mercredi , 7 décembre 2022
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Affaires Rached Khiari : Medhioub induit en erreur les organisations internationales

Le député islamiste d’Ennahdha Maher Medhioub a envoyé le 24 août une plainte à différentes organisations internationales à propos des six affaires touchant son collègue Rached Khiari. Les plaintes ont notamment été envoyées à la Fédération internationale des Droits de l’Homme, Amnesty, Euromed Human Rights Monitor, EuroMed Rights, comité de protection des journalistes, etc.

Maher Medhioub indique que Rached Khiari est un député et journaliste d’investigation poursuivi par les autorités tunisiennes devant des juridictions civiles et militaires dans des affaires liées à son travail parlementaire de contrôle ou à son travail de journaliste d’investigation ou de blogueur. Toutes ses affaires, dit-il, concernent la nation et le citoyen.

 

Ce que dit Maher Medhioub est totalement faux et induit en erreur toutes ces organisations internationales.

Rached Khiari n’a jamais été journaliste d’investigation, ni journaliste tout court. Bon à rappeler, pour être journaliste, il faut être titulaire d’une carte de presse délivrée par un comité spécial dans lequel figure des représentants de l’Etat et de la corporation. Or Khiari n’a jamais obtenu cette carte. Il est juste blogueur animant le site Assada.

Concernant les plaintes déposées contre lui, il n’est pas question que d’affaires politiques. Loin s’en faut.

Il y a une seule affaire politique, celle où il a accusé, sans preuve aucune, le président de la République d’avoir été financé par les Etats-Unis du temps de Donald Trump. Il l’a également accusé d’intelligence avec l’étranger, notamment la France, l’Iran et les Etats-Unis. Rached Khiari a dit lui-même qu’il est prêt à présenter les documents attestant ses dires devant la justice. Non seulement, il n’a jamais présenté de preuves à la justice, mais il n’a jamais présenté un quelconque document étayant ses propos, ni sur son blog, ni sur sa page Facebook.

A l’exception de cette affaire, qu’on pourrait qualifier de politique, Rached Khiari est poursuivi par des civils dans des affaires civiles dans des crimes de droit commun.

Parmi ces affaires, il y a celle déposée contre lui par le journaliste (un vrai journaliste celui-là), Hamza Belloumi qui a fait l’objet de campagnes de harcèlement et d’intimidation, pendant des mois, de la part de Rached Khiari. Ce dernier s’en est pris à sa personne, à sa vie privée et à sa famille dans l’objectif de le punir et de l’empêcher de poursuivre ses enquêtes d’investigation touchant des écoles coraniques et des religieux.

Rached Khiari est également poursuivi par son collègue, le député d’Attayar, Mohamed Ammar qui a été enregistré à son insu, dans son propre domicile. L’enregistrement en question touchait un entretien à propos d’une coalition parlementaire et une motion de censure visant le président du parlement Rached Ghannouchi. Rached Khiari a pris des extraits de l’enregistrement secret et a opéré des montages, pour faire disparaitre des parties, afin de salir Mohamed Ammar et le discréditer devant l’opinion publique. Le député a dû subir, pendant des semaines, une véritable campagne de harcèlement, d’injures et de menaces sur les réseaux sociaux.

Rached Khiari est également poursuivi par son autre collègue Fayçal Tebbini qui, lui aussi, a dû subir des campagnes de moquerie, d’injures et de harcèlement. Le seul tort de M. Tebbini est d’être anti-islamiste opposé au président du parlement.

Pendant des mois Rached Khiari multipliait les publications Facebook hostiles et diffamatoires salissantes à l’encontre de Fayçal Tebbini. Il parlait de sa vie privée et de supposées relations adultères et multipliait les vidéos filmées secrètement devant le domicile de M. Tebbini. Il lui est même arrivé de diffuser une vidéo pornographique prétendant que c’est Fayçal Tebbini qu’on voyait à l’image. Ce dernier avait beau démentir et se démener pour que la justice le protège, Rached Khiari continuait son œuvre destructrice profitant de l’immunité parlementaire et de la protection que lui accordaient l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi et le président du parlement Rached Ghannouchi.

 

Que Maher Medhioub contacte des organisations internationales pour défendre des personnes subissant des poursuites injustes, cela s’entend. Mais qu’il les contacte pour essayer de disculper une personne des plus abjectes en les induisant en erreur, cela ne peut pas passer sous silence.

Rached Khiari était l’homme des sales besognes du parti islamiste Ennahdha et ceci est notoire. Le fait qu’il soit maintenant en prison en attente de son procès n’est que justice. Il s’agit, tout simplement, d’un homme dangereux pour la société et la démocratie. Ce n’est pas le régime de Kaïs Saïed qui le poursuit, ce sont ses propres victimes qui réclament justice.

 

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