Jeudi , 30 juin 2022
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Samir Saïed : le secteur privé est la locomotive de la croissance économique

Le ministre de l’Économie, Samir Saïed, est revenu, sur la feuille de route de l’investissement dans différents secteurs et les réformes économiques urgentes et ce lundi 16 mai 2022 en marge de l’atelier national Reboot, organisé par le ministère de l’Économie, le ministère des Technologies de la communication, le ministère de l’Industrie et le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Notant que la Tunisie a besoin de retrouver un rythme de croisière en termes de croissance, il a avancé que l’assainissement et l’amélioration du climat d’investissement était l’affaire de tous. « La croissance économique est la porte de sortie de la crise actuelle », a-t-il déclaré au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, soulignant que le gouvernement est « l’ami » du secteur privé, « locomotive de la croissance économique ».
Le ministre de l’Économie a signalé la nécessité de réviser le modèle économique du pays expliquant que la Tunisie a toujours misé sur le coût de la main d’œuvre oubliant sa plus grande richesse « la matière grise, les compétences des hauts cadres tunisiens ». « Il faut une montée dans la chaîne de valeur à travers la recherche, les nouvelles technologies et l’économie du savoir », a-t-il ajouté rappelant que la Tunisie a beaucoup investi dans le capital humain sans qu’il y ait un retour sur investissement.
Samir Saïed a relevé le rôle de l’entreprenariat dans la construction d’un nouveau modèle économique notant qu’il faudrait « libérer les énergies pour promouvoir l’investissement et créer de la valeur ajoutée ». « Les finances publiques sont limitées. Cela ne veut pas dire, non plus, que l’Etat devrait délaisser son rôle dans l’investissement. Cependant, avoir un secteur public solide générateur de croissance permettrait à l’Etat de se garantir des revenus supplémentaires à travers les impôts pour travailler sur l’infrastructure, l’éducation, la justice sociale… ».
Précisant que le nouveau plan de développement donnera une part supplémentaire aux partenariats public-privé (PPP), il a indiqué que son département s’était, également, penché sur la question des mécanismes d’accès au financement avec les partenaires financiers du pays pour appuyer, entre autres, les petites et moyennes entreprises sinistrées par la crise sanitaire du Covid-19, et les moyens d’accélérer la mise en œuvre de certains grands projets qui ont accusé des retards dans l’exécution.
« Le climat d’investissement en Tunisie doit être profondément révisé car nous sommes en compétition avec plusieurs pays (…) Nous avons, d’ailleurs, engagé des discussions avec le secteur privé pour identifier les obstacles administratifs auxquels il est confronté », a-t-il souligné.

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