Lundi , 27 juin 2022

Archives du blog

Un élu sarthois agressé par des islamistes tunisiens

Ce conseiller régional socialiste a porté plainte après avoir été roué de coups à Bizerte, où des salafistes ont vivement protesté contre un festival culturel la semaine dernière. Un conseiller régional socialiste des Pays de la Loire a porté plainte après avoir été roué de coups à Bizerte (Tunisie) par des militants islamistes opposés à un festival culturel, a-t-il indiqué mercredi, une agression dénoncée par le président de la région, Jacques Auxiette (PS). Jamel Gharbi, 62 ans, élu régional PS dans la Sarthe depuis 2010 et chargé de mission à la ville du Mans, se promenait en compagnie de sa femme et de sa fille de 12 ans dans le quartier du port de Bizerte, ville dont il est originaire, dans la soirée de jeudi, quand il a été violemment pris à partie. «Nous avons croisé un groupe d’une cinquantaine de salafistes qui les ont agressées verbalement en raison de leurs vêtements d'été, qui n’avaient pourtant rien de choquant», a-t-il déclaré. Après avoir crié à ses proches de s’enfuir, il a vu les agresseurs se ruer sur lui et le «frapper à coups de matraques et de gourdins», a-t-il indiqué. «Personne ne m’a secouru. Je n’ai dû mon salut qu’au fait que j’ai réussi à m’enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m’auraient lynché». L’agression s’est déroulée le 16 août, en marge de la soirée de clôture du festival de Bizerte qui avait été ciblée, selon le ministère de l’Intérieur tunisien, par «environ 200 personnes affiliées au courant salafiste» et armées, selon des témoins, de sabres et de bâtons. Cinq autres blessés ont été recensés. Victime de nombreuses contusions et choqué, ainsi que ses proches, Jamel Gharbi, qui s’est vu prescrire 15 jours d’ITT (incapacité totale de travail), est rentré en urgence en France avec sa famille, après avoir porté plainte et avoir été pris en charge par l’ambassade de France. Le ministre des Affaires étrangères «Laurent Fabius m’a appelé pour me soutenir», a précisé Jamel Gharbi. Le président du conseil régional des Pays de la Loire, Jacques Auxiette (PS), a dans un communiqué condamné «fermement cette agression violente et gratuite de la part d’une minorité d’activistes religieux». «En relation étroite avec le Quai d’Orsay et l’ambassade de France à Tunis (...), la collectivité régionale restera informée et attentive aux suites données à la plainte déposée par son élu», est-il souligné. Dans un communiqué, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë dénonce «un acte indigne et lâche, perpétré par une minorité extrémiste» et qui «porte atteinte aux valeurs de la Tunisie». «Le peuple tunisien, dont je connais l’attachement à la tolérance, à la démocratie, au pluralisme et aux droits de l’homme, constitue le meilleur rempart face à l’obscurantisme et à l’extrémisme», écrit-il, avant d’exprimer à Jamel Gharbi, sa «solidarité» et sa «profonde sympathie».

Read More »

Le ministère de l’intérieur fait son mea-culpa

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Tarrouch est intervenu sur les ondes de ShemsFm pour donner des explications sur les évènements de Bizerte lors de la clôture du festival d'Al Aqsa dans la soirée de vendredi 16 août. Il a indiqué que le ministère de l'Intérieur n’a pas pu intervenir car un grand nombre de personnes étaient présentes à la clôture du festival et qu'il s'agit d'une erreur d'appréciation du ministère étant donné que les forces de sécurité étaient présentes mais n'ont pas vu venir les affrontements violents des salafistes. Khaled Tarrouch a annoncé qu'une enquête a été ouverte et que des recherches sont en cours pour arrêter les personnes impliquées. Rappelons que la soirée de clôture de la 2ème édition du festival d'al-Aqsa à Bizerte, à laquelle devaient prendre part des personnalités palestiniennes et libanaises dont le doyen des prisonniers libanais, Samir Qontar, n'a pas pu se dérouler puisque un groupe de salafistes a envahi jeudi soir la maison de la jeunesse de Bizerte et que des affrontements violents ont fait plusieurs blessés graves.

Read More »

Un Franco-Tunisien agressé avec son épouse par des barbus à Bizerte

Cardiologue et président de l’Association «Agur Tunes», l’auteur de ce témoignage évoque les violences subis par son frère, Franco-Tunisien, et l’épouse française de ce dernier, agressés par des salafistes à Bizerte.1 Hier (vendredi 16 août, Ndlr) à Bizerte, mon frère Jamal, en vacances dans cette ville où il possède une petite maison au cœur du quartier arabe, a été agressé et battu par des barbus qui lui ont hurlé devant sa femme et sa fille. Le motif: sa femme française et sa petite habillée à l’européenne. Trauma crânien, arcade sourcilliaire ouverte, dos ensanglanté… ils ont fait aujourd’hui même les valises pour rentrer en France. J’ai alerté les autorités françaises, le consulat à Bizerte, qui ont conseillé de porter plainte au procureur. Jamel est un élu de la république française; il est conseiller régional de la Sarthe.Il a été reçu en grandes pompes au mois de mars par des représentants de l’Assemblée nationale constituante (Anc) du gouvernement tunisien. Il a visité, avec une délégation parlementaire du Parti Socialiste français toute la république. Ils ont donné 400.000 euros pour des associations de protection des femmes isolées. Cette agression contre un représentant du peuple français est grave et sera médiatisée. Le gouvernement de M. Jebali en porte l’entière responsabilité. Par son inaction, il encourage les groupes violents et condamne le pays à une dérive violente qui peut l’entrainer dans un cycle infernal M. Lârayedh, ministre de l’Intérieur, est soit incompétent pour ce poste sensible, soit complice des salafistes. Il doit démissionner. Quant au gouvernement islamiste, il doit savoir que notre communauté tunisienne est outrée par ces comportements irresponsables et que le moment venu nous nous positionnerons en conséquence. * Cardiologue et président de l’association «Agur Tunes»

Read More »

Assaut des salafistes à Bizerte à coups d’armes blanches : Plusieurs blessés

Ce soir du jeudi 16 août 2012, la Ligue tunisienne pour la Tolérance a organisé, en collaboration avec une dizaine d’autres associations, une manifestation à titre de soutien à la cause palestinienne à La Maison de jeunes de Bizerte. Mais une centaine de salafistes ont attaqué les participants, présents à l’événement, alors qu’ils collaient photos, et affiches. Motif de cet assaut, la présence de l’ex-détenu libanais dans les prisons israéliennes, Samir El Qantar, « qui n’a pas le droit de s’exprimer » selon les salafistes parce qu’il est pro-Bachar et contre la révolution syrienne… Bilan de cette « ghazoua » des salafistes ce soir à Bizerte, selon Slaheddine El Masri, président de la Ligue tunisienne pour la Tolérance, un certain nombre des membres desdites associations ont été, plus ou moins, grièvement blessés par des armes blanches : Mongi Tayachi, blessé à la tête à coups de « machette », est toujours sous surveillance à l’hôpital régional de Bizerte, Chokri Gharbi, quelques points de sutures et Khaled Bou Jemâa le visage amoché et tabassé. D’autres personnes « s’en sont sortis » avec des hématomes, Toujours selon Slaheddine El Masri, la police est intervenue, mais trop tard, après la fin des violences, malgré les appels au secours lancés par les organisateurs dès le début des affrontements.

Read More »