mercredi , 8 février 2023
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La Dynamique féministe dénonce l’exclusion de la femme du processus électoral

La Dynamique féministe, regroupant plusieurs associations, a organisé, vendredi 7 octobre 2022 à midi devant le siège central de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), un rassemblement de protestation pour exprimer leur attachement aux acquis de la révolution et en particulier la parité et l’égalité des droits et des devoirs.

Cette initiative comprend une dizaine d’associations notamment l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l’association Beity, l’association Aswat Nissa, l’association Tawhida Ben Cheikh, l’Association des Femmes Tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD), l’Association femme et citoyenneté du Kef, l’association Amal pour la famille et l’enfant, l’association Joussour de citoyenneté du Kef, l’association Calam et la Ligue des électrices tunisiennes.

Au cours de cette manifestation, plusieurs slogans ont été levés notamment : « Nous sommes des citoyennes à part entière, nous n’accepterons pas d’être de simples marraines », « Nous sommes des citoyennes à part entière, nous n’accepterons pas une législation qui nous exclut et des procédures qui nous bannissent », « Nous ne sommes pas des compléments et nous ne serons pas un décor de cette mascarade ».

Rappelons que  ces associations avaient dénoncé l’éviction des femmes du processus électoral avec la non-imposition de la parité dans la nouvelle loi électorale. Elles ont réclamé la révision de la loi électorale afin de garantir la parité homme/femme dans toutes les prochaines étapes électorales.

Pour elles, l’adoption du principe de parité entre les deux genres a été décisive pour imposer la femme dans le milieu politique dans une société patriarcale, concrétisant l’égalité et l’équité des chances entre les deux sexes. Et l’abandon de ce principe à cause du scrutin uninominal, sans la mise en place de garanties permettant aux femmes une participation large et effective représente une grave violation des dispositions de l’article 51 de la nouvelle constitution, toujours selon eux.

Les signataires estiment que les femmes seront exclues et ne pourront pas être élues.

 

I.N

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