jeudi , 1 décembre 2022
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Jalel Hammami : Mohamed Ali Aroui est un prisonnier politique

Jalel Hammami, avocat de l’ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, vient de confirmer lors de son passage à Midi Show sur Mosaïque Fm au micro d’Elyes Gharbi, vendredi 28 octobre 2022, que son client a entamé une grève de la faim, après le refus de sa libération par la chambre des mises en accusation, dans l’affaire de chantage et d’abus de pouvoir

 

L’avocat indique : « j’ai décidé de renoncer au devoir de réserve dans l’affaire de mon client. J’appelle à ce qu’on accorde les garanties d’un procès équitable. C’est un prisonnier politique, parce qu’il n’a pas commis de crime ».

 

Dans ce contexte, il explique : « dans l’affaire de chantage et d’abus de pouvoir, la plaignante a déposé une plainte le 28 octobre 2020. Elle a été directement soumise au ministère de l’Intérieur le 30 décembre 2020. En sa qualité exécutive, il l’a déférée devant l’unité centrale d’El Aouina pour entamer les enquêtes sans consultation préalable du ministère public ».

 

L’avocat poursuit son discours en rappelant le principe de séparation des pouvoirs et ajoutant que le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, n’avait pas le droit d’enfreindre les articles 2 et 23 du Code pénal. Il a, également, souligné que le ministère public avait pris en charge l’affaire le 6 avril 2021, alors que les enquêtes avaient commencé le 28 décembre 2020, notant que la plaignante avait retiré sa plainte. « Le mandat de dépôt émis contre Mohamed Ali Aroui n’est plus justifié. Il ne s’agit plus d’une question de procédure, mais d’un règlement de comptes entre Mohamed Ali Aroui et l’actuel ministre de l’Intérieur ».

 

La défense de l’ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a annoncé mercredi 20 juillet 2022, le dépôt d’une plainte contre l’actuel ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine pour abus de pouvoir.

 

Mohamed Ali Aroui a été placé en garde à vue le 17 juin puis en détention suite à l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre dans le cadre de l’affaire Instalingo. Il est, entre autres, soupçonné d’intelligence. Plusieurs autres suspects ont été interpellés dans le cadre des investigations depuis septembre 2021. Spécialisée dans la création de contenu, Instalingo et ses employés sont suspectés de blanchiment d’argent, d’abus de pouvoir et d’attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, d’inciter les gens à s’armer les uns contre les autres, à provoquer le désordre, le meurtre et le pillage sur le territoire tunisien, conformément aux articles 67, 68 et 72 du Code pénal.

 

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