mercredi , 8 février 2023
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Des associations, organisations et personnalités appellent à un dialogue national

Des organisations, des associations et des personnalités publiques ont appelé, dans un communiqué en commun publié vendredi 18 novembre 2022 à l’ouverture d’un dialogue national pour une réforme qui permettra de réaliser la justice sociale, qu’ils considéraient comme l’une des revendications les plus importantes de la révolution tunisienne.

Parmi les signataires : l’Association tunisienne des femmes démocrates, la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme, l’Association des magistrats tunisiens, l’Union des magistrats administratifs, EuroMed Rights, l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles, Aswat Nissa, l’association Tawhida Ben Cheikh ainsi que des personnalités publiques, des universitaires et des juristes dont Bochra Belhaj Hmida, Massoud Romdhani, Hamadi Redissi, Mokhtar Trifi, Fethia Saidi et Kalthoum Kannou.

Ces organisations, associations et personnalités publiques ont fait porter à l’autorité en place la totale responsabilité des « effets négatifs qui résulteront inévitablement du retard dans l’ouverture de ce dialogue ainsi que de l’exacerbation de la crise », pointant la situation politique, économique et sociale du pays notamment la hausse du coût de la vie, la pénurie des produits de base, la pauvreté, la marginalisation et le manque d’opportunités pour les jeunes, en particulier dans les régions internes et les quartiers populaires.

Les signataires ont aussi souligné « le recul significatif par rapport aux acquis de la révolution concernant la liberté d’expression, les médias, la libre circulation, le droit d’organisation et de manifestation pacifique outre une atteinte au principe de parité et les droits des femmes à participer à la vie politique du pays ». Ils ont dénoncé également le fait de « viser l’indépendance du pouvoir judiciaire et de ses institutions légitimes ainsi que les garanties d’indépendance des magistrats, notamment suite à la révocation de dizaines d’entre eux », alors que « le pouvoir en place est focalisé sur la tenue des élections législatives formelles comme l’aboutissement d’un processus unilatéral ».

Ces organisations, associations et personnalités publiques ont revendiqué l’abrogation de tout texte législatif ou réglementaires portant atteinte aux libertés publiques, aux droits individuels, aux droits des femmes, à la liberté de la presse, des médias et d’opinion, ainsi que de cesser toutes les pratiques qui restreindraient le droit à s’organiser, à manifester pacifiquement, et de s’abstenir de porter atteinte au décret n°88 de 2011 relatif à l’organisation des associations.

Les signataires ont également appelé au respect du principe de séparation des pouvoirs, d’indépendance du pouvoir judiciaire, en respectant les décisions qui émanent de ses juridictions, notamment celles émises par le Tribunal administratif concernant les magistrats révoqués. Et de réclamer de « cesser d’utiliser la justice pour porter atteinte aux opposants et aux manifestants, en fomentant des poursuites injustes outre le fait de juger des civils devant des tribunaux militaires ».

 

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