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Des organisations nationales dénoncent la condamnation du journaliste Khalifa Guesmi

Des organisations nationales ont dénoncé, jeudi 1er décembre 2022 dans un communiqué, la condamnation du journaliste Khalifa Guesmi à un an d’emprisonnement sur la base des dispositions de la loi antiterroriste.

M. Guesmi a, rappelons-le, comparu, mardi 29 novembre 2022, pour sa première audience devant la justice, pour avoir refusé de révéler l’identité de sa source après la parution d’un article sur l’arrestation de personnes soupçonnées de terrorisme dans le gouvernorat de Kairouan. Accusé de divulgation de données terroristes, le journaliste a été condamné à un an d’emprisonnement, sur la base de l’article 62 de la loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015, relative à la lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent, pour interception audiovisuelle. Il a, notons-le, été laissé en liberté. Son comité de défense fera, lui, appel, de cette décision de justice.

Les organisations nationales signataires du communiqué – le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), et l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), entre autres, ont qualifié les poursuites judiciaires contre les journalistes « une grave menace pour la liberté de la presse et d’expression » notant leur profonde préoccupation face à la multiplication des procès d’opinion et de publication.

Rappelant que les poursuites émanent directement de la ministre de la Justice, Leila Jaffel, sur la base « de lois à caractère répressif, comme le Code pénal et le décret 54 », elles ont avancé que cela était « un indice dangereux de la tendance vers la criminalisation de l’opinion et de la liberté d’expression ».

« Les organisations mettent en garde contre la gravité de l’approche répressive de l’autorité, basée sur la traque des militants, des journalistes et des leaders d’opinion, la répression des manifestations et la restriction des libertés, ceci en totale contradiction avec les promesses et la rhétorique des autorités, et en violation du droit international dans les affaires liées à la liberté de la presse, d’expression et des droits et libertés publics et individuels », a-t-on souligné avant d’appeler « tous les citoyens, citoyennes, militants, les journalistes , et mouvements de jeunesse et sociaux à se mobiliser pour défendre les libertés et les droits humains, et faire face à la politique de répression et de criminalisation de l’opinion, de l’édition et de la contestation ».

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