Mercredi , 11 décembre 2019

Archives du blog

“Les salafistes sont des victimes”, selon un membre d’Ansar al-Chariaa

Le membre d’Ansar al-Chariaa “Abou Iyed”, a indiqué que l’individu “salafiste” arrêté en premier lieu n’avait rien à voir avec les évènements déclencheurs de ces affrontements et l’agression du commandant Wissem Ben Slimen. Présent, mardi soir, lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les salafistes à Douar Hicher et témoin de la tentative d’incendie d’un poste de police, il a indiqué que la bagarre qui a fait sombrer la région dans le chaos total opposait deux cités rivales alors que les salafistes n’y étaient pour rien, “pourquoi donc arrêter Saddam ?” s’est-il interrogé sur les ondes radio Shems Fm. D’autre part, concernant l’attaque contre un poste de police, Abou Iyed a précisé que les salafistes étaient visés par les forces de l’ordre, indiquant que les “victimes” ont été touchées de dos. Abou Iyed a par ailleurs qualifié d’absurdes les accusations d’un agent de l’ordre selon lesquelles, un salafsite se serait emparé d’une arme au poste de police et aurait tiré sur l’autre salafiste tué lors des affrontements du mardi.

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Affrontements de Douar Hicher : les salafistes accusent Kamel Letaïef et Nidaa Tounes

Un salafiste tunisien, nommé ou surnommé Ibrahim Ettounsi, a été interrogé hier soir par une chaîne de télévision arabe à propos des affrontements entre les forces de l’ordre et les mouvements salafistes à Douar Hicher (Ouest de Tunis), survenus dans la soirée et à l’issue desquels on a enregistré un mort et trois blessés. Selon Ibrahim Ettounsi, les salafistes ne sont pas derrière les tensions enregistrées ces derniers jours, ni dans l’agression de l’officier de la garde nationale samedi dernier. A l’entendre, c’est le chef de la contre-révolution Kamel Letaïef qui est derrière cette tension et, derrière lui, se trouvent plusieurs officiers du ministère de l’Intérieur à sa solde et à la solde de services de renseignement étrangers. Ibrahim Ettounsi dément toute attaque de tout poste de police par les mouvements salafistes tunisiens. Il tient pour preuve la consigne donnée par Al Qaïda au Maghreb et par certains cheikhs qui invitent à calmer le jeu pour le moment. La priorité de la jeunesse salafiste, c’est le travail associatif de bienfaisance et la spiritualité. Les seuls responsables de l’escalade, selon lui, ce sont les contre-révolutionnaires de Nidaa Tounes qui veulent que le sang salafiste soit le carburant d’une bataille électorale. Ibrahim Ettounsi formule une autre accusation, mais contre le gouvernement cette fois qui voudrait, selon lui, lancer un message rassurant à Hillary Clinton, avant son arrivée en Tunisie au mois de décembre, en mettant fin à l’extrémisme et au terrorisme. En bref, et si on suit la logique de M. Ettounsi, les salafistes sont totalement innocents et les témoignages de l’officier de la Garde nationale agressé ou du jeune à qui on a coupé les doigts sont faux. Tout comme l’information du ministère de l’Intérieur faisant part du stock d’armes caché dans la mosquée à Douar Hicher ou encore de l’attaque de l’ambassade américaine. A l’entendre, donc, c’est Nidaa Tounes et Kamel Letaïef qui sont à l’origine des incidents actuels. Cette même thèse est défendue par deux autres témoins salafistes, interrogés par la chaîne tunisienne Zitouna TV que dirigent des membres d’Ennahdha. Kamel Letaïef fait actuellement l’objet d’une instruction judiciaire et d’un début de campagne médiatique contre lui. Il a donné une interview ce matin sur Express FM pour démentir catégoriquement les accusations de complot contre la sûreté de l’Etat portées contre lui par un avocat proche du pouvoir, s’interrogeant comment peut-on se baser sur de simples communications téléphoniques pour lancer de telles accusations. Il privilégie la thèse de la manœuvre politique par excellence en soulignant qu’il ne cherche aucun poste politique et ne pense qu’à l’intérêt du pays.

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Il y aura encore de la casse, dixit Ali Laârayedh

Lors de la rencontre de presse hebdomadaire, tenue aujourd’hui, mercredi 31 octobre 2012, à la Kasbah, Ali Laârayedh revient sur les récents événements de Douar Hicher entre forces de l’ordre et membres du courant salafiste insistant sur « l’importance de l’application de la loi face à la violence ». Selon le ministère de l’Intérieur, des membres de groupes salafistes radicaux ont essayé d’attaquer « de manière très violente » deux postes de la Garde nationale à Douar Hicher, ripostant contre l’arrestation de trois de leurs membres impliqués dans plusieurs actes de violence, dont l’agression d’un agent de la garde nationale. Les membres de la garde nationale ripostant contre ces attaques ont tiré sur un des assaillants, faisant un mort, dans le camp des salafistes. Le ministère de l’Intérieur a également déclaré que les forces de l’ordre procédaient à des patrouilles quotidiennes conduisant à l’arrestation de plusieurs centaines de personnes (300 personnes en moyenne). M. Laârayedh a affirmé qu’il « y aura encore de la casse dans les jours à venir » et que les actes de violence ne sont pas prêts de s’arrêter de sitôt, appelant toutes les parties politiques et sociales à jouer leur rôle dans la prévention contre le terrorisme et à ne pas accuser les forces de l’ordre d’être l’unique responsable. Il a également tenu à préciser que le ministère de l’Intérieur s’engageait activement à appliquer la loi et à lutter contre toutes formes de violence, mais qu’il n’était pas au-dessus des critiques et n’aurait aucun mal à reconnaitre ses défaillances.

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Garde nationale — Affaire Wissem Ben SlimaneAgressions des agents de l’ordre : Le dilemme de la légitime défense

Face à la multiplication des agressions (600 rien qu’au cours du dernier trimestre), nos forces de sécurité intérieure exigent d’être mieux… sécurisées ! Les tirs à balles réelles seront-ils autorisés ? L’agression sauvage perpétrée récemment du côté de Douar Hicher contre le commandant de la Garde nationale Wissam Ben Slimane a non seulement choqué l’opinion publique mais aussi a fortement secoué les milieux de la sécurité dans le pays qui n’en reviennent pas encore. Au-delà de son atrocité, cette agression est venue tirer la sonnette d’alarme pour un appareil sécuritaire qui ne compte décidément plus les déboires et les revers quand on sait, à titre d’exemple, que nos agents de police et de la Garde nationale ont été victimes, rien qu’au cours des trois derniers mois, de pas moins de 600 agressions (excusez du peu). Du jamais vu par le passé ! Que faut-il donc faire pour arrêter l’hémorragie ? Jusqu’à quand durera la traversée du désert pour nos policiers ? L’effet Efferalgan Bien évidemment, on se contente toujours du côté du ministère de l’Intérieur de condamner et en même temps de consoler la victime après chaque agression, mais hélas sans jamais aller au fond des choses. Sans toucher au cœur du problème. Et c’est justement cela qui irrite de plus en plus nos agents de l’ordre qui sont aujourd’hui — ironie du sort — beaucoup plus préoccupés par leur propre sécurité que par celle des citoyens. «On en a assez des mots gentils et des promesses mielleuses», déplore un agent. «Ce dont on a réellement besoin, insiste un autre, c’est un train de mesures matériellement sécurisantes». Et d’ajouter, de plus en plus inquiet: «Il faut absolument s’empresser de mettre tout en œuvre afin de réhabiliter notre corps qui n’est jamais descendu si bas, aidé dans sa dégringolade par des déclarations officielles qui ont toujours eu un effet Efferalgan qui tranquillise sans guérir». Il est vrai que, par les temps qui courent, nos agents de l’ordre, bien qu’armés, ne savent plus se défendre en service. Leur fameux effet dissuasif hérité du régime policier d’antan n’en est plus un. Au point qu’ils… laissent des plumes dans la plupart de leurs interventions sur le terrain. Révoltant ! Quid de la légitime défense ? Du coup, surgit la question de la légitime défense. Question d’autant plus complexe que l’usage, si abusif soit-il, des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc a fait jusqu’à présent la preuve de son inefficacité. Que faire alors ? «C’est simple», répond un chef de brigade qui propose «la mise en application de l’ordre d’usage des tirs à balles réelles, condition sine qua non de la réhabilitation des forces de sécurité intérieure, et par là, de la réussite du combat mené contre les fauteurs de troubles». Cette proposition qui s’apparente à une revendication est d’ailleurs partagée par la majorité de nos agents de l’ordre, d’autant plus que les tirs à balles réelles, selon les traditions policières, ne touchent que les jambes et sont autorisés en cas de légitime défense. La balle est donc dans le camp du ministère de l’Intérieur. Ce dernier se résoudra-t-il, un jour, à y adhérer ?

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Nuit d’affrontements sanglants à Douar Hicher

Paysage de désolation à Douar Hicher dans la nuit de mardi à mercredi, théâtre d’une quasi guérilla urbaine mettant aux prises commandos de la Garde nationale et certains des salafistes les plus radicaux du pays. L’escalade de la violence en début de semaine dans ce quartier populaire de la Manouba laissait craindre le pire. Sur place, nous avons passé plusieurs heures aux abords de la mosquée d’al Nour assiégée où s’étaient retranchés les plus irréductibles des assaillants salafistes. Reportage photo On ne pouvait que constater le manque flagrant d’équipements des unités spéciales de la Garde nationale, face à ce type de confrontation asymétrique. Plus tôt dans la soirée, aussitôt la nouvelle annoncée de l’arrestation de l’agresseur du Colonel Wissem Ben Slimen, un groupe de fidèles de la même mosquée dont il était le muézin prend d’assaut les postes de la Garde nationale de Douar Hicher et du quartier voisin de Khaled Ibn al Walid, armés de sabres. Deux agents sont grièvement blessés. C’est là que leurs collègues ripostent et tirent à balle réelle en légitime défense. On apprenait à la tombée de la nuit qu’un salafiste avait succombé à ses blessures. Pour devancer les appels des salafistes d’autres quartiers à « rejoindre leurs frères », d’impressionnants renforts de brigades d’élite de la Garde nationale sont dépêchés à Douar Hicher. Scènes anachroniques Lorsque nous arrivons sur les lieux vers 23h, les blindés continuent d’affluer, alors que des appels au djihad saturent les mégaphones du minaret de la mosquée al Nour, ce qui rend visiblement nerveux les forces de l’ordre, pressées d’en découdre. Dans les ruelles adjacentes protégées par des barricades, la plupart des émeutiers sont des jeunes qui semblent défendre instinctivement leur quartier contre ce qu’ils perçoivent comme une intrusion policière. Jets de pierres et cocktails Molotov fusent depuis les toits et même des fenêtres du minaret. Cependant, certains habitants aident les forces de l’ordre à trouver leur chemin : le quartier est en effet divisé entre zones contrôlées par les commerçants d’alcool et d’autres zones salafisées qui tentent d’imposer leur loi. Scène symbolique, alors que la mosquée est encerclée, quelques jeunes religieux narguent la Garde nationale en sortant régulièrement une main ou deux des fenêtres du minaret, faisant tantôt le signe de la victoire, tantôt celui de la prière. Ils savent qu’il n’y aura vraisemblablement pas d’intervention à l’intérieur de ce sanctuaire. Une certaine impréparation Une dizaine de personnes ont été interpellées au cours de la soirée. Néanmoins, on ne pouvait que constater le manque flagrant d’équipements des unités spéciales de la Garde nationale, disposant généralement d’armes d’assaut, inadaptées à ce type de confrontation asymétrique. C’est pourquoi dans certains cas des fusils de chasse étaient utilisés parce que causant moins de dégâts, mais au mépris de la légalité. Le gouvernement Jebali aura tout fait pour ne pas en arriver là. Il a reculé l’échéance d’un traitement sérieux de la question salafiste, jusqu’à ce que les forces de l’ordre soient attaquées dans les postes de police et de la Garde nationale. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont eu beau répéter, comme par anticipation, que « nul n’échappera à l’application de la loi », l’image d’islamistes radicaux capturés par des policiers cagoulés a un impact sans doute terrible auprès d’une partie des bases militantes d’Ennahdha. Aujourd’hui, on ne voit pas le bout du cycle infernal de la violence. Il menace d’évoluer de représailles sanglantes en règlements de compte ciblés.

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La police et l’armée quadrillent Daouar Hicher

Khaled Tarrouche ,porte-parole du ministère tunisien de l’intérieur ,a indiqué ce matin qu’ »Il y a un grand renfort de sécurité, de la garde nationale, de l’armée sur place pour prévenir toutes représailles » de la mouvance islamiste radicale . La police et l’armée étaient déployées ce mercredi à Daour Hicher, gouvernorat de Manouba en banlieue de la capitale Tunis, pour prévenir toute nouvelle flambée de violence après les affrontements nocturnes avec des salafistes qui ont fait un mort ( coté salafiste et 3 blessés coté forces de l’ordre ). Tarrouch a assuré que les forces de sécurité utiliseront « tous les outils permis par la loi » en cas de nouvelles violences, laissant entendre que des balles réelles seront utilisées en cas d’affrontements. Des militants salafistes jihadistes présumés ont attaqué mardi soir deux postes de la garde nationale –l’équivalent de la gendarmerie– après l’arrestation de l’un des leurs, blessant deux agents. Les forces de l’ordre ont répliqué, tuant par balle un des assaillants. Des informations relayées sur les réseaux sociaux ont parlé d’un second mort, mais Tarrouche a démenti cette information. Ces violences sont venu suite à l’arrestation de deux suspects dans l’agression d’un cadre de la garde nationale dans la nuit du samedi à dimanche Ces violences sont les plus graves affrontements impliquant la mouvance islamiste radicale depuis l’attaque du vendredi 14 septembre dernier de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis. Le gouvernement, dominé par le parti islamiste Ennahdha, est accusé par l’opposition de faire preuve de laxisme face aux salafistes jihadistes, une branche rigoriste de l’islam sunnite responsable de nombreux coups d’éclats, certains sanglants, depuis la chute du régime Ben Ali le 14 janvier 2011. Après l’attaque de l’ambassade américaine par des militants de ces groupuscules (quatre morts et une cinquantaine de blessés ), les autorités ont assuré être déterminées à lutter contre les militants violents de cette mouvance mais leur chef Abou Iyadh court toujours et se faufile à travers les mailles assez larges ,il faut le dire ,d’Ali Laârayedh ,ministre islamiste de l’intérieur.

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Attaque du poste de la garde nationale de Douar Hicher-Le ministère de l’Intérieur donne sa version des faits

Une source autorisée du ministère de l'Intérieur a indiqué ce mercredi 31 octobre que ce sont les forces de sûreté qui ont attaqué en premier les salafistes mardi soir à Douar Hicher (gouvernorat de La Manouba). 3 personnes ont été arrêtées dans les environs de la mosquée Ennour à la cité Khaled Ibn Walid, ce à quoi les salafistes ont réagi en lançant l'assaut contre le poste de la garde nationale. Les policiers ont répliqué en ouvrant le feu sur deux individus qui sont parvenus au niveau de l'entrée du poste, tuant l'imam de la mosquée Ennour et blessant grièvement un autre individu. La même source précise que des instructions claires et fermes ont été données aux agents de police. Il était ordonné à ces derniers de tirer à balles réelles en cas d'attaque du poste et de tentative de vol des armes.

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Ali Laârayedh se contredit et reconnait « l’existence de cellules terroristes en Tunisie »

Après avoir nié hier l’existence de camps terroristes en Tunisie ,Ali Laârayedh, ministre islamiste nahdhaoui de l’Intérieur a déclaré ce mercredi 31 octobre sur les ondes de Shems Fm que les unités de forces intérieures ont avorté plusieurs opérations terroristes, dans lesquelles des organisations de vente d’armes sont impliquées. Lors du conseil des ministres qui a eu lieu au palais de la Kasbah à Tunis ce matin, Ali Laârayedh est également revenu sur les incidents de Daouar Hicher et de la cité Khaled Ibn Walid ( gouvernorat de Mannouba ). Il a expliqué que le ministère est en train d’appliquer la loi, indiquant qu’il procède actuellement à de vastes opérations de ratissages. Ali Laârayedh a précisé que lors des évènements de la veille à Daouar Hiche, 2 policiers ont été blessés et 4 individus ont été arrêtés . Un islamiste salafiste a aussi été tué lors des accrochages d’hier soir

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Douar Hicher : Un salafiste tué

Un individu présumé appartenant au courant salafiste a été tué hier soir et trois agents de la Garde nationale blessés, alors que les agents de l’ordre tentaient de protéger le poste de la Garde nationale à la cité Khaled Ibn Walid à Douar Hicher attaqué par des dizaines de salafistes, a appris le correspondant de l’Agence TAP à La Manouba. Selon la même source, cette attaque intervient à la suite d’informations qui circulaient autour de l’arrestation de deux suspects impliqués dans les incidents survenus samedi dernier à Douar Hicher. Ce groupe de salafistes s’est attaqué également au domicile d’un agent de la Garde nationale.

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Les islamistes se préparent : « On ne va pas laisser le meurtre d’hier sans réaction »

Des dizaines d’activistes islamistes, la majorité d’entre eux des « barbus sounna » ( sans moustache ) ,certains armés de couteaux, étaient rassemblés ce matin du mercredi dans la banlieue de Tunis ,théâtre de violences la veille, et aucun dispositif de sécurité n’y était visible contrairement aux dires des autorités, selon des témoins sur place. Cette foule était rassemblée à la mi-journée aux abords de la mosquée Ennour à Douar Hicher près de laquelle les affrontements ont eu lieu mardi soir faisant un mort dans les rangs des agresseurs islamistes et deux blessés parmi les policiers, selon le bilan officiel. Aucun dispositif de sécurité particulier n’y était visible, alors que Khaled Tarrouche ,porte-parole du ministère de l’Intérieur, avait affirmé plus tôt que d’importants renforts policiers et militaires avaient été déployés. Par ailleurs, des militants islamistes ont assuré à la presse sous couvert de l’anonymat se préparer à de nouveaux affrontements. « On ne va pas laisser le meurtre d’hier sans réaction », a affirmé l’un d’entre eux. Un autre, âgé d’une vingtaine d’année, a reconnu que les violences de mardi avaient été déclenchées par l’interpellation de plusieurs salafistes impliqués dans l’agression d’un cadre de la garde nationale, tout en estimant « que ce n’est pas une raison de tirer dans la tête d’un Tunisien ». Des militants salafistes jihadistes ont attaqué mardi soir deux postes de la garde nationale –l’équivalent de la gendarmerie– après l’arrestation de l’un des leurs soupçonné d’avoir blessé samedi soir un agent des forces de l’ordre, selon le ministère de l’Intérieur Le poste de Khalid Ibn el-Walid, où la victime a été tué mardi soir, était fermé mercredi midi. Deux voitures des forces de l’ordre y était garées. L’un des agents présents a expliqué qu’un juge d’instruction était attendu dans la journée dans le cadre de l’enquête sur les évènements de mardi. Un haut responsable policier a par ailleurs affirmé à la presse, sous couvert de l’anonymat, que les forces de l’ordre n’ont reçu que mardi l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour lancer des opérations contre les salafistes de Douar Hicher. « On n’a reçu qu’hier les instructions du ministère de l’Intérieur pour appliquer la loi sérieusement », a-t-il dit. « Je m’étonne de ce laxisme », a ajouté cet officier. « C’est le début de la guerre entre nous et les salafistes », a-t-il ensuite assuré. Le syndicat de la garde nationale dénonce le mutisme des autorités Suite aux multiples agressions subies par les forces de l’ordre ,dont la dernière en date celle de Daouar Hicher ,le comité constitutif du Syndicat général de la garde nationale a appelé, mardi 30 octobre , tous les syndicats régionaux et de base à observer, ce mercredi 31 octobre , un arrêt de travail d’une heure devant les postes et les districts de la garde nationale sans pour autant entraver le bon fonctionnement de ce corps. Dans une déclaration, le syndicat appelle également ses adhérents à porter le brassard rouge pour dénoncer le mutisme des autorités de tutelle notamment de l’Assemblée nationale constituante (ANC) face aux agressions répétées qui ciblent les agents de l’ordre et leurs sièges. Ces violences sont les plus graves affrontements impliquant la mouvance islamiste depuis l’attaque du vendredi 14 septembre dernier de l’ambassade américaine à Tunis qui a fait 4 morts et une cinquantaine de blessés . Le gouvernement provisoire, dominé par le parti islamiste Ennahdha, est accusé par l’opposition et la société civile de faire preuve de laxisme face à ces violences . La centrale syndicale UGTT a stigmatisé ces violences islamistes ,ce matin dans un communiqué ,et dénoncé le silence des autorités en place

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