Mardi , 28 juin 2022
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Affaire Hamadi Jebali : La version du ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur a rendu public, en fin d’après-midi d’aujourd’hui jeudi 12 mai 2022, un communiqué, où il expose avec force détails les circonstances de l’arrestation de Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement du temps de la Troïka.

« Après observation des lieux et le repérage d’un atelier dans la région d’Akouda (gouvernorat de Sousse) fréquenté par des ouvriers étrangers menant des activités douteuses, et après avoir effectué les investigations nécessaires, les unités sécuritaires ont procédé à une descente dans l’usine précitée.

Or, la propriétaire n’était autre que l’épouse d’un ancien chef de gouvernement, indique le communiqué du ministère. Les unités sécuritaires ont trouvé deux individus de nationalité étrangère à l’intérieur de l’atelier. Une fouille plus minutieuse a permis de trouver trois bouteilles d’acétylène, produit classé dangereux, ainsi que deux fours électriques et une quantité de sacs contenant des produits inflammables et des restes d’aluminium.

Les interrogatoires des deux individus trouvés sur les lieux ont révélé qu’ils ne possèdent pas de cartes de séjour en Tunisie, et qu’ils ont dépassé la période autorisée du séjour touristique, sans oublier qu’ils exerçaient illégalement au sein de ladite usine.

Après consultation du ministère public, ces individus ont été conduits à leur domicile. Mais un autre individu de nationalité étrangère a été trouvé alors qu’il ne disposait même pas de passeport et qu’il était entré clandestinement en Tunisie par voie terrestre depuis un pays voisin.

Une autre femme étrangère sans carte de séjour non plus a été, également, trouvée.

« Entretemps, l’époux de la propriétaire de l’atelier s’est présenté dans l’objectif évident d’entraver les enquêtes et la saisie, insistant pour accompagner son épouse au poste de sécurité », indique le même communiqué, avant de conclure que le ministère public a autorisé la saisie de tous les produits et matériels suspects et de déférer toutes les personnes à la direction de la Garde nationale d’El Aouina pour poursuivre l’enquête tout en sommant l’époux de la propriétaire de l’atelier de quitter le poste de police.

Après la parution de ce communique, le parti Ennahdha a publié, à son tour, un communiqué dans lequel il a donné sa version des faits.

Il en ressort, notamment, qu’après « la descente dans l’atelier privé de l’ex-chef du gouvernement et candidat à l’élection présidentielle en 2019, Hamadi Jebali, sans présenter un avis judiciaire, et en dépit des documents prouvant la légalité des activités et les factures des matières et des équipements utilisés, M. Jebali a été conduit vers un lieu inconnu ».

Et d’ajouter que « le mouvement Ennahdha fait assumer la responsabilité entière dans la protection de sécurité et de l’intégrité physique de M. Jebali tout appelant à sa libération immédiate et à la cessation de terroriser les adversaires politiques auxquels on essaie de monter des affaires de toutes pièces.

Le même communiqué conclut avec un appel au respect de la loi et des libertés individuelles tout en condamnant avec force le préjudice porté à un des symboles de l’Etat surtout après la position affichée par Hamadi Jebali vis-à-vis du front de salut national opposé au coup d’Etat ».

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