Mardi , 28 juin 2022
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Brahim Bouderbala : je suis un soldat de la Tunisie

Fortement critiqué pour avoir manifesté un soutien presque inconditionnel au président de la République pour le lancement d’un dialogue national duquel seront exclues plusieurs parties, le bâtonnier de l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat), Brahim Bouderbala, a assuré être un soldat de la Tunisie parmi d’autres.

Invité de Myriam Belkadhi dans la Matinale de Shems FM du vendredi 13 mai 2022, il a affirmé qu’il appuyait la position des organisations nationales – l’Union générale tunisienne du travail et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, entre autres – qui rejettent une simple participation formelle et un dialogue aux résultats prédéfinis.

Notant qu’à son sens les préparatifs pour le dialogue ont déjà commencé, il a affirmé qu’il jouerait son rôle tel que le dicte « la responsabilité qu’il porte devant Dieu et le peuple tunisien ». Il a ajouté, dans ce contexte, que ceux qui prétendent que la participation de l’Onat au dialogue ne serait que formelle, « ne connaissaient pas la nature de ce métier ».

Brahim Bouderbala a ajouté que le peuple tunisien devrait faire preuve d’optimisme quelle que soit la situation soulignant que le pays est capable de sortir de l’ornière. Il a réitéré que la Tunisie avait entamé une phase de reconstruction depuis le 25-Juillet grâce aux dispositions annoncées par le chef de l’Etat, Kaïs Saïed. « Il (Kaïs Saïed, ndlr) a présenté une vision et un programme qui seront soumis au dialogue », a-t-il déclaré appelant à éviter la logique de destruction.

Rappelant que le régime politique instauré depuis la Révolution a atteint ses limites notamment sous la présidence de feu Béji Caïd Essebsi lequel a proposé une révision du mode de gouvernance actuel, il a expliqué que – dans le cas où le régime présidentiel serait adopté – il faudrait se focaliser sur les prérogatives du pouvoir législatif. Selon le bâtonnier des avocats, le législateur devrait avoir être en mesure d’exercer un pouvoir de contrôle et questionner le gouvernement, même si celui-ci serait désigné par le président de la République.

Il a insisté, également, sur la nécessité de garantir, en plus, l’indépendance du pouvoir judiciaire soulignant, toutefois, l’importance de répondre aux appels du président de la République à l’adresse de la justice pour qu’elle joue son rôle. « Le président de la République dispose de rapports et d’informations qui le préoccupent. Je pense qu’il faudrait donc réagir positivement car le président de la République est le premier responsable de la sécurité du pays et de son intérêt suprême », a-t-il avancé laissant entendre que le Parquet devrait prendre en compte certaines initiatives et réviser, entre autres, le temps juridique.

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