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Sami Ben Slama à propos de sa convocation : c’est une tentative d’intimidation !

Convoqué par la Criminelle d’El Gorjani mercredi 23 novembre 2022, le membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) Sami Ben Slama est revenu sur son interrogatoire dans un statut Facebook publié le lendemain, 24 novembre.

M. Ben Slama a ainsi estimé que sa convocation, alors qu’il est toujours membre de l’Isie bénéficiant d’une immunité politique, est « une décision politique par excellence », qui représente, selon lui, « une farce et un énorme scandale sur le plan politique et juridique ». Et d’expliquer ses propos par le fait qu’il a été entendu en tant qu’accusé sur la base d’une plainte déposée par le président et les membres de l’Isie pour un post Facebook commentant une information publiée par les médias, en fermant les yeux sur celui qui a publié en premier l’information.

Pour lui, il s’agit d’« une opération de ciblage programmée, apparemment destinée à l’intimidation ». Et de poursuivre : « Ce n’est qu’un avertissement, qui sera suivi par d’autres auditions dans d’autres affaires politiques fomentées ».

En réponse à tout cela, Sami Ben Slama a martelé : « Je ne me tairai pas, je ne me soumettrai pas aux menaces, même s’ils m’enferment dans toutes leurs prisons. Ils me poursuivent sur la base d’accusations montées de toute pièce, malintentionnées et portant atteinte à la liberté d’expression alors que les vrais criminels vivent parmi nous, sans que personne ne les inquiète ou leur demande des comptes.

J’ai défendu le droit de mon pays à des élections impartiales et à une instance électorale indépendante et ils m’ont combattu. La honte les poursuivra jusqu’à la fin des temps. Je continuerai à défendre mon droit et le droit de tous les Tunisiens de tout bord à jouir de leurs droits fondamentaux, dont le plus important est la liberté d’expression ».

Le membre de l’Isie estime « qu’il est de son droit de critiquer le processus de 25 juillet 2021, étant désormais convaincu qu’il a dévié de son chemin et ne répond plus aux exigences du peuple tunisien en matière de réforme et que c’est eux, et non pas nous, qui marchent sur une mauvaise voie qui nuit au pays et au peuple ».

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