «parmi ceux qui ont planifié le kidnapping de juifs à Zarzis, un policier qui surveillait le quartier, Perez Trabelsi a préféré, au nom de sa communauté, demander la protection de l'armée», a confirmé à Kapitalis un proche de Perez Trabelsi.

Guellala: la face cachée d’une île

Malade de son environnement depuis quelques mois déjà, l’île de Djerba vient encore une fois de subir un coup dur qui n’était que pour envenimer davantage une situation environnementale très critique et aggraver l’état des lieux. La décharge contrôlée de Guellala, au sud-ouest de l’île, l’unique en place, vient de nouveau d’être fermée, suite au sit-in décidé et observé depuis le 25 septembre par les habitants des localités de Guellala et Ouersighen à l’entrée de la décharge interdisant l’accès aux engins municipaux pour vider leur charge. Ajoutées aux quantités considérables de déchets éparpillés, proliférant au gré de circonstances regrettables ayant favorisé une telle détérioration de la situation, des montagnes d’ordures se sont amoncelées pêle-mêle, partout dans le territoire de l’île, aussi bien au centre ville à des endroits névralgiques que dans les quartiers limitrophes, aux abords des axes routiers, et dans la zone hôtelière. L’amer constat est indignant, désolant et choquant ; les habitants souffrent le martyre, de jour comme de nuit ; les enfants, en route vers l’école ou de retour chez eux, sont agressés quotidiennement tant par la vue dégoûtante de ces tas d’ordures amoncelées que par les odeurs nauséabondes envahissant jour après jour tous les espaces. La préoccupation est vive et des signes de désarroi sont palpables à tous les niveaux, car nul n’est en mesure de rassurer, d’avancer une date libératrice, annonciatrice de la fin du cauchemar, qui donne l’impression d’être à ses débuts ; la question est sur toutes les lèvres et la rue à Djerba, à chaque jour nouveau, n’a d’yeux que pour le sort des tas d’ordures qui empoisonnent son existence; habitants, commerçants, écoliers, hôteliers, tous sont dans la tourmente, incapables de prédire l’issue de la crise. Le souvenir récent du dernier sit-in observé dix jours durant au mois d’avril par les mêmes acteurs, hante encore les esprits, et suscite des craintes, du restes fondées. Les citoyens ont tous encore en mémoire l’état d’amoncellement et de prolifération des déchets, jamais vu et égalé à Djerba, ayant gravement affecté l’image de l’île qui se préparait alors, puisque désignée par l’Organisation Mondiale du Tourisme pour abriter les travaux de la 6è Conférence internationale sur la gestion des destinations qui était à quelques jours de sa tenue, à accueillir les délégations étrangères et une armada de journalistes étrangers qui venaient les uns pour prendre part à l’événement et les autres pour le couvrir. Certains citoyens, habitants des quartiers ou commerçants en ville, à bout de nerf et agacés par l’amoncellement croissant des ordures et la propagation des odeurs, n’ont pas trouvé mieux à faire qu’y mettre le feu, qu’ils n’arrivaient plus parfois à contrôler, ce qui a nécessité à maintes reprises l’intervention de la protection civile. A qui enfin en vouloir ? Les trois communes de l’île ne savent plus à quel saint se vouer, convaincues à raison qu’il n’est pas de leur ressort de décider de l’ouverture ou de la fermeture de la décharge, comme le revendiquent catégoriquement les protestataires. M.Sami Ben Tahar, président de la délégation spéciale de Houmt-Souk s’explique « Nous avons pris part à toutes les réunions depuis le déclenchement du premier sit-in au mois d’avril, nous avons tout fait pour contribuer à la résolution de la crise, pour assouplir les positions des uns et des autres et sortir de l’impasse. Nos concitoyens nous en veulent et nous accusent de tous les torts, mais nous ne sommes pour rien dans le maintien du regrettable statu quo. Nous souffrons autant qu’eux de la prolifération des déchets que nous ne pouvons collecter faute de dépotoirs autorisés. Nous regrettons d’admettre qu’il n’est pas de nos prérogatives de satisfaire la quête justifiée des protestataires. En revanche, nous avons entrepris une série de mesures et d’actions en vue de pallier la gestion défectueuse des déchets dans le territoire de notre commune. Nous avons commencé par géo référencer (avec coordonnées GPS à l’appui ) toutes les poubelles existantes; nous venons de faire l’acquisition de 5 camions avec benne basculante, à raison de 70.000.000 DT l’unité, de 175 conteneurs métalliques de 700 litres, de 300 conteneurs en plastique de 300 litres , de 3 tracteurs avec bennes à raison de 50.000.000 DT l’unité) et de 500 demi-fûts en métal. Nous avons prévu également l’achat d’autre matériel dans les semaines à venir, dont 1000 conteneurs en plastique 300 litres et 500 demi-fûts en métal. En outre, la commune de Houmt-Souk vient également d’élaborer un grand projet de compostage de 15000 tonnes de bio déchets et déchets verts par an, comportant un centre de collecte et de déchetteries de quartiers qui seront réparties sur tout le territoire communal, et dont le coût de réalisation est estimé à 5 millions de dinars, répartis entre la commune de Houmt Souk, à hauteur de 1,5 million de dinars, le département de l’Hérault ( France ) à hauteur de 500000 dinars et la GIZ (Coopération Technique Allemande ) à hauteur de 150 000 dinars, le montant restant est à solliciter auprès de l’Etat . En attendant la réalisation de ce projet dont les travaux de démarrage sont prévus pour le mois de juin 2013, et que la crise actuelle connaisse un dénouement immédiat, nous continuons à croire qu’avec le nouveau matériel en possession et le projet de compostage à réaliser, la situation environnementale connaitra des jours meilleurs. » Les sit-inneurs, à leur tour, veulent se laver de toute responsabilité qu’ils n’hésitent pas à faire assumer à l’autorité de tutelle et au gouvernement qui ne mesurent pas la gravité de la situation et qui ne font que chercher à gagner du temps en manquant à leurs promesses et à leurs engagements ;à cet effet, M.Féthi Ben Youssef, membre du comité d’organisation du sit-in, précise : «L’exploitation de la décharge, datant de 2007, est incontestablement abusive et elle ne répond plus aux normes communément requises ; sa présence, de ce fait, est un danger constant manifeste : des maladies cutanées et des inflammations Oto-rhino-laryngologiques chez les enfants ne cessent de faire leur apparition. Par ailleurs, les milliers d’oiseaux qui fréquentent la décharge se posent ensuite sur les toits des maisons proches et déposent leur sale butin là d’où les eaux pluviales sont acheminées vers les citernes devant desservir les familles d’eau potable qui, dans de tels cas, ne l’est plus, parce que irrévocablement infectée. En outre, nos familles vivant au voisinage sont condamnées à vivre cloitrées à l’intérieur de leurs logis, même pendant la saison chaude, à endurer la chaleur suffocante et prendre leur mal en patience et ce, en raison des odeurs répugnantes entrainées par les vents. ». Longtemps réputée par la pureté de l’air et la douceur de vie, la région est dans de mauvais draps ; le paradis qu’elle était s’est vite transformé en un enfer invivable. Nous avons accepté de lever le premier sit-in observé au mois d’avril après avoir obtenu toutes les garanties pour que des commissions d’évaluation et de réflexion soient constituées, que des bureaux d’études soient désignées pour déterminer d’une manière rationnelle l’état de la décharge, ses retombées environnementales et sanitaires, évaluer les dégâts contestés et proposer des solutions, a-t-il tenu à ajouter, Nous avons attendu six longs mois sans avoir rien vu de palpable au niveau des études à faire et du travail des commission ; nous avons donc décidé de reprendre le sit-in en annonçant à l’adresse de qui de droit la date butoir du 09 septembre si entre-temps aucune intention de décision de fermeture de la décharge ne nous parvenait ; mais suite à la réunion tenue en urgence au siège du gouvernorat le 05 septembre à Médenine, nous avons consenti de retarder l’échéance, initialement fixée, à la date du 25 septembre, soit le lendemain de la réunion que nous avons eue avec le bureau d’étude qui devait dévoiler le résultat de ses recherches couronnées par un rapport accablant attestant l’absence d’étude d’impact au moment de la réalisation de la décharge, la contamination de la nappe phréatique, la confirmation de la propagation des odeurs nauséabondes et nocives. Comme notre patience a des limites, et devant l’entêtement de l’autorité de tutelle insensible à nos doléances, indifférente aux maux endurés par toute une population d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieux et de vieilles, et en réaction au manquement aux engagements, nous nous sommes trouvés dans l’obligation de passer à l’action et de reprendre le sit-in, que nous avons tout fait pour éviter par respect à toute la population de l’île, conscients des désagréments qu’une telle décision devra leur causer. Notre calvaire a trop duré pour être tu». Et ce fut l’irréparable. Les douloureux événements de ces derniers jours. Hier des membres de la Constituante s’y sont rendus mais, à l’évidence, sans résultat. La situation est toujours aussi tendue. Voilà donc ce qu’il en est de l’île des rêves !

الائتلاف النقابي للحرس الوطني يتهم وسائل الإعلام بتشويه سمعة المؤسسة الامنية

وجه الائتلاف النقابي للحرس الوطني اصابع الاتهام لوسائل الإعلام متهما إياها بتشويه سمعة المؤسسة الامنية واعوان الامن في بيان له. و استنكر ذات البيان الاعتداءات المتكررة على الامنيين خاصة منها الاعتداء بالعنف على دورية بدوار هيشر من ولاية منوبة واحداث معتمدية قلالة بجزيرة جربة من ولاية مدنين. وأكد ما جاء في البيان الناطق الرسمي باسم الائتلاف النقابي سليم عدالة في حوار له مع إذاعة شمس آف آم

Noura Ben Hassen (CPR)-Evènements de Guellala: “Laarayedh et Mamia Banna seront auditionnés à l’ANC”

L'élue du CPR à l'Assemblée Nationale Constituante, Noura Ben Hassen a déclaré, ce lundi 8 octobre lors de sa visite à Guellala (Djerba) que le ministre de l'intérieur ALi Laarayedh et la ministre de l'environnement, Mamia Banna seront auditionnés à l'ANC après les évènements du samedi 6 octobre. Noura Ben Hassen a par ailleurs exprimé ses regrets face à l'utilisation de la force par les agents de l'ordre. Dans, ce sens elle a appelé à l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités de toutes les parties concernée

Djerba la douce rejoint la liste des régions chaudes de Tunisie

L’île de Djerba, dont les plages sont très prisées des touristes étrangers, avait été jusqu’à présent épargnée par les violences. Depuis samedi, elle a rejoint la liste des régions chaudes. Les affrontements, samedi, entre les forces de l’ordre et des manifestants à Guellala, dans l’île de Djerba, aggraver la crise dans ce haut lieu du tourisme en Tunisie. Les affrontements opposant les agents de l’ordre à des manifestants protestant contre la réouverture d’une décharge tout près de leurs habitations ont fait 49 blessés parmi les policiers. Selon Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l’Intérieur, «les 49 blessés parmi les policiers, souffrant de fractures et d’autres blessures à cause des pierres et des cocktails Molotov». La manifestation a été déclenchée, selon M. Tarrouche, par la décision des autorités locales de rouvrir jusqu’en 2013 une décharge publique. Ce qui vient d’arriver samedi à Guellala ne restera pas sans conséquence pour l’activité touristique à Djerba, déjà sinistré depuis janvier 2014. Cette activité, importante pour l’économie du pays (représente 7% du Pib tunisien et emploie quelque 400.000 personnes directement ou indirectement), s’est accrue de plus de 30% au 1er semestre par rapport à la même période de l’année 2010, la plus mauvaise depuis 2001, mais elle n’est pas revenue à son niveau avant la révolution.

49 policiers blessés dans des affrontements à Djerba

Des affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants protestant contre la réouverture d'une décharge sur l'île de Djerba, haut lieu du tourisme en Tunisie, ont fait 49 blessés parmi les policiers samedi, a indiqué à l'AFP le ministère de l'Intérieur. "Un grand nombre de manifestants au centre de Guellala ont attaqué un poste de police avec des pierres et des cocktails molotov. Il y a 49 blessés parmi les policiers, des fractures et d'autres blessures à cause des pierres et des cocktails molotov", a relaté Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère. Il a ajouté que seuls deux manifestants avaient été blessés, "cela montre de quel côté la violence venait, du côté des manifestants pas de la police". Le porte-parole a précisé qu'aucune arrestation n'avait eu lieu. Selon la même source, six véhicules des forces de l'ordre ont été incendiés. "Des renforts ont été envoyés", a ajouté le porte-parole, sans en préciser le nombre, assurant qu'en début de soirée "le calme était revenu" dans les rues de cette de ville de 13.000 habitants située au sud de l'île de Djerba. La manifestation a été déclenchée, selon M. Tarrouche, par la décision des autorités locales de réouvrir jusqu'en 2013 une décharge publique. Affrontements Dans la matinée, une quarantaine de manifestants ont bloqué l'accès ce cette décharge, et après l'échec de négociations avec un représentant du parquet et de la police, les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants en usant de gaz lacrymogènes. Dans l'après-midi, une foule beaucoup plus importante a envahi les rues du centre de Guellala et ont attaqué la police, a expliqué M. Tarrouche. "La loi va être appliquée à tous ceux qui ont participé à ces violences", a-t-il prévenu. L'île de Djerba, dont les plages sont notamment très prisées des touristes étrangers, avait été jusqu'à présent largement épargnée par ce type de violences, alors qu'ailleurs dans le pays des manifestations dégénèrent régulièrement en affrontements avec la police. Ainsi vendredi, à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, la police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui tentaient d'envahir le siège du gouvernorat (préfecture). Ces actions de protestation qui se multiplient concernent aussi bien la misère, le chômage, les coupures d'eau ou d'électricité et la défaillance du ramassage des ordures depuis la révolution. Tourisme La misère et les mauvaises conditions de vie étaient au coeur de la révolution qui a contraint à la fuite le président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, marquant le début du Printemps arabe. Or, le gouvernement, dominé par les islamistes d'Ennahda, est accusé de ne pas avoir répondu aux attentes des Tunisiens en matière économique et sociale. Si le secteur du tourisme s'est relevé en 2012, avec une croissance de plus de 30% au premier semestre par rapport à la même période de l'année précédente, il n'est pas revenu à son niveau pré-révolutionnaire. Les autorités ont à ce titre reconnu qu'une amélioration des conditions de sécurité était clé pour ce secteur qui représente 7% du PIB tunisien et emploie quelque 400 000 personnes directement ou indirectement.